Culture | 22.05.2010

Art2dire

Texte de Hélène Gandar
Là  ou les mots reprennent un sens ! Lisez cette rencontre intéressante entre notre Tinkeuse et le slameur BASENGO à  l'occasion de la soirée Art2Dire au Chat noir, à  Genève.

Nous sommes samedi 15 mai,ce soir le chat noir s’est abandonné aux mots et à  leur puissance. Orchestré par Basengo,(MC) et un Dj ;les artistes des mots,ces poètes des temps modernes nous invitent dans ce monde calfeutré et subtil qu’est la poésie.Les habitués des lieux commencent;du rap,du slam,des poèmes,des blagues y sont présentés,cette soirée ART2DIRE  permet toutes les expressions de la langue.

On est tout de suite frappés par cette ambiance détendue et chaleureuse qui se glisse autours de nous,mais n’allait pas vous y m’éprendre,malgré cette ambiance conviviale,ceux ne sont pas que des thèmes agréables qui sont abordés,certains sont profonds  et importants,par exemple,le racisme,est abordé sous la forme d’une critique un peu humoristique du jeu « qui a peur de l’homme noir ? ».

Mais voilà  que cette parenthèse au monde bruyant des mots qui perdent de leur signification,se termine,il est maintenant temps d’inviter les petits nouveaux à  « poser »devant ce publique encourageant.

Basengo m’avait promis un interview,il me conduit donc dans la loge ou il nous dévoile ses impressions en compagnie des autres membres de colorsrecords.

Tink :Comment définirais-tu le slam ?

Basengo :Ben…Je suis rappeur et je dissocie le slam de la musique.Je trouve que le milieu du slam est assez fermé,et que ce n’est qu’une mode,rien que ça,ça le diffère du rap qui est lui plus vivant.

Tink :La poésie avait quelque peu disparue chez les jeunes et elle se manifeste maintenant au travers du slam qu’est ce qu’il deviendra ?

Basengo :Non la poésie n’a jamais disparue,parce que le rap c’est de la poésie et il est là  depuis un bon bout de temps,contrairement au slam.C’est l’influence hip hop qui a créé le slam,mais ce n’est qu’une mode,elle disparaîtra aussi vite qu’elle est apparue.Le rap perdure,le slam non.

Après on peut pas dire que le rap est toujours le même qu’il y a quelques années,moi quand je pense rap,je pense plus aux bases,pas tellement à  ce qui ce fait aujourd’hui.

Tink :Pourquoi d’après toi ce genre de soirée slam ou art2dire sont moins connues a Genève que dans d’autres villes comme Paris ?

Basengo :Je pense que c’est surtout une question de profil d’une population,de style de vie.

Tink :Comment as-tu commencé ?

Basengo :Ben j’ai fait toutes mes études à  Genève et puis j’ai commencé à  aller dans des maisons de quartiers,je faisait des impros,et puis après j’ai rencontrés les autres et on a monté colorsrecords et c’est devenu plus individuel au fur et un mesure.

Tink :Voilà ,dernière question,qu’est ce que tu peux donner comme conseils aux jeunes qui se lancent ?

Basengo :Moi personne ne m’a appris alors je peux pas vraiment donner de conseils,mais s’ils ont du talent c’est la vie qui le leur dira,et je les encouragerai.Mais j’ai pas de conseils à  donner,enfin si, mon conseil c’est; écoute pas mes conseils ! Nan,mais,faut aller jusqu’au bout de toute façon,faut pas écouter les autres.

Alors rendez-vous à  la prochaine soirée art2dire ! Surveillez le programme.