Culture | 15.05.2010

Fête de l’Uni avec Nowane

La série des festivals se poursuit avec la traditionnelle Fête de l'Uni qui s'est déroulée mercredi aux patinoires du littoral neuchâtelois. Le coup de cS«ur de la soirée s'est porté sur le groupe neuchâtelois Nowane.
Nowane

La série des festivals se poursuit avec la traditionnelle Fête de l’Uni qui s’est déroulée mercredi aux patinoires du littoral neuchâtelois. Le coup de cŠ«ur de la soirée s’est porté sur le groupe neuchâtelois Nowane.

 

Malgré la pluie, des miliers de festivaliers étaient au rendez-vous de la Fête de l’Uni. Le manque de moyen des organisateurs n’a pas permis de voir des têtes d’affiches internationales. Une aubaine pour des petits groupes qui essaient tant bien que mal de survivre et de se faire un nom.

 

Cette année, le festival était partagé en deux parties. D’un côté, les dj’s avec le célèbre Sir Colin ou encore DJ Frank C et le style clubbing assuraient l’ambiance et de l’autre côté, une scène où s’exprimait une succession de petits groupes à  l’image des neuchâtelois Nowane et Quartier Bon Son et du groupe fribourgeois Syriel.

 

La surprise de la soirée, le véritable coup de cŠ«ur est venu du groupe neuchâtelois Nowane. Avec un style pop-rock, le groupe est emmené par une douce et belle voix au léger accent neuchâtelois accompagnée d’un bassiste, d’un batteur et d’un guitariste. Le public se laisse facilement emporté par les paroles et transporté par la musique. Rencontre avec ce groupe plein d’avenir.

 

C’est par l’initiative du guitariste Cédric que le groupe s’est formé en 2007. Il nous raconte : Avant la création de Nowane, je connaissais quelques musiciens mais personne n’était vraiment emballé par l’idée de créer un groupe. Dès lors, je me suis mis à  la recherche d’un local et de musiciens motivés pour tenter l’aventure.

 

Après avoir trouver le bassiste Sly et le batteur Cox, il ne manquait plus que la voix du groupe. Nous avions rencontré plusieurs personnes mais ça n’a pas marché. Un jour, ma mère est venue vers moi pour me parler d’une chanteuse qu’elle avait entendu à  Polyexpo. On a alors décidé de la contacter. Coralie nous parle de cette première rencontre. Je me souviens j’étais un peu nerveuse et j’étais venue avec ma sŠ«ur. Finalement, ça s’est très bien passé et on a très vite compris que ça marchait bien entre nous.

 

Dès lors, il s’ensuit la création de nouvelles chansons puis les premiers concerts. Cédric explique le fonctionnement du groupe, je fais la musique dans un coin et j’écris les paroles dans un autre mais pas forcément par rapport à  la musique. Je regarde ensuite quelle parole irait bien avec quelle musique. Puis, je propose le résultat à  Coralie et on travaille ensemble pour tenter d’améliorer la chanson au maximum. Ensuite, on regarde avec le bassiste et le batteur et en fonction de leurs avis on modifie la musique, les paroles pour qu’au final la chanson plaise à  tout le monde. C’est un peu la diffculté et la particularité de notre groupe, il faut que tout le monde soit convaincu par la chanson.

 

Pour de jeunes musiciens, le chemin est long et compliqué pour se faire connaître du grand public. Un constat que révèle Coralie, on fait des demandes aux organisateurs des festivals mais leur réponse est paradoxale, ils veulent nous voir sur scène avant pour se faire une opinion mais nous on cherche justement une scène pour pouvoir s’exprimer. On leur dit : donnez-nous notre chance !

 

La difficulté est d’autant plus grande qu’ils jonglent entre études, travail et musique. Nous ne nous connaissons pas depuis très longtemps, on vient de quatre domaines relativement différents, on a chacun soit des études soit le boulot et ce n’est pas toujours évident de trouver des moments libres pour les répétitions. Ils ont quand même pu sortir un premier CD l’année passé intitulé « un premier appel » composé de cinq chansons.

 

Lorsqu’ils évoquent leurs ambitions, on les sent tiraillé entre le rêve d’aller plus loin et la dure réalité du quotidien, pour l’instant on évolue petit à  petit, on essaie de percer dans le milieu et si on peut grandir c’est tant mieux. La musique reste avant tout notre passion, on ne va pas se pendre la tête si on réussit ou non. Pour nous, le plus important c’est surtout d’avoir du plaisir à  faire de la musique et de pouvoir la partager avec le public.

 

Vous les retrouverez le 12 juin prochain à  la Soirée de gala des Special Olympics! au Locle (NE) et pour continuer à  les soutenir, leur site internet (cliquer sur le lien ci-dessus).

 

 

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