04.09.2010

Témoignage d’une patiente

Texte de Natacha Duran
Voici un autre témoignage recueilli par Natacha, en un mot: touchant.

 

Quand j’étais bébé je suis née avec un souffle au cŠ«ur comme beaucoup d’enfants mais il a fallu m’opérer quand j’avais quatorze mois parce que même si j’étais en pleine croissance je ne prenais plus de poids, j’en perdais presque. L’opération s’est très bien passée, ma cicatrice ne se voit presque pas et elle est très jolie. Après une opération comme celle-ci on doit se faire contrôler tous les deux/trois ans environ jusqu’à  la majorité.

 

Lors d’un contrôle quand j’avais une dizaine d’années, j’ai du aller toute seule faire l’écographie de mon cŠ«ur car mon frère était très turbulent, ma mère me trouvant assez grande pour y aller toute seule, est restée dehors avec mon frère. J’étais une enfant vraiment très timide et j’étais très mal à  l’aise, le médecin n’a pas essayé de me mettre à  l’aise il m’a juste fait me coucher et a regardé mon cŠ«ur sans rien dire. Puis un collègue est arrivé et ils ont commencé à  discuter comme si je n’étais pas là  et le médecin m’a utilisé comme cobaye pour montrer à  son collègue (sans doute un étudiant) tout ce qu’il y avait à  voir dans mes entrailles. Il me faisait mal et je n’aimais pas du tout qu’il m’utilise comme ça, sans me demander mon avis.

 

Du coup quand j’ai du y retourner plus tard j’étais morte d’inquiétude et je n’avais pas envie qu’on m’utilise contre mon grès encore une fois. Mais cette fois là  tout s’est bien passé pour l’écographie c’était une médecin que j’avais déjà  eu la fois d’avant mon calvaire mais elle avait du quitter le service – mais on l’avait fait revenir. Elle s’est vraiment très bien occupé de moi elle m’a expliqué tout en me montrant les différentes zones de mon cŠ«ur, et la zone qu’ils avaient refermé. Elle m’a mis vraiment à  l’aise j’étais ravie d’être traitée comme un être humain et pas comme une souris de laboratoire.

Par contre lors du contrôle basique où on discute avec le médecin et où on prend la tension, le médecin à  déclaré que je devrais pas faire autant de sport que c’était pas bon pour mon cŠ«ur, au final elle a été très embêtée lors de la tension car elle a vu que j’avais un cŠ«ur de sportif, super en forme, elle n’a pas retiré ce qu’elle avait dit pour autant.

 

Il y a aussi l’opération que j’ai faite des végétations quand j’avais huit ans parce que je faisais de l’apnée pendant mon sommeil. Pour ce genre d’intervention j’avais du aller à  l’hôpital cantonal et pas à  la pédiatrie. Tout de suite quand je suis arrivée à  l’hôpital ils ont dit à  ma mère qu’il valait mieux que je fasse les amygdales en même temps- à  cause de l’opération que j’avais eu cŠ«ur, car ça éviterait de devoir me réopérer si tout d’un coup je devais aussi me les faire enlever. Ma mère a eu peu de temps pour se décider, elle a contacté mon pédiatre, demandé son avis, l’avis des médecins de l’hôpital pour se décider. Avec le peu de temps qu’elle avait pour se décider, elle a accepté. Du coup je suis passé d’une opération indolore a une qui allait me faire très mal pendant de nombreux jours.

Ensuite ils ont donné des heures aux parents pour les opérations et au final toutes ont été décalées sans les prévenir. Du coup quand ma mère est arrivée je venais de partir au bloc. J’ai pleuré de pas pouvoir voir ma mère, j’avais très peur, heureusement la mère du garçon qui était parti avant moi, ayant raté sont fils aussi s’est occupée de moi.

Le jour de ma sortie l’infirmière qui nous faisait prendre le petit-déjeuner, nous a déclaré que si on ne finissait pas nos tartines on ne rentrerait pas chez nous et moi qui avait envie de pleurer de douleur après chaque bouchée avalée, j’en ai eu la boule à  l’estomac, je voulais rentrer chez moi…

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