Culture | 03.04.2010

Polymanga 2010

On m'a demandé de faire un article sur Polymanga, cette année...Mais que dire ? Comment poser une ambiance sur papier ?

On m’a demandé de faire un article sur Polymanga, cette année… Certes. Mais que dire ? Comment poser une ambiance sur papier ? Car si l’on va à  Polymanga, c’est pour l’ambiance survoltée qui flotte dans Beaulieu, épicée d’un peu de malice, enrobée d’un parfum de magie…

 

L’onctuosité piquante de la recette Polymanga, c’est sa diversité : des habits normaux et sages aux gens presque à  poil ou déguisés à  briser tous les miroirs qui se baladent avec des cartons « free hugs » un peu partout, des quizz sur Disney au maids/soubrettes et bunny girls un peu provocantes. On y vend des peluches trop mignonnes ou des jeux vidéo violents, des habits gothiques et des kimonos traditionnels.

 

Entrée par la grande porte : dès le matin, avant l’ouverture, il y a foule. Et il y a de quoi rire ! Sur les escaliers se côtoient des hommes habillés en femmes, des femmes habillés en hommes, des Pickachu et des super Mario, des gothiques et des peluches géantes, des parents, des enfants. Le premier étage est noir de monde, on n’en voit pas la couleur du plancher. En bousculant un peu les indécis devant les stands, on peut acheter des mangas bien sur, avis aux amateurs ! Qui veut un sabre, un katanna ? On préfère les oreilles de chat un peu sexy ? Ou les statuettes des héroïnes de manga ? Un peu plus loin, c’est la zone des jeux vidéo, des concours de « Dance dance revolution » et de combats virtuels.

 

Si vous arrivez à  atteindre les escaliers, vous pourrez reprendre un peu votre souffle au deuxième étage. Il y a un tout petit moins de monde, un tout petit peu. C’est là  que la grande salle accueille des cosplayeurs pour les concours de déguisements (mouvement très populaire lancé par les fans de Star Wars aux Etats-Unis), ou les concerts de stars Japonaises qui ont fais le voyage jusque chez nous, on ne le vit qu’une fois ! Des vêtements ici, des stands plus poussés vers l’esthétique comme celui des objets traditionnels japonais qui vendent du thés, des bentos, des kimonos et les adorables portes bonheurs chats (les Maneki Neko) par exemple.

 

A cet étage, il y a aussi les fanzines, jeunes talents qui vendent leurs toiles et dessinent sur des coins de tables en attendant de pouvoir faire votre portrait en manga. Le dernier étage, c’est principalement celui qui fera la joie de votre estomac, avec ses plats aux nouilles, aux riz. Ne manquez pas les makis/sushis !

 

On peut se croire en plein rêve en croisant des Jack Sparrow plus vrais que nature, ou lorsque une adorable Sakura vient vous faire un câlin. Il y en a vraiment pour tous les goûts. Et il y en ira encore ainsi aujourd’hui, dès 10h à  Beaulieu.

 

N’écoutez pas ceux qui trouvent Polymanga pas assez-ci, ou trop cela. Polymanga n’a lieu qu’une fois de l’an, c’est grand, c’est le Japon à  nos pieds dans la mesure du possible, et c’est surtout le moment de s’éclater. A fond.

 

Gwendoline Grivel

Photos d’Andrea Blankenstijn