19.06.2010

Être diplomate peut te sauver la vie

Texte de Marie Fall
En pleine coupe du monde en Afrique du Sud, la question sur l'insécurité est primordiale. Surtout, lorsqu'on s'interroge sur le nombre de crimes qui sont commis chaque jour. Mais quand on est diplomate, on peut facilement échapper à  la mort...Récit d'un haut fonctionnaire international...

En pleine coupe du monde en Afrique du Sud, la question sur l’insécurité est primordiale. Surtout, lorsqu’on s’interroge sur le nombre de crimes qui sont commis chaque jour. Mais quand on est diplomate, on peut facilement échapper à  la mort…Récit d’un haut fonctionnaire international…

 

Je me surnomme Monsieur X, j’ai la cinquantaine et je suis haut fonctionnaire international d’une grande organisation à  Genève. Lors d’une mission de 5 jours à  Pretoria, il y a quelques années, j’ai séjourné dans un hôtel qui était bien gardé. Les consignes de sécurité étaient strictes, surtout pour nous qui venions d’un pays comme la Suisse, il ne fallait en aucun cas sortir après le couvre-feu de 21h.

 

Le deuxième soir de la mission, je devais retourner à  l’aéroport, qui était situé à  quelques minutes de mon hôtel. Pour ce faire, j’avais deux chemins à  disposition, dont un qui était très court. J’ai emprunté celui-ci, quand tout-à -coup, se trouvait sur ma route un jeune Monsieur, grand, très mince et qui m’avait tout l’air d’un criminel. Encore à  ce moment là , j’avais deux solutions :

 

1.Faire semblant de l’ignorer et risquer de me faire voler tout mon argent et me faire tuer par la suite, ou ;

2.La tchatche.

 

J’ai opté pour le deuxième choix. C’est ainsi que pendant près d’une demi-heure, nous avons parlé de divers sujets entre autres, de la Suisse, de l’Afrique du Sud, de l’économie, de la santé etc. Cet homme qui me semblait au premier abord très agressif m’a beaucoup touché par son sens du dialogue et sa profonde intelligence. A la fin de notre discussion, je lui ai passé un billet de dix francs car il voulait savoir à  quoi ressemblait l’argent de mon pays. Un billet qu’il m’a rendu en me disant « Mon frère merci beaucoup pour cette discussion, mais à  l’avenir ne passe plus par ici, c’est un chemin dangereux le soir, tu risques de te faire tuer ». Sans blague !

 

Voilà  comment grâce à  mon talent de diplomate, j’ai échappé bel à  la mort. Mais ce n’est pas pour autant que je m’aventurerais dans d’autres chemins obscurs.

 

Comme quoi, « la morale du plus fort n’est pas toujours la meilleure ».

 

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