Politique | 14.08.2010

Elections fédérales

Texte de Iskandar Elbaal
La politique helvète échappe à  la gente masculine, attention crise en perspective...
La mère fait de la politique! Droit de vote et d'éligibilité des femmes : non !

Messieurs, l’heure est grave. Le 22 septembre prochain se prépare un complot terrible pour le peuple suisse. En effet, deux conseillers fédéraux ont décidé de démissionner ; l’élection aura donc lieu à  cette date, en pleine reprise de la vie politique helvétique. Parmi les prétendants aux sièges, un Socialiste et un Libéral-radical, on retrouve surtout des… prétendantes ! Si deux femmes en viennent à  être élues par le Parlement, cela voudra dire que parmi les sept Conseillers fédéraux, cinq seront des femmes !

 

Officiellement, ce n’est un problème pour personne, surtout pas pour les Socialistes qui se prétendent pour l’égalité et donc contre la discrimination sexiste envers les candidats. Je rappelle que ce sont les mêmes qui exigent un quota 50/50 dans certains cantons pour les élections. Même le PS français est plus clair. Dans l’hypocrisie générale, on en rajoute une couche, à  l’image de Jean-François Steiert, conseiller national socialiste (sans trait d’union, s’il vous plaît) qui, au journal télévisé de la TSR-RTS-SRT du 6 août, balance sa phrase préparée de longue date et apprise par cŠ«ur pour l’occasion ; à  la question « 5 femmes au Conseil fédéral, c’est jouable ? » (Le présentateur pensait certainement que le camarade Steiert allait lui répondre « ah bien non, les femmes y en a trop, ça suffit là  ») il répond, bien à  l’aise : « Je trouve que poser la question est presque déshonorant pour les femmes dans notre pays. » La réponse est trop bien préparée, le tout sonne faux ; manifestement, le sujet met mal à  l’aise.

 

Dans le domaine des excuses, certains parlementaires me glissent à  l’oreille : « Oui mais celle-ci est lesbienne, elle ne compte comme femme qu’à  moitié. » Et bien laissez-moi refuser cette excuse. Une lesbienne n’a pas de couilles, que je sache. Or, pour montrer à  messieurs Kadhafi et autres que l’on peut très bien se défendre, on a besoin d’hommes (exemple : Hans-Rudolf Merz).

 

Ensuite, on nous répète toujours qu’après tout, il y a bien eu sept Conseillers fédéraux de sexe masculin depuis la Guerre du Sonderbund. Certes, il faut une femme dans tout cela. Mais c’est comme les Schtroumpfs : une pour assurer la continuité de la population, pas plus, sinon c’est la catastrophe assurée !

 

Mais peu après la perspective affolante de voir le pays dirigé par le Café du Commerce, un candidat commence enfin à  se faire une place sur le ticket PLR. Ouf, l’honneur est sauf. On attend avec impatience une surenchère du PS avec, pourquoi pas, un splendide Nordmann/Steiert pour mettre un peu de virilité dans tout ce fatras.