16.10.2009

Erasmus

Texte de Laura Neville
Les étudiants en échange ERASMUS... Comment vivent-ils ces premières semaines d'intégration ? Interview.

Le semestre universitaire a commencé depuis un mois déjà  et chacun prend peu à  peu ses marques, découvre pas à  pas cette nouvelle année qui les attend… Mais qu’en est-il des étudiants en échange ? Comment vivent-ils ces premières semaines d’intégration ?

Arnaud et José, deux étudiants Erasmus nous livrent leurs premières impressions.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

JOSE : J’ai 20 ans, je viens de l’Université de Grenade (ESP) où j’étudie l’architecture. Je vais passer cette année académique à  l’EPFL.


ARNAUD : J’ai 24 ans et je bénéficie actuellement du programme d’échange de l’université de Lausanne. Je finis donc mon Bachelor en Economie Politique de la faculté des HEC à  UKC (University of Kent Canterbury, GB). Je reste durant 10 mois à  Canterbury, soit une année académique.

Quelles ont été vos motivations ?

JOSE : J’avais envie de changer de ville, de quitter l’Espagne. Je désirais aller dans un pays francophone ou anglophone pour apprendre une de ces deux langues. Cependant, mon université n’avait pas d’accord avec un pays de langue anglophone. Un ami espagnol avait passé son année Erasmus à  Lausanne et me recommandait vraiment d’y aller. De plus, j’ai été interessé par la Suisse car c’est un pays qui me paraissait très différent de l’Espagne.
Il y a beaucoup d’échecs en architecture à  Grenade, c’est pourquoi de nombreux étudiants veulent étudier à  l’étranger.

ARNAUD : Ma motivation première était de me perfectionner en anglais car, dans de nombreux master, les cours sont enseignés en anglais. Par ailleurs, sur le plan professionnel, il est indispensable de maîtriser cette langue. Ensuite, vient un aspect plus culturel, j’ai toujours eu de l’intérêt pour l’Angleterre. L’enseignement est également un point non négligeable dans ma décision car c’est une approche différente que celle appliquée en Suisse.

Pouvez-vous nous décrire vos premières impressions ?

JOSE : J’ai une très bonne première impression. Tout me paraît très bien organisé ce qui me plait beaucoup.

ARNAUD : La vie estudiantine est très différente, étant donné que le campus est une mini ville, avec des bars, des restaurants, un cinéma, un théâtre… C’est un vrai changement au niveau de la culture et de la vie en général.

Y a-t-il de grandes différences ou similitudes avec votre université ?

JOSE : L’université de Lausanne est beaucoup mieux organisée que celle de Grenade. A Grenade, les étudiants doivent choisir leurs cours, contrairement à  Lausanne où les horaires sont déjà  faits, ce qui pose parfois problème car on peut avoir plusieurs cours en même temps. L’université de Lausanne est aussi mieux équipée au niveau des infrastructures (ateliers pour les travaux d’architecture…). Il n’y a pas d’assistants à  Grenade, ce qui est dommage car c’est vraiment une aide précieuse.

ARNAUD : C’est très différent pour moi au niveau du logement. Tous les étudiants de  première année (freshers) vivent sur le campus et les autres étudiants logent en général à  Canterbury. Evidemment, les étudiants Eramus sont aussi logés sur le campus.
En ce qui concerne les cours, il y a là  aussi une grande différence. J’ai beaucoup moins d’heures de cours qu’à  Lausanne : entre huit et dix heures par semaine.
Au niveau de l’enseignement, l’approche est moins mathématique qu’à  l’HEC Lausanne.

Avez-vous rencontré des difficultés en particulier ?

JOSE : Mon niveau de français est moyen, il m’est donc difficile de suivre les cours. J’ai aussi parfois un peu de mal à  communiquer avec les autres étudiants. Je dois donc m’exprimer en anglais quelquefois. Je suis arrivé deux semaines après le début des cours c’est pourquoi j’ai raté un délais d’inscription pour un projet. Ça a été un peu compliqué à  arranger.  

ARNAUD : Les difficultés sont plutôt organisationnelles que linguistiques parce que on comprend assez bien et on arrive souvent à  se faire comprendre. Par organisationnelle, j’entends choisir des cours qui se chevauchent pas parce qu’ici même si on a pas beaucoup d’heures, ni de cours, ils arrivent encore à  mettre des cours à  la même heure!

Quels sont les points positifs et négatifs pour le moment ?

JOSE : Il y a beaucoup de points positifs: le fait d’apprendre une langue, de connaître de nouvelles personnes, etc.
Il n’y a pas vraiment de points négatifs, si ce n’est peut être la frustration parfois ressentie lorsque je n’arrive pas à  m’exprimer en français.

ARNAUD : On entend parler anglais partout donc on comprend vite ce qui est très positif. Cependant, il y a énormément de francophones donc on doit faire attention à  ne pas trop parler français.

Comment faites-vous pour vous intégrer ?

JOSE : Je vis dans une résidence universitaire (5 personnes par appartement, soit 45 personnes par résidences) ce qui me permet vraiment de rencontrer du monde. Il y a aussi l’association Xchange qui organise des soirées Erasmus toutes les semaines où l’on rencontre beaucoup de monde. Je rencontre cependant plus d’étudiants étrangers que d’étudiants suisses.

ARNAUD : On se fait des amis grâce à  nos colocataires respectifs mais c’est plus au travers des sociétés d’étudiants qu’on essaie de s’intégrer. Il y a un nombre incroyable de sociétés d’étudiants à  Canterbury. La société qui organise le plus d’événements, c’est ERASMUS society qui propose chaque semaine quelque chose.

Quelles étaient vos attentes avant votre départ ? Comment ont-elles évoluées ?

JOSE : Je voulais étudier dans une autre université, avec une autre façon de faire, apprendre une nouvelle langue, recontrer de nouvelles personnes. Pour le moment, ce que je vis répond tout à  fait à  mes attentes.

ARNAUD : Je dois rester vigilant afin de ne pas trop parler français pour bien progresser en anglais. Mais dans l’ensemble, je suis très content !

Laura Neville

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