Culture | 14.11.2010

Metropop festival

Le Metropop s'est terminé hier et a occupé la salle du Métropôle durant trois jours. Grâce à  nos deux tinkeuses qui s'y trouvaient, nous avons l'occasion de (re)vivre les soirées de jeudi et vendredi.
Photo: © Francesca Palzzi

Jeudi soir, premiers concerts du festival Metropop de Lausanne, qui lors de cette soirée se revêtent d’une atmosphère pailletée et aux airs de rock.

L’ambiance devient réellement crépitante lors de l’entrée en scène de Yodelice. Chanteur à  la voix mélancolique, qui nous entraîne dans un univers magique, rythmé par une musique rock, bercé par une mélopée désolée, ainsi qu’une tendance folk. Toute une atmosphère scintillante et aux sources musicales diverses. Ponctué par une manière de bouger sur scène et un style vestimentaire recherché, pour le chanteur comme ses musiciens. Mais plus qu’une musique, c’est un petit monde que Yodelice s’est créé, s’inventant comme un personnage étrange et venu d’un monde imaginaire, habillé de sombre de la tête au pied, barbu, une larme tracée sur sa joue et affublé d’un éternel chapeau piqué d’une plume. La musique et l’atmosphère de ce concert nous rappelle un univers à  la Tim Burton.

 

Enfin le concert commence. Une scène plongée dans la pénombre, où se distinguent vaguement quelques formes aux contours fantomatiques, lovées dans la fumée qui danse sur la scène au rythme de la musique qui s’élève doucement. Une lumière perce alors ce voile, concentrée sur le chanteur affublé de son chapeau melon et qui entame sa première chanson au piano, bercé par les volutes de fumée. Quelques flashs éparses illuminent soudainement des recoins de la scène, le son d’une guitare qui se fait moins timide, des accords que le public attendait; et le ton est donné avec « Sunday with a flu ». Le public s’anime, siffle, fredonne les paroles et commence à  s’agiter.

 

Un concert dans une atmosphère suintante d’irréalité, un voile surréaliste déchiré par les notes cuivrées qui tourbillonnent, par cette basse qui pulse comme un son vibrant qui nous happe, le tout auréolée par la voix mélancolique du chanteur. Des jeux de lumière, avec une scène jamais complètement éclairée, mais toujours nimbée de cette fumée, où ombre et lumière valsent en une même euphorie. Des chansons rythmées par cette musique profonde et presque psychédélique, comme une pulsation qui résonne en nous. Des notes, des accords qui accompagnent la voix du chanteur, pour monter en puissance jusqu’à  réellement s’envoler.

 

Et c’est la tête pleine de cette musique colorée, encore sonné par cette atmosphère fascinante et hypnotique que l’on quitte Yodelice, une fois le concert terminé.

 

Lauriane Constanty

 
Lorsque Lyricson est entré sur scène, la salle du métropole de Lausanne s’est remplie gentiment. Le public, au début assez difficile, a commencé à  suivre le rythme tranquillement, sans pour autant suivre les paroles. Il a du encourager le public, en leur dictant des mélodies simples à  suivre. C’est après quelques chansons, qu’il est sorti de scène pour revenir avec un ami pour continuer. Le concert continue, mais c’est alors que le micro se met à  siffler, empêchant le franco-guinéen de continuer. Le problème résolu, la musique continue entrainant le public à  danser. Le chanteur en profite pour aller faire une petite traversée de la salle traversant la foule, avant de revenir sur scène pour terminer son spectacle et repartir sous les acclamations d’une salle pleine.

 

À peine une demi-heure plus tard, c’est au tour du groupe légendaire, the Skatalites de faire leur entrée devant un public déjà  bien échauffé. Les créateurs du ska enchaînent les mélodies plus connues les unes que les autres. Le plus vieux membre du groupe assurant à  la batterie, alors que le plus jeune joue du saxo sur le devant de la scène. Avec quelques pas le groupe fait danser le public plus que satisfait par cette soirée reggae magnifique. Après un concert extraordinaire, le public n’a eu que peu le temps pour récupérer avant d’assister au dernier concert de la soirée, Israel Vibration.

 

Commençant le concert dans une ambiance bleue-violette le duo a fait son apparition. Appuyés sur leurs béquilles, ils nous offrent une superbe prestation digne de leur réputation. Le groupe avait été formé dans les années 70, par trois jeunes jamaïquains atteints de polio. Aujourd’hui, ils ne sont plus que deux. Un pur spectacle, accompagné de quelques pas de danse sur béquilles. Le public a été plus qu’enthousiasmé par ce concert qu’ils attendaient tous. Dernier concert du soir, ils ont achevé leur dernier morceau sous les félicitations d’un public comblé.

 

Soirée mémorable et ambiance reggae digne des plus grande soirées, et comme le veut la tradition dans ce genre de manifestation, il y régnait une odeur exotique dans la salle toute la soirée.

 

Jah Rastafarei!

 

Dorine Venetz

Links