Culture | 08.08.2010

Gurten

L'équipe suisse allemande de Tink.ch vous a fait vivre le Gurten Festival comme si vous y étiez !

Il était une fois deux jeunes filles qui, avides de liberté, voulaient découvrir le monde. Alors un matin, elles sautèrent dans un train et arrivèrent au pied d’une colline enchantée, qu’elles décidèrent de gravir. Une fois le sommet atteint, un endroit magique se révéla à  leurs yeux : hors du temps et de l’espace, elles découvrirent un lieu sacré, le temple de la musique, le royaume de la fête. Cela leur plut beaucoup, et elles décidèrent d’y séjourner quelques temps.

 

Voilà  qui pourrait être l’introduction d’un récit fantasque et fantastique que l’on nommerait « Voyage sur la colline magique ». Mais restons terre à  terre, et contentons-nous d’un plus sobre « Week-end au Gurten festival ». En effet, sur cette colline, rien de magique en apparence ; si ce n’est qu’il suffit de planter sa tente dans la très confortable « Sleeping zone » pour se sentir immédiatement chez soi. Ajoutez à  cela des dizaines de concerts, des stands de cuisine des quatre coins du monde, et quelques bières, et vous voilà  partis pour un week-end de folie où se mêleront habilement nature et euphorie. C’est comme ça que ça marche au Gurten. Simplicité et fun. Confort et …. En bref, le pied.

 

Outre une organisation impeccable toute consacrée au bonheur des visiteurs, l’un des points forts du Gurten est certainement son public. Éclectique et enthousiaste, celui-ci est capable d’être à  la fois dynamique et respectueux. Pas de bousculades ; on ne marche pas sur les pieds du voisin, même pour tenter de voir Amy Macdonald de plus près que lui. Et pourtant, quand Florence Welsh et sa Machine saute et danse et gesticule sur scène, tout le monde s’y met, même sous la chaleur étouffante d’un dimanche après-midi fort ensoleillé. Après tout, c’est un peu ça, la magie du Gurten. Même en plein jour, même s’il fait chaud, même à  l’heure de la sieste, l’ambiance est au rendez-vous.

 

Amusant, d’ailleurs, qu’on puisse faire bien d’autres choses que écouter de la musique. Comme le terrain du festival offre de multiples activités, il est possible de passer la journée à  faire ce qu’on ne fait pas du tout d’habitude. Du slacker, par exemple. Comprenez un large et solide élastique tendu au dessus du sol (pas trop au dessus quand même, ce serait dommage de se blesser) sur lequel il faut essayer de marcher tout en gardant son équilibre. On a testé ; il y a de quoi se prendre pour un funambule, si ce n’est qu’un pauvre débutant aura déjà  bien du mal à  se tenir debout sans avancer ! Mais personne ne se moque ; alors on essaie, encore et encore, jusqu’à  réussir à  faire quelques pas, ce qui est finalement bien gratifiant. Voilà  encore un autre pouvoir du festival : on peut être qui l’on veut. Essayer ce que l’on n’oserait pas faire en temps normal, écouter des groupes auxquels on ne prêterait pas spontanément attention. Avec à  la clé, de jolis coups de cŠ«ur musicaux.

 

Alors oui, le ticket d’entrée est un peu cher (80 CHF pour un pass 1 jour) et il n’y a pas de tarif étudiant ; mais entre le cadre insolite, les concerts de qualité, et l’ambiance plus que festive qui règne sur la colline, un week-end au Gurten, ça n’a pas de prix. A consommer entre amis de préférence, et sans modération…