Culture | 10.06.2010

Caribana LIVE

Deux tinkeuses suivent le Caribana pour vous, jour après jour, sur tink.ch. Découvrez leur premier article...

L’affiche de ce mercredi d’ouverture était bien alléchante et a plutôt été accueillie par une météo clémente. En effet, trois formations rock’n’roll étaient programmées pour entamer les festivités et passer entre les gouttes: les Suisses de Hell’s Kitchen, les rockeurs fifties de The Baseballs et les quasi légendaires Deep Purple qu’on ne présente plus.

 

Le concert des cinq britanniques était « of course » le plus attendu de la soirée et nombre de jeunes sont venus se plonger dans l’univers musical qui a fait la jeunesse de leurs parents. L’introduction en musique classique remixée rock a donné un bon présage pour la suite du concert et a témoigné des influences éclétiques de Deep Purple.

 

Une entrée en matière qui malheureusement s’est rapidement ternie à  cause de (gros) cafouillages au niveau du son qui transformèrent la guitare en un instrument silencieux pendant les quatre premières chansons.

 

Bémol assez vite oublié par un solo de guitare impecablement maitrisé de Steve Morse et les doigts de magicien de Don Airey aux claviers, sans oublier la performance énergique d’un Ian Paice qui malgré ses 61 ans n’a rien perdu de sa frappe.

 

On peut regretter le manque de communication entre le groupe et son public mais à  leur décharge, Deep Purple comme d’autres formations de leur génération (Pink Floyd…etc.), ont avant tout la volonté de mettre en valeur la technique de chaque musicien. La communication s’établit ainsi plus par la musique que par les paroles, ce qui peut désorienter la génération actuelle.

 

Les imencables « Smoke on the water », « Hush » et « Black night » joués en fin de concert, auront eux eu le don de rassembler les générations et de réveiller un public quelque peu éteint.

 

Un démarrage tout à  fait honorable pour le Caribana, qui grâce à  une programmation de choix affiche complet trois soirs sur quatre.