Culture | 24.04.2010

Stevans-Fake

Texte de Chloë Vecten
Il fallait oser affubler un album du nom peu attirant de « Fake » et c'est pourtant bien le mot choisi par les genevois de Stevans pour leur nouvelle galette pop-rock

Mot reflétant parfaitement l’humour au 2ème degré des trois compères du groupe, que ce soit dans certains de leurs textes où sur scène quand un grain de folie vient s’emparer d’eux.

 

Si de temps en temps il vous arrive de tendre l’oreille pour écouter la radio, vous n’avez pas pu passer à  côté du titre « Vodka Red Girls » aux sonorités électroniques, à  la basse entêtante et aux voix féminines lui donnant tout son charme. à moins d’avoir mis des boules quiès, cette chanson ne pourra que vous donner envie de vous trémousser, tout comme ses petites sŠ«urs plus rock « You Puppet » et « Not allowed ».

 

Le reste de l’album fait la part belle aux balades plus ou moins calmes aux sonorités diverses, agrémentées au choix de guitares énervées, aériennes ou paisibles. On ne peut qu’admirer les parties au piano, simples certes mais venant appuyer à  merveille la mélancolie de certaines mélodies comme sur « Misunderstood » ou « When The Days Go Wrong ».

 

La voix, elle, est toujours juste, sachant se faire légère ou profonde en fonction du texte qu’elle nous raconte. « Fake » est le digne successeur de « Stevans », le premier album du trio sorti il y a trois ans. Entre les deux opus, le groupe s’est produit non seulement en Suisse mais aussi en France et en Angleterre où ils ont pu croiser la route de groupes renommés.

 

Après avoir gagné un tremplin, le Montreux Jazz leur offra même la première partie de Deep Purple en 2008. Un chemin scénique qui ne s’arrête pas là  puisque cet été Stevans est partout ! Ce n’est pas moins de quatre festivals romands qui les accueilleront : FestiNeuch, Caribana, Paléo et Tohu Bohu, en précisant qu’ils seront aussi présents au Gurten Festival. Durant cette période estivale, aucune excuse ne sera donc permise pour manquer Stevans, excepté peut-être la timidité puisque les trois musiciens s’amusent parfois à  faire monter quelques personnes (ou beaucoup !) sur scène pour leur tenir compagnie. Ils sont fous ces Genevois !