Culture | 05.06.2010

Entrez dans la danse

Texte de Emily Dottrens
« Vous nous avez dit : faites l'amour ,pas la guerre. Nous avons fait l'amour , pourquoi l'amour nous fait-il la guerre ? » Gil Roman
Julien Favreau et les garçons

Maurice Béjart est né à  Marseille le 1er janvier 1927. En 1960 , il crée à  Bruxelles le Ballet du XXe siècle qu’il déplacera 25 ans plus tard à  Lausanne créant ainsi le Béjart Ballet Lausanne . Béjart va sillonner le monde avec sa compagnie . Il créera bon nombre de ballets , écrira des livres et mettra en scène des opéras . C’est en créant «  Le tour du monde en 80 minutes » qu’il décédera le 22 novembre 2007, à  Lausanne .

Gil Roman lui succédera en tant que directeur artistique.

Samedi 29 mai 2010, j’étais au Théâtre de Beaulieu , à  Lausanne , pour assister à  une représentation du ballet « Le Presbytère… » de Maurice Béjart .

A 20h05 , les lumières s’éteignent , puis  It’s a beautiful day de Queen se fait entendre . Lorsque les lumières se rallument toute la Compagnie est couchée sur la scène puis progressivement , tous les danseurs se lèvent, car oui , il y a plus de danseurs que de danseuses ,donc le masculin l-˜emporte ( fichue charte de la langue française ).

Pendant deux heures, les chorégraphies se succèdent sur les musiques de Queen et de Mozart. Entre  I was born to love you  interprété entre autres par Elisabeth Ros et Julien Favreau ( les danseurs fétiches de Béjart ) et Mozart/ Thamos ouverture  par Gil Roman.

Pendant deux heures , nous avons assisté à  un des plus beau ballet de Béjart joué ou plutôt dansé devrais-je dire pour la 350éme fois ce soir .

Ce ballet a été interprété par plusieurs générations de la Compagni Béjart, à  travers le monde entier , à  Moscou, Shanghai, Seoul, Montréal, Amsterdam, Mexico en passant par Marseille, Tokyo, Kiev, Barcelone sans oublier Rion de Janeiro, Londres, Lisbonne, Paris, Bucarest et Buenos Aires sans toutefois citer toutes les villes, vous vous ennuieriez .

Pendant deux heures, une fois de plus, la Compagnie de Lausanne nous a fait rêver .

Pendant deux heures, nous avons été bluffé, encore, par la souplesse des danseurs.

Pendant deux heures nous avons admiré un ballet qui parle de la Mort.

« Coup de foudre pour la musique de Queen. Invention, violence, humour, amour, tout est là . Je les aime, ils m’inspirent, ils me guident et, de temps en temps dans ce no man’s land ou nous irons tous un jour, Freddie Mercury, j’en suis sûr, se met au piano avec Mozart.

Un ballet sur la jeunesse et l’espoir puisque, indécrottable, optimiste, je crois aussi malgré tout que the show must go on, comme le chante Queen. » Maurice Béjart

Le ballet s’est terminé sur The show must go on de Quenn .

Pour la première représentation , au Théâtre national de Chaillot, le 17 janvier 1997, Elton John et les Queen étaient présents pour une interprétation en direct.

« Le presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat. »

Gaston Leroux