27.03.2010

Bataille de coussins

Lausanne et Genève seront le 3 avril prochain les théâtres d'une bataille de coussins urbaine. Rencontre avec un organisateur...

Tink : Areriroru, votre association, avait déjà  fait parler d’elle en organisant des championnats de *feuille-cailloux-ciseau *. Comment tout cela a-t-il débuté ?

 

Sylvain Nicolier : A la base, en octobre 2004, nous voulions organiser un pique-nique entre amis pour jouer à  *feuille-cailloux-ciseau*. On a vu que cela avait eu un grand succès, on a voulu officialiser cela. Et pour que la ville soit d’accord, il nous fallait se constituer une association. Areriroru, cela donne « Arts et Rires aux Rues », le rire est donc central, avec toutes les voyelles encadrées d’une consonne, un peu comme dans les jeux de dictions enfantins. Notre slogan est donc : pour la promotion de la bonne humeur. C’est comme ça que tout est parti.

 

Tink : Qu’est-ce que vous organisez en général, en plus des championnats ?

Sylvain Nicolier : On s’est rapidement mis à  organiser des Flash mobs, c’est-à -dire des mobilisations éclairs, où l’on fait une activité pendant quelques minutes. On a déjà  créé des batailles d’eau, où l’on a réussi à  mobiliser plus de 300 personnes, on a fait une Guérilla Tournesol pour planter 30’000 graines de couleurs dans les lieux publics, on est aussi régulièrement mandaté par des festivals et des événements divers pour animer des jeux enfants, par exemple. Le but étant vraiment de faire sortir les gens pour des moments insolites, qu’ils s’amusent et oublient le stress.

 

Tink : comment cela se passe, avec la ville, pour mettre des actions du genre sur pied ?

Sylvain Nicolier : c’est compliqué. Nous estimons que nous avons le droit de nous amuser dans la rue, tant que c’est sans danger. Nous faisons confiance aux gens, mais nous avons aussi une équipe médicale à  nos côtés pour être sûr. La santé, l’animation culturelle et la bonne humeur vont ensemble, et nous essayons vraiment de promouvoir le tout. Après, nous voulons nous réapproprier la rue, avec tous ses interdits illogiques. Par exemple, la ville a estimé que c’était mal de planter des graines de tournesol dans les carrés pour les arbres qu’il y a sur le trottoir, et a décidé de couper tous les tournesols qui oseraient pousser. Les gens vont dans la rue uniquement pour aller d’un point A à  un point B, et nous aimerions les pousser à  se rencontrer, à  s’amuser en ville, à  vivre de bons moments dans la rue.

 

Tink : Et la bataille de coussin alors ?

Sylvain Nicolier : Nous nous sommes inscrits à  l’ « International Pillow Fight Day ». Plus de 180 villes du monde y participent, et vont se jeter des coussins dessus le même jour, à  15h. Le lieu est pour l’instant tenu secret, il faudra se rendre sur notre site http://areriroru.ch ou sur facebook la veille du jour J pour savoir ce qu’il va en être. Il suffira ensuite d’apporter son coussin sur les lieux, de le cacher, et d’attendre que le combat commence ! Le combat ne durera pas longtemps, une dizaine de minutes. Ensuite on nettoie tout, chacun rentre chez soit, et échange sur son expérience. Tout cela dans un esprit de déconnade la plus sympa possible !

 

Merci à  Sylvain Nicolier d’avoir pris la peine de répondre à  mes questions.

 

Gwendoline Grivel

 

 

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