Culture | 20.03.2010

Alice aux pays des merveilles

Le nouveau film de Tim Burton est enfin sorti ! Et donc, qu'est-ce que ça donne ?

On l’attendait depuis presque une année. D’abord, Burton le fou nous annonce qu’il compte réaliser Alice au pays des merveilles. Plus tard, apparaissent les photos d’un Johnny Depp en Chapelier-toqué plus que prometteur. Alice au pays des merveilles, l’histoire complètement folle de Lewis Carroll, réalisée par le déjanté Tim Burton avec à  l’affiche l’acteur le plus spectaculaire actuel Johnny Depp, le tout produit par Walt Disney et en 3D, que demande le peuple ?!

 

Le peuple en demandera peut-être un peu plus que le résultat obtenu. Les acteurs sont parfaits, il faut bien l’avouer : Mia Wasikowska est une jolie Alice naturelle et bien présente, la femme du réalisateur, Helena Bonham Carter, un brin déformée pour les besoins du film est excentrique à  souhait, tout comme sa sŠ«ur la Reine Blanche, Anne Hathaway, que vous avez pu voir dans « le diable s’habille en prada » ou dans « Princesse malgré elle ». Et pour Johnny Depp : son talent est inexprimable.

 

On reconnaît la patte du génie, bien que Tim Burton soit resté sage cette fois-ci. Une tension est palpable tout le long du film, on s’attend à  ce que quelque chose d’un peu gore à  la « Sweeney Todd » se produise. Mais Burton a su respecter l’image d’Alice, l’idée du conte enfantin, tout en le rendant parfaitement accessible à  n’importe quel adulte.

 

Mais alors, qu’est-ce qui cloche dans ce film ? Deux choses : la première, le 3D. Certes, voir le Chat (un des personnages les mieux représentés du film) sortir de l’écran de cinéma fait partie des sensations fortes ; mais quelle luminosité perdue ! Le film devient sombre, et bien que cela aurait pu en rajouter à  l’atmosphère, on en perd plutôt l’éclat.

 

La seconde, il manque le « waaa » final. D’ailleurs, personne n’a applaudi à  la fin. Certes, cette coutume se perd, mais tout de même. Ce film est « très bien ». Il manquerait un éclair de plus, peut être dans la trame de l’histoire.

 

Léger bémol aussi sur l’âge légal  «  zéro ». L’ambiance du film ainsi que plusieurs passages ne sont pas pour tous les petits enfants.

 

Mais ne faisons pas les difficiles alors que nous avons sous les yeux un film aux qualités aussi exceptionnelles. Si on ne sort pas ému aux larmes ou fou de joie à  la fin du film, reste tout de même la trace de certains passages intenses où de longs frissons nous ont parcouru l’échine. Et c’est cela qui nous montre le génie du film : si le film ne nous éclate pas aux yeux à  la sortie de la salle, comme on si attendrait, on ne cesse cependant d’y repenser. Il nous manque un peu, et petit à  petit, on a envie d’y retourner.

 

 

Gwendoline Grivel