Politique | 26.06.2010

Saucisson, beurk

Texte de Jonas Schneiter
La Suisse n'a pas le monopole du racisme ni de la bêtise des autorités : histoire française qui a fait hurler jusque chez nous.
par NguyenDai

A Paris, un apéro sauciflard et pinard était prévu vendredi 18 juin, dans le quartier populaire de la Goutte-d’or. Dès son annonce sur le web, des politiciens de tout bords et même des pays voisins ont braillé qu’il s’agissait là  d’un acte aboninablement raciste.

 

C’est vrai qu’en organisant un repas composé de cochon et d’alcool, les organisateurs étaient certains de se retrouver qu’entre catho ou laïc.

 

Evidemment, c’était de la pure provoc de la part des organisateurs qui sont autant adroit qu’à  droite, puisque la préfécture est tombée dans le piège et a interdit l’apéritif. Tiens, tiens, tiens, il y a comme un air de contradiction…

 

Quand des centaines d’homosexuels se galochent joyeusement dans les rues à  l’occasion de « kiss-in » personne n’aurait l’idée de les en empêcher sous prétexte que les non-homo ne peuvent pas y prendre part. Quand les muslmans prient en plein air dans ce même quartier de la Goutte-d’or, pas de prohibition.

 

Et enfin quand l’on organise une énorme fête du Foot au bord du lac, personne n’en demande l’interdiction même si les non-vénérants du ballon en sont totalement exclus.

 

Donc écrivons aux organisateurs de l’apéro saucisson dans la ville de Voltaire : Je ne partage pas vos idées mais je me battrai jusqu’à  la mort pour que vous puissiez les exprimer… et surtout que vous ne puissiez ainsi plaider la censure pour faire retentir vos provocations nauséabondes.

 

En attendant que l’idée arrive en Suisse, préparons-nous déjà  à  castrer la provoc en acceptant la manif bras ouverts et ils se réuniront simplement comme des cons avec deux saucissons et une bouteille autour d’une table.