Sport | 20.03.2010

Cyclisme

Après la F1 le week-end passé, c'est au tour du cyclisme de revenir sur le devant de la scène médiatique...

Après la F1 le week-end passé, c’est au tour du cyclisme de revenir sur le devant de la scène médiatique. En effet, Milan-San Remo est prévu au programme ce samedi et lance du même coup la saison des classiques printanières. Cancellara se profile comme outsider.

La montée du mercure annonce l’arrivée des premières grandes courses cyclistes. Cette semaine, le peloton était réparti en deux. D’un côté, Paris-Nice dont le profil des étapes correspondait plutôt à  des montagnards, a profité à  Contador qui s’est imposé facilement devant deux autres Espagnols. De l’autre côté, le Tirreno-Adriatico qui favorisait davantage les sprinteurs, a souri aux Italiens en particulier Garzelli qui l’a emporté devant son compatriote Scarponi. Ces deux courses par étapes lancent véritablement cette nouvelle saison qui s’annonce passionnante avec le Tour de France comme summum au mois de juillet.

Mais avant cela, place désormais aux classiques qui prennent la part belle avec ce samedi Milan-San Remo. Appelée également la Classicissima, elle ne possède pas vraiment de grandes difficultés si ce n’est la distance, longue de 294 km, et un profil vallonné qui au fil des kilomètres impose une sélection parmi les coureurs. Eddy Mercx, sept fois vainqueurs de cette compétition, l’a souvent constaté en disant « sa difficulté, c’est son apparente facilité ».

Qui des favoris ?

Au jeu des pronostics, deux scénarios se dessinent comme chaque année. Le premier est une arrivée massive où les sprinteurs seront incontestablement les leaders. Le deuxième est une attaque décisive dans la dernière montée, le fameux Poggio, par un puncheur.

Sauf que cette année, personne ne se distingue vraiment comme grand favori laissant ainsi beaucoup d’outsiders. Les habituels sprinteurs, Boonen, Pozzato, Freire ou Bennati n’affichent pas une forme étincelante. Lorsqu’ils arrivent à  remporter une victoire au sprint, le lendemain ils sont inexistants. Même constat pour le dernier vainqueur de Milan-San Remo, Mark Cavendish qui ne compte aucune victoire à  son palmarès en 2010. La surprise pourrait venir de Boassen Hagen qui enchaine les succès dont la dernière étape du Tirreno-Adriatico.

Du côté des puncheurs, Cancellara et Ballan s’annoncent comme de sérieux prétendants s’ils arrivent à  se détacher du peloton dans les derniers kilomètres. Le coureur helvétique, vainqueur du Tour d-˜Oman en début d’année, a de belles chances de rééditer son exploit de 2008. Quant à  l’Italien Ballan, il sera bien entouré dans sa nouvelle équipe BMC avec des coureurs expérimentés à  l’image d’un Hincapie. Réponse en fin de journée.

Dopage encore et toujours

Depuis de nombreuses années, le dopage est monnaie courante dans le cyclisme. Cette fois c’est Valverde qui est rattrapé par l’affaire Puerto de 2006 grâce à  l’acharnement italien. En début de semaine, le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) l’a débouté en confirmant la suspension du Comité National Olympique Italien (CONI). Du coup, sa suspension, qui initialement n’était valable qu’en Italie, pourrait s’étendre à  toutes les compétitions cyclistes, le privant ainsi d’un nouveau Tour de France.

Triste est de constater que finalement, cette affaire Puerto considérée comme Le grand scandale de dopage n’aura été qu’un feu de paille. En effet, alors que le football et le tennis étaient concernés par l’enquête, aucune sanction n’a été prononcée dans ces sports. En cyclisme, Basso et Vinokourov pour ne citer qu’eux, ont été suspendus deux ans mais sont maintenant revenus tranquillement au sein du peloton. Vous avez dit combattre le dopage ?

Quoiqu’il en soit le sport continue. Prochain rendez-vous avec les classiques le 11 avril avec Paris-Roubaix surnommé l’enfer du Nord.


Valentin Offredi

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