Culture | 26.06.2010

Art Basel

Il faut déjà  s'imaginer le centre d'intérêt exceptionnel que représente Art Basel...

Une gigantesque exposition regroupant quelques 300 galeries venues de 37 pays ayant passé un casting (plus sérieux que ceux des télécrochets). 2500 artistes permettent de rassembler l’art de tous les horizons. On trouve aussi 56 projets monumentaux qui n’ont souvent pas l’espace suffisant pour se réaliser ailleurs. Ainsi que les travaux exposés à  l’extérieur visibles par tous les badauds, gratuitement. On peut ainsi dire que cette foire est un événement de tous les superlatifs, attirant une foule hétéroclite composée d’artistes. de collectionneurs, de galeristes, de commissaires d’exposition et d’amateurs d’art. Tous sous le charme de la plus prestigieuses foires artistiques du monde.

 

Mais il ne faudrait pas oublier de parler de l’ambiance frénétique qui règne dans les halles. Même les gros investisseurs ayant tutoyé les investissements en bourse semble se détendre et chercher une nouvelle oeuvre à  accrocher au-dessus du lit. Car le marché de l’art reste une valeur sûre et plus les années avancent, plus ce marché est prisé et coté.

 

On peut observer les galeristes si différents : ceux qui sont habitués et détendus attendant le prochain client. Les petits nouveaux qui exultent encore d’avoir pu gagner leur place et envisageant déjà  les excellentes retombées publicitaires de leur présence. Les satisfaits, plutôt détendus et les déçus, le visage fermé.

 

Un regard vers les visiteurs s’imposent. Des amoureux de belles choses observant des chefs-d’oeuvre dans un silence respectueux aux personnes qui pensent qu’elles « doivent être là  » qui discutent devant les oeuvres, l’écart et parfois énorme.

 

Chacun y a sa place puisque l’entrée est ouverte à  tous.

Que l’on vienne pour s’émerveiller ou que l’on sait attiré pas le glamour, les paillettes et les happy few,

Voilà  une force incontestable d’Art Basel : mettre en valeur l’art en rassemblant tous ses acteurs.

 

Le corner Taschen qui vend ses plus beaux ouvrages au sein de l’exposition est incontournable ne serait-ce que pour feuilleter des trésors de bibliothèque.

 

Même s’il on est pas passionné d’art, cette foire est riche d’intérêt social. On peut se tenir à  l’extérieur, sans payer d’entrée, regardant le flux des participants. Cela constitue un spectacle humain. Plus aucune excuse pour ne pas faire un petit tour du côté de Bâle ! Ou de Miami Beach qui accueille la petite soeur de Art Basel : Art Basel Miami Beach, du 2 au 5 décembre.

 

J’ai pu voir des acheteurs emporter leurs acquisitions tenues du bout des doigts, simplement emballées dans du papier Kraft. Peut-être un Jean-Michel Basquiat en vogue, un puissant Keith Haring, un torturé David Lynch (le réalisateur), une ronde sculpture de Niki de Saint Phale…

 

Tout se fait dans la liberté. C’est peut-être ça, l’art ; la liberté.