Culture | 26.07.2010

Carrousel ado

Texte de Camille Spuhler
Carrousel, tandem composé de Léonard (Qui vient du Jura Suisse) et Sophie (qui vient d'Auvergne en France) a accepté de répondre à  mes drôles de questions, dans une ambiance bonne enfant, avec beaucoup de rires et de souvenirs
Carrousel (groupecarrousel.com)

Carrousel, tandem composé de Léonard (Qui vient du Jura Suisse) et Sophie (qui vient d’Auvergne en France) a accepté de répondre à  mes drôles de questions, dans une ambiance bonne enfant, avec beaucoup de rires et de souvenirs:

 

Quelle sorte d’ado étiez-vous?

Sophie: –Eh bien moi, bizarrement, j’étais une ado plutôt discrète. Plutôt discrète et sage aussi. J’ai pas fait trop de bêtise, à  part dans ma période un peu lycée. Parce que quand t’es au lycée, tu te dévergondes un peu, mais j’étais plutôt discrète et sage.

Léonard: –Moi aussi j’étais quelqu’un de sage et discret. J’étais beaucoup dans le sport et pour réussir dans le sport, il fallait absolument être sérieux. Mais c’est vrai que j’étais quelqu’un d’assez posé, d’assez sage et dans une équipe j’étais toujours le tranquille de l’équipe.

Sophie: –C’est maintenant qu’on se rattrape du coup. On se rend compte qu’on a été beaucoup trop sage!

Y a-t-il beaucoup de différences par rapport aux ados d’aujourd’hui ?

S: –Moi, j’ai mon neveu qui va avoir 18 ans et je me retrouve pas dans tout ce qu’il fait, c’est vrai qu’il en fait quelques unes, des bonnes, mais dans sa façon de penser, il est un peu contre tout ce qu’il se passe, il y a des choses avec lesquelles on est pas d’accord à  cet âge là  et on est toujours pas d’accord maintenant, mais on perçoit peut-être les choses plus tranquillement. Mais la vision qu’il a et le fait d’être un peu rebellé contre tout, je trouve que ça n’a pas changé. On arrive à  une époque où on prend conscience de ce qui nous entoure et on est pas d’accord avec tout, ça n’a pas changé.

L: –Bon, ça fait pas si longtemps qu’on est sorti de l’adolescence, si on y est sorti pour autant! Mais, je pense qu’il y a peut-être plus de gadget. Les ordis, internet, les portables et tout ça, ça c’est peut-être différent. Pour nous c’était pas aussi facile, c’était différent avec tous les moyens de communication. Et puis je sais qu’il y a aussi pas mal de problèmes d’alcool, mais ça je pense que ça a traversé les époques. Nos parents ont aussi fait des grosses beuveries et puis ça continue.

S: –Oui, mais c’est juste ce que tu dis (Léonard donc). Le téléphone portable, on commençait de l’avoir quand j’avais 18 ou 19 ans.

Vous dites que vous étiez des ados plutôt sages, mais avez vous un souvenir d’une énorme bêtise que vous avez faite ?

S: –On ose le dire? Oui, bon je sais pas si c’était une grosse bêtise, mais…bon allez je me lance, j’avoue, je suis comme dans un confessionnal! J’ai fait un concours…j’étais avec une copine dans les escaliers du lycée, on pouvait voir les escaliers jusqu’en bas et on avait pas vu que le pion derrière nous (le surveillant) qui nous surveillait et on faisait un concours de…ah…de crachat…on visait les marches. oh, mais c’est nul…oh j’ai honte.

L: –Moi je dirais, quand on voulait faire une cabane dans une forêt et on avait vraiment tronçonné plein d’arbres pour faire notre cabane. Puis maintenant, je me dis, écologiquement, c’était pas terrible, mais dans le moment c’était génial, on était vraiment les bâtisseurs de la forêt.

S: –Mais toi, c’est bien. Moi, c’est nul.

S et L: –Enfin bon, c’est des conneries.

 

Et à  l’inverse, avez-vous un très bon souvenir ?

S: –Alors là  par contre, il y en a beaucoup des souvenirs. Je crois que l’adolescence, c’est une époque où j’ai le plus rigolé. J’avais une très bonne copine et on avait des fou rires du matin au soir. Mais de rien en plus, je crois qu’à  cette époque là , un rien me faisait rire. Un bon souvenir en particulier ? Je crois que j’en n’ai pas un, mais j’en ai vraiment plein.

L: –Pour moi c’est vrai que c’est aussi une période pas comme quand tu es tout petit et que tu as des copains de quartier. Mais à  l’adolescence, c’est là  que tu as vraiment tes bons amis, vraiment un super pote ou quelques potes, et puis c’est cette amitié là  qui reste. Les vrais copains que j’avais, ils sont toujours là  maintenant, c’est mes meilleurs copains. Et puis d’avoir cette amitié là , c’est comme dit Sophie, c’est d’avoir des fou rires, de faire des sorties, c’était vraiment génial. Tu te sens un peu des ailes.

S: –C’est aussi la période où j’ai commencé à  enregistrer, mais on enregistrait, c’est là  quand prend encore un coup de vieux…, mais avec cette très bonne copine, on faisait des chansons et on les enregistrait sur des cassettes. On avait le poste radio avec le lecteur cassette, on mettait record et puis voilà . Oui, ça reste un bon souvenir quand j’y pense.

Etes-vous déjà  allé au Paléo quand vous étiez ado ?

S: –Non

L: –Moi, j’étais déjà  venu au Paléo quand j’étais pas vraiment ado, mais vers 18 ou 20 ans. Une fois et ça m’avait déjà  beaucoup plu. De vivre dans cet événement là  et dans toute cette foule, c’est vrai que c’est un bon souvenir.

Est-ce que c’était très différent d’aujourd’hui ?

L: –Non, c’était la même chose pour moi. Enfin, ça fait pas si longtemps que ça.

 

Quel «idole», au niveau de la chanson, aviez-vous ado ?

S: –Moi, j’étais fan, et je le suis d’ailleurs toujours, de «Noir Désir». J’ai vraiment beaucoup, beaucoup écouté «Noir Désir», je suis une fan inconditionnelle.

L: – Moi, j’étais fan d’un groupe jurassien qui s’appelait «Fou». Et puis sinon, ado c’était vraiment «Nirvana». C’était vraiment mes modèles pour moi.

Aviez-vous des boîtes de nuit préférées  ?

S: –Ohlala, moi je suis sortie tard en boîte de nuit. Mais avec des amies, on allait plus dans des garages pour faire la fête dans le garage plutôt qu’en boîte.

L: –Moi, je préférais plus l’ambiance de voir un concert que d’aller danser en boîte. Mais autrement, on allait un peu de l’une à  l’autre.

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