Category Archives: Schweiz

Alles beginnt mit einem Kinderwunsch

Immer wieder wird über das Adoptionsrecht gesprochen und über Veränderungen debattiert. Aber wie verlief eine Adoption vor knapp einem halben Jahrhundert Jahren? Desirée und ihr mittlerweile verstorbener Mann haben vor 47 Jahren ein Kind adoptiert. Desirée erzählt.

Erzähl mir von eurer Entscheidung, ein Kind zu adoptieren.

Es stand schon früh fest, dass ich und mein Partner keine eigenen Kinder bekommen konnten. Wir wollten aber unbedingt ein Kind. So war für uns klar, dass wir ein Kind adoptieren möchten.

Was geschah bis zum ersten Treffen?

Zuerst haben wir uns beim entsprechenden Amt in Zürich angemeldet. Nach etwa zwei Jahren haben wir durch Zufall erfahren, dass unser Antrag beiseitegelegt wurde, da mein Mann katholisch und ich reformiert war. Das sah man im Jahr 1970 nicht gerne. Da es seinerzeit so war, dass auf ein Kind fünf Ehepaare fallen, dauerte die Adoption in unserem Fall viel länger. Das Amt hat unsere Akte schliesslich doch wieder hervorgeholt und dann hiess es plötzlich, dass wir unser Kind besuchen gehen können.

Was waren die Schritte bis zur Adoption?

Nach dem Treffen konnten wir entscheiden, ob wir Cyril adoptieren möchten. Wir fanden es gut. Wir haben Cyril so aufgenommen, als wäre er unser leiblicher Sohn. Es ist eigenartig, wir hatten beide keine Probleme damit. Damals war er bei Pflegeeltern untergebracht. Wir haben Cyril mit zwei Monaten kennengelernt. Wir, also vor allem ich, haben ihn jeden Tag besucht, gewickelt, gefüttert und so weiter, damit wir uns kennenlernen konnten. Als künftige Eltern wurden wir auf Herz und Nieren geprüft, ob wir fähig sind, ein Kind zu erziehen. Mein Mann und ich mussten viele schriftliche Fragen beantworten, und wir wurden ständig kontrolliert, bis die Adoption zustande gekommen ist. Nach etwa vier Monaten konnten wir unseren Sohn zu uns nach Hause holen. Es lief von Anfang an sehr gut, aber wir hatten zwischendurch auch harte Zeiten.

Sollten die Eltern bei einer Adoption ein gewisses Alter haben?

Wir waren damals seit fünf Jahren verheiratet. Ich war 32 Jahre alt und mein Mann 39 Jahre alt. Ein gewisses Alter ist sicher eine gute Voraussetzung. Aber meiner Meinung nach kann man auch mit 30 Jahren ein Kind adoptieren. Diese Adoption hatte uns nicht nur einen Sohn gebracht, sondern auch eine grosse Erfahrung.

Tinkjunior dankt Desirée für das Gespräch.


Adoption- noch ein Trend?

Grafik: Linda Tellenbach. Quelle: BfS

Die Adoptionsanfrage geht stark zurück zum Vergleich von den letzten Jahren- Schweizer adoptieren immer weniger.

Voraussetzungen für eine Adoption in der Schweiz:

  • Adoptionsinteressierte müssen mindestens 28 Jahre alt sein sowie 16 Jahre älter als das zu adoptierende Kind.
  • Ehegatten können nur gemeinschaftlich adoptieren.
  • Sie müssen seit mindestens drei Jahren einen gemeinsamen Haushalt führen. Geschwistern ist die gemeinschaftliche Adoption nicht erlaubt.
  • Gleichgeschlechtlichen Paaren ist in der Schweiz nur die Stiefkindadoption erlaubt.

Taxe ou pas taxe?

Ce texte menace la SSR, financée en grande partie par la redevance, mais aussi, ne l’oublions pas, de nombreuses radios et télévisions régionales. Et ceci dans un contexte où la presse écrite est en difficulté, les rédactions doivent se serrer la ceinture et les journaux fusionnent. L’ATS risque de licencier 36 de ses employé-e-s. L’initiative menace la diversité déjà précaire du paysage médiatique suisse. Or, les médias jouent un rôle essentiel pour le fonctionnement de la démocratie.

Les arguments pour No Billag fusent dans tous les sens. Les 451 francs par ménage pourraient être dépensés ailleurs, favorisant ainsi l’économie. La suppression de la taxe améliorerait l’offre audiovisuelle en apportant plus de concurrence sur le marché. Le subventionnement favorise la position monopolistique de la SSR, induisant ainsi un manque d’incitation au renouvellement des programmes. Pour y voir un peu plus clair dans cette jungle d’arguments, il paraît judicieux de revenir à la base du débat; la redevance. Pourquoi payons-nous une taxe au juste?

La redevance dont s’acquitte chaque ménage et entreprise sert à subventionner la SSR et les radios et télévisions régionales. Si on coupe le financement de la SSR, elle devra fonctionner comme une entreprise privée. Or, le secteur privé privilégie ce qui est rentable. Les émissions destinées aux minorités linguistiques, comme les romanches, ou qui ne touche pas un grand public, seront très probablement déficitaires et par conséquent peu à peu supprimées. On assisterait alors à une diminution de la diversité des programmes.

Ce mécanisme concerne aussi les médias audiovisuels régionaux qui touchent également une part de l’argent public. Ceux-ci diffusent du contenu local, culturel et proche de la population. Sans aide étatique, seules les radios localisées dans les grands centres urbains pourraient survivre, car elles offrent une visibilité suffisante pour attirer assez de sponsors. Les autres seraient probablement condamnées, et priveraient les régions périphériques d’une source d’information. La redevance permet donc d’avoir accès à une offre diversifiée, et ceci également pour les minorités linguistiques ou culturelles.

Admettons que la SSR survive à l’initiative no Billag. Elle devrait alors combler son manque à gagner par un autre moyen que la l’aide étatique. Elle devrait pour ce faire se financer par la publicité. La qualité du visionnement, pour la télévision, et de l’écoute, pour la radio, sera amoindrie par plus d’interruptions publicitaires. La redevance est garante de la qualité de l’audiovisuel, en plus de sa diversité.

Finalement, le financement public des médias audiovisuels évite qu’ils se fassent avaler par les grands groupes, comme c’est le cas pour les journaux, dont un grand nombre appartient actuellement à Tamedia ou à Ringer. La détention d’un grand nombre de médias par une seule entreprise peut évidemment entraîner un biais dans l’information. L’argument selon lequel la concurrence induite par la suppression de la taxe profiterait à la diversité du paysage médiatique paraît bancal. En effet, la situation de la presse écrite nous montre un aperçu de ce qui pourrait se passer avec l’audiovisuel.

Pour les raisons mentionnées, il ne serait pas judicieux d’accepter l’initiative. Il est par contre souhaitable de réfléchir à des solutions pour pallier au mécontentement de la population par rapport au système actuel, qui, il est vrai, n’a pas évolué, alors que l’environnement médiatique et informatif a énormément changé ces dernières années. Les familles paient des taxes de plus en plus chères. Une réforme en douceur du système pourrait être imaginée, en réfléchissant à des solutions viables sur le long-terme, sans précipiter les choses. Il serait aussi possible d’imaginer un système de taxe proportionnel au revenu, pour décharger les ménages les moins nantis.

Il n’est pas absurde de repenser le système, mais le faire sans précipitation et sans mettre les médias en danger est primordial. Serions-nous gagnants en économisant 365 francs par année, si le résultat implique la disparition de la SSR et de notre radio régionale ?

Scambi tra gioventù elvetiche e burkinabé

Cosa può portare un evento come la Sessione federale dei Giovani al Burkina-Faso?
La Svizzera è un esempio di democrazia per un paese come il Burkina-Faso, per il quale questa nozione è ancora allo stato embrionale. Dopo 27 anni di dittatura, il popolo burkinabé desidera ora instaurare i valori della democrazia; ciò implica una sensibilizzazione della gioventù a quest’ultimi.

In che modo? Potete darci un esempio?
Vorremmo ricreare un parlamento dei giovani. Quest’ultimo è sparito in seguito all’insurrezione popolare del 2015, quando il presidente Campaoré, al potere da 27 anni, è stato scacciato dal Paese. Era simile alla vostra Sessione. Ora che vi sono state delle elezioni libere, il paese è stabile e vorremmo quindi farlo rinascere dalle sue ceneri. Dobbiamo trovare le parole giuste per convincere le autorità e seguire la Sessione federale dei giovani ci permetterà di rafforzare il nostro dossier. Abbiamo il sostegno del ministro della gioventù, che ci ha accompagnati nel nostro soggiorno in Svizzera.

Perché mettere un accento sulla gioventù in particolare?
Bisogna sapere che la stragrande maggioranza della popolazione burkinabé è costituita da giovani: il 75% ha meno di 25 anni! È proprio una specificità del Paese. Al momento, però, le nostre sfide sono in primo luogo la disoccupazione e la formazione. In effetti, i valori della cittadinanza non dicono un granché a una gioventù senza lavoro – o comunque non costituiscono la priorità in una realtà fatta per la maggior parte di sopravvivenza.

P. Nelly Marcelle Ouedraogo e Romaric Wendezoodo Sawodogo

Descriveteci questa gioventù burkinabé…
La gioventù è cambiata, è particolarmente dinamica e s’investe fortemente per progetti legati alla cittadinanza e alla civica: donazioni di sangue, giornate di salubrità, visite ai malati, concerti pedagogici, veglie cittadine. Nello stesso tempo è anche molto più rivendicativa. C’è molta frustrazione a causa dei problemi che abbiamo menzionato. Questo poiché, per 27 anni, è stata messa da parte. Ora scopre uno spazio nuovo di libertà… vuole tutto, e subito, e arriva a usare le maniere forti per far sentire la sua voce. È ora opportuno inquadrare questa nuova libertà cittadina.

Abbiamo parlato del fatto che il funzionamento della politica svizzera può essere un’ispirazione per una giovane democrazia come la vostra. E al contrario, cosa può portare il Burkina-Faso alla Svizzera?
La sua ricchezza e diversità culturale così come la sua storia. Nello stesso tempo il Burkina-Faso è un Paese molto giovane, sia per quanto riguarda l’età media della popolazione sia anche in termini di democrazia. Di conseguenza, possiamo esportare tanto nuovo ossigeno a una democrazia longeva e in un Paese confrontato al fenomeno dell’invecchiamento della popolazione.

Che immagine vi è della Svizzera in Burkina-Faso?
È il Paese delle ONG e delle banche!

Raccontateci un po’ gli scambi che avete avuto con i giovani svizzeri…
Abbiamo seguito i dibattiti nei due gruppi francofoni, e il tema che più ci ha colpito è quello dell’integrazione delle persone in situazione di handicap. In Svizzera si riflette su come migliorare le loro condizioni di lavoro, ad esempio, mentre in Burkina-Faso bisogna ancora integrarli e il manco d’infrastrutture è flagrante. Le problematiche sono ben diverse.

Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta

Qual è il prossimo appuntamento, una volta tornati in Burkina-Faso?
Gli ‘Etats généraux de la jeunesse’ che avranno luogo fra tre giorni a Ouagadougou. Si tratta di un incontro che riunisce più di mille giovani. “Quale governance per una contribuzione ottimale della gioventù al rinnovamento politico, economico e sociale in Burkina-Faso” è il tema di quest’edizione. I giovani presenteranno al presidente Kaboré diverse rivendicazioni provenienti dalle tredici regioni del Paese. Negli ultimi anni, queste sono sempre restate nel cassetto. Quest’anno ripercorreremo tutto ciò che abbiamo detto e chiesto nelle ultime edizioni, con la differenza che si tratta dei primi Stati generali organizzati sotto il governo Kaboré.

Nella foto principale, da sinistra a destra: P. Nelly Marcelle Ouedraogo, giornalista socials media per An’Faso e membra della Fondazione Voix angélique (FOVA) per l’accesso dei bambini all’educazione, Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta e Denise Ouedraogo, studentessa di lettere moderne e membra del movimento cittadino “Le Balai citoyen”.

Integration funktioniert nicht über Regeln

Das Stück war ein hübscher Erfolg. Das Publikum liess nicht auf sich warten und füllte den Theatersaal über drei Vorstellungen hinweg. Das war «Zeitwerk» am Theater Käfigturm.

Mehr noch aber als die Zahl der Zuschauer*innen oder die Darbietung der Schauspieler*innen war es die Idee von Graziella Cisternino, die das Projekt zum Erfolg geführt hatte. Cisterninos Ziel: Minoritäten, Migrant*innen, Personen mit einer Behinderung, aus unterschiedlichen Kulturen oder mit verschiedenen sexuellen Orientierungen mittels Theater zu unterstützen.

So hatten mehr als die Hälfte der Schauspieler*innen einen Migrationshintergrund oder sind Doppelbürger*innen. Auch ihr Alter und soziale Herkunft schien sehr unterschiedlich.

«Am Anfang war das eine grosse Herausforderung für mich, vor allem wegen der Sprache», erklärt Priscila, die vor einigen Jahren aus Spanien in die Schweiz gekommen ist und schon seit drei Jahren bei «Zeitwerk» mitwirkt. «Aber gerade das Theater hat mir geholfen, viel schneller Deutsch zu lernen.» Das Projekt sei super, weil alle in die Entscheidungen miteinbezogen würden, weil alles sehr offen und flexibel sei, so Priscila.

«Alles hat extrem gut funktioniert», freut sich Graziella. «Die Integration ist hier von selbst passiert.» Die Teilnehmer*innen hätten viele Aktivitäten gar ausserhalb der Proben organisiert und sich gelegentlich zu Anlässen wie einer Geburtstagsfeier getroffen. Eine junge syrische Migrantin habe vor zwei Wochen dank ihrer neuen Freunde das Raclette entdeckt.

Ein Jahr harte Arbeit, die letztes Wochenende schliesslich ihre Früchte trug. Am Anfang stand jedoch die Rekrutierung der Schauspieler*innen. Das war alles andere als einfach. Die Schwierigkeit: Unterschiedliche Profile von Personen zu finden. Denn einige Migrant*innen getrauten sich aus Schüchternheit nicht mitzumachen oder weil sie nicht genügend in ihre eigenen Deutschkenntnisse vertrauten. Doch die Offenheit der Schauspieler*innen hat sich schliesslich ausbezahlt.

«Es ist nicht notwendig, die Sprache zu beherrschen», merkt Cisternino an. «Einige Rollen beinhalten fast keinen Dialog, leben hingegen von der Mimik. Wir hatten einen solchen Fall mit einer jungen Flüchtlingsfrau.» Schliesslich habe sie das ganze Jahr aber solche Fortschritte gemacht, dass man ihre Figur sprechen machen konnte.

Dank ihrer Ausbildung im sozialen Bereich hat Cisterno gemerkt, dass die Integration von Minderheiten und das Zusammenfinden von Leuten verschiedener Herkunft weit besser über Kreativität passiert als über Regeln. Diese Einsicht wollte sie deshalb mit dem Projekt «Interperfekt» in die Tat umsetzen. Das Theater erlaubt ihr nun, das Publikum zu berühren und mit der Gesellschaft zu kommunizieren.

Und die Schauspieler*innen, welche den Kontakt aufrecht erhalten wollen, beweisen, dass die Integrations-Wagnis von Cisternino tatsächlich aufgegangen ist.

Übersetzt aus dem Französischen von Michael Scheurer. Hier findest du den Originaltext.

«Man weiss nie, wohin das Ganze führt»

Gerade an politischen Anlässen wie der Jugendsession ist das gegenseitige Verstehen aber sehr wichtig. Für eine einwandfreie Verständigung von Romand_e_s, Tessiner_innen und Deutschschweizer_innen sorgen im Bundeshaus die Simultandolmetscher_innen. Wir konnten einen von ihnen, Thomas Bernath, treffen und nach den Herausforderungen und Besonderheiten des Simultandolmetschens im Bundeshaus fragen.


Thomas Bernath arbeitet als Dolmetscher für die Parlamentsdienste. Er übersetzt vom Deutschen und Italienischen ins Französische. Als erste Sprache hat er Schweizerdeutsch gelernt, während der Schulzeit dann aber immer Französisch gesprochen. Er arbeitet auch für Privatkunden wie Banken oder Vereine, für das Europäische Patentamt in München und den zweisprachigen Fernsehsender ARTE.

“Die perfekte Adoptivfamilie gibt es nicht”

Frau Meierhofer, welche Rolle spielt der Verein PACH Pflege- und Adoptivkinder Schweiz im Adoptionsprozess?

Wir übernehmen verschiedene Aufgaben: Wir beraten leibliche Mütter und Väter bei einer allfälligen Adoptionsfreigabe, unterstützen und begleiten sie. Dabei ist es nicht unser Ziel, ein Kind an Adoptiveltern zu vermitteln, sondern, das Kind zu schützen und das Beste für sein Wohl zu unternehmen. So kann die Lösung auch sein, dass das Kind am Schluss mit gezielter Unterstützung bei den leiblichen Eltern bleibt oder (vorübergehend) in eine Pflegefamilie kommt. Als weitere Aufgabe klären wir die Eignung werdender Adoptiveltern ab und empfehlen den Behörden geeignete Personen. Zudem unterstützen wir adoptierte Kinder bei ihrer Herkunftssuche. Wir bringen vieles unter einen Hut. Und einige der Dienstleistungen erbringen ausschliesslich wir, und keine andere Behörde oder Verein.

Wie viel Einfluss haben Sie auf die eigentliche Adoption?

Alle Mütter, die eine Adoption in Erwägung ziehen, kommen zu uns, und nicht wir zu ihnen. Wir fragen dann natürlich nach ihren Wünschen. Das zur Adoption freigegeben Kind erhält von der KESB (Kindes- und Erwachsenenschutzbehörde) einen Vormund, bis die Adoption rechtlich abgeschlossen ist. Die kantonale Zentralbehörde für Adoption entscheidet, zu welchen Eltern das Kind kommt. Unsere Aufgabe im ganzen Prozess der Familiensuche ist es, die Personen zu unterstützen und zu beraten. Wir sind um einen möglichst optimalen Ablauf für alle Beteiligten bemüht. Zentral ist, dass die Rollen und Zuständigkeiten klar geregelt sind und PACH keine Entscheidungen trifft.

Sie können aber Paare oder Einzelpersonen als geeignete Adoptiveltern vorschlagen. Auf welche Kriterien schauen sie bei der Auswahl der potentiellen Eltern?

Sie müssen grundsätzlich sicherstellen können, dass sie für das Kind sorgen und es ernähren können. Aus diesem finanziellen Aspekt sind die interessierten Personen zwangsläufig eher der Mittel- oder Oberschicht zugehörig. Des Weiteren werden ganz generelle Kriterien ihrer sozialen Kompetenzen geprüft: Sind sie empathisch, können sie ihr Verhalten reflektieren und Kritik annehmen? Die obligatorische Ausbildung der Adoptiveltern im Vorfeld der Adoption stellt einen wichtigen Entwicklungsprozess dar.
In verschiedenen Kursen geht es darum, die eigene Motivation zur Adoption zu hinterfragen: Wieso möchte ich das Kind adoptieren? Einfach, weil ich ein Kind möchte, oder weil ich jemandem etwas zu liebe tun möchte? Das ist ein Prozess: Die Art, wie künftige Adoptiveltern über Adoption denken, ist oftmals nicht mehr die gleiche, sobald sie den ganzen Prozess durchlaufen haben. Die Personen werden dann in unserem Vermittlungspool aufgenommen, so dass wir dann die passenden Paare vorschlagen können – diese Leistung zum Beispiel erbringt in der Deutschschweiz ausschliesslich PACH.

Das Bild der perfekten Familie mit Mutter, Vater und ein bis zwei Kinder ist in unserer Gesellschaft strak verankert – Was ist aus Ihrer Sicht die perfekte Adoptivfamilie?

Die gibt es nicht. Für mich gibt es zwei zentrale Fragen zu beantworten: Was für ein Kind ist es? Und was für Wünsche haben die leiblichen Eltern für ihr Kind? Wenn wir die Eltern kennen (nicht wie bei Babyklappenkinder), können wir deren Wünsche berücksichtigen. Zum Beispiel in welcher Familienkonstellation und mit welchen Werten ihr Kind aufwachsen soll.

Was halten Sie davon, dass die abgebenden Eltern so viel über die Adoptivfamilie ihres Kindes mitbestimmen dürfen?

Mitbestimmen dürfen sie ja nicht, aber sie können ihre Wünsche an eine künftige Adoptivfamilie anbringen. Wenn man ein Kind freigibt, geschieht das immer aus einer Not heraus. Man darf nicht vergessen, dass hinter der ganzen Situation auch immer viel Leid und die intensive Zeit von neun Monaten Schwangerschaft steckt. Dazu kommt, dass die Adoptionsfreigabe frühestens sechs Wochen nach der Geburt gegeben werden kann. Dazu müssen beide Elternteile ihre Zustimmung geben. Danach bleibt ihnen nochmals sechs Wochen Zeit, in der sie den Entscheid widerrufen können.
Das ist eine lange Zeit. Umso mehr ist es sehr wichtig, dass wir die Mütter und Eltern anhören und auf ihre Wünsche eingehen. Wir merken auch oft später bei der Herkunftssuche, dass adoptierte Erwachsene sich fragen: »Weshalb hat meine Mutter mich weggegeben?«, »Was war das Problem?«. Deswegen ist es wichtig, die Gründe der Eltern für eine Adoptionsfreigabe zu kennen.

Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Treten viele Eltern in den ersten noch möglichen Wochen von ihrem Entscheid zurück, ihr Kind zur Adoption freizugeben?

Das gibt es selten, kommt aber vor. Wahrscheinlicher ist es, dass die Mütter während der Schwangerschaft oder bei der Geburt merken: Ich kann mein Kind nicht weggeben.

Das ist bei einem emotionalen Prozess wie der Geburt gut nachvollziehbar. Wann bleiben sie dennoch bei ihrem Entscheid?

Ein eindrückliches Beispiel finde ich die Geschichte einer stark psychisch kranken Frau, die sich entschieden hat, ihr Kind zu Adoption freizugeben, weil sie merkte, dass sie nicht einmal für sich selbst gut sorgen kann. Die Entscheidung, das Kind zur Adoption freizugeben, war sehr schwierig und traurig, weil sie im Grunde das Kind gerne behalten hätte.

Wieso gibt es immer weniger zur Adoption freigegeben Kinder in der Schweiz?

Zum einen haben alleinerziehende Frauen einen besseren Status als früher. Zum anderen wurde die externe Kinderbetreuung in Form von Kitas, Tagesfamilien oder Pflegeeltern ausgebaut. So können werdende Mütter oder auch Paare in der Erziehung sinnvoll unterstützt werden. Ein Kind gibt man ja nicht einfach leichtfertig zur Adoption frei.

Es ist gesetzlich geregelt, dass es bei der Adoption darum geht, einem Kind eine gute Umgebung zu ermöglichen, und nicht den eigenen Kinderwunsch zu stillen. Die aktuelle Einstellung der Gesellschaft sieht jedoch etwas anders aus. Wie erleben sie das?

Wir erleben den Prozess der Adoption oft als Wellenweg: Am Anfang kommen die Eltern mit dem Kinderwunsch zu uns. In unseren Kursen versuchen wir, die Motivation vom Ich-zentrierten Kinderwunsch mehr auf das Wohl des Kindes zu lenken. Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Auf welche Herausforderungen bereiten Sie Adoptiveltern vor?

Auf die Adoptiveltern kommt so einiges zu; so müssen sie etwa damit rechnen, dass das Kind später nach seiner Herkunft sucht. Es ist ein Fakt, dass das Kind andere biologische Wurzeln hat, und auch ganz natürlich, dass es sich irgendwann für diese zu interessieren beginnt. Deshalb ist es wichtig, dass ein adoptiertes Kind dem Alter entsprechend möglichst früh über seine Adoption Bescheid weiss – dies stellt natürlich eine Herausforderung für Adoptiveltern.
Es ist uns wichtig, den werdenden Eltern klar zu machen, dass die leiblichen Eltern für das Kind eine Bedeutung haben können – auch wenn rechtlich gesehen das Kind nach der Adoption zu den Adoptiveltern »gehört«.

Wie gehen sie mit Eltern um, deren Adoptionswunsch unerfüllt bleibt?

Wir sind von Anfang an transparent. Die Paare wissen, dass sie nur jeweils für drei Jahre eine Eignungsbescheinung erhalten, und wir klären sie auch darüber auf, wie die aktuelle Situation bezüglich der zur Adoption freigegebenen Kinder aussieht. Im Moment haben wir 89 Paare im Vermittlungspool und ungefähr 15 zur Adoption freigegebene Kinder pro Jahr. Da kann man sich die Wahrscheinlichkeit eines erfüllten Adoptionswunsches selbst ausrechnen. Einige Personen wenden sich dann auch an Vermittlungsstellen, die Adoptionen aus dem Ausland organisieren.

Spüren Sie einen Druck auf Adoptiveltern »perfekte Eltern« sein zu müssen?

Zum Teil schon, aber ich glaube, dass während des Aufnahmeverfahrens viele Möglichkeiten bestehen, sich mit Erziehung auseinanderzusetzen. Wichtig ist es, sich selbst reflektieren zu können. Interessant sind auch die Paarprozesse, die während dieser Zeit ablaufen. So tauchen häufig Fragen auf wie »Vielleicht möchte ich nicht dasselbe wie mein Partner?«, oder »Wie gehen wir nun als Paar damit um?«. Es ist wichtig, dass die Eltern vom Gedanken wegkommen, »perfekt« sein zu müssen. Das ist niemand. Aber es geht darum, in verschieden Situationen möglichst adäquat reagieren zu können.

Am ersten Januar 2018 tritt das revidierte Adoptionsrecht* in Kraft, was halten Sie von der Revision?

Wir sind der Meinung, dass das Gesetz eine gute Anpassung an die heutige Gesellschaft ist. Das Gesetz ist unseres Erachtens gelungen. Die offene Adoption bedarf allerdings noch einiger Detailklärungen – wir plädieren hier für eine langfristige Begleitung des Familiensystems durch Fachpersonen.

Sollte die Adoption auch für homosexuelle Paare geöffnet werden?

Wir von PACH sind gegenüber der Öffnung für gleichgeschlechtliche Paare sehr offen. Wir setzen uns für Vielfalt von Familien ein und für gleiche Rechte für alle. Unserer Ansicht nach ist es das Wichtigste, dass das Kind gut betreut ist, sich wohl und geborgen fühlt. Das ist keine Frage des Geschlechts der Eltern.


Revision des Adoptionsrecht – Worum geht es?

Ab dem 1. Januar 2018 wird die Stiefkindadoption nicht mehr nur Ehepaaren, sondern auch Paaren in einer eingetragenen Partnerschaft oder einer faktischen Lebensgemeinschaft offenstehen. Zudem wird das Mindestalter adoptionswilliger Personen von 35 auf 28 Jahren gesenkt. Als dritte Änderung wird das Adoptionsgeheimnis für leibliche Eltern, die Informationen über ihr zur Adoption freigegebenes Kind erhalten möchten, gelockert.

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Alles beginnt mit einem Kinderwunsch

Immer wieder wird über das Adoptionsrecht gesprochen und über Veränderungen debattiert. Aber wie verlief eine Adoption vor knapp einem halben Jahrhundert Jahren? Desirée und ihr mittlerweile verstorbener Mann haben vor 47 Jahren ein Kind adoptiert. Desirée erzählt.

Erzähl mir von eurer Entscheidung, ein Kind zu adoptieren.

Es stand schon früh fest, dass ich und mein Partner keine eigenen Kinder bekommen konnten. Wir wollten aber unbedingt ein Kind. So war für uns klar, dass wir ein Kind adoptieren möchten.

Was geschah bis zum ersten Treffen?

Zuerst haben wir uns beim entsprechenden Amt in Zürich angemeldet. Nach etwa zwei Jahren haben wir durch Zufall erfahren, dass unser Antrag beiseitegelegt wurde, da mein Mann katholisch und ich reformiert war. Das sah man im Jahr 1970 nicht gerne. Da es seinerzeit so war, dass auf ein Kind fünf Ehepaare fallen, dauerte die Adoption in unserem Fall viel länger. Das Amt hat unsere Akte schliesslich doch wieder hervorgeholt und dann hiess es plötzlich, dass wir unser Kind besuchen gehen können.

Was waren die Schritte bis zur Adoption?

Nach dem Treffen konnten wir entscheiden, ob wir Cyril adoptieren möchten. Wir fanden es gut. Wir haben Cyril so aufgenommen, als wäre er unser leiblicher Sohn. Es ist eigenartig, wir hatten beide keine Probleme damit. Damals war er bei Pflegeeltern untergebracht. Wir haben Cyril mit zwei Monaten kennengelernt. Wir, also vor allem ich, haben ihn jeden Tag besucht, gewickelt, gefüttert und so weiter, damit wir uns kennenlernen konnten. Als künftige Eltern wurden wir auf Herz und Nieren geprüft, ob wir fähig sind, ein Kind zu erziehen. Mein Mann und ich mussten viele schriftliche Fragen beantworten, und wir wurden ständig kontrolliert, bis die Adoption zustande gekommen ist. Nach etwa vier Monaten konnten wir unseren Sohn zu uns nach Hause holen. Es lief von Anfang an sehr gut, aber wir hatten zwischendurch auch harte Zeiten.

Sollten die Eltern bei einer Adoption ein gewisses Alter haben?

Wir waren damals seit fünf Jahren verheiratet. Ich war 32 Jahre alt und mein Mann 39 Jahre alt. Ein gewisses Alter ist sicher eine gute Voraussetzung. Aber meiner Meinung nach kann man auch mit 30 Jahren ein Kind adoptieren. Diese Adoption hatte uns nicht nur einen Sohn gebracht, sondern auch eine grosse Erfahrung.

Tinkjunior dankt Desirée für das Gespräch.


Adoption- noch ein Trend?

Grafik: Linda Tellenbach. Quelle: BfS

Die Adoptionsanfrage geht stark zurück zum Vergleich von den letzten Jahren- Schweizer adoptieren immer weniger.

Voraussetzungen für eine Adoption in der Schweiz:

  • Adoptionsinteressierte müssen mindestens 28 Jahre alt sein sowie 16 Jahre älter als das zu adoptierende Kind.
  • Ehegatten können nur gemeinschaftlich adoptieren.
  • Sie müssen seit mindestens drei Jahren einen gemeinsamen Haushalt führen. Geschwistern ist die gemeinschaftliche Adoption nicht erlaubt.
  • Gleichgeschlechtlichen Paaren ist in der Schweiz nur die Stiefkindadoption erlaubt.

Taxe ou pas taxe?

Ce texte menace la SSR, financée en grande partie par la redevance, mais aussi, ne l’oublions pas, de nombreuses radios et télévisions régionales. Et ceci dans un contexte où la presse écrite est en difficulté, les rédactions doivent se serrer la ceinture et les journaux fusionnent. L’ATS risque de licencier 36 de ses employé-e-s. L’initiative menace la diversité déjà précaire du paysage médiatique suisse. Or, les médias jouent un rôle essentiel pour le fonctionnement de la démocratie.

Les arguments pour No Billag fusent dans tous les sens. Les 451 francs par ménage pourraient être dépensés ailleurs, favorisant ainsi l’économie. La suppression de la taxe améliorerait l’offre audiovisuelle en apportant plus de concurrence sur le marché. Le subventionnement favorise la position monopolistique de la SSR, induisant ainsi un manque d’incitation au renouvellement des programmes. Pour y voir un peu plus clair dans cette jungle d’arguments, il paraît judicieux de revenir à la base du débat; la redevance. Pourquoi payons-nous une taxe au juste?

La redevance dont s’acquitte chaque ménage et entreprise sert à subventionner la SSR et les radios et télévisions régionales. Si on coupe le financement de la SSR, elle devra fonctionner comme une entreprise privée. Or, le secteur privé privilégie ce qui est rentable. Les émissions destinées aux minorités linguistiques, comme les romanches, ou qui ne touche pas un grand public, seront très probablement déficitaires et par conséquent peu à peu supprimées. On assisterait alors à une diminution de la diversité des programmes.

Ce mécanisme concerne aussi les médias audiovisuels régionaux qui touchent également une part de l’argent public. Ceux-ci diffusent du contenu local, culturel et proche de la population. Sans aide étatique, seules les radios localisées dans les grands centres urbains pourraient survivre, car elles offrent une visibilité suffisante pour attirer assez de sponsors. Les autres seraient probablement condamnées, et priveraient les régions périphériques d’une source d’information. La redevance permet donc d’avoir accès à une offre diversifiée, et ceci également pour les minorités linguistiques ou culturelles.

Admettons que la SSR survive à l’initiative no Billag. Elle devrait alors combler son manque à gagner par un autre moyen que la l’aide étatique. Elle devrait pour ce faire se financer par la publicité. La qualité du visionnement, pour la télévision, et de l’écoute, pour la radio, sera amoindrie par plus d’interruptions publicitaires. La redevance est garante de la qualité de l’audiovisuel, en plus de sa diversité.

Finalement, le financement public des médias audiovisuels évite qu’ils se fassent avaler par les grands groupes, comme c’est le cas pour les journaux, dont un grand nombre appartient actuellement à Tamedia ou à Ringer. La détention d’un grand nombre de médias par une seule entreprise peut évidemment entraîner un biais dans l’information. L’argument selon lequel la concurrence induite par la suppression de la taxe profiterait à la diversité du paysage médiatique paraît bancal. En effet, la situation de la presse écrite nous montre un aperçu de ce qui pourrait se passer avec l’audiovisuel.

Pour les raisons mentionnées, il ne serait pas judicieux d’accepter l’initiative. Il est par contre souhaitable de réfléchir à des solutions pour pallier au mécontentement de la population par rapport au système actuel, qui, il est vrai, n’a pas évolué, alors que l’environnement médiatique et informatif a énormément changé ces dernières années. Les familles paient des taxes de plus en plus chères. Une réforme en douceur du système pourrait être imaginée, en réfléchissant à des solutions viables sur le long-terme, sans précipiter les choses. Il serait aussi possible d’imaginer un système de taxe proportionnel au revenu, pour décharger les ménages les moins nantis.

Il n’est pas absurde de repenser le système, mais le faire sans précipitation et sans mettre les médias en danger est primordial. Serions-nous gagnants en économisant 365 francs par année, si le résultat implique la disparition de la SSR et de notre radio régionale ?

Scambi tra gioventù elvetiche e burkinabé

Cosa può portare un evento come la Sessione federale dei Giovani al Burkina-Faso?
La Svizzera è un esempio di democrazia per un paese come il Burkina-Faso, per il quale questa nozione è ancora allo stato embrionale. Dopo 27 anni di dittatura, il popolo burkinabé desidera ora instaurare i valori della democrazia; ciò implica una sensibilizzazione della gioventù a quest’ultimi.

In che modo? Potete darci un esempio?
Vorremmo ricreare un parlamento dei giovani. Quest’ultimo è sparito in seguito all’insurrezione popolare del 2015, quando il presidente Campaoré, al potere da 27 anni, è stato scacciato dal Paese. Era simile alla vostra Sessione. Ora che vi sono state delle elezioni libere, il paese è stabile e vorremmo quindi farlo rinascere dalle sue ceneri. Dobbiamo trovare le parole giuste per convincere le autorità e seguire la Sessione federale dei giovani ci permetterà di rafforzare il nostro dossier. Abbiamo il sostegno del ministro della gioventù, che ci ha accompagnati nel nostro soggiorno in Svizzera.

Perché mettere un accento sulla gioventù in particolare?
Bisogna sapere che la stragrande maggioranza della popolazione burkinabé è costituita da giovani: il 75% ha meno di 25 anni! È proprio una specificità del Paese. Al momento, però, le nostre sfide sono in primo luogo la disoccupazione e la formazione. In effetti, i valori della cittadinanza non dicono un granché a una gioventù senza lavoro – o comunque non costituiscono la priorità in una realtà fatta per la maggior parte di sopravvivenza.

P. Nelly Marcelle Ouedraogo e Romaric Wendezoodo Sawodogo

Descriveteci questa gioventù burkinabé…
La gioventù è cambiata, è particolarmente dinamica e s’investe fortemente per progetti legati alla cittadinanza e alla civica: donazioni di sangue, giornate di salubrità, visite ai malati, concerti pedagogici, veglie cittadine. Nello stesso tempo è anche molto più rivendicativa. C’è molta frustrazione a causa dei problemi che abbiamo menzionato. Questo poiché, per 27 anni, è stata messa da parte. Ora scopre uno spazio nuovo di libertà… vuole tutto, e subito, e arriva a usare le maniere forti per far sentire la sua voce. È ora opportuno inquadrare questa nuova libertà cittadina.

Abbiamo parlato del fatto che il funzionamento della politica svizzera può essere un’ispirazione per una giovane democrazia come la vostra. E al contrario, cosa può portare il Burkina-Faso alla Svizzera?
La sua ricchezza e diversità culturale così come la sua storia. Nello stesso tempo il Burkina-Faso è un Paese molto giovane, sia per quanto riguarda l’età media della popolazione sia anche in termini di democrazia. Di conseguenza, possiamo esportare tanto nuovo ossigeno a una democrazia longeva e in un Paese confrontato al fenomeno dell’invecchiamento della popolazione.

Che immagine vi è della Svizzera in Burkina-Faso?
È il Paese delle ONG e delle banche!

Raccontateci un po’ gli scambi che avete avuto con i giovani svizzeri…
Abbiamo seguito i dibattiti nei due gruppi francofoni, e il tema che più ci ha colpito è quello dell’integrazione delle persone in situazione di handicap. In Svizzera si riflette su come migliorare le loro condizioni di lavoro, ad esempio, mentre in Burkina-Faso bisogna ancora integrarli e il manco d’infrastrutture è flagrante. Le problematiche sono ben diverse.

Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta

Qual è il prossimo appuntamento, una volta tornati in Burkina-Faso?
Gli ‘Etats généraux de la jeunesse’ che avranno luogo fra tre giorni a Ouagadougou. Si tratta di un incontro che riunisce più di mille giovani. “Quale governance per una contribuzione ottimale della gioventù al rinnovamento politico, economico e sociale in Burkina-Faso” è il tema di quest’edizione. I giovani presenteranno al presidente Kaboré diverse rivendicazioni provenienti dalle tredici regioni del Paese. Negli ultimi anni, queste sono sempre restate nel cassetto. Quest’anno ripercorreremo tutto ciò che abbiamo detto e chiesto nelle ultime edizioni, con la differenza che si tratta dei primi Stati generali organizzati sotto il governo Kaboré.

Nella foto principale, da sinistra a destra: P. Nelly Marcelle Ouedraogo, giornalista socials media per An’Faso e membra della Fondazione Voix angélique (FOVA) per l’accesso dei bambini all’educazione, Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta e Denise Ouedraogo, studentessa di lettere moderne e membra del movimento cittadino “Le Balai citoyen”.

Integration funktioniert nicht über Regeln

Das Stück war ein hübscher Erfolg. Das Publikum liess nicht auf sich warten und füllte den Theatersaal über drei Vorstellungen hinweg. Das war «Zeitwerk» am Theater Käfigturm.

Mehr noch aber als die Zahl der Zuschauer*innen oder die Darbietung der Schauspieler*innen war es die Idee von Graziella Cisternino, die das Projekt zum Erfolg geführt hatte. Cisterninos Ziel: Minoritäten, Migrant*innen, Personen mit einer Behinderung, aus unterschiedlichen Kulturen oder mit verschiedenen sexuellen Orientierungen mittels Theater zu unterstützen.

So hatten mehr als die Hälfte der Schauspieler*innen einen Migrationshintergrund oder sind Doppelbürger*innen. Auch ihr Alter und soziale Herkunft schien sehr unterschiedlich.

«Am Anfang war das eine grosse Herausforderung für mich, vor allem wegen der Sprache», erklärt Priscila, die vor einigen Jahren aus Spanien in die Schweiz gekommen ist und schon seit drei Jahren bei «Zeitwerk» mitwirkt. «Aber gerade das Theater hat mir geholfen, viel schneller Deutsch zu lernen.» Das Projekt sei super, weil alle in die Entscheidungen miteinbezogen würden, weil alles sehr offen und flexibel sei, so Priscila.

«Alles hat extrem gut funktioniert», freut sich Graziella. «Die Integration ist hier von selbst passiert.» Die Teilnehmer*innen hätten viele Aktivitäten gar ausserhalb der Proben organisiert und sich gelegentlich zu Anlässen wie einer Geburtstagsfeier getroffen. Eine junge syrische Migrantin habe vor zwei Wochen dank ihrer neuen Freunde das Raclette entdeckt.

Ein Jahr harte Arbeit, die letztes Wochenende schliesslich ihre Früchte trug. Am Anfang stand jedoch die Rekrutierung der Schauspieler*innen. Das war alles andere als einfach. Die Schwierigkeit: Unterschiedliche Profile von Personen zu finden. Denn einige Migrant*innen getrauten sich aus Schüchternheit nicht mitzumachen oder weil sie nicht genügend in ihre eigenen Deutschkenntnisse vertrauten. Doch die Offenheit der Schauspieler*innen hat sich schliesslich ausbezahlt.

«Es ist nicht notwendig, die Sprache zu beherrschen», merkt Cisternino an. «Einige Rollen beinhalten fast keinen Dialog, leben hingegen von der Mimik. Wir hatten einen solchen Fall mit einer jungen Flüchtlingsfrau.» Schliesslich habe sie das ganze Jahr aber solche Fortschritte gemacht, dass man ihre Figur sprechen machen konnte.

Dank ihrer Ausbildung im sozialen Bereich hat Cisterno gemerkt, dass die Integration von Minderheiten und das Zusammenfinden von Leuten verschiedener Herkunft weit besser über Kreativität passiert als über Regeln. Diese Einsicht wollte sie deshalb mit dem Projekt «Interperfekt» in die Tat umsetzen. Das Theater erlaubt ihr nun, das Publikum zu berühren und mit der Gesellschaft zu kommunizieren.

Und die Schauspieler*innen, welche den Kontakt aufrecht erhalten wollen, beweisen, dass die Integrations-Wagnis von Cisternino tatsächlich aufgegangen ist.

Übersetzt aus dem Französischen von Michael Scheurer. Hier findest du den Originaltext.

«Man weiss nie, wohin das Ganze führt»

Gerade an politischen Anlässen wie der Jugendsession ist das gegenseitige Verstehen aber sehr wichtig. Für eine einwandfreie Verständigung von Romand_e_s, Tessiner_innen und Deutschschweizer_innen sorgen im Bundeshaus die Simultandolmetscher_innen. Wir konnten einen von ihnen, Thomas Bernath, treffen und nach den Herausforderungen und Besonderheiten des Simultandolmetschens im Bundeshaus fragen.


Thomas Bernath arbeitet als Dolmetscher für die Parlamentsdienste. Er übersetzt vom Deutschen und Italienischen ins Französische. Als erste Sprache hat er Schweizerdeutsch gelernt, während der Schulzeit dann aber immer Französisch gesprochen. Er arbeitet auch für Privatkunden wie Banken oder Vereine, für das Europäische Patentamt in München und den zweisprachigen Fernsehsender ARTE.

“Die perfekte Adoptivfamilie gibt es nicht”

Frau Meierhofer, welche Rolle spielt der Verein PACH Pflege- und Adoptivkinder Schweiz im Adoptionsprozess?

Wir übernehmen verschiedene Aufgaben: Wir beraten leibliche Mütter und Väter bei einer allfälligen Adoptionsfreigabe, unterstützen und begleiten sie. Dabei ist es nicht unser Ziel, ein Kind an Adoptiveltern zu vermitteln, sondern, das Kind zu schützen und das Beste für sein Wohl zu unternehmen. So kann die Lösung auch sein, dass das Kind am Schluss mit gezielter Unterstützung bei den leiblichen Eltern bleibt oder (vorübergehend) in eine Pflegefamilie kommt. Als weitere Aufgabe klären wir die Eignung werdender Adoptiveltern ab und empfehlen den Behörden geeignete Personen. Zudem unterstützen wir adoptierte Kinder bei ihrer Herkunftssuche. Wir bringen vieles unter einen Hut. Und einige der Dienstleistungen erbringen ausschliesslich wir, und keine andere Behörde oder Verein.

Wie viel Einfluss haben Sie auf die eigentliche Adoption?

Alle Mütter, die eine Adoption in Erwägung ziehen, kommen zu uns, und nicht wir zu ihnen. Wir fragen dann natürlich nach ihren Wünschen. Das zur Adoption freigegeben Kind erhält von der KESB (Kindes- und Erwachsenenschutzbehörde) einen Vormund, bis die Adoption rechtlich abgeschlossen ist. Die kantonale Zentralbehörde für Adoption entscheidet, zu welchen Eltern das Kind kommt. Unsere Aufgabe im ganzen Prozess der Familiensuche ist es, die Personen zu unterstützen und zu beraten. Wir sind um einen möglichst optimalen Ablauf für alle Beteiligten bemüht. Zentral ist, dass die Rollen und Zuständigkeiten klar geregelt sind und PACH keine Entscheidungen trifft.

Sie können aber Paare oder Einzelpersonen als geeignete Adoptiveltern vorschlagen. Auf welche Kriterien schauen sie bei der Auswahl der potentiellen Eltern?

Sie müssen grundsätzlich sicherstellen können, dass sie für das Kind sorgen und es ernähren können. Aus diesem finanziellen Aspekt sind die interessierten Personen zwangsläufig eher der Mittel- oder Oberschicht zugehörig. Des Weiteren werden ganz generelle Kriterien ihrer sozialen Kompetenzen geprüft: Sind sie empathisch, können sie ihr Verhalten reflektieren und Kritik annehmen? Die obligatorische Ausbildung der Adoptiveltern im Vorfeld der Adoption stellt einen wichtigen Entwicklungsprozess dar.
In verschiedenen Kursen geht es darum, die eigene Motivation zur Adoption zu hinterfragen: Wieso möchte ich das Kind adoptieren? Einfach, weil ich ein Kind möchte, oder weil ich jemandem etwas zu liebe tun möchte? Das ist ein Prozess: Die Art, wie künftige Adoptiveltern über Adoption denken, ist oftmals nicht mehr die gleiche, sobald sie den ganzen Prozess durchlaufen haben. Die Personen werden dann in unserem Vermittlungspool aufgenommen, so dass wir dann die passenden Paare vorschlagen können – diese Leistung zum Beispiel erbringt in der Deutschschweiz ausschliesslich PACH.

Das Bild der perfekten Familie mit Mutter, Vater und ein bis zwei Kinder ist in unserer Gesellschaft strak verankert – Was ist aus Ihrer Sicht die perfekte Adoptivfamilie?

Die gibt es nicht. Für mich gibt es zwei zentrale Fragen zu beantworten: Was für ein Kind ist es? Und was für Wünsche haben die leiblichen Eltern für ihr Kind? Wenn wir die Eltern kennen (nicht wie bei Babyklappenkinder), können wir deren Wünsche berücksichtigen. Zum Beispiel in welcher Familienkonstellation und mit welchen Werten ihr Kind aufwachsen soll.

Was halten Sie davon, dass die abgebenden Eltern so viel über die Adoptivfamilie ihres Kindes mitbestimmen dürfen?

Mitbestimmen dürfen sie ja nicht, aber sie können ihre Wünsche an eine künftige Adoptivfamilie anbringen. Wenn man ein Kind freigibt, geschieht das immer aus einer Not heraus. Man darf nicht vergessen, dass hinter der ganzen Situation auch immer viel Leid und die intensive Zeit von neun Monaten Schwangerschaft steckt. Dazu kommt, dass die Adoptionsfreigabe frühestens sechs Wochen nach der Geburt gegeben werden kann. Dazu müssen beide Elternteile ihre Zustimmung geben. Danach bleibt ihnen nochmals sechs Wochen Zeit, in der sie den Entscheid widerrufen können.
Das ist eine lange Zeit. Umso mehr ist es sehr wichtig, dass wir die Mütter und Eltern anhören und auf ihre Wünsche eingehen. Wir merken auch oft später bei der Herkunftssuche, dass adoptierte Erwachsene sich fragen: »Weshalb hat meine Mutter mich weggegeben?«, »Was war das Problem?«. Deswegen ist es wichtig, die Gründe der Eltern für eine Adoptionsfreigabe zu kennen.

Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Treten viele Eltern in den ersten noch möglichen Wochen von ihrem Entscheid zurück, ihr Kind zur Adoption freizugeben?

Das gibt es selten, kommt aber vor. Wahrscheinlicher ist es, dass die Mütter während der Schwangerschaft oder bei der Geburt merken: Ich kann mein Kind nicht weggeben.

Das ist bei einem emotionalen Prozess wie der Geburt gut nachvollziehbar. Wann bleiben sie dennoch bei ihrem Entscheid?

Ein eindrückliches Beispiel finde ich die Geschichte einer stark psychisch kranken Frau, die sich entschieden hat, ihr Kind zu Adoption freizugeben, weil sie merkte, dass sie nicht einmal für sich selbst gut sorgen kann. Die Entscheidung, das Kind zur Adoption freizugeben, war sehr schwierig und traurig, weil sie im Grunde das Kind gerne behalten hätte.

Wieso gibt es immer weniger zur Adoption freigegeben Kinder in der Schweiz?

Zum einen haben alleinerziehende Frauen einen besseren Status als früher. Zum anderen wurde die externe Kinderbetreuung in Form von Kitas, Tagesfamilien oder Pflegeeltern ausgebaut. So können werdende Mütter oder auch Paare in der Erziehung sinnvoll unterstützt werden. Ein Kind gibt man ja nicht einfach leichtfertig zur Adoption frei.

Es ist gesetzlich geregelt, dass es bei der Adoption darum geht, einem Kind eine gute Umgebung zu ermöglichen, und nicht den eigenen Kinderwunsch zu stillen. Die aktuelle Einstellung der Gesellschaft sieht jedoch etwas anders aus. Wie erleben sie das?

Wir erleben den Prozess der Adoption oft als Wellenweg: Am Anfang kommen die Eltern mit dem Kinderwunsch zu uns. In unseren Kursen versuchen wir, die Motivation vom Ich-zentrierten Kinderwunsch mehr auf das Wohl des Kindes zu lenken. Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Auf welche Herausforderungen bereiten Sie Adoptiveltern vor?

Auf die Adoptiveltern kommt so einiges zu; so müssen sie etwa damit rechnen, dass das Kind später nach seiner Herkunft sucht. Es ist ein Fakt, dass das Kind andere biologische Wurzeln hat, und auch ganz natürlich, dass es sich irgendwann für diese zu interessieren beginnt. Deshalb ist es wichtig, dass ein adoptiertes Kind dem Alter entsprechend möglichst früh über seine Adoption Bescheid weiss – dies stellt natürlich eine Herausforderung für Adoptiveltern.
Es ist uns wichtig, den werdenden Eltern klar zu machen, dass die leiblichen Eltern für das Kind eine Bedeutung haben können – auch wenn rechtlich gesehen das Kind nach der Adoption zu den Adoptiveltern »gehört«.

Wie gehen sie mit Eltern um, deren Adoptionswunsch unerfüllt bleibt?

Wir sind von Anfang an transparent. Die Paare wissen, dass sie nur jeweils für drei Jahre eine Eignungsbescheinung erhalten, und wir klären sie auch darüber auf, wie die aktuelle Situation bezüglich der zur Adoption freigegebenen Kinder aussieht. Im Moment haben wir 89 Paare im Vermittlungspool und ungefähr 15 zur Adoption freigegebene Kinder pro Jahr. Da kann man sich die Wahrscheinlichkeit eines erfüllten Adoptionswunsches selbst ausrechnen. Einige Personen wenden sich dann auch an Vermittlungsstellen, die Adoptionen aus dem Ausland organisieren.

Spüren Sie einen Druck auf Adoptiveltern »perfekte Eltern« sein zu müssen?

Zum Teil schon, aber ich glaube, dass während des Aufnahmeverfahrens viele Möglichkeiten bestehen, sich mit Erziehung auseinanderzusetzen. Wichtig ist es, sich selbst reflektieren zu können. Interessant sind auch die Paarprozesse, die während dieser Zeit ablaufen. So tauchen häufig Fragen auf wie »Vielleicht möchte ich nicht dasselbe wie mein Partner?«, oder »Wie gehen wir nun als Paar damit um?«. Es ist wichtig, dass die Eltern vom Gedanken wegkommen, »perfekt« sein zu müssen. Das ist niemand. Aber es geht darum, in verschieden Situationen möglichst adäquat reagieren zu können.

Am ersten Januar 2018 tritt das revidierte Adoptionsrecht* in Kraft, was halten Sie von der Revision?

Wir sind der Meinung, dass das Gesetz eine gute Anpassung an die heutige Gesellschaft ist. Das Gesetz ist unseres Erachtens gelungen. Die offene Adoption bedarf allerdings noch einiger Detailklärungen – wir plädieren hier für eine langfristige Begleitung des Familiensystems durch Fachpersonen.

Sollte die Adoption auch für homosexuelle Paare geöffnet werden?

Wir von PACH sind gegenüber der Öffnung für gleichgeschlechtliche Paare sehr offen. Wir setzen uns für Vielfalt von Familien ein und für gleiche Rechte für alle. Unserer Ansicht nach ist es das Wichtigste, dass das Kind gut betreut ist, sich wohl und geborgen fühlt. Das ist keine Frage des Geschlechts der Eltern.


Revision des Adoptionsrecht – Worum geht es?

Ab dem 1. Januar 2018 wird die Stiefkindadoption nicht mehr nur Ehepaaren, sondern auch Paaren in einer eingetragenen Partnerschaft oder einer faktischen Lebensgemeinschaft offenstehen. Zudem wird das Mindestalter adoptionswilliger Personen von 35 auf 28 Jahren gesenkt. Als dritte Änderung wird das Adoptionsgeheimnis für leibliche Eltern, die Informationen über ihr zur Adoption freigegebenes Kind erhalten möchten, gelockert.

Category Archives: Schweiz

Alles beginnt mit einem Kinderwunsch

Immer wieder wird über das Adoptionsrecht gesprochen und über Veränderungen debattiert. Aber wie verlief eine Adoption vor knapp einem halben Jahrhundert Jahren? Desirée und ihr mittlerweile verstorbener Mann haben vor 47 Jahren ein Kind adoptiert. Desirée erzählt.

Erzähl mir von eurer Entscheidung, ein Kind zu adoptieren.

Es stand schon früh fest, dass ich und mein Partner keine eigenen Kinder bekommen konnten. Wir wollten aber unbedingt ein Kind. So war für uns klar, dass wir ein Kind adoptieren möchten.

Was geschah bis zum ersten Treffen?

Zuerst haben wir uns beim entsprechenden Amt in Zürich angemeldet. Nach etwa zwei Jahren haben wir durch Zufall erfahren, dass unser Antrag beiseitegelegt wurde, da mein Mann katholisch und ich reformiert war. Das sah man im Jahr 1970 nicht gerne. Da es seinerzeit so war, dass auf ein Kind fünf Ehepaare fallen, dauerte die Adoption in unserem Fall viel länger. Das Amt hat unsere Akte schliesslich doch wieder hervorgeholt und dann hiess es plötzlich, dass wir unser Kind besuchen gehen können.

Was waren die Schritte bis zur Adoption?

Nach dem Treffen konnten wir entscheiden, ob wir Cyril adoptieren möchten. Wir fanden es gut. Wir haben Cyril so aufgenommen, als wäre er unser leiblicher Sohn. Es ist eigenartig, wir hatten beide keine Probleme damit. Damals war er bei Pflegeeltern untergebracht. Wir haben Cyril mit zwei Monaten kennengelernt. Wir, also vor allem ich, haben ihn jeden Tag besucht, gewickelt, gefüttert und so weiter, damit wir uns kennenlernen konnten. Als künftige Eltern wurden wir auf Herz und Nieren geprüft, ob wir fähig sind, ein Kind zu erziehen. Mein Mann und ich mussten viele schriftliche Fragen beantworten, und wir wurden ständig kontrolliert, bis die Adoption zustande gekommen ist. Nach etwa vier Monaten konnten wir unseren Sohn zu uns nach Hause holen. Es lief von Anfang an sehr gut, aber wir hatten zwischendurch auch harte Zeiten.

Sollten die Eltern bei einer Adoption ein gewisses Alter haben?

Wir waren damals seit fünf Jahren verheiratet. Ich war 32 Jahre alt und mein Mann 39 Jahre alt. Ein gewisses Alter ist sicher eine gute Voraussetzung. Aber meiner Meinung nach kann man auch mit 30 Jahren ein Kind adoptieren. Diese Adoption hatte uns nicht nur einen Sohn gebracht, sondern auch eine grosse Erfahrung.

Tinkjunior dankt Desirée für das Gespräch.


Adoption- noch ein Trend?

Grafik: Linda Tellenbach. Quelle: BfS

Die Adoptionsanfrage geht stark zurück zum Vergleich von den letzten Jahren- Schweizer adoptieren immer weniger.

Voraussetzungen für eine Adoption in der Schweiz:

  • Adoptionsinteressierte müssen mindestens 28 Jahre alt sein sowie 16 Jahre älter als das zu adoptierende Kind.
  • Ehegatten können nur gemeinschaftlich adoptieren.
  • Sie müssen seit mindestens drei Jahren einen gemeinsamen Haushalt führen. Geschwistern ist die gemeinschaftliche Adoption nicht erlaubt.
  • Gleichgeschlechtlichen Paaren ist in der Schweiz nur die Stiefkindadoption erlaubt.

Taxe ou pas taxe?

Ce texte menace la SSR, financée en grande partie par la redevance, mais aussi, ne l’oublions pas, de nombreuses radios et télévisions régionales. Et ceci dans un contexte où la presse écrite est en difficulté, les rédactions doivent se serrer la ceinture et les journaux fusionnent. L’ATS risque de licencier 36 de ses employé-e-s. L’initiative menace la diversité déjà précaire du paysage médiatique suisse. Or, les médias jouent un rôle essentiel pour le fonctionnement de la démocratie.

Les arguments pour No Billag fusent dans tous les sens. Les 451 francs par ménage pourraient être dépensés ailleurs, favorisant ainsi l’économie. La suppression de la taxe améliorerait l’offre audiovisuelle en apportant plus de concurrence sur le marché. Le subventionnement favorise la position monopolistique de la SSR, induisant ainsi un manque d’incitation au renouvellement des programmes. Pour y voir un peu plus clair dans cette jungle d’arguments, il paraît judicieux de revenir à la base du débat; la redevance. Pourquoi payons-nous une taxe au juste?

La redevance dont s’acquitte chaque ménage et entreprise sert à subventionner la SSR et les radios et télévisions régionales. Si on coupe le financement de la SSR, elle devra fonctionner comme une entreprise privée. Or, le secteur privé privilégie ce qui est rentable. Les émissions destinées aux minorités linguistiques, comme les romanches, ou qui ne touche pas un grand public, seront très probablement déficitaires et par conséquent peu à peu supprimées. On assisterait alors à une diminution de la diversité des programmes.

Ce mécanisme concerne aussi les médias audiovisuels régionaux qui touchent également une part de l’argent public. Ceux-ci diffusent du contenu local, culturel et proche de la population. Sans aide étatique, seules les radios localisées dans les grands centres urbains pourraient survivre, car elles offrent une visibilité suffisante pour attirer assez de sponsors. Les autres seraient probablement condamnées, et priveraient les régions périphériques d’une source d’information. La redevance permet donc d’avoir accès à une offre diversifiée, et ceci également pour les minorités linguistiques ou culturelles.

Admettons que la SSR survive à l’initiative no Billag. Elle devrait alors combler son manque à gagner par un autre moyen que la l’aide étatique. Elle devrait pour ce faire se financer par la publicité. La qualité du visionnement, pour la télévision, et de l’écoute, pour la radio, sera amoindrie par plus d’interruptions publicitaires. La redevance est garante de la qualité de l’audiovisuel, en plus de sa diversité.

Finalement, le financement public des médias audiovisuels évite qu’ils se fassent avaler par les grands groupes, comme c’est le cas pour les journaux, dont un grand nombre appartient actuellement à Tamedia ou à Ringer. La détention d’un grand nombre de médias par une seule entreprise peut évidemment entraîner un biais dans l’information. L’argument selon lequel la concurrence induite par la suppression de la taxe profiterait à la diversité du paysage médiatique paraît bancal. En effet, la situation de la presse écrite nous montre un aperçu de ce qui pourrait se passer avec l’audiovisuel.

Pour les raisons mentionnées, il ne serait pas judicieux d’accepter l’initiative. Il est par contre souhaitable de réfléchir à des solutions pour pallier au mécontentement de la population par rapport au système actuel, qui, il est vrai, n’a pas évolué, alors que l’environnement médiatique et informatif a énormément changé ces dernières années. Les familles paient des taxes de plus en plus chères. Une réforme en douceur du système pourrait être imaginée, en réfléchissant à des solutions viables sur le long-terme, sans précipiter les choses. Il serait aussi possible d’imaginer un système de taxe proportionnel au revenu, pour décharger les ménages les moins nantis.

Il n’est pas absurde de repenser le système, mais le faire sans précipitation et sans mettre les médias en danger est primordial. Serions-nous gagnants en économisant 365 francs par année, si le résultat implique la disparition de la SSR et de notre radio régionale ?

Scambi tra gioventù elvetiche e burkinabé

Cosa può portare un evento come la Sessione federale dei Giovani al Burkina-Faso?
La Svizzera è un esempio di democrazia per un paese come il Burkina-Faso, per il quale questa nozione è ancora allo stato embrionale. Dopo 27 anni di dittatura, il popolo burkinabé desidera ora instaurare i valori della democrazia; ciò implica una sensibilizzazione della gioventù a quest’ultimi.

In che modo? Potete darci un esempio?
Vorremmo ricreare un parlamento dei giovani. Quest’ultimo è sparito in seguito all’insurrezione popolare del 2015, quando il presidente Campaoré, al potere da 27 anni, è stato scacciato dal Paese. Era simile alla vostra Sessione. Ora che vi sono state delle elezioni libere, il paese è stabile e vorremmo quindi farlo rinascere dalle sue ceneri. Dobbiamo trovare le parole giuste per convincere le autorità e seguire la Sessione federale dei giovani ci permetterà di rafforzare il nostro dossier. Abbiamo il sostegno del ministro della gioventù, che ci ha accompagnati nel nostro soggiorno in Svizzera.

Perché mettere un accento sulla gioventù in particolare?
Bisogna sapere che la stragrande maggioranza della popolazione burkinabé è costituita da giovani: il 75% ha meno di 25 anni! È proprio una specificità del Paese. Al momento, però, le nostre sfide sono in primo luogo la disoccupazione e la formazione. In effetti, i valori della cittadinanza non dicono un granché a una gioventù senza lavoro – o comunque non costituiscono la priorità in una realtà fatta per la maggior parte di sopravvivenza.

P. Nelly Marcelle Ouedraogo e Romaric Wendezoodo Sawodogo

Descriveteci questa gioventù burkinabé…
La gioventù è cambiata, è particolarmente dinamica e s’investe fortemente per progetti legati alla cittadinanza e alla civica: donazioni di sangue, giornate di salubrità, visite ai malati, concerti pedagogici, veglie cittadine. Nello stesso tempo è anche molto più rivendicativa. C’è molta frustrazione a causa dei problemi che abbiamo menzionato. Questo poiché, per 27 anni, è stata messa da parte. Ora scopre uno spazio nuovo di libertà… vuole tutto, e subito, e arriva a usare le maniere forti per far sentire la sua voce. È ora opportuno inquadrare questa nuova libertà cittadina.

Abbiamo parlato del fatto che il funzionamento della politica svizzera può essere un’ispirazione per una giovane democrazia come la vostra. E al contrario, cosa può portare il Burkina-Faso alla Svizzera?
La sua ricchezza e diversità culturale così come la sua storia. Nello stesso tempo il Burkina-Faso è un Paese molto giovane, sia per quanto riguarda l’età media della popolazione sia anche in termini di democrazia. Di conseguenza, possiamo esportare tanto nuovo ossigeno a una democrazia longeva e in un Paese confrontato al fenomeno dell’invecchiamento della popolazione.

Che immagine vi è della Svizzera in Burkina-Faso?
È il Paese delle ONG e delle banche!

Raccontateci un po’ gli scambi che avete avuto con i giovani svizzeri…
Abbiamo seguito i dibattiti nei due gruppi francofoni, e il tema che più ci ha colpito è quello dell’integrazione delle persone in situazione di handicap. In Svizzera si riflette su come migliorare le loro condizioni di lavoro, ad esempio, mentre in Burkina-Faso bisogna ancora integrarli e il manco d’infrastrutture è flagrante. Le problematiche sono ben diverse.

Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta

Qual è il prossimo appuntamento, una volta tornati in Burkina-Faso?
Gli ‘Etats généraux de la jeunesse’ che avranno luogo fra tre giorni a Ouagadougou. Si tratta di un incontro che riunisce più di mille giovani. “Quale governance per una contribuzione ottimale della gioventù al rinnovamento politico, economico e sociale in Burkina-Faso” è il tema di quest’edizione. I giovani presenteranno al presidente Kaboré diverse rivendicazioni provenienti dalle tredici regioni del Paese. Negli ultimi anni, queste sono sempre restate nel cassetto. Quest’anno ripercorreremo tutto ciò che abbiamo detto e chiesto nelle ultime edizioni, con la differenza che si tratta dei primi Stati generali organizzati sotto il governo Kaboré.

Nella foto principale, da sinistra a destra: P. Nelly Marcelle Ouedraogo, giornalista socials media per An’Faso e membra della Fondazione Voix angélique (FOVA) per l’accesso dei bambini all’educazione, Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta e Denise Ouedraogo, studentessa di lettere moderne e membra del movimento cittadino “Le Balai citoyen”.

Integration funktioniert nicht über Regeln

Das Stück war ein hübscher Erfolg. Das Publikum liess nicht auf sich warten und füllte den Theatersaal über drei Vorstellungen hinweg. Das war «Zeitwerk» am Theater Käfigturm.

Mehr noch aber als die Zahl der Zuschauer*innen oder die Darbietung der Schauspieler*innen war es die Idee von Graziella Cisternino, die das Projekt zum Erfolg geführt hatte. Cisterninos Ziel: Minoritäten, Migrant*innen, Personen mit einer Behinderung, aus unterschiedlichen Kulturen oder mit verschiedenen sexuellen Orientierungen mittels Theater zu unterstützen.

So hatten mehr als die Hälfte der Schauspieler*innen einen Migrationshintergrund oder sind Doppelbürger*innen. Auch ihr Alter und soziale Herkunft schien sehr unterschiedlich.

«Am Anfang war das eine grosse Herausforderung für mich, vor allem wegen der Sprache», erklärt Priscila, die vor einigen Jahren aus Spanien in die Schweiz gekommen ist und schon seit drei Jahren bei «Zeitwerk» mitwirkt. «Aber gerade das Theater hat mir geholfen, viel schneller Deutsch zu lernen.» Das Projekt sei super, weil alle in die Entscheidungen miteinbezogen würden, weil alles sehr offen und flexibel sei, so Priscila.

«Alles hat extrem gut funktioniert», freut sich Graziella. «Die Integration ist hier von selbst passiert.» Die Teilnehmer*innen hätten viele Aktivitäten gar ausserhalb der Proben organisiert und sich gelegentlich zu Anlässen wie einer Geburtstagsfeier getroffen. Eine junge syrische Migrantin habe vor zwei Wochen dank ihrer neuen Freunde das Raclette entdeckt.

Ein Jahr harte Arbeit, die letztes Wochenende schliesslich ihre Früchte trug. Am Anfang stand jedoch die Rekrutierung der Schauspieler*innen. Das war alles andere als einfach. Die Schwierigkeit: Unterschiedliche Profile von Personen zu finden. Denn einige Migrant*innen getrauten sich aus Schüchternheit nicht mitzumachen oder weil sie nicht genügend in ihre eigenen Deutschkenntnisse vertrauten. Doch die Offenheit der Schauspieler*innen hat sich schliesslich ausbezahlt.

«Es ist nicht notwendig, die Sprache zu beherrschen», merkt Cisternino an. «Einige Rollen beinhalten fast keinen Dialog, leben hingegen von der Mimik. Wir hatten einen solchen Fall mit einer jungen Flüchtlingsfrau.» Schliesslich habe sie das ganze Jahr aber solche Fortschritte gemacht, dass man ihre Figur sprechen machen konnte.

Dank ihrer Ausbildung im sozialen Bereich hat Cisterno gemerkt, dass die Integration von Minderheiten und das Zusammenfinden von Leuten verschiedener Herkunft weit besser über Kreativität passiert als über Regeln. Diese Einsicht wollte sie deshalb mit dem Projekt «Interperfekt» in die Tat umsetzen. Das Theater erlaubt ihr nun, das Publikum zu berühren und mit der Gesellschaft zu kommunizieren.

Und die Schauspieler*innen, welche den Kontakt aufrecht erhalten wollen, beweisen, dass die Integrations-Wagnis von Cisternino tatsächlich aufgegangen ist.

Übersetzt aus dem Französischen von Michael Scheurer. Hier findest du den Originaltext.

«Man weiss nie, wohin das Ganze führt»

Gerade an politischen Anlässen wie der Jugendsession ist das gegenseitige Verstehen aber sehr wichtig. Für eine einwandfreie Verständigung von Romand_e_s, Tessiner_innen und Deutschschweizer_innen sorgen im Bundeshaus die Simultandolmetscher_innen. Wir konnten einen von ihnen, Thomas Bernath, treffen und nach den Herausforderungen und Besonderheiten des Simultandolmetschens im Bundeshaus fragen.


Thomas Bernath arbeitet als Dolmetscher für die Parlamentsdienste. Er übersetzt vom Deutschen und Italienischen ins Französische. Als erste Sprache hat er Schweizerdeutsch gelernt, während der Schulzeit dann aber immer Französisch gesprochen. Er arbeitet auch für Privatkunden wie Banken oder Vereine, für das Europäische Patentamt in München und den zweisprachigen Fernsehsender ARTE.

“Die perfekte Adoptivfamilie gibt es nicht”

Frau Meierhofer, welche Rolle spielt der Verein PACH Pflege- und Adoptivkinder Schweiz im Adoptionsprozess?

Wir übernehmen verschiedene Aufgaben: Wir beraten leibliche Mütter und Väter bei einer allfälligen Adoptionsfreigabe, unterstützen und begleiten sie. Dabei ist es nicht unser Ziel, ein Kind an Adoptiveltern zu vermitteln, sondern, das Kind zu schützen und das Beste für sein Wohl zu unternehmen. So kann die Lösung auch sein, dass das Kind am Schluss mit gezielter Unterstützung bei den leiblichen Eltern bleibt oder (vorübergehend) in eine Pflegefamilie kommt. Als weitere Aufgabe klären wir die Eignung werdender Adoptiveltern ab und empfehlen den Behörden geeignete Personen. Zudem unterstützen wir adoptierte Kinder bei ihrer Herkunftssuche. Wir bringen vieles unter einen Hut. Und einige der Dienstleistungen erbringen ausschliesslich wir, und keine andere Behörde oder Verein.

Wie viel Einfluss haben Sie auf die eigentliche Adoption?

Alle Mütter, die eine Adoption in Erwägung ziehen, kommen zu uns, und nicht wir zu ihnen. Wir fragen dann natürlich nach ihren Wünschen. Das zur Adoption freigegeben Kind erhält von der KESB (Kindes- und Erwachsenenschutzbehörde) einen Vormund, bis die Adoption rechtlich abgeschlossen ist. Die kantonale Zentralbehörde für Adoption entscheidet, zu welchen Eltern das Kind kommt. Unsere Aufgabe im ganzen Prozess der Familiensuche ist es, die Personen zu unterstützen und zu beraten. Wir sind um einen möglichst optimalen Ablauf für alle Beteiligten bemüht. Zentral ist, dass die Rollen und Zuständigkeiten klar geregelt sind und PACH keine Entscheidungen trifft.

Sie können aber Paare oder Einzelpersonen als geeignete Adoptiveltern vorschlagen. Auf welche Kriterien schauen sie bei der Auswahl der potentiellen Eltern?

Sie müssen grundsätzlich sicherstellen können, dass sie für das Kind sorgen und es ernähren können. Aus diesem finanziellen Aspekt sind die interessierten Personen zwangsläufig eher der Mittel- oder Oberschicht zugehörig. Des Weiteren werden ganz generelle Kriterien ihrer sozialen Kompetenzen geprüft: Sind sie empathisch, können sie ihr Verhalten reflektieren und Kritik annehmen? Die obligatorische Ausbildung der Adoptiveltern im Vorfeld der Adoption stellt einen wichtigen Entwicklungsprozess dar.
In verschiedenen Kursen geht es darum, die eigene Motivation zur Adoption zu hinterfragen: Wieso möchte ich das Kind adoptieren? Einfach, weil ich ein Kind möchte, oder weil ich jemandem etwas zu liebe tun möchte? Das ist ein Prozess: Die Art, wie künftige Adoptiveltern über Adoption denken, ist oftmals nicht mehr die gleiche, sobald sie den ganzen Prozess durchlaufen haben. Die Personen werden dann in unserem Vermittlungspool aufgenommen, so dass wir dann die passenden Paare vorschlagen können – diese Leistung zum Beispiel erbringt in der Deutschschweiz ausschliesslich PACH.

Das Bild der perfekten Familie mit Mutter, Vater und ein bis zwei Kinder ist in unserer Gesellschaft strak verankert – Was ist aus Ihrer Sicht die perfekte Adoptivfamilie?

Die gibt es nicht. Für mich gibt es zwei zentrale Fragen zu beantworten: Was für ein Kind ist es? Und was für Wünsche haben die leiblichen Eltern für ihr Kind? Wenn wir die Eltern kennen (nicht wie bei Babyklappenkinder), können wir deren Wünsche berücksichtigen. Zum Beispiel in welcher Familienkonstellation und mit welchen Werten ihr Kind aufwachsen soll.

Was halten Sie davon, dass die abgebenden Eltern so viel über die Adoptivfamilie ihres Kindes mitbestimmen dürfen?

Mitbestimmen dürfen sie ja nicht, aber sie können ihre Wünsche an eine künftige Adoptivfamilie anbringen. Wenn man ein Kind freigibt, geschieht das immer aus einer Not heraus. Man darf nicht vergessen, dass hinter der ganzen Situation auch immer viel Leid und die intensive Zeit von neun Monaten Schwangerschaft steckt. Dazu kommt, dass die Adoptionsfreigabe frühestens sechs Wochen nach der Geburt gegeben werden kann. Dazu müssen beide Elternteile ihre Zustimmung geben. Danach bleibt ihnen nochmals sechs Wochen Zeit, in der sie den Entscheid widerrufen können.
Das ist eine lange Zeit. Umso mehr ist es sehr wichtig, dass wir die Mütter und Eltern anhören und auf ihre Wünsche eingehen. Wir merken auch oft später bei der Herkunftssuche, dass adoptierte Erwachsene sich fragen: »Weshalb hat meine Mutter mich weggegeben?«, »Was war das Problem?«. Deswegen ist es wichtig, die Gründe der Eltern für eine Adoptionsfreigabe zu kennen.

Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Treten viele Eltern in den ersten noch möglichen Wochen von ihrem Entscheid zurück, ihr Kind zur Adoption freizugeben?

Das gibt es selten, kommt aber vor. Wahrscheinlicher ist es, dass die Mütter während der Schwangerschaft oder bei der Geburt merken: Ich kann mein Kind nicht weggeben.

Das ist bei einem emotionalen Prozess wie der Geburt gut nachvollziehbar. Wann bleiben sie dennoch bei ihrem Entscheid?

Ein eindrückliches Beispiel finde ich die Geschichte einer stark psychisch kranken Frau, die sich entschieden hat, ihr Kind zu Adoption freizugeben, weil sie merkte, dass sie nicht einmal für sich selbst gut sorgen kann. Die Entscheidung, das Kind zur Adoption freizugeben, war sehr schwierig und traurig, weil sie im Grunde das Kind gerne behalten hätte.

Wieso gibt es immer weniger zur Adoption freigegeben Kinder in der Schweiz?

Zum einen haben alleinerziehende Frauen einen besseren Status als früher. Zum anderen wurde die externe Kinderbetreuung in Form von Kitas, Tagesfamilien oder Pflegeeltern ausgebaut. So können werdende Mütter oder auch Paare in der Erziehung sinnvoll unterstützt werden. Ein Kind gibt man ja nicht einfach leichtfertig zur Adoption frei.

Es ist gesetzlich geregelt, dass es bei der Adoption darum geht, einem Kind eine gute Umgebung zu ermöglichen, und nicht den eigenen Kinderwunsch zu stillen. Die aktuelle Einstellung der Gesellschaft sieht jedoch etwas anders aus. Wie erleben sie das?

Wir erleben den Prozess der Adoption oft als Wellenweg: Am Anfang kommen die Eltern mit dem Kinderwunsch zu uns. In unseren Kursen versuchen wir, die Motivation vom Ich-zentrierten Kinderwunsch mehr auf das Wohl des Kindes zu lenken. Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Auf welche Herausforderungen bereiten Sie Adoptiveltern vor?

Auf die Adoptiveltern kommt so einiges zu; so müssen sie etwa damit rechnen, dass das Kind später nach seiner Herkunft sucht. Es ist ein Fakt, dass das Kind andere biologische Wurzeln hat, und auch ganz natürlich, dass es sich irgendwann für diese zu interessieren beginnt. Deshalb ist es wichtig, dass ein adoptiertes Kind dem Alter entsprechend möglichst früh über seine Adoption Bescheid weiss – dies stellt natürlich eine Herausforderung für Adoptiveltern.
Es ist uns wichtig, den werdenden Eltern klar zu machen, dass die leiblichen Eltern für das Kind eine Bedeutung haben können – auch wenn rechtlich gesehen das Kind nach der Adoption zu den Adoptiveltern »gehört«.

Wie gehen sie mit Eltern um, deren Adoptionswunsch unerfüllt bleibt?

Wir sind von Anfang an transparent. Die Paare wissen, dass sie nur jeweils für drei Jahre eine Eignungsbescheinung erhalten, und wir klären sie auch darüber auf, wie die aktuelle Situation bezüglich der zur Adoption freigegebenen Kinder aussieht. Im Moment haben wir 89 Paare im Vermittlungspool und ungefähr 15 zur Adoption freigegebene Kinder pro Jahr. Da kann man sich die Wahrscheinlichkeit eines erfüllten Adoptionswunsches selbst ausrechnen. Einige Personen wenden sich dann auch an Vermittlungsstellen, die Adoptionen aus dem Ausland organisieren.

Spüren Sie einen Druck auf Adoptiveltern »perfekte Eltern« sein zu müssen?

Zum Teil schon, aber ich glaube, dass während des Aufnahmeverfahrens viele Möglichkeiten bestehen, sich mit Erziehung auseinanderzusetzen. Wichtig ist es, sich selbst reflektieren zu können. Interessant sind auch die Paarprozesse, die während dieser Zeit ablaufen. So tauchen häufig Fragen auf wie »Vielleicht möchte ich nicht dasselbe wie mein Partner?«, oder »Wie gehen wir nun als Paar damit um?«. Es ist wichtig, dass die Eltern vom Gedanken wegkommen, »perfekt« sein zu müssen. Das ist niemand. Aber es geht darum, in verschieden Situationen möglichst adäquat reagieren zu können.

Am ersten Januar 2018 tritt das revidierte Adoptionsrecht* in Kraft, was halten Sie von der Revision?

Wir sind der Meinung, dass das Gesetz eine gute Anpassung an die heutige Gesellschaft ist. Das Gesetz ist unseres Erachtens gelungen. Die offene Adoption bedarf allerdings noch einiger Detailklärungen – wir plädieren hier für eine langfristige Begleitung des Familiensystems durch Fachpersonen.

Sollte die Adoption auch für homosexuelle Paare geöffnet werden?

Wir von PACH sind gegenüber der Öffnung für gleichgeschlechtliche Paare sehr offen. Wir setzen uns für Vielfalt von Familien ein und für gleiche Rechte für alle. Unserer Ansicht nach ist es das Wichtigste, dass das Kind gut betreut ist, sich wohl und geborgen fühlt. Das ist keine Frage des Geschlechts der Eltern.


Revision des Adoptionsrecht – Worum geht es?

Ab dem 1. Januar 2018 wird die Stiefkindadoption nicht mehr nur Ehepaaren, sondern auch Paaren in einer eingetragenen Partnerschaft oder einer faktischen Lebensgemeinschaft offenstehen. Zudem wird das Mindestalter adoptionswilliger Personen von 35 auf 28 Jahren gesenkt. Als dritte Änderung wird das Adoptionsgeheimnis für leibliche Eltern, die Informationen über ihr zur Adoption freigegebenes Kind erhalten möchten, gelockert.

Category Archives: Schweiz

Alles beginnt mit einem Kinderwunsch

Immer wieder wird über das Adoptionsrecht gesprochen und über Veränderungen debattiert. Aber wie verlief eine Adoption vor knapp einem halben Jahrhundert Jahren? Desirée und ihr mittlerweile verstorbener Mann haben vor 47 Jahren ein Kind adoptiert. Desirée erzählt.

Erzähl mir von eurer Entscheidung, ein Kind zu adoptieren.

Es stand schon früh fest, dass ich und mein Partner keine eigenen Kinder bekommen konnten. Wir wollten aber unbedingt ein Kind. So war für uns klar, dass wir ein Kind adoptieren möchten.

Was geschah bis zum ersten Treffen?

Zuerst haben wir uns beim entsprechenden Amt in Zürich angemeldet. Nach etwa zwei Jahren haben wir durch Zufall erfahren, dass unser Antrag beiseitegelegt wurde, da mein Mann katholisch und ich reformiert war. Das sah man im Jahr 1970 nicht gerne. Da es seinerzeit so war, dass auf ein Kind fünf Ehepaare fallen, dauerte die Adoption in unserem Fall viel länger. Das Amt hat unsere Akte schliesslich doch wieder hervorgeholt und dann hiess es plötzlich, dass wir unser Kind besuchen gehen können.

Was waren die Schritte bis zur Adoption?

Nach dem Treffen konnten wir entscheiden, ob wir Cyril adoptieren möchten. Wir fanden es gut. Wir haben Cyril so aufgenommen, als wäre er unser leiblicher Sohn. Es ist eigenartig, wir hatten beide keine Probleme damit. Damals war er bei Pflegeeltern untergebracht. Wir haben Cyril mit zwei Monaten kennengelernt. Wir, also vor allem ich, haben ihn jeden Tag besucht, gewickelt, gefüttert und so weiter, damit wir uns kennenlernen konnten. Als künftige Eltern wurden wir auf Herz und Nieren geprüft, ob wir fähig sind, ein Kind zu erziehen. Mein Mann und ich mussten viele schriftliche Fragen beantworten, und wir wurden ständig kontrolliert, bis die Adoption zustande gekommen ist. Nach etwa vier Monaten konnten wir unseren Sohn zu uns nach Hause holen. Es lief von Anfang an sehr gut, aber wir hatten zwischendurch auch harte Zeiten.

Sollten die Eltern bei einer Adoption ein gewisses Alter haben?

Wir waren damals seit fünf Jahren verheiratet. Ich war 32 Jahre alt und mein Mann 39 Jahre alt. Ein gewisses Alter ist sicher eine gute Voraussetzung. Aber meiner Meinung nach kann man auch mit 30 Jahren ein Kind adoptieren. Diese Adoption hatte uns nicht nur einen Sohn gebracht, sondern auch eine grosse Erfahrung.

Tinkjunior dankt Desirée für das Gespräch.


Adoption- noch ein Trend?

Grafik: Linda Tellenbach. Quelle: BfS

Die Adoptionsanfrage geht stark zurück zum Vergleich von den letzten Jahren- Schweizer adoptieren immer weniger.

Voraussetzungen für eine Adoption in der Schweiz:

  • Adoptionsinteressierte müssen mindestens 28 Jahre alt sein sowie 16 Jahre älter als das zu adoptierende Kind.
  • Ehegatten können nur gemeinschaftlich adoptieren.
  • Sie müssen seit mindestens drei Jahren einen gemeinsamen Haushalt führen. Geschwistern ist die gemeinschaftliche Adoption nicht erlaubt.
  • Gleichgeschlechtlichen Paaren ist in der Schweiz nur die Stiefkindadoption erlaubt.

Taxe ou pas taxe?

Ce texte menace la SSR, financée en grande partie par la redevance, mais aussi, ne l’oublions pas, de nombreuses radios et télévisions régionales. Et ceci dans un contexte où la presse écrite est en difficulté, les rédactions doivent se serrer la ceinture et les journaux fusionnent. L’ATS risque de licencier 36 de ses employé-e-s. L’initiative menace la diversité déjà précaire du paysage médiatique suisse. Or, les médias jouent un rôle essentiel pour le fonctionnement de la démocratie.

Les arguments pour No Billag fusent dans tous les sens. Les 451 francs par ménage pourraient être dépensés ailleurs, favorisant ainsi l’économie. La suppression de la taxe améliorerait l’offre audiovisuelle en apportant plus de concurrence sur le marché. Le subventionnement favorise la position monopolistique de la SSR, induisant ainsi un manque d’incitation au renouvellement des programmes. Pour y voir un peu plus clair dans cette jungle d’arguments, il paraît judicieux de revenir à la base du débat; la redevance. Pourquoi payons-nous une taxe au juste?

La redevance dont s’acquitte chaque ménage et entreprise sert à subventionner la SSR et les radios et télévisions régionales. Si on coupe le financement de la SSR, elle devra fonctionner comme une entreprise privée. Or, le secteur privé privilégie ce qui est rentable. Les émissions destinées aux minorités linguistiques, comme les romanches, ou qui ne touche pas un grand public, seront très probablement déficitaires et par conséquent peu à peu supprimées. On assisterait alors à une diminution de la diversité des programmes.

Ce mécanisme concerne aussi les médias audiovisuels régionaux qui touchent également une part de l’argent public. Ceux-ci diffusent du contenu local, culturel et proche de la population. Sans aide étatique, seules les radios localisées dans les grands centres urbains pourraient survivre, car elles offrent une visibilité suffisante pour attirer assez de sponsors. Les autres seraient probablement condamnées, et priveraient les régions périphériques d’une source d’information. La redevance permet donc d’avoir accès à une offre diversifiée, et ceci également pour les minorités linguistiques ou culturelles.

Admettons que la SSR survive à l’initiative no Billag. Elle devrait alors combler son manque à gagner par un autre moyen que la l’aide étatique. Elle devrait pour ce faire se financer par la publicité. La qualité du visionnement, pour la télévision, et de l’écoute, pour la radio, sera amoindrie par plus d’interruptions publicitaires. La redevance est garante de la qualité de l’audiovisuel, en plus de sa diversité.

Finalement, le financement public des médias audiovisuels évite qu’ils se fassent avaler par les grands groupes, comme c’est le cas pour les journaux, dont un grand nombre appartient actuellement à Tamedia ou à Ringer. La détention d’un grand nombre de médias par une seule entreprise peut évidemment entraîner un biais dans l’information. L’argument selon lequel la concurrence induite par la suppression de la taxe profiterait à la diversité du paysage médiatique paraît bancal. En effet, la situation de la presse écrite nous montre un aperçu de ce qui pourrait se passer avec l’audiovisuel.

Pour les raisons mentionnées, il ne serait pas judicieux d’accepter l’initiative. Il est par contre souhaitable de réfléchir à des solutions pour pallier au mécontentement de la population par rapport au système actuel, qui, il est vrai, n’a pas évolué, alors que l’environnement médiatique et informatif a énormément changé ces dernières années. Les familles paient des taxes de plus en plus chères. Une réforme en douceur du système pourrait être imaginée, en réfléchissant à des solutions viables sur le long-terme, sans précipiter les choses. Il serait aussi possible d’imaginer un système de taxe proportionnel au revenu, pour décharger les ménages les moins nantis.

Il n’est pas absurde de repenser le système, mais le faire sans précipitation et sans mettre les médias en danger est primordial. Serions-nous gagnants en économisant 365 francs par année, si le résultat implique la disparition de la SSR et de notre radio régionale ?

Scambi tra gioventù elvetiche e burkinabé

Cosa può portare un evento come la Sessione federale dei Giovani al Burkina-Faso?
La Svizzera è un esempio di democrazia per un paese come il Burkina-Faso, per il quale questa nozione è ancora allo stato embrionale. Dopo 27 anni di dittatura, il popolo burkinabé desidera ora instaurare i valori della democrazia; ciò implica una sensibilizzazione della gioventù a quest’ultimi.

In che modo? Potete darci un esempio?
Vorremmo ricreare un parlamento dei giovani. Quest’ultimo è sparito in seguito all’insurrezione popolare del 2015, quando il presidente Campaoré, al potere da 27 anni, è stato scacciato dal Paese. Era simile alla vostra Sessione. Ora che vi sono state delle elezioni libere, il paese è stabile e vorremmo quindi farlo rinascere dalle sue ceneri. Dobbiamo trovare le parole giuste per convincere le autorità e seguire la Sessione federale dei giovani ci permetterà di rafforzare il nostro dossier. Abbiamo il sostegno del ministro della gioventù, che ci ha accompagnati nel nostro soggiorno in Svizzera.

Perché mettere un accento sulla gioventù in particolare?
Bisogna sapere che la stragrande maggioranza della popolazione burkinabé è costituita da giovani: il 75% ha meno di 25 anni! È proprio una specificità del Paese. Al momento, però, le nostre sfide sono in primo luogo la disoccupazione e la formazione. In effetti, i valori della cittadinanza non dicono un granché a una gioventù senza lavoro – o comunque non costituiscono la priorità in una realtà fatta per la maggior parte di sopravvivenza.

P. Nelly Marcelle Ouedraogo e Romaric Wendezoodo Sawodogo

Descriveteci questa gioventù burkinabé…
La gioventù è cambiata, è particolarmente dinamica e s’investe fortemente per progetti legati alla cittadinanza e alla civica: donazioni di sangue, giornate di salubrità, visite ai malati, concerti pedagogici, veglie cittadine. Nello stesso tempo è anche molto più rivendicativa. C’è molta frustrazione a causa dei problemi che abbiamo menzionato. Questo poiché, per 27 anni, è stata messa da parte. Ora scopre uno spazio nuovo di libertà… vuole tutto, e subito, e arriva a usare le maniere forti per far sentire la sua voce. È ora opportuno inquadrare questa nuova libertà cittadina.

Abbiamo parlato del fatto che il funzionamento della politica svizzera può essere un’ispirazione per una giovane democrazia come la vostra. E al contrario, cosa può portare il Burkina-Faso alla Svizzera?
La sua ricchezza e diversità culturale così come la sua storia. Nello stesso tempo il Burkina-Faso è un Paese molto giovane, sia per quanto riguarda l’età media della popolazione sia anche in termini di democrazia. Di conseguenza, possiamo esportare tanto nuovo ossigeno a una democrazia longeva e in un Paese confrontato al fenomeno dell’invecchiamento della popolazione.

Che immagine vi è della Svizzera in Burkina-Faso?
È il Paese delle ONG e delle banche!

Raccontateci un po’ gli scambi che avete avuto con i giovani svizzeri…
Abbiamo seguito i dibattiti nei due gruppi francofoni, e il tema che più ci ha colpito è quello dell’integrazione delle persone in situazione di handicap. In Svizzera si riflette su come migliorare le loro condizioni di lavoro, ad esempio, mentre in Burkina-Faso bisogna ancora integrarli e il manco d’infrastrutture è flagrante. Le problematiche sono ben diverse.

Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta

Qual è il prossimo appuntamento, una volta tornati in Burkina-Faso?
Gli ‘Etats généraux de la jeunesse’ che avranno luogo fra tre giorni a Ouagadougou. Si tratta di un incontro che riunisce più di mille giovani. “Quale governance per una contribuzione ottimale della gioventù al rinnovamento politico, economico e sociale in Burkina-Faso” è il tema di quest’edizione. I giovani presenteranno al presidente Kaboré diverse rivendicazioni provenienti dalle tredici regioni del Paese. Negli ultimi anni, queste sono sempre restate nel cassetto. Quest’anno ripercorreremo tutto ciò che abbiamo detto e chiesto nelle ultime edizioni, con la differenza che si tratta dei primi Stati generali organizzati sotto il governo Kaboré.

Nella foto principale, da sinistra a destra: P. Nelly Marcelle Ouedraogo, giornalista socials media per An’Faso e membra della Fondazione Voix angélique (FOVA) per l’accesso dei bambini all’educazione, Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta e Denise Ouedraogo, studentessa di lettere moderne e membra del movimento cittadino “Le Balai citoyen”.

Integration funktioniert nicht über Regeln

Das Stück war ein hübscher Erfolg. Das Publikum liess nicht auf sich warten und füllte den Theatersaal über drei Vorstellungen hinweg. Das war «Zeitwerk» am Theater Käfigturm.

Mehr noch aber als die Zahl der Zuschauer*innen oder die Darbietung der Schauspieler*innen war es die Idee von Graziella Cisternino, die das Projekt zum Erfolg geführt hatte. Cisterninos Ziel: Minoritäten, Migrant*innen, Personen mit einer Behinderung, aus unterschiedlichen Kulturen oder mit verschiedenen sexuellen Orientierungen mittels Theater zu unterstützen.

So hatten mehr als die Hälfte der Schauspieler*innen einen Migrationshintergrund oder sind Doppelbürger*innen. Auch ihr Alter und soziale Herkunft schien sehr unterschiedlich.

«Am Anfang war das eine grosse Herausforderung für mich, vor allem wegen der Sprache», erklärt Priscila, die vor einigen Jahren aus Spanien in die Schweiz gekommen ist und schon seit drei Jahren bei «Zeitwerk» mitwirkt. «Aber gerade das Theater hat mir geholfen, viel schneller Deutsch zu lernen.» Das Projekt sei super, weil alle in die Entscheidungen miteinbezogen würden, weil alles sehr offen und flexibel sei, so Priscila.

«Alles hat extrem gut funktioniert», freut sich Graziella. «Die Integration ist hier von selbst passiert.» Die Teilnehmer*innen hätten viele Aktivitäten gar ausserhalb der Proben organisiert und sich gelegentlich zu Anlässen wie einer Geburtstagsfeier getroffen. Eine junge syrische Migrantin habe vor zwei Wochen dank ihrer neuen Freunde das Raclette entdeckt.

Ein Jahr harte Arbeit, die letztes Wochenende schliesslich ihre Früchte trug. Am Anfang stand jedoch die Rekrutierung der Schauspieler*innen. Das war alles andere als einfach. Die Schwierigkeit: Unterschiedliche Profile von Personen zu finden. Denn einige Migrant*innen getrauten sich aus Schüchternheit nicht mitzumachen oder weil sie nicht genügend in ihre eigenen Deutschkenntnisse vertrauten. Doch die Offenheit der Schauspieler*innen hat sich schliesslich ausbezahlt.

«Es ist nicht notwendig, die Sprache zu beherrschen», merkt Cisternino an. «Einige Rollen beinhalten fast keinen Dialog, leben hingegen von der Mimik. Wir hatten einen solchen Fall mit einer jungen Flüchtlingsfrau.» Schliesslich habe sie das ganze Jahr aber solche Fortschritte gemacht, dass man ihre Figur sprechen machen konnte.

Dank ihrer Ausbildung im sozialen Bereich hat Cisterno gemerkt, dass die Integration von Minderheiten und das Zusammenfinden von Leuten verschiedener Herkunft weit besser über Kreativität passiert als über Regeln. Diese Einsicht wollte sie deshalb mit dem Projekt «Interperfekt» in die Tat umsetzen. Das Theater erlaubt ihr nun, das Publikum zu berühren und mit der Gesellschaft zu kommunizieren.

Und die Schauspieler*innen, welche den Kontakt aufrecht erhalten wollen, beweisen, dass die Integrations-Wagnis von Cisternino tatsächlich aufgegangen ist.

Übersetzt aus dem Französischen von Michael Scheurer. Hier findest du den Originaltext.

«Man weiss nie, wohin das Ganze führt»

Gerade an politischen Anlässen wie der Jugendsession ist das gegenseitige Verstehen aber sehr wichtig. Für eine einwandfreie Verständigung von Romand_e_s, Tessiner_innen und Deutschschweizer_innen sorgen im Bundeshaus die Simultandolmetscher_innen. Wir konnten einen von ihnen, Thomas Bernath, treffen und nach den Herausforderungen und Besonderheiten des Simultandolmetschens im Bundeshaus fragen.


Thomas Bernath arbeitet als Dolmetscher für die Parlamentsdienste. Er übersetzt vom Deutschen und Italienischen ins Französische. Als erste Sprache hat er Schweizerdeutsch gelernt, während der Schulzeit dann aber immer Französisch gesprochen. Er arbeitet auch für Privatkunden wie Banken oder Vereine, für das Europäische Patentamt in München und den zweisprachigen Fernsehsender ARTE.

“Die perfekte Adoptivfamilie gibt es nicht”

Frau Meierhofer, welche Rolle spielt der Verein PACH Pflege- und Adoptivkinder Schweiz im Adoptionsprozess?

Wir übernehmen verschiedene Aufgaben: Wir beraten leibliche Mütter und Väter bei einer allfälligen Adoptionsfreigabe, unterstützen und begleiten sie. Dabei ist es nicht unser Ziel, ein Kind an Adoptiveltern zu vermitteln, sondern, das Kind zu schützen und das Beste für sein Wohl zu unternehmen. So kann die Lösung auch sein, dass das Kind am Schluss mit gezielter Unterstützung bei den leiblichen Eltern bleibt oder (vorübergehend) in eine Pflegefamilie kommt. Als weitere Aufgabe klären wir die Eignung werdender Adoptiveltern ab und empfehlen den Behörden geeignete Personen. Zudem unterstützen wir adoptierte Kinder bei ihrer Herkunftssuche. Wir bringen vieles unter einen Hut. Und einige der Dienstleistungen erbringen ausschliesslich wir, und keine andere Behörde oder Verein.

Wie viel Einfluss haben Sie auf die eigentliche Adoption?

Alle Mütter, die eine Adoption in Erwägung ziehen, kommen zu uns, und nicht wir zu ihnen. Wir fragen dann natürlich nach ihren Wünschen. Das zur Adoption freigegeben Kind erhält von der KESB (Kindes- und Erwachsenenschutzbehörde) einen Vormund, bis die Adoption rechtlich abgeschlossen ist. Die kantonale Zentralbehörde für Adoption entscheidet, zu welchen Eltern das Kind kommt. Unsere Aufgabe im ganzen Prozess der Familiensuche ist es, die Personen zu unterstützen und zu beraten. Wir sind um einen möglichst optimalen Ablauf für alle Beteiligten bemüht. Zentral ist, dass die Rollen und Zuständigkeiten klar geregelt sind und PACH keine Entscheidungen trifft.

Sie können aber Paare oder Einzelpersonen als geeignete Adoptiveltern vorschlagen. Auf welche Kriterien schauen sie bei der Auswahl der potentiellen Eltern?

Sie müssen grundsätzlich sicherstellen können, dass sie für das Kind sorgen und es ernähren können. Aus diesem finanziellen Aspekt sind die interessierten Personen zwangsläufig eher der Mittel- oder Oberschicht zugehörig. Des Weiteren werden ganz generelle Kriterien ihrer sozialen Kompetenzen geprüft: Sind sie empathisch, können sie ihr Verhalten reflektieren und Kritik annehmen? Die obligatorische Ausbildung der Adoptiveltern im Vorfeld der Adoption stellt einen wichtigen Entwicklungsprozess dar.
In verschiedenen Kursen geht es darum, die eigene Motivation zur Adoption zu hinterfragen: Wieso möchte ich das Kind adoptieren? Einfach, weil ich ein Kind möchte, oder weil ich jemandem etwas zu liebe tun möchte? Das ist ein Prozess: Die Art, wie künftige Adoptiveltern über Adoption denken, ist oftmals nicht mehr die gleiche, sobald sie den ganzen Prozess durchlaufen haben. Die Personen werden dann in unserem Vermittlungspool aufgenommen, so dass wir dann die passenden Paare vorschlagen können – diese Leistung zum Beispiel erbringt in der Deutschschweiz ausschliesslich PACH.

Das Bild der perfekten Familie mit Mutter, Vater und ein bis zwei Kinder ist in unserer Gesellschaft strak verankert – Was ist aus Ihrer Sicht die perfekte Adoptivfamilie?

Die gibt es nicht. Für mich gibt es zwei zentrale Fragen zu beantworten: Was für ein Kind ist es? Und was für Wünsche haben die leiblichen Eltern für ihr Kind? Wenn wir die Eltern kennen (nicht wie bei Babyklappenkinder), können wir deren Wünsche berücksichtigen. Zum Beispiel in welcher Familienkonstellation und mit welchen Werten ihr Kind aufwachsen soll.

Was halten Sie davon, dass die abgebenden Eltern so viel über die Adoptivfamilie ihres Kindes mitbestimmen dürfen?

Mitbestimmen dürfen sie ja nicht, aber sie können ihre Wünsche an eine künftige Adoptivfamilie anbringen. Wenn man ein Kind freigibt, geschieht das immer aus einer Not heraus. Man darf nicht vergessen, dass hinter der ganzen Situation auch immer viel Leid und die intensive Zeit von neun Monaten Schwangerschaft steckt. Dazu kommt, dass die Adoptionsfreigabe frühestens sechs Wochen nach der Geburt gegeben werden kann. Dazu müssen beide Elternteile ihre Zustimmung geben. Danach bleibt ihnen nochmals sechs Wochen Zeit, in der sie den Entscheid widerrufen können.
Das ist eine lange Zeit. Umso mehr ist es sehr wichtig, dass wir die Mütter und Eltern anhören und auf ihre Wünsche eingehen. Wir merken auch oft später bei der Herkunftssuche, dass adoptierte Erwachsene sich fragen: »Weshalb hat meine Mutter mich weggegeben?«, »Was war das Problem?«. Deswegen ist es wichtig, die Gründe der Eltern für eine Adoptionsfreigabe zu kennen.

Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Treten viele Eltern in den ersten noch möglichen Wochen von ihrem Entscheid zurück, ihr Kind zur Adoption freizugeben?

Das gibt es selten, kommt aber vor. Wahrscheinlicher ist es, dass die Mütter während der Schwangerschaft oder bei der Geburt merken: Ich kann mein Kind nicht weggeben.

Das ist bei einem emotionalen Prozess wie der Geburt gut nachvollziehbar. Wann bleiben sie dennoch bei ihrem Entscheid?

Ein eindrückliches Beispiel finde ich die Geschichte einer stark psychisch kranken Frau, die sich entschieden hat, ihr Kind zu Adoption freizugeben, weil sie merkte, dass sie nicht einmal für sich selbst gut sorgen kann. Die Entscheidung, das Kind zur Adoption freizugeben, war sehr schwierig und traurig, weil sie im Grunde das Kind gerne behalten hätte.

Wieso gibt es immer weniger zur Adoption freigegeben Kinder in der Schweiz?

Zum einen haben alleinerziehende Frauen einen besseren Status als früher. Zum anderen wurde die externe Kinderbetreuung in Form von Kitas, Tagesfamilien oder Pflegeeltern ausgebaut. So können werdende Mütter oder auch Paare in der Erziehung sinnvoll unterstützt werden. Ein Kind gibt man ja nicht einfach leichtfertig zur Adoption frei.

Es ist gesetzlich geregelt, dass es bei der Adoption darum geht, einem Kind eine gute Umgebung zu ermöglichen, und nicht den eigenen Kinderwunsch zu stillen. Die aktuelle Einstellung der Gesellschaft sieht jedoch etwas anders aus. Wie erleben sie das?

Wir erleben den Prozess der Adoption oft als Wellenweg: Am Anfang kommen die Eltern mit dem Kinderwunsch zu uns. In unseren Kursen versuchen wir, die Motivation vom Ich-zentrierten Kinderwunsch mehr auf das Wohl des Kindes zu lenken. Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Auf welche Herausforderungen bereiten Sie Adoptiveltern vor?

Auf die Adoptiveltern kommt so einiges zu; so müssen sie etwa damit rechnen, dass das Kind später nach seiner Herkunft sucht. Es ist ein Fakt, dass das Kind andere biologische Wurzeln hat, und auch ganz natürlich, dass es sich irgendwann für diese zu interessieren beginnt. Deshalb ist es wichtig, dass ein adoptiertes Kind dem Alter entsprechend möglichst früh über seine Adoption Bescheid weiss – dies stellt natürlich eine Herausforderung für Adoptiveltern.
Es ist uns wichtig, den werdenden Eltern klar zu machen, dass die leiblichen Eltern für das Kind eine Bedeutung haben können – auch wenn rechtlich gesehen das Kind nach der Adoption zu den Adoptiveltern »gehört«.

Wie gehen sie mit Eltern um, deren Adoptionswunsch unerfüllt bleibt?

Wir sind von Anfang an transparent. Die Paare wissen, dass sie nur jeweils für drei Jahre eine Eignungsbescheinung erhalten, und wir klären sie auch darüber auf, wie die aktuelle Situation bezüglich der zur Adoption freigegebenen Kinder aussieht. Im Moment haben wir 89 Paare im Vermittlungspool und ungefähr 15 zur Adoption freigegebene Kinder pro Jahr. Da kann man sich die Wahrscheinlichkeit eines erfüllten Adoptionswunsches selbst ausrechnen. Einige Personen wenden sich dann auch an Vermittlungsstellen, die Adoptionen aus dem Ausland organisieren.

Spüren Sie einen Druck auf Adoptiveltern »perfekte Eltern« sein zu müssen?

Zum Teil schon, aber ich glaube, dass während des Aufnahmeverfahrens viele Möglichkeiten bestehen, sich mit Erziehung auseinanderzusetzen. Wichtig ist es, sich selbst reflektieren zu können. Interessant sind auch die Paarprozesse, die während dieser Zeit ablaufen. So tauchen häufig Fragen auf wie »Vielleicht möchte ich nicht dasselbe wie mein Partner?«, oder »Wie gehen wir nun als Paar damit um?«. Es ist wichtig, dass die Eltern vom Gedanken wegkommen, »perfekt« sein zu müssen. Das ist niemand. Aber es geht darum, in verschieden Situationen möglichst adäquat reagieren zu können.

Am ersten Januar 2018 tritt das revidierte Adoptionsrecht* in Kraft, was halten Sie von der Revision?

Wir sind der Meinung, dass das Gesetz eine gute Anpassung an die heutige Gesellschaft ist. Das Gesetz ist unseres Erachtens gelungen. Die offene Adoption bedarf allerdings noch einiger Detailklärungen – wir plädieren hier für eine langfristige Begleitung des Familiensystems durch Fachpersonen.

Sollte die Adoption auch für homosexuelle Paare geöffnet werden?

Wir von PACH sind gegenüber der Öffnung für gleichgeschlechtliche Paare sehr offen. Wir setzen uns für Vielfalt von Familien ein und für gleiche Rechte für alle. Unserer Ansicht nach ist es das Wichtigste, dass das Kind gut betreut ist, sich wohl und geborgen fühlt. Das ist keine Frage des Geschlechts der Eltern.


Revision des Adoptionsrecht – Worum geht es?

Ab dem 1. Januar 2018 wird die Stiefkindadoption nicht mehr nur Ehepaaren, sondern auch Paaren in einer eingetragenen Partnerschaft oder einer faktischen Lebensgemeinschaft offenstehen. Zudem wird das Mindestalter adoptionswilliger Personen von 35 auf 28 Jahren gesenkt. Als dritte Änderung wird das Adoptionsgeheimnis für leibliche Eltern, die Informationen über ihr zur Adoption freigegebenes Kind erhalten möchten, gelockert.

Category Archives: Schweiz

Alles beginnt mit einem Kinderwunsch

Immer wieder wird über das Adoptionsrecht gesprochen und über Veränderungen debattiert. Aber wie verlief eine Adoption vor knapp einem halben Jahrhundert Jahren? Desirée und ihr mittlerweile verstorbener Mann haben vor 47 Jahren ein Kind adoptiert. Desirée erzählt.

Erzähl mir von eurer Entscheidung, ein Kind zu adoptieren.

Es stand schon früh fest, dass ich und mein Partner keine eigenen Kinder bekommen konnten. Wir wollten aber unbedingt ein Kind. So war für uns klar, dass wir ein Kind adoptieren möchten.

Was geschah bis zum ersten Treffen?

Zuerst haben wir uns beim entsprechenden Amt in Zürich angemeldet. Nach etwa zwei Jahren haben wir durch Zufall erfahren, dass unser Antrag beiseitegelegt wurde, da mein Mann katholisch und ich reformiert war. Das sah man im Jahr 1970 nicht gerne. Da es seinerzeit so war, dass auf ein Kind fünf Ehepaare fallen, dauerte die Adoption in unserem Fall viel länger. Das Amt hat unsere Akte schliesslich doch wieder hervorgeholt und dann hiess es plötzlich, dass wir unser Kind besuchen gehen können.

Was waren die Schritte bis zur Adoption?

Nach dem Treffen konnten wir entscheiden, ob wir Cyril adoptieren möchten. Wir fanden es gut. Wir haben Cyril so aufgenommen, als wäre er unser leiblicher Sohn. Es ist eigenartig, wir hatten beide keine Probleme damit. Damals war er bei Pflegeeltern untergebracht. Wir haben Cyril mit zwei Monaten kennengelernt. Wir, also vor allem ich, haben ihn jeden Tag besucht, gewickelt, gefüttert und so weiter, damit wir uns kennenlernen konnten. Als künftige Eltern wurden wir auf Herz und Nieren geprüft, ob wir fähig sind, ein Kind zu erziehen. Mein Mann und ich mussten viele schriftliche Fragen beantworten, und wir wurden ständig kontrolliert, bis die Adoption zustande gekommen ist. Nach etwa vier Monaten konnten wir unseren Sohn zu uns nach Hause holen. Es lief von Anfang an sehr gut, aber wir hatten zwischendurch auch harte Zeiten.

Sollten die Eltern bei einer Adoption ein gewisses Alter haben?

Wir waren damals seit fünf Jahren verheiratet. Ich war 32 Jahre alt und mein Mann 39 Jahre alt. Ein gewisses Alter ist sicher eine gute Voraussetzung. Aber meiner Meinung nach kann man auch mit 30 Jahren ein Kind adoptieren. Diese Adoption hatte uns nicht nur einen Sohn gebracht, sondern auch eine grosse Erfahrung.

Tinkjunior dankt Desirée für das Gespräch.


Adoption- noch ein Trend?

Grafik: Linda Tellenbach. Quelle: BfS

Die Adoptionsanfrage geht stark zurück zum Vergleich von den letzten Jahren- Schweizer adoptieren immer weniger.

Voraussetzungen für eine Adoption in der Schweiz:

  • Adoptionsinteressierte müssen mindestens 28 Jahre alt sein sowie 16 Jahre älter als das zu adoptierende Kind.
  • Ehegatten können nur gemeinschaftlich adoptieren.
  • Sie müssen seit mindestens drei Jahren einen gemeinsamen Haushalt führen. Geschwistern ist die gemeinschaftliche Adoption nicht erlaubt.
  • Gleichgeschlechtlichen Paaren ist in der Schweiz nur die Stiefkindadoption erlaubt.

Taxe ou pas taxe?

Ce texte menace la SSR, financée en grande partie par la redevance, mais aussi, ne l’oublions pas, de nombreuses radios et télévisions régionales. Et ceci dans un contexte où la presse écrite est en difficulté, les rédactions doivent se serrer la ceinture et les journaux fusionnent. L’ATS risque de licencier 36 de ses employé-e-s. L’initiative menace la diversité déjà précaire du paysage médiatique suisse. Or, les médias jouent un rôle essentiel pour le fonctionnement de la démocratie.

Les arguments pour No Billag fusent dans tous les sens. Les 451 francs par ménage pourraient être dépensés ailleurs, favorisant ainsi l’économie. La suppression de la taxe améliorerait l’offre audiovisuelle en apportant plus de concurrence sur le marché. Le subventionnement favorise la position monopolistique de la SSR, induisant ainsi un manque d’incitation au renouvellement des programmes. Pour y voir un peu plus clair dans cette jungle d’arguments, il paraît judicieux de revenir à la base du débat; la redevance. Pourquoi payons-nous une taxe au juste?

La redevance dont s’acquitte chaque ménage et entreprise sert à subventionner la SSR et les radios et télévisions régionales. Si on coupe le financement de la SSR, elle devra fonctionner comme une entreprise privée. Or, le secteur privé privilégie ce qui est rentable. Les émissions destinées aux minorités linguistiques, comme les romanches, ou qui ne touche pas un grand public, seront très probablement déficitaires et par conséquent peu à peu supprimées. On assisterait alors à une diminution de la diversité des programmes.

Ce mécanisme concerne aussi les médias audiovisuels régionaux qui touchent également une part de l’argent public. Ceux-ci diffusent du contenu local, culturel et proche de la population. Sans aide étatique, seules les radios localisées dans les grands centres urbains pourraient survivre, car elles offrent une visibilité suffisante pour attirer assez de sponsors. Les autres seraient probablement condamnées, et priveraient les régions périphériques d’une source d’information. La redevance permet donc d’avoir accès à une offre diversifiée, et ceci également pour les minorités linguistiques ou culturelles.

Admettons que la SSR survive à l’initiative no Billag. Elle devrait alors combler son manque à gagner par un autre moyen que la l’aide étatique. Elle devrait pour ce faire se financer par la publicité. La qualité du visionnement, pour la télévision, et de l’écoute, pour la radio, sera amoindrie par plus d’interruptions publicitaires. La redevance est garante de la qualité de l’audiovisuel, en plus de sa diversité.

Finalement, le financement public des médias audiovisuels évite qu’ils se fassent avaler par les grands groupes, comme c’est le cas pour les journaux, dont un grand nombre appartient actuellement à Tamedia ou à Ringer. La détention d’un grand nombre de médias par une seule entreprise peut évidemment entraîner un biais dans l’information. L’argument selon lequel la concurrence induite par la suppression de la taxe profiterait à la diversité du paysage médiatique paraît bancal. En effet, la situation de la presse écrite nous montre un aperçu de ce qui pourrait se passer avec l’audiovisuel.

Pour les raisons mentionnées, il ne serait pas judicieux d’accepter l’initiative. Il est par contre souhaitable de réfléchir à des solutions pour pallier au mécontentement de la population par rapport au système actuel, qui, il est vrai, n’a pas évolué, alors que l’environnement médiatique et informatif a énormément changé ces dernières années. Les familles paient des taxes de plus en plus chères. Une réforme en douceur du système pourrait être imaginée, en réfléchissant à des solutions viables sur le long-terme, sans précipiter les choses. Il serait aussi possible d’imaginer un système de taxe proportionnel au revenu, pour décharger les ménages les moins nantis.

Il n’est pas absurde de repenser le système, mais le faire sans précipitation et sans mettre les médias en danger est primordial. Serions-nous gagnants en économisant 365 francs par année, si le résultat implique la disparition de la SSR et de notre radio régionale ?

Scambi tra gioventù elvetiche e burkinabé

Cosa può portare un evento come la Sessione federale dei Giovani al Burkina-Faso?
La Svizzera è un esempio di democrazia per un paese come il Burkina-Faso, per il quale questa nozione è ancora allo stato embrionale. Dopo 27 anni di dittatura, il popolo burkinabé desidera ora instaurare i valori della democrazia; ciò implica una sensibilizzazione della gioventù a quest’ultimi.

In che modo? Potete darci un esempio?
Vorremmo ricreare un parlamento dei giovani. Quest’ultimo è sparito in seguito all’insurrezione popolare del 2015, quando il presidente Campaoré, al potere da 27 anni, è stato scacciato dal Paese. Era simile alla vostra Sessione. Ora che vi sono state delle elezioni libere, il paese è stabile e vorremmo quindi farlo rinascere dalle sue ceneri. Dobbiamo trovare le parole giuste per convincere le autorità e seguire la Sessione federale dei giovani ci permetterà di rafforzare il nostro dossier. Abbiamo il sostegno del ministro della gioventù, che ci ha accompagnati nel nostro soggiorno in Svizzera.

Perché mettere un accento sulla gioventù in particolare?
Bisogna sapere che la stragrande maggioranza della popolazione burkinabé è costituita da giovani: il 75% ha meno di 25 anni! È proprio una specificità del Paese. Al momento, però, le nostre sfide sono in primo luogo la disoccupazione e la formazione. In effetti, i valori della cittadinanza non dicono un granché a una gioventù senza lavoro – o comunque non costituiscono la priorità in una realtà fatta per la maggior parte di sopravvivenza.

P. Nelly Marcelle Ouedraogo e Romaric Wendezoodo Sawodogo

Descriveteci questa gioventù burkinabé…
La gioventù è cambiata, è particolarmente dinamica e s’investe fortemente per progetti legati alla cittadinanza e alla civica: donazioni di sangue, giornate di salubrità, visite ai malati, concerti pedagogici, veglie cittadine. Nello stesso tempo è anche molto più rivendicativa. C’è molta frustrazione a causa dei problemi che abbiamo menzionato. Questo poiché, per 27 anni, è stata messa da parte. Ora scopre uno spazio nuovo di libertà… vuole tutto, e subito, e arriva a usare le maniere forti per far sentire la sua voce. È ora opportuno inquadrare questa nuova libertà cittadina.

Abbiamo parlato del fatto che il funzionamento della politica svizzera può essere un’ispirazione per una giovane democrazia come la vostra. E al contrario, cosa può portare il Burkina-Faso alla Svizzera?
La sua ricchezza e diversità culturale così come la sua storia. Nello stesso tempo il Burkina-Faso è un Paese molto giovane, sia per quanto riguarda l’età media della popolazione sia anche in termini di democrazia. Di conseguenza, possiamo esportare tanto nuovo ossigeno a una democrazia longeva e in un Paese confrontato al fenomeno dell’invecchiamento della popolazione.

Che immagine vi è della Svizzera in Burkina-Faso?
È il Paese delle ONG e delle banche!

Raccontateci un po’ gli scambi che avete avuto con i giovani svizzeri…
Abbiamo seguito i dibattiti nei due gruppi francofoni, e il tema che più ci ha colpito è quello dell’integrazione delle persone in situazione di handicap. In Svizzera si riflette su come migliorare le loro condizioni di lavoro, ad esempio, mentre in Burkina-Faso bisogna ancora integrarli e il manco d’infrastrutture è flagrante. Le problematiche sono ben diverse.

Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta

Qual è il prossimo appuntamento, una volta tornati in Burkina-Faso?
Gli ‘Etats généraux de la jeunesse’ che avranno luogo fra tre giorni a Ouagadougou. Si tratta di un incontro che riunisce più di mille giovani. “Quale governance per una contribuzione ottimale della gioventù al rinnovamento politico, economico e sociale in Burkina-Faso” è il tema di quest’edizione. I giovani presenteranno al presidente Kaboré diverse rivendicazioni provenienti dalle tredici regioni del Paese. Negli ultimi anni, queste sono sempre restate nel cassetto. Quest’anno ripercorreremo tutto ciò che abbiamo detto e chiesto nelle ultime edizioni, con la differenza che si tratta dei primi Stati generali organizzati sotto il governo Kaboré.

Nella foto principale, da sinistra a destra: P. Nelly Marcelle Ouedraogo, giornalista socials media per An’Faso e membra della Fondazione Voix angélique (FOVA) per l’accesso dei bambini all’educazione, Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta e Denise Ouedraogo, studentessa di lettere moderne e membra del movimento cittadino “Le Balai citoyen”.

Integration funktioniert nicht über Regeln

Das Stück war ein hübscher Erfolg. Das Publikum liess nicht auf sich warten und füllte den Theatersaal über drei Vorstellungen hinweg. Das war «Zeitwerk» am Theater Käfigturm.

Mehr noch aber als die Zahl der Zuschauer*innen oder die Darbietung der Schauspieler*innen war es die Idee von Graziella Cisternino, die das Projekt zum Erfolg geführt hatte. Cisterninos Ziel: Minoritäten, Migrant*innen, Personen mit einer Behinderung, aus unterschiedlichen Kulturen oder mit verschiedenen sexuellen Orientierungen mittels Theater zu unterstützen.

So hatten mehr als die Hälfte der Schauspieler*innen einen Migrationshintergrund oder sind Doppelbürger*innen. Auch ihr Alter und soziale Herkunft schien sehr unterschiedlich.

«Am Anfang war das eine grosse Herausforderung für mich, vor allem wegen der Sprache», erklärt Priscila, die vor einigen Jahren aus Spanien in die Schweiz gekommen ist und schon seit drei Jahren bei «Zeitwerk» mitwirkt. «Aber gerade das Theater hat mir geholfen, viel schneller Deutsch zu lernen.» Das Projekt sei super, weil alle in die Entscheidungen miteinbezogen würden, weil alles sehr offen und flexibel sei, so Priscila.

«Alles hat extrem gut funktioniert», freut sich Graziella. «Die Integration ist hier von selbst passiert.» Die Teilnehmer*innen hätten viele Aktivitäten gar ausserhalb der Proben organisiert und sich gelegentlich zu Anlässen wie einer Geburtstagsfeier getroffen. Eine junge syrische Migrantin habe vor zwei Wochen dank ihrer neuen Freunde das Raclette entdeckt.

Ein Jahr harte Arbeit, die letztes Wochenende schliesslich ihre Früchte trug. Am Anfang stand jedoch die Rekrutierung der Schauspieler*innen. Das war alles andere als einfach. Die Schwierigkeit: Unterschiedliche Profile von Personen zu finden. Denn einige Migrant*innen getrauten sich aus Schüchternheit nicht mitzumachen oder weil sie nicht genügend in ihre eigenen Deutschkenntnisse vertrauten. Doch die Offenheit der Schauspieler*innen hat sich schliesslich ausbezahlt.

«Es ist nicht notwendig, die Sprache zu beherrschen», merkt Cisternino an. «Einige Rollen beinhalten fast keinen Dialog, leben hingegen von der Mimik. Wir hatten einen solchen Fall mit einer jungen Flüchtlingsfrau.» Schliesslich habe sie das ganze Jahr aber solche Fortschritte gemacht, dass man ihre Figur sprechen machen konnte.

Dank ihrer Ausbildung im sozialen Bereich hat Cisterno gemerkt, dass die Integration von Minderheiten und das Zusammenfinden von Leuten verschiedener Herkunft weit besser über Kreativität passiert als über Regeln. Diese Einsicht wollte sie deshalb mit dem Projekt «Interperfekt» in die Tat umsetzen. Das Theater erlaubt ihr nun, das Publikum zu berühren und mit der Gesellschaft zu kommunizieren.

Und die Schauspieler*innen, welche den Kontakt aufrecht erhalten wollen, beweisen, dass die Integrations-Wagnis von Cisternino tatsächlich aufgegangen ist.

Übersetzt aus dem Französischen von Michael Scheurer. Hier findest du den Originaltext.

«Man weiss nie, wohin das Ganze führt»

Gerade an politischen Anlässen wie der Jugendsession ist das gegenseitige Verstehen aber sehr wichtig. Für eine einwandfreie Verständigung von Romand_e_s, Tessiner_innen und Deutschschweizer_innen sorgen im Bundeshaus die Simultandolmetscher_innen. Wir konnten einen von ihnen, Thomas Bernath, treffen und nach den Herausforderungen und Besonderheiten des Simultandolmetschens im Bundeshaus fragen.


Thomas Bernath arbeitet als Dolmetscher für die Parlamentsdienste. Er übersetzt vom Deutschen und Italienischen ins Französische. Als erste Sprache hat er Schweizerdeutsch gelernt, während der Schulzeit dann aber immer Französisch gesprochen. Er arbeitet auch für Privatkunden wie Banken oder Vereine, für das Europäische Patentamt in München und den zweisprachigen Fernsehsender ARTE.

“Die perfekte Adoptivfamilie gibt es nicht”

Frau Meierhofer, welche Rolle spielt der Verein PACH Pflege- und Adoptivkinder Schweiz im Adoptionsprozess?

Wir übernehmen verschiedene Aufgaben: Wir beraten leibliche Mütter und Väter bei einer allfälligen Adoptionsfreigabe, unterstützen und begleiten sie. Dabei ist es nicht unser Ziel, ein Kind an Adoptiveltern zu vermitteln, sondern, das Kind zu schützen und das Beste für sein Wohl zu unternehmen. So kann die Lösung auch sein, dass das Kind am Schluss mit gezielter Unterstützung bei den leiblichen Eltern bleibt oder (vorübergehend) in eine Pflegefamilie kommt. Als weitere Aufgabe klären wir die Eignung werdender Adoptiveltern ab und empfehlen den Behörden geeignete Personen. Zudem unterstützen wir adoptierte Kinder bei ihrer Herkunftssuche. Wir bringen vieles unter einen Hut. Und einige der Dienstleistungen erbringen ausschliesslich wir, und keine andere Behörde oder Verein.

Wie viel Einfluss haben Sie auf die eigentliche Adoption?

Alle Mütter, die eine Adoption in Erwägung ziehen, kommen zu uns, und nicht wir zu ihnen. Wir fragen dann natürlich nach ihren Wünschen. Das zur Adoption freigegeben Kind erhält von der KESB (Kindes- und Erwachsenenschutzbehörde) einen Vormund, bis die Adoption rechtlich abgeschlossen ist. Die kantonale Zentralbehörde für Adoption entscheidet, zu welchen Eltern das Kind kommt. Unsere Aufgabe im ganzen Prozess der Familiensuche ist es, die Personen zu unterstützen und zu beraten. Wir sind um einen möglichst optimalen Ablauf für alle Beteiligten bemüht. Zentral ist, dass die Rollen und Zuständigkeiten klar geregelt sind und PACH keine Entscheidungen trifft.

Sie können aber Paare oder Einzelpersonen als geeignete Adoptiveltern vorschlagen. Auf welche Kriterien schauen sie bei der Auswahl der potentiellen Eltern?

Sie müssen grundsätzlich sicherstellen können, dass sie für das Kind sorgen und es ernähren können. Aus diesem finanziellen Aspekt sind die interessierten Personen zwangsläufig eher der Mittel- oder Oberschicht zugehörig. Des Weiteren werden ganz generelle Kriterien ihrer sozialen Kompetenzen geprüft: Sind sie empathisch, können sie ihr Verhalten reflektieren und Kritik annehmen? Die obligatorische Ausbildung der Adoptiveltern im Vorfeld der Adoption stellt einen wichtigen Entwicklungsprozess dar.
In verschiedenen Kursen geht es darum, die eigene Motivation zur Adoption zu hinterfragen: Wieso möchte ich das Kind adoptieren? Einfach, weil ich ein Kind möchte, oder weil ich jemandem etwas zu liebe tun möchte? Das ist ein Prozess: Die Art, wie künftige Adoptiveltern über Adoption denken, ist oftmals nicht mehr die gleiche, sobald sie den ganzen Prozess durchlaufen haben. Die Personen werden dann in unserem Vermittlungspool aufgenommen, so dass wir dann die passenden Paare vorschlagen können – diese Leistung zum Beispiel erbringt in der Deutschschweiz ausschliesslich PACH.

Das Bild der perfekten Familie mit Mutter, Vater und ein bis zwei Kinder ist in unserer Gesellschaft strak verankert – Was ist aus Ihrer Sicht die perfekte Adoptivfamilie?

Die gibt es nicht. Für mich gibt es zwei zentrale Fragen zu beantworten: Was für ein Kind ist es? Und was für Wünsche haben die leiblichen Eltern für ihr Kind? Wenn wir die Eltern kennen (nicht wie bei Babyklappenkinder), können wir deren Wünsche berücksichtigen. Zum Beispiel in welcher Familienkonstellation und mit welchen Werten ihr Kind aufwachsen soll.

Was halten Sie davon, dass die abgebenden Eltern so viel über die Adoptivfamilie ihres Kindes mitbestimmen dürfen?

Mitbestimmen dürfen sie ja nicht, aber sie können ihre Wünsche an eine künftige Adoptivfamilie anbringen. Wenn man ein Kind freigibt, geschieht das immer aus einer Not heraus. Man darf nicht vergessen, dass hinter der ganzen Situation auch immer viel Leid und die intensive Zeit von neun Monaten Schwangerschaft steckt. Dazu kommt, dass die Adoptionsfreigabe frühestens sechs Wochen nach der Geburt gegeben werden kann. Dazu müssen beide Elternteile ihre Zustimmung geben. Danach bleibt ihnen nochmals sechs Wochen Zeit, in der sie den Entscheid widerrufen können.
Das ist eine lange Zeit. Umso mehr ist es sehr wichtig, dass wir die Mütter und Eltern anhören und auf ihre Wünsche eingehen. Wir merken auch oft später bei der Herkunftssuche, dass adoptierte Erwachsene sich fragen: »Weshalb hat meine Mutter mich weggegeben?«, »Was war das Problem?«. Deswegen ist es wichtig, die Gründe der Eltern für eine Adoptionsfreigabe zu kennen.

Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Treten viele Eltern in den ersten noch möglichen Wochen von ihrem Entscheid zurück, ihr Kind zur Adoption freizugeben?

Das gibt es selten, kommt aber vor. Wahrscheinlicher ist es, dass die Mütter während der Schwangerschaft oder bei der Geburt merken: Ich kann mein Kind nicht weggeben.

Das ist bei einem emotionalen Prozess wie der Geburt gut nachvollziehbar. Wann bleiben sie dennoch bei ihrem Entscheid?

Ein eindrückliches Beispiel finde ich die Geschichte einer stark psychisch kranken Frau, die sich entschieden hat, ihr Kind zu Adoption freizugeben, weil sie merkte, dass sie nicht einmal für sich selbst gut sorgen kann. Die Entscheidung, das Kind zur Adoption freizugeben, war sehr schwierig und traurig, weil sie im Grunde das Kind gerne behalten hätte.

Wieso gibt es immer weniger zur Adoption freigegeben Kinder in der Schweiz?

Zum einen haben alleinerziehende Frauen einen besseren Status als früher. Zum anderen wurde die externe Kinderbetreuung in Form von Kitas, Tagesfamilien oder Pflegeeltern ausgebaut. So können werdende Mütter oder auch Paare in der Erziehung sinnvoll unterstützt werden. Ein Kind gibt man ja nicht einfach leichtfertig zur Adoption frei.

Es ist gesetzlich geregelt, dass es bei der Adoption darum geht, einem Kind eine gute Umgebung zu ermöglichen, und nicht den eigenen Kinderwunsch zu stillen. Die aktuelle Einstellung der Gesellschaft sieht jedoch etwas anders aus. Wie erleben sie das?

Wir erleben den Prozess der Adoption oft als Wellenweg: Am Anfang kommen die Eltern mit dem Kinderwunsch zu uns. In unseren Kursen versuchen wir, die Motivation vom Ich-zentrierten Kinderwunsch mehr auf das Wohl des Kindes zu lenken. Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Auf welche Herausforderungen bereiten Sie Adoptiveltern vor?

Auf die Adoptiveltern kommt so einiges zu; so müssen sie etwa damit rechnen, dass das Kind später nach seiner Herkunft sucht. Es ist ein Fakt, dass das Kind andere biologische Wurzeln hat, und auch ganz natürlich, dass es sich irgendwann für diese zu interessieren beginnt. Deshalb ist es wichtig, dass ein adoptiertes Kind dem Alter entsprechend möglichst früh über seine Adoption Bescheid weiss – dies stellt natürlich eine Herausforderung für Adoptiveltern.
Es ist uns wichtig, den werdenden Eltern klar zu machen, dass die leiblichen Eltern für das Kind eine Bedeutung haben können – auch wenn rechtlich gesehen das Kind nach der Adoption zu den Adoptiveltern »gehört«.

Wie gehen sie mit Eltern um, deren Adoptionswunsch unerfüllt bleibt?

Wir sind von Anfang an transparent. Die Paare wissen, dass sie nur jeweils für drei Jahre eine Eignungsbescheinung erhalten, und wir klären sie auch darüber auf, wie die aktuelle Situation bezüglich der zur Adoption freigegebenen Kinder aussieht. Im Moment haben wir 89 Paare im Vermittlungspool und ungefähr 15 zur Adoption freigegebene Kinder pro Jahr. Da kann man sich die Wahrscheinlichkeit eines erfüllten Adoptionswunsches selbst ausrechnen. Einige Personen wenden sich dann auch an Vermittlungsstellen, die Adoptionen aus dem Ausland organisieren.

Spüren Sie einen Druck auf Adoptiveltern »perfekte Eltern« sein zu müssen?

Zum Teil schon, aber ich glaube, dass während des Aufnahmeverfahrens viele Möglichkeiten bestehen, sich mit Erziehung auseinanderzusetzen. Wichtig ist es, sich selbst reflektieren zu können. Interessant sind auch die Paarprozesse, die während dieser Zeit ablaufen. So tauchen häufig Fragen auf wie »Vielleicht möchte ich nicht dasselbe wie mein Partner?«, oder »Wie gehen wir nun als Paar damit um?«. Es ist wichtig, dass die Eltern vom Gedanken wegkommen, »perfekt« sein zu müssen. Das ist niemand. Aber es geht darum, in verschieden Situationen möglichst adäquat reagieren zu können.

Am ersten Januar 2018 tritt das revidierte Adoptionsrecht* in Kraft, was halten Sie von der Revision?

Wir sind der Meinung, dass das Gesetz eine gute Anpassung an die heutige Gesellschaft ist. Das Gesetz ist unseres Erachtens gelungen. Die offene Adoption bedarf allerdings noch einiger Detailklärungen – wir plädieren hier für eine langfristige Begleitung des Familiensystems durch Fachpersonen.

Sollte die Adoption auch für homosexuelle Paare geöffnet werden?

Wir von PACH sind gegenüber der Öffnung für gleichgeschlechtliche Paare sehr offen. Wir setzen uns für Vielfalt von Familien ein und für gleiche Rechte für alle. Unserer Ansicht nach ist es das Wichtigste, dass das Kind gut betreut ist, sich wohl und geborgen fühlt. Das ist keine Frage des Geschlechts der Eltern.


Revision des Adoptionsrecht – Worum geht es?

Ab dem 1. Januar 2018 wird die Stiefkindadoption nicht mehr nur Ehepaaren, sondern auch Paaren in einer eingetragenen Partnerschaft oder einer faktischen Lebensgemeinschaft offenstehen. Zudem wird das Mindestalter adoptionswilliger Personen von 35 auf 28 Jahren gesenkt. Als dritte Änderung wird das Adoptionsgeheimnis für leibliche Eltern, die Informationen über ihr zur Adoption freigegebenes Kind erhalten möchten, gelockert.

Category Archives: Schweiz

Alles beginnt mit einem Kinderwunsch

Immer wieder wird über das Adoptionsrecht gesprochen und über Veränderungen debattiert. Aber wie verlief eine Adoption vor knapp einem halben Jahrhundert Jahren? Desirée und ihr mittlerweile verstorbener Mann haben vor 47 Jahren ein Kind adoptiert. Desirée erzählt.

Erzähl mir von eurer Entscheidung, ein Kind zu adoptieren.

Es stand schon früh fest, dass ich und mein Partner keine eigenen Kinder bekommen konnten. Wir wollten aber unbedingt ein Kind. So war für uns klar, dass wir ein Kind adoptieren möchten.

Was geschah bis zum ersten Treffen?

Zuerst haben wir uns beim entsprechenden Amt in Zürich angemeldet. Nach etwa zwei Jahren haben wir durch Zufall erfahren, dass unser Antrag beiseitegelegt wurde, da mein Mann katholisch und ich reformiert war. Das sah man im Jahr 1970 nicht gerne. Da es seinerzeit so war, dass auf ein Kind fünf Ehepaare fallen, dauerte die Adoption in unserem Fall viel länger. Das Amt hat unsere Akte schliesslich doch wieder hervorgeholt und dann hiess es plötzlich, dass wir unser Kind besuchen gehen können.

Was waren die Schritte bis zur Adoption?

Nach dem Treffen konnten wir entscheiden, ob wir Cyril adoptieren möchten. Wir fanden es gut. Wir haben Cyril so aufgenommen, als wäre er unser leiblicher Sohn. Es ist eigenartig, wir hatten beide keine Probleme damit. Damals war er bei Pflegeeltern untergebracht. Wir haben Cyril mit zwei Monaten kennengelernt. Wir, also vor allem ich, haben ihn jeden Tag besucht, gewickelt, gefüttert und so weiter, damit wir uns kennenlernen konnten. Als künftige Eltern wurden wir auf Herz und Nieren geprüft, ob wir fähig sind, ein Kind zu erziehen. Mein Mann und ich mussten viele schriftliche Fragen beantworten, und wir wurden ständig kontrolliert, bis die Adoption zustande gekommen ist. Nach etwa vier Monaten konnten wir unseren Sohn zu uns nach Hause holen. Es lief von Anfang an sehr gut, aber wir hatten zwischendurch auch harte Zeiten.

Sollten die Eltern bei einer Adoption ein gewisses Alter haben?

Wir waren damals seit fünf Jahren verheiratet. Ich war 32 Jahre alt und mein Mann 39 Jahre alt. Ein gewisses Alter ist sicher eine gute Voraussetzung. Aber meiner Meinung nach kann man auch mit 30 Jahren ein Kind adoptieren. Diese Adoption hatte uns nicht nur einen Sohn gebracht, sondern auch eine grosse Erfahrung.

Tinkjunior dankt Desirée für das Gespräch.


Adoption- noch ein Trend?

Grafik: Linda Tellenbach. Quelle: BfS

Die Adoptionsanfrage geht stark zurück zum Vergleich von den letzten Jahren- Schweizer adoptieren immer weniger.

Voraussetzungen für eine Adoption in der Schweiz:

  • Adoptionsinteressierte müssen mindestens 28 Jahre alt sein sowie 16 Jahre älter als das zu adoptierende Kind.
  • Ehegatten können nur gemeinschaftlich adoptieren.
  • Sie müssen seit mindestens drei Jahren einen gemeinsamen Haushalt führen. Geschwistern ist die gemeinschaftliche Adoption nicht erlaubt.
  • Gleichgeschlechtlichen Paaren ist in der Schweiz nur die Stiefkindadoption erlaubt.

Taxe ou pas taxe?

Ce texte menace la SSR, financée en grande partie par la redevance, mais aussi, ne l’oublions pas, de nombreuses radios et télévisions régionales. Et ceci dans un contexte où la presse écrite est en difficulté, les rédactions doivent se serrer la ceinture et les journaux fusionnent. L’ATS risque de licencier 36 de ses employé-e-s. L’initiative menace la diversité déjà précaire du paysage médiatique suisse. Or, les médias jouent un rôle essentiel pour le fonctionnement de la démocratie.

Les arguments pour No Billag fusent dans tous les sens. Les 451 francs par ménage pourraient être dépensés ailleurs, favorisant ainsi l’économie. La suppression de la taxe améliorerait l’offre audiovisuelle en apportant plus de concurrence sur le marché. Le subventionnement favorise la position monopolistique de la SSR, induisant ainsi un manque d’incitation au renouvellement des programmes. Pour y voir un peu plus clair dans cette jungle d’arguments, il paraît judicieux de revenir à la base du débat; la redevance. Pourquoi payons-nous une taxe au juste?

La redevance dont s’acquitte chaque ménage et entreprise sert à subventionner la SSR et les radios et télévisions régionales. Si on coupe le financement de la SSR, elle devra fonctionner comme une entreprise privée. Or, le secteur privé privilégie ce qui est rentable. Les émissions destinées aux minorités linguistiques, comme les romanches, ou qui ne touche pas un grand public, seront très probablement déficitaires et par conséquent peu à peu supprimées. On assisterait alors à une diminution de la diversité des programmes.

Ce mécanisme concerne aussi les médias audiovisuels régionaux qui touchent également une part de l’argent public. Ceux-ci diffusent du contenu local, culturel et proche de la population. Sans aide étatique, seules les radios localisées dans les grands centres urbains pourraient survivre, car elles offrent une visibilité suffisante pour attirer assez de sponsors. Les autres seraient probablement condamnées, et priveraient les régions périphériques d’une source d’information. La redevance permet donc d’avoir accès à une offre diversifiée, et ceci également pour les minorités linguistiques ou culturelles.

Admettons que la SSR survive à l’initiative no Billag. Elle devrait alors combler son manque à gagner par un autre moyen que la l’aide étatique. Elle devrait pour ce faire se financer par la publicité. La qualité du visionnement, pour la télévision, et de l’écoute, pour la radio, sera amoindrie par plus d’interruptions publicitaires. La redevance est garante de la qualité de l’audiovisuel, en plus de sa diversité.

Finalement, le financement public des médias audiovisuels évite qu’ils se fassent avaler par les grands groupes, comme c’est le cas pour les journaux, dont un grand nombre appartient actuellement à Tamedia ou à Ringer. La détention d’un grand nombre de médias par une seule entreprise peut évidemment entraîner un biais dans l’information. L’argument selon lequel la concurrence induite par la suppression de la taxe profiterait à la diversité du paysage médiatique paraît bancal. En effet, la situation de la presse écrite nous montre un aperçu de ce qui pourrait se passer avec l’audiovisuel.

Pour les raisons mentionnées, il ne serait pas judicieux d’accepter l’initiative. Il est par contre souhaitable de réfléchir à des solutions pour pallier au mécontentement de la population par rapport au système actuel, qui, il est vrai, n’a pas évolué, alors que l’environnement médiatique et informatif a énormément changé ces dernières années. Les familles paient des taxes de plus en plus chères. Une réforme en douceur du système pourrait être imaginée, en réfléchissant à des solutions viables sur le long-terme, sans précipiter les choses. Il serait aussi possible d’imaginer un système de taxe proportionnel au revenu, pour décharger les ménages les moins nantis.

Il n’est pas absurde de repenser le système, mais le faire sans précipitation et sans mettre les médias en danger est primordial. Serions-nous gagnants en économisant 365 francs par année, si le résultat implique la disparition de la SSR et de notre radio régionale ?

Scambi tra gioventù elvetiche e burkinabé

Cosa può portare un evento come la Sessione federale dei Giovani al Burkina-Faso?
La Svizzera è un esempio di democrazia per un paese come il Burkina-Faso, per il quale questa nozione è ancora allo stato embrionale. Dopo 27 anni di dittatura, il popolo burkinabé desidera ora instaurare i valori della democrazia; ciò implica una sensibilizzazione della gioventù a quest’ultimi.

In che modo? Potete darci un esempio?
Vorremmo ricreare un parlamento dei giovani. Quest’ultimo è sparito in seguito all’insurrezione popolare del 2015, quando il presidente Campaoré, al potere da 27 anni, è stato scacciato dal Paese. Era simile alla vostra Sessione. Ora che vi sono state delle elezioni libere, il paese è stabile e vorremmo quindi farlo rinascere dalle sue ceneri. Dobbiamo trovare le parole giuste per convincere le autorità e seguire la Sessione federale dei giovani ci permetterà di rafforzare il nostro dossier. Abbiamo il sostegno del ministro della gioventù, che ci ha accompagnati nel nostro soggiorno in Svizzera.

Perché mettere un accento sulla gioventù in particolare?
Bisogna sapere che la stragrande maggioranza della popolazione burkinabé è costituita da giovani: il 75% ha meno di 25 anni! È proprio una specificità del Paese. Al momento, però, le nostre sfide sono in primo luogo la disoccupazione e la formazione. In effetti, i valori della cittadinanza non dicono un granché a una gioventù senza lavoro – o comunque non costituiscono la priorità in una realtà fatta per la maggior parte di sopravvivenza.

P. Nelly Marcelle Ouedraogo e Romaric Wendezoodo Sawodogo

Descriveteci questa gioventù burkinabé…
La gioventù è cambiata, è particolarmente dinamica e s’investe fortemente per progetti legati alla cittadinanza e alla civica: donazioni di sangue, giornate di salubrità, visite ai malati, concerti pedagogici, veglie cittadine. Nello stesso tempo è anche molto più rivendicativa. C’è molta frustrazione a causa dei problemi che abbiamo menzionato. Questo poiché, per 27 anni, è stata messa da parte. Ora scopre uno spazio nuovo di libertà… vuole tutto, e subito, e arriva a usare le maniere forti per far sentire la sua voce. È ora opportuno inquadrare questa nuova libertà cittadina.

Abbiamo parlato del fatto che il funzionamento della politica svizzera può essere un’ispirazione per una giovane democrazia come la vostra. E al contrario, cosa può portare il Burkina-Faso alla Svizzera?
La sua ricchezza e diversità culturale così come la sua storia. Nello stesso tempo il Burkina-Faso è un Paese molto giovane, sia per quanto riguarda l’età media della popolazione sia anche in termini di democrazia. Di conseguenza, possiamo esportare tanto nuovo ossigeno a una democrazia longeva e in un Paese confrontato al fenomeno dell’invecchiamento della popolazione.

Che immagine vi è della Svizzera in Burkina-Faso?
È il Paese delle ONG e delle banche!

Raccontateci un po’ gli scambi che avete avuto con i giovani svizzeri…
Abbiamo seguito i dibattiti nei due gruppi francofoni, e il tema che più ci ha colpito è quello dell’integrazione delle persone in situazione di handicap. In Svizzera si riflette su come migliorare le loro condizioni di lavoro, ad esempio, mentre in Burkina-Faso bisogna ancora integrarli e il manco d’infrastrutture è flagrante. Le problematiche sono ben diverse.

Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta

Qual è il prossimo appuntamento, una volta tornati in Burkina-Faso?
Gli ‘Etats généraux de la jeunesse’ che avranno luogo fra tre giorni a Ouagadougou. Si tratta di un incontro che riunisce più di mille giovani. “Quale governance per una contribuzione ottimale della gioventù al rinnovamento politico, economico e sociale in Burkina-Faso” è il tema di quest’edizione. I giovani presenteranno al presidente Kaboré diverse rivendicazioni provenienti dalle tredici regioni del Paese. Negli ultimi anni, queste sono sempre restate nel cassetto. Quest’anno ripercorreremo tutto ciò che abbiamo detto e chiesto nelle ultime edizioni, con la differenza che si tratta dei primi Stati generali organizzati sotto il governo Kaboré.

Nella foto principale, da sinistra a destra: P. Nelly Marcelle Ouedraogo, giornalista socials media per An’Faso e membra della Fondazione Voix angélique (FOVA) per l’accesso dei bambini all’educazione, Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta e Denise Ouedraogo, studentessa di lettere moderne e membra del movimento cittadino “Le Balai citoyen”.

Integration funktioniert nicht über Regeln

Das Stück war ein hübscher Erfolg. Das Publikum liess nicht auf sich warten und füllte den Theatersaal über drei Vorstellungen hinweg. Das war «Zeitwerk» am Theater Käfigturm.

Mehr noch aber als die Zahl der Zuschauer*innen oder die Darbietung der Schauspieler*innen war es die Idee von Graziella Cisternino, die das Projekt zum Erfolg geführt hatte. Cisterninos Ziel: Minoritäten, Migrant*innen, Personen mit einer Behinderung, aus unterschiedlichen Kulturen oder mit verschiedenen sexuellen Orientierungen mittels Theater zu unterstützen.

So hatten mehr als die Hälfte der Schauspieler*innen einen Migrationshintergrund oder sind Doppelbürger*innen. Auch ihr Alter und soziale Herkunft schien sehr unterschiedlich.

«Am Anfang war das eine grosse Herausforderung für mich, vor allem wegen der Sprache», erklärt Priscila, die vor einigen Jahren aus Spanien in die Schweiz gekommen ist und schon seit drei Jahren bei «Zeitwerk» mitwirkt. «Aber gerade das Theater hat mir geholfen, viel schneller Deutsch zu lernen.» Das Projekt sei super, weil alle in die Entscheidungen miteinbezogen würden, weil alles sehr offen und flexibel sei, so Priscila.

«Alles hat extrem gut funktioniert», freut sich Graziella. «Die Integration ist hier von selbst passiert.» Die Teilnehmer*innen hätten viele Aktivitäten gar ausserhalb der Proben organisiert und sich gelegentlich zu Anlässen wie einer Geburtstagsfeier getroffen. Eine junge syrische Migrantin habe vor zwei Wochen dank ihrer neuen Freunde das Raclette entdeckt.

Ein Jahr harte Arbeit, die letztes Wochenende schliesslich ihre Früchte trug. Am Anfang stand jedoch die Rekrutierung der Schauspieler*innen. Das war alles andere als einfach. Die Schwierigkeit: Unterschiedliche Profile von Personen zu finden. Denn einige Migrant*innen getrauten sich aus Schüchternheit nicht mitzumachen oder weil sie nicht genügend in ihre eigenen Deutschkenntnisse vertrauten. Doch die Offenheit der Schauspieler*innen hat sich schliesslich ausbezahlt.

«Es ist nicht notwendig, die Sprache zu beherrschen», merkt Cisternino an. «Einige Rollen beinhalten fast keinen Dialog, leben hingegen von der Mimik. Wir hatten einen solchen Fall mit einer jungen Flüchtlingsfrau.» Schliesslich habe sie das ganze Jahr aber solche Fortschritte gemacht, dass man ihre Figur sprechen machen konnte.

Dank ihrer Ausbildung im sozialen Bereich hat Cisterno gemerkt, dass die Integration von Minderheiten und das Zusammenfinden von Leuten verschiedener Herkunft weit besser über Kreativität passiert als über Regeln. Diese Einsicht wollte sie deshalb mit dem Projekt «Interperfekt» in die Tat umsetzen. Das Theater erlaubt ihr nun, das Publikum zu berühren und mit der Gesellschaft zu kommunizieren.

Und die Schauspieler*innen, welche den Kontakt aufrecht erhalten wollen, beweisen, dass die Integrations-Wagnis von Cisternino tatsächlich aufgegangen ist.

Übersetzt aus dem Französischen von Michael Scheurer. Hier findest du den Originaltext.

«Man weiss nie, wohin das Ganze führt»

Gerade an politischen Anlässen wie der Jugendsession ist das gegenseitige Verstehen aber sehr wichtig. Für eine einwandfreie Verständigung von Romand_e_s, Tessiner_innen und Deutschschweizer_innen sorgen im Bundeshaus die Simultandolmetscher_innen. Wir konnten einen von ihnen, Thomas Bernath, treffen und nach den Herausforderungen und Besonderheiten des Simultandolmetschens im Bundeshaus fragen.


Thomas Bernath arbeitet als Dolmetscher für die Parlamentsdienste. Er übersetzt vom Deutschen und Italienischen ins Französische. Als erste Sprache hat er Schweizerdeutsch gelernt, während der Schulzeit dann aber immer Französisch gesprochen. Er arbeitet auch für Privatkunden wie Banken oder Vereine, für das Europäische Patentamt in München und den zweisprachigen Fernsehsender ARTE.

“Die perfekte Adoptivfamilie gibt es nicht”

Frau Meierhofer, welche Rolle spielt der Verein PACH Pflege- und Adoptivkinder Schweiz im Adoptionsprozess?

Wir übernehmen verschiedene Aufgaben: Wir beraten leibliche Mütter und Väter bei einer allfälligen Adoptionsfreigabe, unterstützen und begleiten sie. Dabei ist es nicht unser Ziel, ein Kind an Adoptiveltern zu vermitteln, sondern, das Kind zu schützen und das Beste für sein Wohl zu unternehmen. So kann die Lösung auch sein, dass das Kind am Schluss mit gezielter Unterstützung bei den leiblichen Eltern bleibt oder (vorübergehend) in eine Pflegefamilie kommt. Als weitere Aufgabe klären wir die Eignung werdender Adoptiveltern ab und empfehlen den Behörden geeignete Personen. Zudem unterstützen wir adoptierte Kinder bei ihrer Herkunftssuche. Wir bringen vieles unter einen Hut. Und einige der Dienstleistungen erbringen ausschliesslich wir, und keine andere Behörde oder Verein.

Wie viel Einfluss haben Sie auf die eigentliche Adoption?

Alle Mütter, die eine Adoption in Erwägung ziehen, kommen zu uns, und nicht wir zu ihnen. Wir fragen dann natürlich nach ihren Wünschen. Das zur Adoption freigegeben Kind erhält von der KESB (Kindes- und Erwachsenenschutzbehörde) einen Vormund, bis die Adoption rechtlich abgeschlossen ist. Die kantonale Zentralbehörde für Adoption entscheidet, zu welchen Eltern das Kind kommt. Unsere Aufgabe im ganzen Prozess der Familiensuche ist es, die Personen zu unterstützen und zu beraten. Wir sind um einen möglichst optimalen Ablauf für alle Beteiligten bemüht. Zentral ist, dass die Rollen und Zuständigkeiten klar geregelt sind und PACH keine Entscheidungen trifft.

Sie können aber Paare oder Einzelpersonen als geeignete Adoptiveltern vorschlagen. Auf welche Kriterien schauen sie bei der Auswahl der potentiellen Eltern?

Sie müssen grundsätzlich sicherstellen können, dass sie für das Kind sorgen und es ernähren können. Aus diesem finanziellen Aspekt sind die interessierten Personen zwangsläufig eher der Mittel- oder Oberschicht zugehörig. Des Weiteren werden ganz generelle Kriterien ihrer sozialen Kompetenzen geprüft: Sind sie empathisch, können sie ihr Verhalten reflektieren und Kritik annehmen? Die obligatorische Ausbildung der Adoptiveltern im Vorfeld der Adoption stellt einen wichtigen Entwicklungsprozess dar.
In verschiedenen Kursen geht es darum, die eigene Motivation zur Adoption zu hinterfragen: Wieso möchte ich das Kind adoptieren? Einfach, weil ich ein Kind möchte, oder weil ich jemandem etwas zu liebe tun möchte? Das ist ein Prozess: Die Art, wie künftige Adoptiveltern über Adoption denken, ist oftmals nicht mehr die gleiche, sobald sie den ganzen Prozess durchlaufen haben. Die Personen werden dann in unserem Vermittlungspool aufgenommen, so dass wir dann die passenden Paare vorschlagen können – diese Leistung zum Beispiel erbringt in der Deutschschweiz ausschliesslich PACH.

Das Bild der perfekten Familie mit Mutter, Vater und ein bis zwei Kinder ist in unserer Gesellschaft strak verankert – Was ist aus Ihrer Sicht die perfekte Adoptivfamilie?

Die gibt es nicht. Für mich gibt es zwei zentrale Fragen zu beantworten: Was für ein Kind ist es? Und was für Wünsche haben die leiblichen Eltern für ihr Kind? Wenn wir die Eltern kennen (nicht wie bei Babyklappenkinder), können wir deren Wünsche berücksichtigen. Zum Beispiel in welcher Familienkonstellation und mit welchen Werten ihr Kind aufwachsen soll.

Was halten Sie davon, dass die abgebenden Eltern so viel über die Adoptivfamilie ihres Kindes mitbestimmen dürfen?

Mitbestimmen dürfen sie ja nicht, aber sie können ihre Wünsche an eine künftige Adoptivfamilie anbringen. Wenn man ein Kind freigibt, geschieht das immer aus einer Not heraus. Man darf nicht vergessen, dass hinter der ganzen Situation auch immer viel Leid und die intensive Zeit von neun Monaten Schwangerschaft steckt. Dazu kommt, dass die Adoptionsfreigabe frühestens sechs Wochen nach der Geburt gegeben werden kann. Dazu müssen beide Elternteile ihre Zustimmung geben. Danach bleibt ihnen nochmals sechs Wochen Zeit, in der sie den Entscheid widerrufen können.
Das ist eine lange Zeit. Umso mehr ist es sehr wichtig, dass wir die Mütter und Eltern anhören und auf ihre Wünsche eingehen. Wir merken auch oft später bei der Herkunftssuche, dass adoptierte Erwachsene sich fragen: »Weshalb hat meine Mutter mich weggegeben?«, »Was war das Problem?«. Deswegen ist es wichtig, die Gründe der Eltern für eine Adoptionsfreigabe zu kennen.

Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Treten viele Eltern in den ersten noch möglichen Wochen von ihrem Entscheid zurück, ihr Kind zur Adoption freizugeben?

Das gibt es selten, kommt aber vor. Wahrscheinlicher ist es, dass die Mütter während der Schwangerschaft oder bei der Geburt merken: Ich kann mein Kind nicht weggeben.

Das ist bei einem emotionalen Prozess wie der Geburt gut nachvollziehbar. Wann bleiben sie dennoch bei ihrem Entscheid?

Ein eindrückliches Beispiel finde ich die Geschichte einer stark psychisch kranken Frau, die sich entschieden hat, ihr Kind zu Adoption freizugeben, weil sie merkte, dass sie nicht einmal für sich selbst gut sorgen kann. Die Entscheidung, das Kind zur Adoption freizugeben, war sehr schwierig und traurig, weil sie im Grunde das Kind gerne behalten hätte.

Wieso gibt es immer weniger zur Adoption freigegeben Kinder in der Schweiz?

Zum einen haben alleinerziehende Frauen einen besseren Status als früher. Zum anderen wurde die externe Kinderbetreuung in Form von Kitas, Tagesfamilien oder Pflegeeltern ausgebaut. So können werdende Mütter oder auch Paare in der Erziehung sinnvoll unterstützt werden. Ein Kind gibt man ja nicht einfach leichtfertig zur Adoption frei.

Es ist gesetzlich geregelt, dass es bei der Adoption darum geht, einem Kind eine gute Umgebung zu ermöglichen, und nicht den eigenen Kinderwunsch zu stillen. Die aktuelle Einstellung der Gesellschaft sieht jedoch etwas anders aus. Wie erleben sie das?

Wir erleben den Prozess der Adoption oft als Wellenweg: Am Anfang kommen die Eltern mit dem Kinderwunsch zu uns. In unseren Kursen versuchen wir, die Motivation vom Ich-zentrierten Kinderwunsch mehr auf das Wohl des Kindes zu lenken. Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Auf welche Herausforderungen bereiten Sie Adoptiveltern vor?

Auf die Adoptiveltern kommt so einiges zu; so müssen sie etwa damit rechnen, dass das Kind später nach seiner Herkunft sucht. Es ist ein Fakt, dass das Kind andere biologische Wurzeln hat, und auch ganz natürlich, dass es sich irgendwann für diese zu interessieren beginnt. Deshalb ist es wichtig, dass ein adoptiertes Kind dem Alter entsprechend möglichst früh über seine Adoption Bescheid weiss – dies stellt natürlich eine Herausforderung für Adoptiveltern.
Es ist uns wichtig, den werdenden Eltern klar zu machen, dass die leiblichen Eltern für das Kind eine Bedeutung haben können – auch wenn rechtlich gesehen das Kind nach der Adoption zu den Adoptiveltern »gehört«.

Wie gehen sie mit Eltern um, deren Adoptionswunsch unerfüllt bleibt?

Wir sind von Anfang an transparent. Die Paare wissen, dass sie nur jeweils für drei Jahre eine Eignungsbescheinung erhalten, und wir klären sie auch darüber auf, wie die aktuelle Situation bezüglich der zur Adoption freigegebenen Kinder aussieht. Im Moment haben wir 89 Paare im Vermittlungspool und ungefähr 15 zur Adoption freigegebene Kinder pro Jahr. Da kann man sich die Wahrscheinlichkeit eines erfüllten Adoptionswunsches selbst ausrechnen. Einige Personen wenden sich dann auch an Vermittlungsstellen, die Adoptionen aus dem Ausland organisieren.

Spüren Sie einen Druck auf Adoptiveltern »perfekte Eltern« sein zu müssen?

Zum Teil schon, aber ich glaube, dass während des Aufnahmeverfahrens viele Möglichkeiten bestehen, sich mit Erziehung auseinanderzusetzen. Wichtig ist es, sich selbst reflektieren zu können. Interessant sind auch die Paarprozesse, die während dieser Zeit ablaufen. So tauchen häufig Fragen auf wie »Vielleicht möchte ich nicht dasselbe wie mein Partner?«, oder »Wie gehen wir nun als Paar damit um?«. Es ist wichtig, dass die Eltern vom Gedanken wegkommen, »perfekt« sein zu müssen. Das ist niemand. Aber es geht darum, in verschieden Situationen möglichst adäquat reagieren zu können.

Am ersten Januar 2018 tritt das revidierte Adoptionsrecht* in Kraft, was halten Sie von der Revision?

Wir sind der Meinung, dass das Gesetz eine gute Anpassung an die heutige Gesellschaft ist. Das Gesetz ist unseres Erachtens gelungen. Die offene Adoption bedarf allerdings noch einiger Detailklärungen – wir plädieren hier für eine langfristige Begleitung des Familiensystems durch Fachpersonen.

Sollte die Adoption auch für homosexuelle Paare geöffnet werden?

Wir von PACH sind gegenüber der Öffnung für gleichgeschlechtliche Paare sehr offen. Wir setzen uns für Vielfalt von Familien ein und für gleiche Rechte für alle. Unserer Ansicht nach ist es das Wichtigste, dass das Kind gut betreut ist, sich wohl und geborgen fühlt. Das ist keine Frage des Geschlechts der Eltern.


Revision des Adoptionsrecht – Worum geht es?

Ab dem 1. Januar 2018 wird die Stiefkindadoption nicht mehr nur Ehepaaren, sondern auch Paaren in einer eingetragenen Partnerschaft oder einer faktischen Lebensgemeinschaft offenstehen. Zudem wird das Mindestalter adoptionswilliger Personen von 35 auf 28 Jahren gesenkt. Als dritte Änderung wird das Adoptionsgeheimnis für leibliche Eltern, die Informationen über ihr zur Adoption freigegebenes Kind erhalten möchten, gelockert.

Category Archives: Schweiz

Alles beginnt mit einem Kinderwunsch

Immer wieder wird über das Adoptionsrecht gesprochen und über Veränderungen debattiert. Aber wie verlief eine Adoption vor knapp einem halben Jahrhundert Jahren? Desirée und ihr mittlerweile verstorbener Mann haben vor 47 Jahren ein Kind adoptiert. Desirée erzählt.

Erzähl mir von eurer Entscheidung, ein Kind zu adoptieren.

Es stand schon früh fest, dass ich und mein Partner keine eigenen Kinder bekommen konnten. Wir wollten aber unbedingt ein Kind. So war für uns klar, dass wir ein Kind adoptieren möchten.

Was geschah bis zum ersten Treffen?

Zuerst haben wir uns beim entsprechenden Amt in Zürich angemeldet. Nach etwa zwei Jahren haben wir durch Zufall erfahren, dass unser Antrag beiseitegelegt wurde, da mein Mann katholisch und ich reformiert war. Das sah man im Jahr 1970 nicht gerne. Da es seinerzeit so war, dass auf ein Kind fünf Ehepaare fallen, dauerte die Adoption in unserem Fall viel länger. Das Amt hat unsere Akte schliesslich doch wieder hervorgeholt und dann hiess es plötzlich, dass wir unser Kind besuchen gehen können.

Was waren die Schritte bis zur Adoption?

Nach dem Treffen konnten wir entscheiden, ob wir Cyril adoptieren möchten. Wir fanden es gut. Wir haben Cyril so aufgenommen, als wäre er unser leiblicher Sohn. Es ist eigenartig, wir hatten beide keine Probleme damit. Damals war er bei Pflegeeltern untergebracht. Wir haben Cyril mit zwei Monaten kennengelernt. Wir, also vor allem ich, haben ihn jeden Tag besucht, gewickelt, gefüttert und so weiter, damit wir uns kennenlernen konnten. Als künftige Eltern wurden wir auf Herz und Nieren geprüft, ob wir fähig sind, ein Kind zu erziehen. Mein Mann und ich mussten viele schriftliche Fragen beantworten, und wir wurden ständig kontrolliert, bis die Adoption zustande gekommen ist. Nach etwa vier Monaten konnten wir unseren Sohn zu uns nach Hause holen. Es lief von Anfang an sehr gut, aber wir hatten zwischendurch auch harte Zeiten.

Sollten die Eltern bei einer Adoption ein gewisses Alter haben?

Wir waren damals seit fünf Jahren verheiratet. Ich war 32 Jahre alt und mein Mann 39 Jahre alt. Ein gewisses Alter ist sicher eine gute Voraussetzung. Aber meiner Meinung nach kann man auch mit 30 Jahren ein Kind adoptieren. Diese Adoption hatte uns nicht nur einen Sohn gebracht, sondern auch eine grosse Erfahrung.

Tinkjunior dankt Desirée für das Gespräch.


Adoption- noch ein Trend?

Grafik: Linda Tellenbach. Quelle: BfS

Die Adoptionsanfrage geht stark zurück zum Vergleich von den letzten Jahren- Schweizer adoptieren immer weniger.

Voraussetzungen für eine Adoption in der Schweiz:

  • Adoptionsinteressierte müssen mindestens 28 Jahre alt sein sowie 16 Jahre älter als das zu adoptierende Kind.
  • Ehegatten können nur gemeinschaftlich adoptieren.
  • Sie müssen seit mindestens drei Jahren einen gemeinsamen Haushalt führen. Geschwistern ist die gemeinschaftliche Adoption nicht erlaubt.
  • Gleichgeschlechtlichen Paaren ist in der Schweiz nur die Stiefkindadoption erlaubt.

Taxe ou pas taxe?

Ce texte menace la SSR, financée en grande partie par la redevance, mais aussi, ne l’oublions pas, de nombreuses radios et télévisions régionales. Et ceci dans un contexte où la presse écrite est en difficulté, les rédactions doivent se serrer la ceinture et les journaux fusionnent. L’ATS risque de licencier 36 de ses employé-e-s. L’initiative menace la diversité déjà précaire du paysage médiatique suisse. Or, les médias jouent un rôle essentiel pour le fonctionnement de la démocratie.

Les arguments pour No Billag fusent dans tous les sens. Les 451 francs par ménage pourraient être dépensés ailleurs, favorisant ainsi l’économie. La suppression de la taxe améliorerait l’offre audiovisuelle en apportant plus de concurrence sur le marché. Le subventionnement favorise la position monopolistique de la SSR, induisant ainsi un manque d’incitation au renouvellement des programmes. Pour y voir un peu plus clair dans cette jungle d’arguments, il paraît judicieux de revenir à la base du débat; la redevance. Pourquoi payons-nous une taxe au juste?

La redevance dont s’acquitte chaque ménage et entreprise sert à subventionner la SSR et les radios et télévisions régionales. Si on coupe le financement de la SSR, elle devra fonctionner comme une entreprise privée. Or, le secteur privé privilégie ce qui est rentable. Les émissions destinées aux minorités linguistiques, comme les romanches, ou qui ne touche pas un grand public, seront très probablement déficitaires et par conséquent peu à peu supprimées. On assisterait alors à une diminution de la diversité des programmes.

Ce mécanisme concerne aussi les médias audiovisuels régionaux qui touchent également une part de l’argent public. Ceux-ci diffusent du contenu local, culturel et proche de la population. Sans aide étatique, seules les radios localisées dans les grands centres urbains pourraient survivre, car elles offrent une visibilité suffisante pour attirer assez de sponsors. Les autres seraient probablement condamnées, et priveraient les régions périphériques d’une source d’information. La redevance permet donc d’avoir accès à une offre diversifiée, et ceci également pour les minorités linguistiques ou culturelles.

Admettons que la SSR survive à l’initiative no Billag. Elle devrait alors combler son manque à gagner par un autre moyen que la l’aide étatique. Elle devrait pour ce faire se financer par la publicité. La qualité du visionnement, pour la télévision, et de l’écoute, pour la radio, sera amoindrie par plus d’interruptions publicitaires. La redevance est garante de la qualité de l’audiovisuel, en plus de sa diversité.

Finalement, le financement public des médias audiovisuels évite qu’ils se fassent avaler par les grands groupes, comme c’est le cas pour les journaux, dont un grand nombre appartient actuellement à Tamedia ou à Ringer. La détention d’un grand nombre de médias par une seule entreprise peut évidemment entraîner un biais dans l’information. L’argument selon lequel la concurrence induite par la suppression de la taxe profiterait à la diversité du paysage médiatique paraît bancal. En effet, la situation de la presse écrite nous montre un aperçu de ce qui pourrait se passer avec l’audiovisuel.

Pour les raisons mentionnées, il ne serait pas judicieux d’accepter l’initiative. Il est par contre souhaitable de réfléchir à des solutions pour pallier au mécontentement de la population par rapport au système actuel, qui, il est vrai, n’a pas évolué, alors que l’environnement médiatique et informatif a énormément changé ces dernières années. Les familles paient des taxes de plus en plus chères. Une réforme en douceur du système pourrait être imaginée, en réfléchissant à des solutions viables sur le long-terme, sans précipiter les choses. Il serait aussi possible d’imaginer un système de taxe proportionnel au revenu, pour décharger les ménages les moins nantis.

Il n’est pas absurde de repenser le système, mais le faire sans précipitation et sans mettre les médias en danger est primordial. Serions-nous gagnants en économisant 365 francs par année, si le résultat implique la disparition de la SSR et de notre radio régionale ?

Scambi tra gioventù elvetiche e burkinabé

Cosa può portare un evento come la Sessione federale dei Giovani al Burkina-Faso?
La Svizzera è un esempio di democrazia per un paese come il Burkina-Faso, per il quale questa nozione è ancora allo stato embrionale. Dopo 27 anni di dittatura, il popolo burkinabé desidera ora instaurare i valori della democrazia; ciò implica una sensibilizzazione della gioventù a quest’ultimi.

In che modo? Potete darci un esempio?
Vorremmo ricreare un parlamento dei giovani. Quest’ultimo è sparito in seguito all’insurrezione popolare del 2015, quando il presidente Campaoré, al potere da 27 anni, è stato scacciato dal Paese. Era simile alla vostra Sessione. Ora che vi sono state delle elezioni libere, il paese è stabile e vorremmo quindi farlo rinascere dalle sue ceneri. Dobbiamo trovare le parole giuste per convincere le autorità e seguire la Sessione federale dei giovani ci permetterà di rafforzare il nostro dossier. Abbiamo il sostegno del ministro della gioventù, che ci ha accompagnati nel nostro soggiorno in Svizzera.

Perché mettere un accento sulla gioventù in particolare?
Bisogna sapere che la stragrande maggioranza della popolazione burkinabé è costituita da giovani: il 75% ha meno di 25 anni! È proprio una specificità del Paese. Al momento, però, le nostre sfide sono in primo luogo la disoccupazione e la formazione. In effetti, i valori della cittadinanza non dicono un granché a una gioventù senza lavoro – o comunque non costituiscono la priorità in una realtà fatta per la maggior parte di sopravvivenza.

P. Nelly Marcelle Ouedraogo e Romaric Wendezoodo Sawodogo

Descriveteci questa gioventù burkinabé…
La gioventù è cambiata, è particolarmente dinamica e s’investe fortemente per progetti legati alla cittadinanza e alla civica: donazioni di sangue, giornate di salubrità, visite ai malati, concerti pedagogici, veglie cittadine. Nello stesso tempo è anche molto più rivendicativa. C’è molta frustrazione a causa dei problemi che abbiamo menzionato. Questo poiché, per 27 anni, è stata messa da parte. Ora scopre uno spazio nuovo di libertà… vuole tutto, e subito, e arriva a usare le maniere forti per far sentire la sua voce. È ora opportuno inquadrare questa nuova libertà cittadina.

Abbiamo parlato del fatto che il funzionamento della politica svizzera può essere un’ispirazione per una giovane democrazia come la vostra. E al contrario, cosa può portare il Burkina-Faso alla Svizzera?
La sua ricchezza e diversità culturale così come la sua storia. Nello stesso tempo il Burkina-Faso è un Paese molto giovane, sia per quanto riguarda l’età media della popolazione sia anche in termini di democrazia. Di conseguenza, possiamo esportare tanto nuovo ossigeno a una democrazia longeva e in un Paese confrontato al fenomeno dell’invecchiamento della popolazione.

Che immagine vi è della Svizzera in Burkina-Faso?
È il Paese delle ONG e delle banche!

Raccontateci un po’ gli scambi che avete avuto con i giovani svizzeri…
Abbiamo seguito i dibattiti nei due gruppi francofoni, e il tema che più ci ha colpito è quello dell’integrazione delle persone in situazione di handicap. In Svizzera si riflette su come migliorare le loro condizioni di lavoro, ad esempio, mentre in Burkina-Faso bisogna ancora integrarli e il manco d’infrastrutture è flagrante. Le problematiche sono ben diverse.

Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta

Qual è il prossimo appuntamento, una volta tornati in Burkina-Faso?
Gli ‘Etats généraux de la jeunesse’ che avranno luogo fra tre giorni a Ouagadougou. Si tratta di un incontro che riunisce più di mille giovani. “Quale governance per una contribuzione ottimale della gioventù al rinnovamento politico, economico e sociale in Burkina-Faso” è il tema di quest’edizione. I giovani presenteranno al presidente Kaboré diverse rivendicazioni provenienti dalle tredici regioni del Paese. Negli ultimi anni, queste sono sempre restate nel cassetto. Quest’anno ripercorreremo tutto ciò che abbiamo detto e chiesto nelle ultime edizioni, con la differenza che si tratta dei primi Stati generali organizzati sotto il governo Kaboré.

Nella foto principale, da sinistra a destra: P. Nelly Marcelle Ouedraogo, giornalista socials media per An’Faso e membra della Fondazione Voix angélique (FOVA) per l’accesso dei bambini all’educazione, Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta e Denise Ouedraogo, studentessa di lettere moderne e membra del movimento cittadino “Le Balai citoyen”.

Integration funktioniert nicht über Regeln

Das Stück war ein hübscher Erfolg. Das Publikum liess nicht auf sich warten und füllte den Theatersaal über drei Vorstellungen hinweg. Das war «Zeitwerk» am Theater Käfigturm.

Mehr noch aber als die Zahl der Zuschauer*innen oder die Darbietung der Schauspieler*innen war es die Idee von Graziella Cisternino, die das Projekt zum Erfolg geführt hatte. Cisterninos Ziel: Minoritäten, Migrant*innen, Personen mit einer Behinderung, aus unterschiedlichen Kulturen oder mit verschiedenen sexuellen Orientierungen mittels Theater zu unterstützen.

So hatten mehr als die Hälfte der Schauspieler*innen einen Migrationshintergrund oder sind Doppelbürger*innen. Auch ihr Alter und soziale Herkunft schien sehr unterschiedlich.

«Am Anfang war das eine grosse Herausforderung für mich, vor allem wegen der Sprache», erklärt Priscila, die vor einigen Jahren aus Spanien in die Schweiz gekommen ist und schon seit drei Jahren bei «Zeitwerk» mitwirkt. «Aber gerade das Theater hat mir geholfen, viel schneller Deutsch zu lernen.» Das Projekt sei super, weil alle in die Entscheidungen miteinbezogen würden, weil alles sehr offen und flexibel sei, so Priscila.

«Alles hat extrem gut funktioniert», freut sich Graziella. «Die Integration ist hier von selbst passiert.» Die Teilnehmer*innen hätten viele Aktivitäten gar ausserhalb der Proben organisiert und sich gelegentlich zu Anlässen wie einer Geburtstagsfeier getroffen. Eine junge syrische Migrantin habe vor zwei Wochen dank ihrer neuen Freunde das Raclette entdeckt.

Ein Jahr harte Arbeit, die letztes Wochenende schliesslich ihre Früchte trug. Am Anfang stand jedoch die Rekrutierung der Schauspieler*innen. Das war alles andere als einfach. Die Schwierigkeit: Unterschiedliche Profile von Personen zu finden. Denn einige Migrant*innen getrauten sich aus Schüchternheit nicht mitzumachen oder weil sie nicht genügend in ihre eigenen Deutschkenntnisse vertrauten. Doch die Offenheit der Schauspieler*innen hat sich schliesslich ausbezahlt.

«Es ist nicht notwendig, die Sprache zu beherrschen», merkt Cisternino an. «Einige Rollen beinhalten fast keinen Dialog, leben hingegen von der Mimik. Wir hatten einen solchen Fall mit einer jungen Flüchtlingsfrau.» Schliesslich habe sie das ganze Jahr aber solche Fortschritte gemacht, dass man ihre Figur sprechen machen konnte.

Dank ihrer Ausbildung im sozialen Bereich hat Cisterno gemerkt, dass die Integration von Minderheiten und das Zusammenfinden von Leuten verschiedener Herkunft weit besser über Kreativität passiert als über Regeln. Diese Einsicht wollte sie deshalb mit dem Projekt «Interperfekt» in die Tat umsetzen. Das Theater erlaubt ihr nun, das Publikum zu berühren und mit der Gesellschaft zu kommunizieren.

Und die Schauspieler*innen, welche den Kontakt aufrecht erhalten wollen, beweisen, dass die Integrations-Wagnis von Cisternino tatsächlich aufgegangen ist.

Übersetzt aus dem Französischen von Michael Scheurer. Hier findest du den Originaltext.

«Man weiss nie, wohin das Ganze führt»

Gerade an politischen Anlässen wie der Jugendsession ist das gegenseitige Verstehen aber sehr wichtig. Für eine einwandfreie Verständigung von Romand_e_s, Tessiner_innen und Deutschschweizer_innen sorgen im Bundeshaus die Simultandolmetscher_innen. Wir konnten einen von ihnen, Thomas Bernath, treffen und nach den Herausforderungen und Besonderheiten des Simultandolmetschens im Bundeshaus fragen.


Thomas Bernath arbeitet als Dolmetscher für die Parlamentsdienste. Er übersetzt vom Deutschen und Italienischen ins Französische. Als erste Sprache hat er Schweizerdeutsch gelernt, während der Schulzeit dann aber immer Französisch gesprochen. Er arbeitet auch für Privatkunden wie Banken oder Vereine, für das Europäische Patentamt in München und den zweisprachigen Fernsehsender ARTE.

“Die perfekte Adoptivfamilie gibt es nicht”

Frau Meierhofer, welche Rolle spielt der Verein PACH Pflege- und Adoptivkinder Schweiz im Adoptionsprozess?

Wir übernehmen verschiedene Aufgaben: Wir beraten leibliche Mütter und Väter bei einer allfälligen Adoptionsfreigabe, unterstützen und begleiten sie. Dabei ist es nicht unser Ziel, ein Kind an Adoptiveltern zu vermitteln, sondern, das Kind zu schützen und das Beste für sein Wohl zu unternehmen. So kann die Lösung auch sein, dass das Kind am Schluss mit gezielter Unterstützung bei den leiblichen Eltern bleibt oder (vorübergehend) in eine Pflegefamilie kommt. Als weitere Aufgabe klären wir die Eignung werdender Adoptiveltern ab und empfehlen den Behörden geeignete Personen. Zudem unterstützen wir adoptierte Kinder bei ihrer Herkunftssuche. Wir bringen vieles unter einen Hut. Und einige der Dienstleistungen erbringen ausschliesslich wir, und keine andere Behörde oder Verein.

Wie viel Einfluss haben Sie auf die eigentliche Adoption?

Alle Mütter, die eine Adoption in Erwägung ziehen, kommen zu uns, und nicht wir zu ihnen. Wir fragen dann natürlich nach ihren Wünschen. Das zur Adoption freigegeben Kind erhält von der KESB (Kindes- und Erwachsenenschutzbehörde) einen Vormund, bis die Adoption rechtlich abgeschlossen ist. Die kantonale Zentralbehörde für Adoption entscheidet, zu welchen Eltern das Kind kommt. Unsere Aufgabe im ganzen Prozess der Familiensuche ist es, die Personen zu unterstützen und zu beraten. Wir sind um einen möglichst optimalen Ablauf für alle Beteiligten bemüht. Zentral ist, dass die Rollen und Zuständigkeiten klar geregelt sind und PACH keine Entscheidungen trifft.

Sie können aber Paare oder Einzelpersonen als geeignete Adoptiveltern vorschlagen. Auf welche Kriterien schauen sie bei der Auswahl der potentiellen Eltern?

Sie müssen grundsätzlich sicherstellen können, dass sie für das Kind sorgen und es ernähren können. Aus diesem finanziellen Aspekt sind die interessierten Personen zwangsläufig eher der Mittel- oder Oberschicht zugehörig. Des Weiteren werden ganz generelle Kriterien ihrer sozialen Kompetenzen geprüft: Sind sie empathisch, können sie ihr Verhalten reflektieren und Kritik annehmen? Die obligatorische Ausbildung der Adoptiveltern im Vorfeld der Adoption stellt einen wichtigen Entwicklungsprozess dar.
In verschiedenen Kursen geht es darum, die eigene Motivation zur Adoption zu hinterfragen: Wieso möchte ich das Kind adoptieren? Einfach, weil ich ein Kind möchte, oder weil ich jemandem etwas zu liebe tun möchte? Das ist ein Prozess: Die Art, wie künftige Adoptiveltern über Adoption denken, ist oftmals nicht mehr die gleiche, sobald sie den ganzen Prozess durchlaufen haben. Die Personen werden dann in unserem Vermittlungspool aufgenommen, so dass wir dann die passenden Paare vorschlagen können – diese Leistung zum Beispiel erbringt in der Deutschschweiz ausschliesslich PACH.

Das Bild der perfekten Familie mit Mutter, Vater und ein bis zwei Kinder ist in unserer Gesellschaft strak verankert – Was ist aus Ihrer Sicht die perfekte Adoptivfamilie?

Die gibt es nicht. Für mich gibt es zwei zentrale Fragen zu beantworten: Was für ein Kind ist es? Und was für Wünsche haben die leiblichen Eltern für ihr Kind? Wenn wir die Eltern kennen (nicht wie bei Babyklappenkinder), können wir deren Wünsche berücksichtigen. Zum Beispiel in welcher Familienkonstellation und mit welchen Werten ihr Kind aufwachsen soll.

Was halten Sie davon, dass die abgebenden Eltern so viel über die Adoptivfamilie ihres Kindes mitbestimmen dürfen?

Mitbestimmen dürfen sie ja nicht, aber sie können ihre Wünsche an eine künftige Adoptivfamilie anbringen. Wenn man ein Kind freigibt, geschieht das immer aus einer Not heraus. Man darf nicht vergessen, dass hinter der ganzen Situation auch immer viel Leid und die intensive Zeit von neun Monaten Schwangerschaft steckt. Dazu kommt, dass die Adoptionsfreigabe frühestens sechs Wochen nach der Geburt gegeben werden kann. Dazu müssen beide Elternteile ihre Zustimmung geben. Danach bleibt ihnen nochmals sechs Wochen Zeit, in der sie den Entscheid widerrufen können.
Das ist eine lange Zeit. Umso mehr ist es sehr wichtig, dass wir die Mütter und Eltern anhören und auf ihre Wünsche eingehen. Wir merken auch oft später bei der Herkunftssuche, dass adoptierte Erwachsene sich fragen: »Weshalb hat meine Mutter mich weggegeben?«, »Was war das Problem?«. Deswegen ist es wichtig, die Gründe der Eltern für eine Adoptionsfreigabe zu kennen.

Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Treten viele Eltern in den ersten noch möglichen Wochen von ihrem Entscheid zurück, ihr Kind zur Adoption freizugeben?

Das gibt es selten, kommt aber vor. Wahrscheinlicher ist es, dass die Mütter während der Schwangerschaft oder bei der Geburt merken: Ich kann mein Kind nicht weggeben.

Das ist bei einem emotionalen Prozess wie der Geburt gut nachvollziehbar. Wann bleiben sie dennoch bei ihrem Entscheid?

Ein eindrückliches Beispiel finde ich die Geschichte einer stark psychisch kranken Frau, die sich entschieden hat, ihr Kind zu Adoption freizugeben, weil sie merkte, dass sie nicht einmal für sich selbst gut sorgen kann. Die Entscheidung, das Kind zur Adoption freizugeben, war sehr schwierig und traurig, weil sie im Grunde das Kind gerne behalten hätte.

Wieso gibt es immer weniger zur Adoption freigegeben Kinder in der Schweiz?

Zum einen haben alleinerziehende Frauen einen besseren Status als früher. Zum anderen wurde die externe Kinderbetreuung in Form von Kitas, Tagesfamilien oder Pflegeeltern ausgebaut. So können werdende Mütter oder auch Paare in der Erziehung sinnvoll unterstützt werden. Ein Kind gibt man ja nicht einfach leichtfertig zur Adoption frei.

Es ist gesetzlich geregelt, dass es bei der Adoption darum geht, einem Kind eine gute Umgebung zu ermöglichen, und nicht den eigenen Kinderwunsch zu stillen. Die aktuelle Einstellung der Gesellschaft sieht jedoch etwas anders aus. Wie erleben sie das?

Wir erleben den Prozess der Adoption oft als Wellenweg: Am Anfang kommen die Eltern mit dem Kinderwunsch zu uns. In unseren Kursen versuchen wir, die Motivation vom Ich-zentrierten Kinderwunsch mehr auf das Wohl des Kindes zu lenken. Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Auf welche Herausforderungen bereiten Sie Adoptiveltern vor?

Auf die Adoptiveltern kommt so einiges zu; so müssen sie etwa damit rechnen, dass das Kind später nach seiner Herkunft sucht. Es ist ein Fakt, dass das Kind andere biologische Wurzeln hat, und auch ganz natürlich, dass es sich irgendwann für diese zu interessieren beginnt. Deshalb ist es wichtig, dass ein adoptiertes Kind dem Alter entsprechend möglichst früh über seine Adoption Bescheid weiss – dies stellt natürlich eine Herausforderung für Adoptiveltern.
Es ist uns wichtig, den werdenden Eltern klar zu machen, dass die leiblichen Eltern für das Kind eine Bedeutung haben können – auch wenn rechtlich gesehen das Kind nach der Adoption zu den Adoptiveltern »gehört«.

Wie gehen sie mit Eltern um, deren Adoptionswunsch unerfüllt bleibt?

Wir sind von Anfang an transparent. Die Paare wissen, dass sie nur jeweils für drei Jahre eine Eignungsbescheinung erhalten, und wir klären sie auch darüber auf, wie die aktuelle Situation bezüglich der zur Adoption freigegebenen Kinder aussieht. Im Moment haben wir 89 Paare im Vermittlungspool und ungefähr 15 zur Adoption freigegebene Kinder pro Jahr. Da kann man sich die Wahrscheinlichkeit eines erfüllten Adoptionswunsches selbst ausrechnen. Einige Personen wenden sich dann auch an Vermittlungsstellen, die Adoptionen aus dem Ausland organisieren.

Spüren Sie einen Druck auf Adoptiveltern »perfekte Eltern« sein zu müssen?

Zum Teil schon, aber ich glaube, dass während des Aufnahmeverfahrens viele Möglichkeiten bestehen, sich mit Erziehung auseinanderzusetzen. Wichtig ist es, sich selbst reflektieren zu können. Interessant sind auch die Paarprozesse, die während dieser Zeit ablaufen. So tauchen häufig Fragen auf wie »Vielleicht möchte ich nicht dasselbe wie mein Partner?«, oder »Wie gehen wir nun als Paar damit um?«. Es ist wichtig, dass die Eltern vom Gedanken wegkommen, »perfekt« sein zu müssen. Das ist niemand. Aber es geht darum, in verschieden Situationen möglichst adäquat reagieren zu können.

Am ersten Januar 2018 tritt das revidierte Adoptionsrecht* in Kraft, was halten Sie von der Revision?

Wir sind der Meinung, dass das Gesetz eine gute Anpassung an die heutige Gesellschaft ist. Das Gesetz ist unseres Erachtens gelungen. Die offene Adoption bedarf allerdings noch einiger Detailklärungen – wir plädieren hier für eine langfristige Begleitung des Familiensystems durch Fachpersonen.

Sollte die Adoption auch für homosexuelle Paare geöffnet werden?

Wir von PACH sind gegenüber der Öffnung für gleichgeschlechtliche Paare sehr offen. Wir setzen uns für Vielfalt von Familien ein und für gleiche Rechte für alle. Unserer Ansicht nach ist es das Wichtigste, dass das Kind gut betreut ist, sich wohl und geborgen fühlt. Das ist keine Frage des Geschlechts der Eltern.


Revision des Adoptionsrecht – Worum geht es?

Ab dem 1. Januar 2018 wird die Stiefkindadoption nicht mehr nur Ehepaaren, sondern auch Paaren in einer eingetragenen Partnerschaft oder einer faktischen Lebensgemeinschaft offenstehen. Zudem wird das Mindestalter adoptionswilliger Personen von 35 auf 28 Jahren gesenkt. Als dritte Änderung wird das Adoptionsgeheimnis für leibliche Eltern, die Informationen über ihr zur Adoption freigegebenes Kind erhalten möchten, gelockert.

Category Archives: Schweiz

Alles beginnt mit einem Kinderwunsch

Immer wieder wird über das Adoptionsrecht gesprochen und über Veränderungen debattiert. Aber wie verlief eine Adoption vor knapp einem halben Jahrhundert Jahren? Desirée und ihr mittlerweile verstorbener Mann haben vor 47 Jahren ein Kind adoptiert. Desirée erzählt.

Erzähl mir von eurer Entscheidung, ein Kind zu adoptieren.

Es stand schon früh fest, dass ich und mein Partner keine eigenen Kinder bekommen konnten. Wir wollten aber unbedingt ein Kind. So war für uns klar, dass wir ein Kind adoptieren möchten.

Was geschah bis zum ersten Treffen?

Zuerst haben wir uns beim entsprechenden Amt in Zürich angemeldet. Nach etwa zwei Jahren haben wir durch Zufall erfahren, dass unser Antrag beiseitegelegt wurde, da mein Mann katholisch und ich reformiert war. Das sah man im Jahr 1970 nicht gerne. Da es seinerzeit so war, dass auf ein Kind fünf Ehepaare fallen, dauerte die Adoption in unserem Fall viel länger. Das Amt hat unsere Akte schliesslich doch wieder hervorgeholt und dann hiess es plötzlich, dass wir unser Kind besuchen gehen können.

Was waren die Schritte bis zur Adoption?

Nach dem Treffen konnten wir entscheiden, ob wir Cyril adoptieren möchten. Wir fanden es gut. Wir haben Cyril so aufgenommen, als wäre er unser leiblicher Sohn. Es ist eigenartig, wir hatten beide keine Probleme damit. Damals war er bei Pflegeeltern untergebracht. Wir haben Cyril mit zwei Monaten kennengelernt. Wir, also vor allem ich, haben ihn jeden Tag besucht, gewickelt, gefüttert und so weiter, damit wir uns kennenlernen konnten. Als künftige Eltern wurden wir auf Herz und Nieren geprüft, ob wir fähig sind, ein Kind zu erziehen. Mein Mann und ich mussten viele schriftliche Fragen beantworten, und wir wurden ständig kontrolliert, bis die Adoption zustande gekommen ist. Nach etwa vier Monaten konnten wir unseren Sohn zu uns nach Hause holen. Es lief von Anfang an sehr gut, aber wir hatten zwischendurch auch harte Zeiten.

Sollten die Eltern bei einer Adoption ein gewisses Alter haben?

Wir waren damals seit fünf Jahren verheiratet. Ich war 32 Jahre alt und mein Mann 39 Jahre alt. Ein gewisses Alter ist sicher eine gute Voraussetzung. Aber meiner Meinung nach kann man auch mit 30 Jahren ein Kind adoptieren. Diese Adoption hatte uns nicht nur einen Sohn gebracht, sondern auch eine grosse Erfahrung.

Tinkjunior dankt Desirée für das Gespräch.


Adoption- noch ein Trend?

Grafik: Linda Tellenbach. Quelle: BfS

Die Adoptionsanfrage geht stark zurück zum Vergleich von den letzten Jahren- Schweizer adoptieren immer weniger.

Voraussetzungen für eine Adoption in der Schweiz:

  • Adoptionsinteressierte müssen mindestens 28 Jahre alt sein sowie 16 Jahre älter als das zu adoptierende Kind.
  • Ehegatten können nur gemeinschaftlich adoptieren.
  • Sie müssen seit mindestens drei Jahren einen gemeinsamen Haushalt führen. Geschwistern ist die gemeinschaftliche Adoption nicht erlaubt.
  • Gleichgeschlechtlichen Paaren ist in der Schweiz nur die Stiefkindadoption erlaubt.

Taxe ou pas taxe?

Ce texte menace la SSR, financée en grande partie par la redevance, mais aussi, ne l’oublions pas, de nombreuses radios et télévisions régionales. Et ceci dans un contexte où la presse écrite est en difficulté, les rédactions doivent se serrer la ceinture et les journaux fusionnent. L’ATS risque de licencier 36 de ses employé-e-s. L’initiative menace la diversité déjà précaire du paysage médiatique suisse. Or, les médias jouent un rôle essentiel pour le fonctionnement de la démocratie.

Les arguments pour No Billag fusent dans tous les sens. Les 451 francs par ménage pourraient être dépensés ailleurs, favorisant ainsi l’économie. La suppression de la taxe améliorerait l’offre audiovisuelle en apportant plus de concurrence sur le marché. Le subventionnement favorise la position monopolistique de la SSR, induisant ainsi un manque d’incitation au renouvellement des programmes. Pour y voir un peu plus clair dans cette jungle d’arguments, il paraît judicieux de revenir à la base du débat; la redevance. Pourquoi payons-nous une taxe au juste?

La redevance dont s’acquitte chaque ménage et entreprise sert à subventionner la SSR et les radios et télévisions régionales. Si on coupe le financement de la SSR, elle devra fonctionner comme une entreprise privée. Or, le secteur privé privilégie ce qui est rentable. Les émissions destinées aux minorités linguistiques, comme les romanches, ou qui ne touche pas un grand public, seront très probablement déficitaires et par conséquent peu à peu supprimées. On assisterait alors à une diminution de la diversité des programmes.

Ce mécanisme concerne aussi les médias audiovisuels régionaux qui touchent également une part de l’argent public. Ceux-ci diffusent du contenu local, culturel et proche de la population. Sans aide étatique, seules les radios localisées dans les grands centres urbains pourraient survivre, car elles offrent une visibilité suffisante pour attirer assez de sponsors. Les autres seraient probablement condamnées, et priveraient les régions périphériques d’une source d’information. La redevance permet donc d’avoir accès à une offre diversifiée, et ceci également pour les minorités linguistiques ou culturelles.

Admettons que la SSR survive à l’initiative no Billag. Elle devrait alors combler son manque à gagner par un autre moyen que la l’aide étatique. Elle devrait pour ce faire se financer par la publicité. La qualité du visionnement, pour la télévision, et de l’écoute, pour la radio, sera amoindrie par plus d’interruptions publicitaires. La redevance est garante de la qualité de l’audiovisuel, en plus de sa diversité.

Finalement, le financement public des médias audiovisuels évite qu’ils se fassent avaler par les grands groupes, comme c’est le cas pour les journaux, dont un grand nombre appartient actuellement à Tamedia ou à Ringer. La détention d’un grand nombre de médias par une seule entreprise peut évidemment entraîner un biais dans l’information. L’argument selon lequel la concurrence induite par la suppression de la taxe profiterait à la diversité du paysage médiatique paraît bancal. En effet, la situation de la presse écrite nous montre un aperçu de ce qui pourrait se passer avec l’audiovisuel.

Pour les raisons mentionnées, il ne serait pas judicieux d’accepter l’initiative. Il est par contre souhaitable de réfléchir à des solutions pour pallier au mécontentement de la population par rapport au système actuel, qui, il est vrai, n’a pas évolué, alors que l’environnement médiatique et informatif a énormément changé ces dernières années. Les familles paient des taxes de plus en plus chères. Une réforme en douceur du système pourrait être imaginée, en réfléchissant à des solutions viables sur le long-terme, sans précipiter les choses. Il serait aussi possible d’imaginer un système de taxe proportionnel au revenu, pour décharger les ménages les moins nantis.

Il n’est pas absurde de repenser le système, mais le faire sans précipitation et sans mettre les médias en danger est primordial. Serions-nous gagnants en économisant 365 francs par année, si le résultat implique la disparition de la SSR et de notre radio régionale ?

Scambi tra gioventù elvetiche e burkinabé

Cosa può portare un evento come la Sessione federale dei Giovani al Burkina-Faso?
La Svizzera è un esempio di democrazia per un paese come il Burkina-Faso, per il quale questa nozione è ancora allo stato embrionale. Dopo 27 anni di dittatura, il popolo burkinabé desidera ora instaurare i valori della democrazia; ciò implica una sensibilizzazione della gioventù a quest’ultimi.

In che modo? Potete darci un esempio?
Vorremmo ricreare un parlamento dei giovani. Quest’ultimo è sparito in seguito all’insurrezione popolare del 2015, quando il presidente Campaoré, al potere da 27 anni, è stato scacciato dal Paese. Era simile alla vostra Sessione. Ora che vi sono state delle elezioni libere, il paese è stabile e vorremmo quindi farlo rinascere dalle sue ceneri. Dobbiamo trovare le parole giuste per convincere le autorità e seguire la Sessione federale dei giovani ci permetterà di rafforzare il nostro dossier. Abbiamo il sostegno del ministro della gioventù, che ci ha accompagnati nel nostro soggiorno in Svizzera.

Perché mettere un accento sulla gioventù in particolare?
Bisogna sapere che la stragrande maggioranza della popolazione burkinabé è costituita da giovani: il 75% ha meno di 25 anni! È proprio una specificità del Paese. Al momento, però, le nostre sfide sono in primo luogo la disoccupazione e la formazione. In effetti, i valori della cittadinanza non dicono un granché a una gioventù senza lavoro – o comunque non costituiscono la priorità in una realtà fatta per la maggior parte di sopravvivenza.

P. Nelly Marcelle Ouedraogo e Romaric Wendezoodo Sawodogo

Descriveteci questa gioventù burkinabé…
La gioventù è cambiata, è particolarmente dinamica e s’investe fortemente per progetti legati alla cittadinanza e alla civica: donazioni di sangue, giornate di salubrità, visite ai malati, concerti pedagogici, veglie cittadine. Nello stesso tempo è anche molto più rivendicativa. C’è molta frustrazione a causa dei problemi che abbiamo menzionato. Questo poiché, per 27 anni, è stata messa da parte. Ora scopre uno spazio nuovo di libertà… vuole tutto, e subito, e arriva a usare le maniere forti per far sentire la sua voce. È ora opportuno inquadrare questa nuova libertà cittadina.

Abbiamo parlato del fatto che il funzionamento della politica svizzera può essere un’ispirazione per una giovane democrazia come la vostra. E al contrario, cosa può portare il Burkina-Faso alla Svizzera?
La sua ricchezza e diversità culturale così come la sua storia. Nello stesso tempo il Burkina-Faso è un Paese molto giovane, sia per quanto riguarda l’età media della popolazione sia anche in termini di democrazia. Di conseguenza, possiamo esportare tanto nuovo ossigeno a una democrazia longeva e in un Paese confrontato al fenomeno dell’invecchiamento della popolazione.

Che immagine vi è della Svizzera in Burkina-Faso?
È il Paese delle ONG e delle banche!

Raccontateci un po’ gli scambi che avete avuto con i giovani svizzeri…
Abbiamo seguito i dibattiti nei due gruppi francofoni, e il tema che più ci ha colpito è quello dell’integrazione delle persone in situazione di handicap. In Svizzera si riflette su come migliorare le loro condizioni di lavoro, ad esempio, mentre in Burkina-Faso bisogna ancora integrarli e il manco d’infrastrutture è flagrante. Le problematiche sono ben diverse.

Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta

Qual è il prossimo appuntamento, una volta tornati in Burkina-Faso?
Gli ‘Etats généraux de la jeunesse’ che avranno luogo fra tre giorni a Ouagadougou. Si tratta di un incontro che riunisce più di mille giovani. “Quale governance per una contribuzione ottimale della gioventù al rinnovamento politico, economico e sociale in Burkina-Faso” è il tema di quest’edizione. I giovani presenteranno al presidente Kaboré diverse rivendicazioni provenienti dalle tredici regioni del Paese. Negli ultimi anni, queste sono sempre restate nel cassetto. Quest’anno ripercorreremo tutto ciò che abbiamo detto e chiesto nelle ultime edizioni, con la differenza che si tratta dei primi Stati generali organizzati sotto il governo Kaboré.

Nella foto principale, da sinistra a destra: P. Nelly Marcelle Ouedraogo, giornalista socials media per An’Faso e membra della Fondazione Voix angélique (FOVA) per l’accesso dei bambini all’educazione, Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta e Denise Ouedraogo, studentessa di lettere moderne e membra del movimento cittadino “Le Balai citoyen”.

Integration funktioniert nicht über Regeln

Das Stück war ein hübscher Erfolg. Das Publikum liess nicht auf sich warten und füllte den Theatersaal über drei Vorstellungen hinweg. Das war «Zeitwerk» am Theater Käfigturm.

Mehr noch aber als die Zahl der Zuschauer*innen oder die Darbietung der Schauspieler*innen war es die Idee von Graziella Cisternino, die das Projekt zum Erfolg geführt hatte. Cisterninos Ziel: Minoritäten, Migrant*innen, Personen mit einer Behinderung, aus unterschiedlichen Kulturen oder mit verschiedenen sexuellen Orientierungen mittels Theater zu unterstützen.

So hatten mehr als die Hälfte der Schauspieler*innen einen Migrationshintergrund oder sind Doppelbürger*innen. Auch ihr Alter und soziale Herkunft schien sehr unterschiedlich.

«Am Anfang war das eine grosse Herausforderung für mich, vor allem wegen der Sprache», erklärt Priscila, die vor einigen Jahren aus Spanien in die Schweiz gekommen ist und schon seit drei Jahren bei «Zeitwerk» mitwirkt. «Aber gerade das Theater hat mir geholfen, viel schneller Deutsch zu lernen.» Das Projekt sei super, weil alle in die Entscheidungen miteinbezogen würden, weil alles sehr offen und flexibel sei, so Priscila.

«Alles hat extrem gut funktioniert», freut sich Graziella. «Die Integration ist hier von selbst passiert.» Die Teilnehmer*innen hätten viele Aktivitäten gar ausserhalb der Proben organisiert und sich gelegentlich zu Anlässen wie einer Geburtstagsfeier getroffen. Eine junge syrische Migrantin habe vor zwei Wochen dank ihrer neuen Freunde das Raclette entdeckt.

Ein Jahr harte Arbeit, die letztes Wochenende schliesslich ihre Früchte trug. Am Anfang stand jedoch die Rekrutierung der Schauspieler*innen. Das war alles andere als einfach. Die Schwierigkeit: Unterschiedliche Profile von Personen zu finden. Denn einige Migrant*innen getrauten sich aus Schüchternheit nicht mitzumachen oder weil sie nicht genügend in ihre eigenen Deutschkenntnisse vertrauten. Doch die Offenheit der Schauspieler*innen hat sich schliesslich ausbezahlt.

«Es ist nicht notwendig, die Sprache zu beherrschen», merkt Cisternino an. «Einige Rollen beinhalten fast keinen Dialog, leben hingegen von der Mimik. Wir hatten einen solchen Fall mit einer jungen Flüchtlingsfrau.» Schliesslich habe sie das ganze Jahr aber solche Fortschritte gemacht, dass man ihre Figur sprechen machen konnte.

Dank ihrer Ausbildung im sozialen Bereich hat Cisterno gemerkt, dass die Integration von Minderheiten und das Zusammenfinden von Leuten verschiedener Herkunft weit besser über Kreativität passiert als über Regeln. Diese Einsicht wollte sie deshalb mit dem Projekt «Interperfekt» in die Tat umsetzen. Das Theater erlaubt ihr nun, das Publikum zu berühren und mit der Gesellschaft zu kommunizieren.

Und die Schauspieler*innen, welche den Kontakt aufrecht erhalten wollen, beweisen, dass die Integrations-Wagnis von Cisternino tatsächlich aufgegangen ist.

Übersetzt aus dem Französischen von Michael Scheurer. Hier findest du den Originaltext.

«Man weiss nie, wohin das Ganze führt»

Gerade an politischen Anlässen wie der Jugendsession ist das gegenseitige Verstehen aber sehr wichtig. Für eine einwandfreie Verständigung von Romand_e_s, Tessiner_innen und Deutschschweizer_innen sorgen im Bundeshaus die Simultandolmetscher_innen. Wir konnten einen von ihnen, Thomas Bernath, treffen und nach den Herausforderungen und Besonderheiten des Simultandolmetschens im Bundeshaus fragen.


Thomas Bernath arbeitet als Dolmetscher für die Parlamentsdienste. Er übersetzt vom Deutschen und Italienischen ins Französische. Als erste Sprache hat er Schweizerdeutsch gelernt, während der Schulzeit dann aber immer Französisch gesprochen. Er arbeitet auch für Privatkunden wie Banken oder Vereine, für das Europäische Patentamt in München und den zweisprachigen Fernsehsender ARTE.

“Die perfekte Adoptivfamilie gibt es nicht”

Frau Meierhofer, welche Rolle spielt der Verein PACH Pflege- und Adoptivkinder Schweiz im Adoptionsprozess?

Wir übernehmen verschiedene Aufgaben: Wir beraten leibliche Mütter und Väter bei einer allfälligen Adoptionsfreigabe, unterstützen und begleiten sie. Dabei ist es nicht unser Ziel, ein Kind an Adoptiveltern zu vermitteln, sondern, das Kind zu schützen und das Beste für sein Wohl zu unternehmen. So kann die Lösung auch sein, dass das Kind am Schluss mit gezielter Unterstützung bei den leiblichen Eltern bleibt oder (vorübergehend) in eine Pflegefamilie kommt. Als weitere Aufgabe klären wir die Eignung werdender Adoptiveltern ab und empfehlen den Behörden geeignete Personen. Zudem unterstützen wir adoptierte Kinder bei ihrer Herkunftssuche. Wir bringen vieles unter einen Hut. Und einige der Dienstleistungen erbringen ausschliesslich wir, und keine andere Behörde oder Verein.

Wie viel Einfluss haben Sie auf die eigentliche Adoption?

Alle Mütter, die eine Adoption in Erwägung ziehen, kommen zu uns, und nicht wir zu ihnen. Wir fragen dann natürlich nach ihren Wünschen. Das zur Adoption freigegeben Kind erhält von der KESB (Kindes- und Erwachsenenschutzbehörde) einen Vormund, bis die Adoption rechtlich abgeschlossen ist. Die kantonale Zentralbehörde für Adoption entscheidet, zu welchen Eltern das Kind kommt. Unsere Aufgabe im ganzen Prozess der Familiensuche ist es, die Personen zu unterstützen und zu beraten. Wir sind um einen möglichst optimalen Ablauf für alle Beteiligten bemüht. Zentral ist, dass die Rollen und Zuständigkeiten klar geregelt sind und PACH keine Entscheidungen trifft.

Sie können aber Paare oder Einzelpersonen als geeignete Adoptiveltern vorschlagen. Auf welche Kriterien schauen sie bei der Auswahl der potentiellen Eltern?

Sie müssen grundsätzlich sicherstellen können, dass sie für das Kind sorgen und es ernähren können. Aus diesem finanziellen Aspekt sind die interessierten Personen zwangsläufig eher der Mittel- oder Oberschicht zugehörig. Des Weiteren werden ganz generelle Kriterien ihrer sozialen Kompetenzen geprüft: Sind sie empathisch, können sie ihr Verhalten reflektieren und Kritik annehmen? Die obligatorische Ausbildung der Adoptiveltern im Vorfeld der Adoption stellt einen wichtigen Entwicklungsprozess dar.
In verschiedenen Kursen geht es darum, die eigene Motivation zur Adoption zu hinterfragen: Wieso möchte ich das Kind adoptieren? Einfach, weil ich ein Kind möchte, oder weil ich jemandem etwas zu liebe tun möchte? Das ist ein Prozess: Die Art, wie künftige Adoptiveltern über Adoption denken, ist oftmals nicht mehr die gleiche, sobald sie den ganzen Prozess durchlaufen haben. Die Personen werden dann in unserem Vermittlungspool aufgenommen, so dass wir dann die passenden Paare vorschlagen können – diese Leistung zum Beispiel erbringt in der Deutschschweiz ausschliesslich PACH.

Das Bild der perfekten Familie mit Mutter, Vater und ein bis zwei Kinder ist in unserer Gesellschaft strak verankert – Was ist aus Ihrer Sicht die perfekte Adoptivfamilie?

Die gibt es nicht. Für mich gibt es zwei zentrale Fragen zu beantworten: Was für ein Kind ist es? Und was für Wünsche haben die leiblichen Eltern für ihr Kind? Wenn wir die Eltern kennen (nicht wie bei Babyklappenkinder), können wir deren Wünsche berücksichtigen. Zum Beispiel in welcher Familienkonstellation und mit welchen Werten ihr Kind aufwachsen soll.

Was halten Sie davon, dass die abgebenden Eltern so viel über die Adoptivfamilie ihres Kindes mitbestimmen dürfen?

Mitbestimmen dürfen sie ja nicht, aber sie können ihre Wünsche an eine künftige Adoptivfamilie anbringen. Wenn man ein Kind freigibt, geschieht das immer aus einer Not heraus. Man darf nicht vergessen, dass hinter der ganzen Situation auch immer viel Leid und die intensive Zeit von neun Monaten Schwangerschaft steckt. Dazu kommt, dass die Adoptionsfreigabe frühestens sechs Wochen nach der Geburt gegeben werden kann. Dazu müssen beide Elternteile ihre Zustimmung geben. Danach bleibt ihnen nochmals sechs Wochen Zeit, in der sie den Entscheid widerrufen können.
Das ist eine lange Zeit. Umso mehr ist es sehr wichtig, dass wir die Mütter und Eltern anhören und auf ihre Wünsche eingehen. Wir merken auch oft später bei der Herkunftssuche, dass adoptierte Erwachsene sich fragen: »Weshalb hat meine Mutter mich weggegeben?«, »Was war das Problem?«. Deswegen ist es wichtig, die Gründe der Eltern für eine Adoptionsfreigabe zu kennen.

Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Treten viele Eltern in den ersten noch möglichen Wochen von ihrem Entscheid zurück, ihr Kind zur Adoption freizugeben?

Das gibt es selten, kommt aber vor. Wahrscheinlicher ist es, dass die Mütter während der Schwangerschaft oder bei der Geburt merken: Ich kann mein Kind nicht weggeben.

Das ist bei einem emotionalen Prozess wie der Geburt gut nachvollziehbar. Wann bleiben sie dennoch bei ihrem Entscheid?

Ein eindrückliches Beispiel finde ich die Geschichte einer stark psychisch kranken Frau, die sich entschieden hat, ihr Kind zu Adoption freizugeben, weil sie merkte, dass sie nicht einmal für sich selbst gut sorgen kann. Die Entscheidung, das Kind zur Adoption freizugeben, war sehr schwierig und traurig, weil sie im Grunde das Kind gerne behalten hätte.

Wieso gibt es immer weniger zur Adoption freigegeben Kinder in der Schweiz?

Zum einen haben alleinerziehende Frauen einen besseren Status als früher. Zum anderen wurde die externe Kinderbetreuung in Form von Kitas, Tagesfamilien oder Pflegeeltern ausgebaut. So können werdende Mütter oder auch Paare in der Erziehung sinnvoll unterstützt werden. Ein Kind gibt man ja nicht einfach leichtfertig zur Adoption frei.

Es ist gesetzlich geregelt, dass es bei der Adoption darum geht, einem Kind eine gute Umgebung zu ermöglichen, und nicht den eigenen Kinderwunsch zu stillen. Die aktuelle Einstellung der Gesellschaft sieht jedoch etwas anders aus. Wie erleben sie das?

Wir erleben den Prozess der Adoption oft als Wellenweg: Am Anfang kommen die Eltern mit dem Kinderwunsch zu uns. In unseren Kursen versuchen wir, die Motivation vom Ich-zentrierten Kinderwunsch mehr auf das Wohl des Kindes zu lenken. Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Auf welche Herausforderungen bereiten Sie Adoptiveltern vor?

Auf die Adoptiveltern kommt so einiges zu; so müssen sie etwa damit rechnen, dass das Kind später nach seiner Herkunft sucht. Es ist ein Fakt, dass das Kind andere biologische Wurzeln hat, und auch ganz natürlich, dass es sich irgendwann für diese zu interessieren beginnt. Deshalb ist es wichtig, dass ein adoptiertes Kind dem Alter entsprechend möglichst früh über seine Adoption Bescheid weiss – dies stellt natürlich eine Herausforderung für Adoptiveltern.
Es ist uns wichtig, den werdenden Eltern klar zu machen, dass die leiblichen Eltern für das Kind eine Bedeutung haben können – auch wenn rechtlich gesehen das Kind nach der Adoption zu den Adoptiveltern »gehört«.

Wie gehen sie mit Eltern um, deren Adoptionswunsch unerfüllt bleibt?

Wir sind von Anfang an transparent. Die Paare wissen, dass sie nur jeweils für drei Jahre eine Eignungsbescheinung erhalten, und wir klären sie auch darüber auf, wie die aktuelle Situation bezüglich der zur Adoption freigegebenen Kinder aussieht. Im Moment haben wir 89 Paare im Vermittlungspool und ungefähr 15 zur Adoption freigegebene Kinder pro Jahr. Da kann man sich die Wahrscheinlichkeit eines erfüllten Adoptionswunsches selbst ausrechnen. Einige Personen wenden sich dann auch an Vermittlungsstellen, die Adoptionen aus dem Ausland organisieren.

Spüren Sie einen Druck auf Adoptiveltern »perfekte Eltern« sein zu müssen?

Zum Teil schon, aber ich glaube, dass während des Aufnahmeverfahrens viele Möglichkeiten bestehen, sich mit Erziehung auseinanderzusetzen. Wichtig ist es, sich selbst reflektieren zu können. Interessant sind auch die Paarprozesse, die während dieser Zeit ablaufen. So tauchen häufig Fragen auf wie »Vielleicht möchte ich nicht dasselbe wie mein Partner?«, oder »Wie gehen wir nun als Paar damit um?«. Es ist wichtig, dass die Eltern vom Gedanken wegkommen, »perfekt« sein zu müssen. Das ist niemand. Aber es geht darum, in verschieden Situationen möglichst adäquat reagieren zu können.

Am ersten Januar 2018 tritt das revidierte Adoptionsrecht* in Kraft, was halten Sie von der Revision?

Wir sind der Meinung, dass das Gesetz eine gute Anpassung an die heutige Gesellschaft ist. Das Gesetz ist unseres Erachtens gelungen. Die offene Adoption bedarf allerdings noch einiger Detailklärungen – wir plädieren hier für eine langfristige Begleitung des Familiensystems durch Fachpersonen.

Sollte die Adoption auch für homosexuelle Paare geöffnet werden?

Wir von PACH sind gegenüber der Öffnung für gleichgeschlechtliche Paare sehr offen. Wir setzen uns für Vielfalt von Familien ein und für gleiche Rechte für alle. Unserer Ansicht nach ist es das Wichtigste, dass das Kind gut betreut ist, sich wohl und geborgen fühlt. Das ist keine Frage des Geschlechts der Eltern.


Revision des Adoptionsrecht – Worum geht es?

Ab dem 1. Januar 2018 wird die Stiefkindadoption nicht mehr nur Ehepaaren, sondern auch Paaren in einer eingetragenen Partnerschaft oder einer faktischen Lebensgemeinschaft offenstehen. Zudem wird das Mindestalter adoptionswilliger Personen von 35 auf 28 Jahren gesenkt. Als dritte Änderung wird das Adoptionsgeheimnis für leibliche Eltern, die Informationen über ihr zur Adoption freigegebenes Kind erhalten möchten, gelockert.

Category Archives: Schweiz

Alles beginnt mit einem Kinderwunsch

Immer wieder wird über das Adoptionsrecht gesprochen und über Veränderungen debattiert. Aber wie verlief eine Adoption vor knapp einem halben Jahrhundert Jahren? Desirée und ihr mittlerweile verstorbener Mann haben vor 47 Jahren ein Kind adoptiert. Desirée erzählt.

Erzähl mir von eurer Entscheidung, ein Kind zu adoptieren.

Es stand schon früh fest, dass ich und mein Partner keine eigenen Kinder bekommen konnten. Wir wollten aber unbedingt ein Kind. So war für uns klar, dass wir ein Kind adoptieren möchten.

Was geschah bis zum ersten Treffen?

Zuerst haben wir uns beim entsprechenden Amt in Zürich angemeldet. Nach etwa zwei Jahren haben wir durch Zufall erfahren, dass unser Antrag beiseitegelegt wurde, da mein Mann katholisch und ich reformiert war. Das sah man im Jahr 1970 nicht gerne. Da es seinerzeit so war, dass auf ein Kind fünf Ehepaare fallen, dauerte die Adoption in unserem Fall viel länger. Das Amt hat unsere Akte schliesslich doch wieder hervorgeholt und dann hiess es plötzlich, dass wir unser Kind besuchen gehen können.

Was waren die Schritte bis zur Adoption?

Nach dem Treffen konnten wir entscheiden, ob wir Cyril adoptieren möchten. Wir fanden es gut. Wir haben Cyril so aufgenommen, als wäre er unser leiblicher Sohn. Es ist eigenartig, wir hatten beide keine Probleme damit. Damals war er bei Pflegeeltern untergebracht. Wir haben Cyril mit zwei Monaten kennengelernt. Wir, also vor allem ich, haben ihn jeden Tag besucht, gewickelt, gefüttert und so weiter, damit wir uns kennenlernen konnten. Als künftige Eltern wurden wir auf Herz und Nieren geprüft, ob wir fähig sind, ein Kind zu erziehen. Mein Mann und ich mussten viele schriftliche Fragen beantworten, und wir wurden ständig kontrolliert, bis die Adoption zustande gekommen ist. Nach etwa vier Monaten konnten wir unseren Sohn zu uns nach Hause holen. Es lief von Anfang an sehr gut, aber wir hatten zwischendurch auch harte Zeiten.

Sollten die Eltern bei einer Adoption ein gewisses Alter haben?

Wir waren damals seit fünf Jahren verheiratet. Ich war 32 Jahre alt und mein Mann 39 Jahre alt. Ein gewisses Alter ist sicher eine gute Voraussetzung. Aber meiner Meinung nach kann man auch mit 30 Jahren ein Kind adoptieren. Diese Adoption hatte uns nicht nur einen Sohn gebracht, sondern auch eine grosse Erfahrung.

Tinkjunior dankt Desirée für das Gespräch.


Adoption- noch ein Trend?

Grafik: Linda Tellenbach. Quelle: BfS

Die Adoptionsanfrage geht stark zurück zum Vergleich von den letzten Jahren- Schweizer adoptieren immer weniger.

Voraussetzungen für eine Adoption in der Schweiz:

  • Adoptionsinteressierte müssen mindestens 28 Jahre alt sein sowie 16 Jahre älter als das zu adoptierende Kind.
  • Ehegatten können nur gemeinschaftlich adoptieren.
  • Sie müssen seit mindestens drei Jahren einen gemeinsamen Haushalt führen. Geschwistern ist die gemeinschaftliche Adoption nicht erlaubt.
  • Gleichgeschlechtlichen Paaren ist in der Schweiz nur die Stiefkindadoption erlaubt.

Taxe ou pas taxe?

Ce texte menace la SSR, financée en grande partie par la redevance, mais aussi, ne l’oublions pas, de nombreuses radios et télévisions régionales. Et ceci dans un contexte où la presse écrite est en difficulté, les rédactions doivent se serrer la ceinture et les journaux fusionnent. L’ATS risque de licencier 36 de ses employé-e-s. L’initiative menace la diversité déjà précaire du paysage médiatique suisse. Or, les médias jouent un rôle essentiel pour le fonctionnement de la démocratie.

Les arguments pour No Billag fusent dans tous les sens. Les 451 francs par ménage pourraient être dépensés ailleurs, favorisant ainsi l’économie. La suppression de la taxe améliorerait l’offre audiovisuelle en apportant plus de concurrence sur le marché. Le subventionnement favorise la position monopolistique de la SSR, induisant ainsi un manque d’incitation au renouvellement des programmes. Pour y voir un peu plus clair dans cette jungle d’arguments, il paraît judicieux de revenir à la base du débat; la redevance. Pourquoi payons-nous une taxe au juste?

La redevance dont s’acquitte chaque ménage et entreprise sert à subventionner la SSR et les radios et télévisions régionales. Si on coupe le financement de la SSR, elle devra fonctionner comme une entreprise privée. Or, le secteur privé privilégie ce qui est rentable. Les émissions destinées aux minorités linguistiques, comme les romanches, ou qui ne touche pas un grand public, seront très probablement déficitaires et par conséquent peu à peu supprimées. On assisterait alors à une diminution de la diversité des programmes.

Ce mécanisme concerne aussi les médias audiovisuels régionaux qui touchent également une part de l’argent public. Ceux-ci diffusent du contenu local, culturel et proche de la population. Sans aide étatique, seules les radios localisées dans les grands centres urbains pourraient survivre, car elles offrent une visibilité suffisante pour attirer assez de sponsors. Les autres seraient probablement condamnées, et priveraient les régions périphériques d’une source d’information. La redevance permet donc d’avoir accès à une offre diversifiée, et ceci également pour les minorités linguistiques ou culturelles.

Admettons que la SSR survive à l’initiative no Billag. Elle devrait alors combler son manque à gagner par un autre moyen que la l’aide étatique. Elle devrait pour ce faire se financer par la publicité. La qualité du visionnement, pour la télévision, et de l’écoute, pour la radio, sera amoindrie par plus d’interruptions publicitaires. La redevance est garante de la qualité de l’audiovisuel, en plus de sa diversité.

Finalement, le financement public des médias audiovisuels évite qu’ils se fassent avaler par les grands groupes, comme c’est le cas pour les journaux, dont un grand nombre appartient actuellement à Tamedia ou à Ringer. La détention d’un grand nombre de médias par une seule entreprise peut évidemment entraîner un biais dans l’information. L’argument selon lequel la concurrence induite par la suppression de la taxe profiterait à la diversité du paysage médiatique paraît bancal. En effet, la situation de la presse écrite nous montre un aperçu de ce qui pourrait se passer avec l’audiovisuel.

Pour les raisons mentionnées, il ne serait pas judicieux d’accepter l’initiative. Il est par contre souhaitable de réfléchir à des solutions pour pallier au mécontentement de la population par rapport au système actuel, qui, il est vrai, n’a pas évolué, alors que l’environnement médiatique et informatif a énormément changé ces dernières années. Les familles paient des taxes de plus en plus chères. Une réforme en douceur du système pourrait être imaginée, en réfléchissant à des solutions viables sur le long-terme, sans précipiter les choses. Il serait aussi possible d’imaginer un système de taxe proportionnel au revenu, pour décharger les ménages les moins nantis.

Il n’est pas absurde de repenser le système, mais le faire sans précipitation et sans mettre les médias en danger est primordial. Serions-nous gagnants en économisant 365 francs par année, si le résultat implique la disparition de la SSR et de notre radio régionale ?

Scambi tra gioventù elvetiche e burkinabé

Cosa può portare un evento come la Sessione federale dei Giovani al Burkina-Faso?
La Svizzera è un esempio di democrazia per un paese come il Burkina-Faso, per il quale questa nozione è ancora allo stato embrionale. Dopo 27 anni di dittatura, il popolo burkinabé desidera ora instaurare i valori della democrazia; ciò implica una sensibilizzazione della gioventù a quest’ultimi.

In che modo? Potete darci un esempio?
Vorremmo ricreare un parlamento dei giovani. Quest’ultimo è sparito in seguito all’insurrezione popolare del 2015, quando il presidente Campaoré, al potere da 27 anni, è stato scacciato dal Paese. Era simile alla vostra Sessione. Ora che vi sono state delle elezioni libere, il paese è stabile e vorremmo quindi farlo rinascere dalle sue ceneri. Dobbiamo trovare le parole giuste per convincere le autorità e seguire la Sessione federale dei giovani ci permetterà di rafforzare il nostro dossier. Abbiamo il sostegno del ministro della gioventù, che ci ha accompagnati nel nostro soggiorno in Svizzera.

Perché mettere un accento sulla gioventù in particolare?
Bisogna sapere che la stragrande maggioranza della popolazione burkinabé è costituita da giovani: il 75% ha meno di 25 anni! È proprio una specificità del Paese. Al momento, però, le nostre sfide sono in primo luogo la disoccupazione e la formazione. In effetti, i valori della cittadinanza non dicono un granché a una gioventù senza lavoro – o comunque non costituiscono la priorità in una realtà fatta per la maggior parte di sopravvivenza.

P. Nelly Marcelle Ouedraogo e Romaric Wendezoodo Sawodogo

Descriveteci questa gioventù burkinabé…
La gioventù è cambiata, è particolarmente dinamica e s’investe fortemente per progetti legati alla cittadinanza e alla civica: donazioni di sangue, giornate di salubrità, visite ai malati, concerti pedagogici, veglie cittadine. Nello stesso tempo è anche molto più rivendicativa. C’è molta frustrazione a causa dei problemi che abbiamo menzionato. Questo poiché, per 27 anni, è stata messa da parte. Ora scopre uno spazio nuovo di libertà… vuole tutto, e subito, e arriva a usare le maniere forti per far sentire la sua voce. È ora opportuno inquadrare questa nuova libertà cittadina.

Abbiamo parlato del fatto che il funzionamento della politica svizzera può essere un’ispirazione per una giovane democrazia come la vostra. E al contrario, cosa può portare il Burkina-Faso alla Svizzera?
La sua ricchezza e diversità culturale così come la sua storia. Nello stesso tempo il Burkina-Faso è un Paese molto giovane, sia per quanto riguarda l’età media della popolazione sia anche in termini di democrazia. Di conseguenza, possiamo esportare tanto nuovo ossigeno a una democrazia longeva e in un Paese confrontato al fenomeno dell’invecchiamento della popolazione.

Che immagine vi è della Svizzera in Burkina-Faso?
È il Paese delle ONG e delle banche!

Raccontateci un po’ gli scambi che avete avuto con i giovani svizzeri…
Abbiamo seguito i dibattiti nei due gruppi francofoni, e il tema che più ci ha colpito è quello dell’integrazione delle persone in situazione di handicap. In Svizzera si riflette su come migliorare le loro condizioni di lavoro, ad esempio, mentre in Burkina-Faso bisogna ancora integrarli e il manco d’infrastrutture è flagrante. Le problematiche sono ben diverse.

Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta

Qual è il prossimo appuntamento, una volta tornati in Burkina-Faso?
Gli ‘Etats généraux de la jeunesse’ che avranno luogo fra tre giorni a Ouagadougou. Si tratta di un incontro che riunisce più di mille giovani. “Quale governance per una contribuzione ottimale della gioventù al rinnovamento politico, economico e sociale in Burkina-Faso” è il tema di quest’edizione. I giovani presenteranno al presidente Kaboré diverse rivendicazioni provenienti dalle tredici regioni del Paese. Negli ultimi anni, queste sono sempre restate nel cassetto. Quest’anno ripercorreremo tutto ciò che abbiamo detto e chiesto nelle ultime edizioni, con la differenza che si tratta dei primi Stati generali organizzati sotto il governo Kaboré.

Nella foto principale, da sinistra a destra: P. Nelly Marcelle Ouedraogo, giornalista socials media per An’Faso e membra della Fondazione Voix angélique (FOVA) per l’accesso dei bambini all’educazione, Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta e Denise Ouedraogo, studentessa di lettere moderne e membra del movimento cittadino “Le Balai citoyen”.

Integration funktioniert nicht über Regeln

Das Stück war ein hübscher Erfolg. Das Publikum liess nicht auf sich warten und füllte den Theatersaal über drei Vorstellungen hinweg. Das war «Zeitwerk» am Theater Käfigturm.

Mehr noch aber als die Zahl der Zuschauer*innen oder die Darbietung der Schauspieler*innen war es die Idee von Graziella Cisternino, die das Projekt zum Erfolg geführt hatte. Cisterninos Ziel: Minoritäten, Migrant*innen, Personen mit einer Behinderung, aus unterschiedlichen Kulturen oder mit verschiedenen sexuellen Orientierungen mittels Theater zu unterstützen.

So hatten mehr als die Hälfte der Schauspieler*innen einen Migrationshintergrund oder sind Doppelbürger*innen. Auch ihr Alter und soziale Herkunft schien sehr unterschiedlich.

«Am Anfang war das eine grosse Herausforderung für mich, vor allem wegen der Sprache», erklärt Priscila, die vor einigen Jahren aus Spanien in die Schweiz gekommen ist und schon seit drei Jahren bei «Zeitwerk» mitwirkt. «Aber gerade das Theater hat mir geholfen, viel schneller Deutsch zu lernen.» Das Projekt sei super, weil alle in die Entscheidungen miteinbezogen würden, weil alles sehr offen und flexibel sei, so Priscila.

«Alles hat extrem gut funktioniert», freut sich Graziella. «Die Integration ist hier von selbst passiert.» Die Teilnehmer*innen hätten viele Aktivitäten gar ausserhalb der Proben organisiert und sich gelegentlich zu Anlässen wie einer Geburtstagsfeier getroffen. Eine junge syrische Migrantin habe vor zwei Wochen dank ihrer neuen Freunde das Raclette entdeckt.

Ein Jahr harte Arbeit, die letztes Wochenende schliesslich ihre Früchte trug. Am Anfang stand jedoch die Rekrutierung der Schauspieler*innen. Das war alles andere als einfach. Die Schwierigkeit: Unterschiedliche Profile von Personen zu finden. Denn einige Migrant*innen getrauten sich aus Schüchternheit nicht mitzumachen oder weil sie nicht genügend in ihre eigenen Deutschkenntnisse vertrauten. Doch die Offenheit der Schauspieler*innen hat sich schliesslich ausbezahlt.

«Es ist nicht notwendig, die Sprache zu beherrschen», merkt Cisternino an. «Einige Rollen beinhalten fast keinen Dialog, leben hingegen von der Mimik. Wir hatten einen solchen Fall mit einer jungen Flüchtlingsfrau.» Schliesslich habe sie das ganze Jahr aber solche Fortschritte gemacht, dass man ihre Figur sprechen machen konnte.

Dank ihrer Ausbildung im sozialen Bereich hat Cisterno gemerkt, dass die Integration von Minderheiten und das Zusammenfinden von Leuten verschiedener Herkunft weit besser über Kreativität passiert als über Regeln. Diese Einsicht wollte sie deshalb mit dem Projekt «Interperfekt» in die Tat umsetzen. Das Theater erlaubt ihr nun, das Publikum zu berühren und mit der Gesellschaft zu kommunizieren.

Und die Schauspieler*innen, welche den Kontakt aufrecht erhalten wollen, beweisen, dass die Integrations-Wagnis von Cisternino tatsächlich aufgegangen ist.

Übersetzt aus dem Französischen von Michael Scheurer. Hier findest du den Originaltext.

«Man weiss nie, wohin das Ganze führt»

Gerade an politischen Anlässen wie der Jugendsession ist das gegenseitige Verstehen aber sehr wichtig. Für eine einwandfreie Verständigung von Romand_e_s, Tessiner_innen und Deutschschweizer_innen sorgen im Bundeshaus die Simultandolmetscher_innen. Wir konnten einen von ihnen, Thomas Bernath, treffen und nach den Herausforderungen und Besonderheiten des Simultandolmetschens im Bundeshaus fragen.


Thomas Bernath arbeitet als Dolmetscher für die Parlamentsdienste. Er übersetzt vom Deutschen und Italienischen ins Französische. Als erste Sprache hat er Schweizerdeutsch gelernt, während der Schulzeit dann aber immer Französisch gesprochen. Er arbeitet auch für Privatkunden wie Banken oder Vereine, für das Europäische Patentamt in München und den zweisprachigen Fernsehsender ARTE.

“Die perfekte Adoptivfamilie gibt es nicht”

Frau Meierhofer, welche Rolle spielt der Verein PACH Pflege- und Adoptivkinder Schweiz im Adoptionsprozess?

Wir übernehmen verschiedene Aufgaben: Wir beraten leibliche Mütter und Väter bei einer allfälligen Adoptionsfreigabe, unterstützen und begleiten sie. Dabei ist es nicht unser Ziel, ein Kind an Adoptiveltern zu vermitteln, sondern, das Kind zu schützen und das Beste für sein Wohl zu unternehmen. So kann die Lösung auch sein, dass das Kind am Schluss mit gezielter Unterstützung bei den leiblichen Eltern bleibt oder (vorübergehend) in eine Pflegefamilie kommt. Als weitere Aufgabe klären wir die Eignung werdender Adoptiveltern ab und empfehlen den Behörden geeignete Personen. Zudem unterstützen wir adoptierte Kinder bei ihrer Herkunftssuche. Wir bringen vieles unter einen Hut. Und einige der Dienstleistungen erbringen ausschliesslich wir, und keine andere Behörde oder Verein.

Wie viel Einfluss haben Sie auf die eigentliche Adoption?

Alle Mütter, die eine Adoption in Erwägung ziehen, kommen zu uns, und nicht wir zu ihnen. Wir fragen dann natürlich nach ihren Wünschen. Das zur Adoption freigegeben Kind erhält von der KESB (Kindes- und Erwachsenenschutzbehörde) einen Vormund, bis die Adoption rechtlich abgeschlossen ist. Die kantonale Zentralbehörde für Adoption entscheidet, zu welchen Eltern das Kind kommt. Unsere Aufgabe im ganzen Prozess der Familiensuche ist es, die Personen zu unterstützen und zu beraten. Wir sind um einen möglichst optimalen Ablauf für alle Beteiligten bemüht. Zentral ist, dass die Rollen und Zuständigkeiten klar geregelt sind und PACH keine Entscheidungen trifft.

Sie können aber Paare oder Einzelpersonen als geeignete Adoptiveltern vorschlagen. Auf welche Kriterien schauen sie bei der Auswahl der potentiellen Eltern?

Sie müssen grundsätzlich sicherstellen können, dass sie für das Kind sorgen und es ernähren können. Aus diesem finanziellen Aspekt sind die interessierten Personen zwangsläufig eher der Mittel- oder Oberschicht zugehörig. Des Weiteren werden ganz generelle Kriterien ihrer sozialen Kompetenzen geprüft: Sind sie empathisch, können sie ihr Verhalten reflektieren und Kritik annehmen? Die obligatorische Ausbildung der Adoptiveltern im Vorfeld der Adoption stellt einen wichtigen Entwicklungsprozess dar.
In verschiedenen Kursen geht es darum, die eigene Motivation zur Adoption zu hinterfragen: Wieso möchte ich das Kind adoptieren? Einfach, weil ich ein Kind möchte, oder weil ich jemandem etwas zu liebe tun möchte? Das ist ein Prozess: Die Art, wie künftige Adoptiveltern über Adoption denken, ist oftmals nicht mehr die gleiche, sobald sie den ganzen Prozess durchlaufen haben. Die Personen werden dann in unserem Vermittlungspool aufgenommen, so dass wir dann die passenden Paare vorschlagen können – diese Leistung zum Beispiel erbringt in der Deutschschweiz ausschliesslich PACH.

Das Bild der perfekten Familie mit Mutter, Vater und ein bis zwei Kinder ist in unserer Gesellschaft strak verankert – Was ist aus Ihrer Sicht die perfekte Adoptivfamilie?

Die gibt es nicht. Für mich gibt es zwei zentrale Fragen zu beantworten: Was für ein Kind ist es? Und was für Wünsche haben die leiblichen Eltern für ihr Kind? Wenn wir die Eltern kennen (nicht wie bei Babyklappenkinder), können wir deren Wünsche berücksichtigen. Zum Beispiel in welcher Familienkonstellation und mit welchen Werten ihr Kind aufwachsen soll.

Was halten Sie davon, dass die abgebenden Eltern so viel über die Adoptivfamilie ihres Kindes mitbestimmen dürfen?

Mitbestimmen dürfen sie ja nicht, aber sie können ihre Wünsche an eine künftige Adoptivfamilie anbringen. Wenn man ein Kind freigibt, geschieht das immer aus einer Not heraus. Man darf nicht vergessen, dass hinter der ganzen Situation auch immer viel Leid und die intensive Zeit von neun Monaten Schwangerschaft steckt. Dazu kommt, dass die Adoptionsfreigabe frühestens sechs Wochen nach der Geburt gegeben werden kann. Dazu müssen beide Elternteile ihre Zustimmung geben. Danach bleibt ihnen nochmals sechs Wochen Zeit, in der sie den Entscheid widerrufen können.
Das ist eine lange Zeit. Umso mehr ist es sehr wichtig, dass wir die Mütter und Eltern anhören und auf ihre Wünsche eingehen. Wir merken auch oft später bei der Herkunftssuche, dass adoptierte Erwachsene sich fragen: »Weshalb hat meine Mutter mich weggegeben?«, »Was war das Problem?«. Deswegen ist es wichtig, die Gründe der Eltern für eine Adoptionsfreigabe zu kennen.

Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Treten viele Eltern in den ersten noch möglichen Wochen von ihrem Entscheid zurück, ihr Kind zur Adoption freizugeben?

Das gibt es selten, kommt aber vor. Wahrscheinlicher ist es, dass die Mütter während der Schwangerschaft oder bei der Geburt merken: Ich kann mein Kind nicht weggeben.

Das ist bei einem emotionalen Prozess wie der Geburt gut nachvollziehbar. Wann bleiben sie dennoch bei ihrem Entscheid?

Ein eindrückliches Beispiel finde ich die Geschichte einer stark psychisch kranken Frau, die sich entschieden hat, ihr Kind zu Adoption freizugeben, weil sie merkte, dass sie nicht einmal für sich selbst gut sorgen kann. Die Entscheidung, das Kind zur Adoption freizugeben, war sehr schwierig und traurig, weil sie im Grunde das Kind gerne behalten hätte.

Wieso gibt es immer weniger zur Adoption freigegeben Kinder in der Schweiz?

Zum einen haben alleinerziehende Frauen einen besseren Status als früher. Zum anderen wurde die externe Kinderbetreuung in Form von Kitas, Tagesfamilien oder Pflegeeltern ausgebaut. So können werdende Mütter oder auch Paare in der Erziehung sinnvoll unterstützt werden. Ein Kind gibt man ja nicht einfach leichtfertig zur Adoption frei.

Es ist gesetzlich geregelt, dass es bei der Adoption darum geht, einem Kind eine gute Umgebung zu ermöglichen, und nicht den eigenen Kinderwunsch zu stillen. Die aktuelle Einstellung der Gesellschaft sieht jedoch etwas anders aus. Wie erleben sie das?

Wir erleben den Prozess der Adoption oft als Wellenweg: Am Anfang kommen die Eltern mit dem Kinderwunsch zu uns. In unseren Kursen versuchen wir, die Motivation vom Ich-zentrierten Kinderwunsch mehr auf das Wohl des Kindes zu lenken. Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Auf welche Herausforderungen bereiten Sie Adoptiveltern vor?

Auf die Adoptiveltern kommt so einiges zu; so müssen sie etwa damit rechnen, dass das Kind später nach seiner Herkunft sucht. Es ist ein Fakt, dass das Kind andere biologische Wurzeln hat, und auch ganz natürlich, dass es sich irgendwann für diese zu interessieren beginnt. Deshalb ist es wichtig, dass ein adoptiertes Kind dem Alter entsprechend möglichst früh über seine Adoption Bescheid weiss – dies stellt natürlich eine Herausforderung für Adoptiveltern.
Es ist uns wichtig, den werdenden Eltern klar zu machen, dass die leiblichen Eltern für das Kind eine Bedeutung haben können – auch wenn rechtlich gesehen das Kind nach der Adoption zu den Adoptiveltern »gehört«.

Wie gehen sie mit Eltern um, deren Adoptionswunsch unerfüllt bleibt?

Wir sind von Anfang an transparent. Die Paare wissen, dass sie nur jeweils für drei Jahre eine Eignungsbescheinung erhalten, und wir klären sie auch darüber auf, wie die aktuelle Situation bezüglich der zur Adoption freigegebenen Kinder aussieht. Im Moment haben wir 89 Paare im Vermittlungspool und ungefähr 15 zur Adoption freigegebene Kinder pro Jahr. Da kann man sich die Wahrscheinlichkeit eines erfüllten Adoptionswunsches selbst ausrechnen. Einige Personen wenden sich dann auch an Vermittlungsstellen, die Adoptionen aus dem Ausland organisieren.

Spüren Sie einen Druck auf Adoptiveltern »perfekte Eltern« sein zu müssen?

Zum Teil schon, aber ich glaube, dass während des Aufnahmeverfahrens viele Möglichkeiten bestehen, sich mit Erziehung auseinanderzusetzen. Wichtig ist es, sich selbst reflektieren zu können. Interessant sind auch die Paarprozesse, die während dieser Zeit ablaufen. So tauchen häufig Fragen auf wie »Vielleicht möchte ich nicht dasselbe wie mein Partner?«, oder »Wie gehen wir nun als Paar damit um?«. Es ist wichtig, dass die Eltern vom Gedanken wegkommen, »perfekt« sein zu müssen. Das ist niemand. Aber es geht darum, in verschieden Situationen möglichst adäquat reagieren zu können.

Am ersten Januar 2018 tritt das revidierte Adoptionsrecht* in Kraft, was halten Sie von der Revision?

Wir sind der Meinung, dass das Gesetz eine gute Anpassung an die heutige Gesellschaft ist. Das Gesetz ist unseres Erachtens gelungen. Die offene Adoption bedarf allerdings noch einiger Detailklärungen – wir plädieren hier für eine langfristige Begleitung des Familiensystems durch Fachpersonen.

Sollte die Adoption auch für homosexuelle Paare geöffnet werden?

Wir von PACH sind gegenüber der Öffnung für gleichgeschlechtliche Paare sehr offen. Wir setzen uns für Vielfalt von Familien ein und für gleiche Rechte für alle. Unserer Ansicht nach ist es das Wichtigste, dass das Kind gut betreut ist, sich wohl und geborgen fühlt. Das ist keine Frage des Geschlechts der Eltern.


Revision des Adoptionsrecht – Worum geht es?

Ab dem 1. Januar 2018 wird die Stiefkindadoption nicht mehr nur Ehepaaren, sondern auch Paaren in einer eingetragenen Partnerschaft oder einer faktischen Lebensgemeinschaft offenstehen. Zudem wird das Mindestalter adoptionswilliger Personen von 35 auf 28 Jahren gesenkt. Als dritte Änderung wird das Adoptionsgeheimnis für leibliche Eltern, die Informationen über ihr zur Adoption freigegebenes Kind erhalten möchten, gelockert.

Category Archives: Schweiz

Alles beginnt mit einem Kinderwunsch

Immer wieder wird über das Adoptionsrecht gesprochen und über Veränderungen debattiert. Aber wie verlief eine Adoption vor knapp einem halben Jahrhundert Jahren? Desirée und ihr mittlerweile verstorbener Mann haben vor 47 Jahren ein Kind adoptiert. Desirée erzählt.

Erzähl mir von eurer Entscheidung, ein Kind zu adoptieren.

Es stand schon früh fest, dass ich und mein Partner keine eigenen Kinder bekommen konnten. Wir wollten aber unbedingt ein Kind. So war für uns klar, dass wir ein Kind adoptieren möchten.

Was geschah bis zum ersten Treffen?

Zuerst haben wir uns beim entsprechenden Amt in Zürich angemeldet. Nach etwa zwei Jahren haben wir durch Zufall erfahren, dass unser Antrag beiseitegelegt wurde, da mein Mann katholisch und ich reformiert war. Das sah man im Jahr 1970 nicht gerne. Da es seinerzeit so war, dass auf ein Kind fünf Ehepaare fallen, dauerte die Adoption in unserem Fall viel länger. Das Amt hat unsere Akte schliesslich doch wieder hervorgeholt und dann hiess es plötzlich, dass wir unser Kind besuchen gehen können.

Was waren die Schritte bis zur Adoption?

Nach dem Treffen konnten wir entscheiden, ob wir Cyril adoptieren möchten. Wir fanden es gut. Wir haben Cyril so aufgenommen, als wäre er unser leiblicher Sohn. Es ist eigenartig, wir hatten beide keine Probleme damit. Damals war er bei Pflegeeltern untergebracht. Wir haben Cyril mit zwei Monaten kennengelernt. Wir, also vor allem ich, haben ihn jeden Tag besucht, gewickelt, gefüttert und so weiter, damit wir uns kennenlernen konnten. Als künftige Eltern wurden wir auf Herz und Nieren geprüft, ob wir fähig sind, ein Kind zu erziehen. Mein Mann und ich mussten viele schriftliche Fragen beantworten, und wir wurden ständig kontrolliert, bis die Adoption zustande gekommen ist. Nach etwa vier Monaten konnten wir unseren Sohn zu uns nach Hause holen. Es lief von Anfang an sehr gut, aber wir hatten zwischendurch auch harte Zeiten.

Sollten die Eltern bei einer Adoption ein gewisses Alter haben?

Wir waren damals seit fünf Jahren verheiratet. Ich war 32 Jahre alt und mein Mann 39 Jahre alt. Ein gewisses Alter ist sicher eine gute Voraussetzung. Aber meiner Meinung nach kann man auch mit 30 Jahren ein Kind adoptieren. Diese Adoption hatte uns nicht nur einen Sohn gebracht, sondern auch eine grosse Erfahrung.

Tinkjunior dankt Desirée für das Gespräch.


Adoption- noch ein Trend?

Grafik: Linda Tellenbach. Quelle: BfS

Die Adoptionsanfrage geht stark zurück zum Vergleich von den letzten Jahren- Schweizer adoptieren immer weniger.

Voraussetzungen für eine Adoption in der Schweiz:

  • Adoptionsinteressierte müssen mindestens 28 Jahre alt sein sowie 16 Jahre älter als das zu adoptierende Kind.
  • Ehegatten können nur gemeinschaftlich adoptieren.
  • Sie müssen seit mindestens drei Jahren einen gemeinsamen Haushalt führen. Geschwistern ist die gemeinschaftliche Adoption nicht erlaubt.
  • Gleichgeschlechtlichen Paaren ist in der Schweiz nur die Stiefkindadoption erlaubt.

Taxe ou pas taxe?

Ce texte menace la SSR, financée en grande partie par la redevance, mais aussi, ne l’oublions pas, de nombreuses radios et télévisions régionales. Et ceci dans un contexte où la presse écrite est en difficulté, les rédactions doivent se serrer la ceinture et les journaux fusionnent. L’ATS risque de licencier 36 de ses employé-e-s. L’initiative menace la diversité déjà précaire du paysage médiatique suisse. Or, les médias jouent un rôle essentiel pour le fonctionnement de la démocratie.

Les arguments pour No Billag fusent dans tous les sens. Les 451 francs par ménage pourraient être dépensés ailleurs, favorisant ainsi l’économie. La suppression de la taxe améliorerait l’offre audiovisuelle en apportant plus de concurrence sur le marché. Le subventionnement favorise la position monopolistique de la SSR, induisant ainsi un manque d’incitation au renouvellement des programmes. Pour y voir un peu plus clair dans cette jungle d’arguments, il paraît judicieux de revenir à la base du débat; la redevance. Pourquoi payons-nous une taxe au juste?

La redevance dont s’acquitte chaque ménage et entreprise sert à subventionner la SSR et les radios et télévisions régionales. Si on coupe le financement de la SSR, elle devra fonctionner comme une entreprise privée. Or, le secteur privé privilégie ce qui est rentable. Les émissions destinées aux minorités linguistiques, comme les romanches, ou qui ne touche pas un grand public, seront très probablement déficitaires et par conséquent peu à peu supprimées. On assisterait alors à une diminution de la diversité des programmes.

Ce mécanisme concerne aussi les médias audiovisuels régionaux qui touchent également une part de l’argent public. Ceux-ci diffusent du contenu local, culturel et proche de la population. Sans aide étatique, seules les radios localisées dans les grands centres urbains pourraient survivre, car elles offrent une visibilité suffisante pour attirer assez de sponsors. Les autres seraient probablement condamnées, et priveraient les régions périphériques d’une source d’information. La redevance permet donc d’avoir accès à une offre diversifiée, et ceci également pour les minorités linguistiques ou culturelles.

Admettons que la SSR survive à l’initiative no Billag. Elle devrait alors combler son manque à gagner par un autre moyen que la l’aide étatique. Elle devrait pour ce faire se financer par la publicité. La qualité du visionnement, pour la télévision, et de l’écoute, pour la radio, sera amoindrie par plus d’interruptions publicitaires. La redevance est garante de la qualité de l’audiovisuel, en plus de sa diversité.

Finalement, le financement public des médias audiovisuels évite qu’ils se fassent avaler par les grands groupes, comme c’est le cas pour les journaux, dont un grand nombre appartient actuellement à Tamedia ou à Ringer. La détention d’un grand nombre de médias par une seule entreprise peut évidemment entraîner un biais dans l’information. L’argument selon lequel la concurrence induite par la suppression de la taxe profiterait à la diversité du paysage médiatique paraît bancal. En effet, la situation de la presse écrite nous montre un aperçu de ce qui pourrait se passer avec l’audiovisuel.

Pour les raisons mentionnées, il ne serait pas judicieux d’accepter l’initiative. Il est par contre souhaitable de réfléchir à des solutions pour pallier au mécontentement de la population par rapport au système actuel, qui, il est vrai, n’a pas évolué, alors que l’environnement médiatique et informatif a énormément changé ces dernières années. Les familles paient des taxes de plus en plus chères. Une réforme en douceur du système pourrait être imaginée, en réfléchissant à des solutions viables sur le long-terme, sans précipiter les choses. Il serait aussi possible d’imaginer un système de taxe proportionnel au revenu, pour décharger les ménages les moins nantis.

Il n’est pas absurde de repenser le système, mais le faire sans précipitation et sans mettre les médias en danger est primordial. Serions-nous gagnants en économisant 365 francs par année, si le résultat implique la disparition de la SSR et de notre radio régionale ?

Scambi tra gioventù elvetiche e burkinabé

Cosa può portare un evento come la Sessione federale dei Giovani al Burkina-Faso?
La Svizzera è un esempio di democrazia per un paese come il Burkina-Faso, per il quale questa nozione è ancora allo stato embrionale. Dopo 27 anni di dittatura, il popolo burkinabé desidera ora instaurare i valori della democrazia; ciò implica una sensibilizzazione della gioventù a quest’ultimi.

In che modo? Potete darci un esempio?
Vorremmo ricreare un parlamento dei giovani. Quest’ultimo è sparito in seguito all’insurrezione popolare del 2015, quando il presidente Campaoré, al potere da 27 anni, è stato scacciato dal Paese. Era simile alla vostra Sessione. Ora che vi sono state delle elezioni libere, il paese è stabile e vorremmo quindi farlo rinascere dalle sue ceneri. Dobbiamo trovare le parole giuste per convincere le autorità e seguire la Sessione federale dei giovani ci permetterà di rafforzare il nostro dossier. Abbiamo il sostegno del ministro della gioventù, che ci ha accompagnati nel nostro soggiorno in Svizzera.

Perché mettere un accento sulla gioventù in particolare?
Bisogna sapere che la stragrande maggioranza della popolazione burkinabé è costituita da giovani: il 75% ha meno di 25 anni! È proprio una specificità del Paese. Al momento, però, le nostre sfide sono in primo luogo la disoccupazione e la formazione. In effetti, i valori della cittadinanza non dicono un granché a una gioventù senza lavoro – o comunque non costituiscono la priorità in una realtà fatta per la maggior parte di sopravvivenza.

P. Nelly Marcelle Ouedraogo e Romaric Wendezoodo Sawodogo

Descriveteci questa gioventù burkinabé…
La gioventù è cambiata, è particolarmente dinamica e s’investe fortemente per progetti legati alla cittadinanza e alla civica: donazioni di sangue, giornate di salubrità, visite ai malati, concerti pedagogici, veglie cittadine. Nello stesso tempo è anche molto più rivendicativa. C’è molta frustrazione a causa dei problemi che abbiamo menzionato. Questo poiché, per 27 anni, è stata messa da parte. Ora scopre uno spazio nuovo di libertà… vuole tutto, e subito, e arriva a usare le maniere forti per far sentire la sua voce. È ora opportuno inquadrare questa nuova libertà cittadina.

Abbiamo parlato del fatto che il funzionamento della politica svizzera può essere un’ispirazione per una giovane democrazia come la vostra. E al contrario, cosa può portare il Burkina-Faso alla Svizzera?
La sua ricchezza e diversità culturale così come la sua storia. Nello stesso tempo il Burkina-Faso è un Paese molto giovane, sia per quanto riguarda l’età media della popolazione sia anche in termini di democrazia. Di conseguenza, possiamo esportare tanto nuovo ossigeno a una democrazia longeva e in un Paese confrontato al fenomeno dell’invecchiamento della popolazione.

Che immagine vi è della Svizzera in Burkina-Faso?
È il Paese delle ONG e delle banche!

Raccontateci un po’ gli scambi che avete avuto con i giovani svizzeri…
Abbiamo seguito i dibattiti nei due gruppi francofoni, e il tema che più ci ha colpito è quello dell’integrazione delle persone in situazione di handicap. In Svizzera si riflette su come migliorare le loro condizioni di lavoro, ad esempio, mentre in Burkina-Faso bisogna ancora integrarli e il manco d’infrastrutture è flagrante. Le problematiche sono ben diverse.

Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta

Qual è il prossimo appuntamento, una volta tornati in Burkina-Faso?
Gli ‘Etats généraux de la jeunesse’ che avranno luogo fra tre giorni a Ouagadougou. Si tratta di un incontro che riunisce più di mille giovani. “Quale governance per una contribuzione ottimale della gioventù al rinnovamento politico, economico e sociale in Burkina-Faso” è il tema di quest’edizione. I giovani presenteranno al presidente Kaboré diverse rivendicazioni provenienti dalle tredici regioni del Paese. Negli ultimi anni, queste sono sempre restate nel cassetto. Quest’anno ripercorreremo tutto ciò che abbiamo detto e chiesto nelle ultime edizioni, con la differenza che si tratta dei primi Stati generali organizzati sotto il governo Kaboré.

Nella foto principale, da sinistra a destra: P. Nelly Marcelle Ouedraogo, giornalista socials media per An’Faso e membra della Fondazione Voix angélique (FOVA) per l’accesso dei bambini all’educazione, Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta e Denise Ouedraogo, studentessa di lettere moderne e membra del movimento cittadino “Le Balai citoyen”.

Integration funktioniert nicht über Regeln

Das Stück war ein hübscher Erfolg. Das Publikum liess nicht auf sich warten und füllte den Theatersaal über drei Vorstellungen hinweg. Das war «Zeitwerk» am Theater Käfigturm.

Mehr noch aber als die Zahl der Zuschauer*innen oder die Darbietung der Schauspieler*innen war es die Idee von Graziella Cisternino, die das Projekt zum Erfolg geführt hatte. Cisterninos Ziel: Minoritäten, Migrant*innen, Personen mit einer Behinderung, aus unterschiedlichen Kulturen oder mit verschiedenen sexuellen Orientierungen mittels Theater zu unterstützen.

So hatten mehr als die Hälfte der Schauspieler*innen einen Migrationshintergrund oder sind Doppelbürger*innen. Auch ihr Alter und soziale Herkunft schien sehr unterschiedlich.

«Am Anfang war das eine grosse Herausforderung für mich, vor allem wegen der Sprache», erklärt Priscila, die vor einigen Jahren aus Spanien in die Schweiz gekommen ist und schon seit drei Jahren bei «Zeitwerk» mitwirkt. «Aber gerade das Theater hat mir geholfen, viel schneller Deutsch zu lernen.» Das Projekt sei super, weil alle in die Entscheidungen miteinbezogen würden, weil alles sehr offen und flexibel sei, so Priscila.

«Alles hat extrem gut funktioniert», freut sich Graziella. «Die Integration ist hier von selbst passiert.» Die Teilnehmer*innen hätten viele Aktivitäten gar ausserhalb der Proben organisiert und sich gelegentlich zu Anlässen wie einer Geburtstagsfeier getroffen. Eine junge syrische Migrantin habe vor zwei Wochen dank ihrer neuen Freunde das Raclette entdeckt.

Ein Jahr harte Arbeit, die letztes Wochenende schliesslich ihre Früchte trug. Am Anfang stand jedoch die Rekrutierung der Schauspieler*innen. Das war alles andere als einfach. Die Schwierigkeit: Unterschiedliche Profile von Personen zu finden. Denn einige Migrant*innen getrauten sich aus Schüchternheit nicht mitzumachen oder weil sie nicht genügend in ihre eigenen Deutschkenntnisse vertrauten. Doch die Offenheit der Schauspieler*innen hat sich schliesslich ausbezahlt.

«Es ist nicht notwendig, die Sprache zu beherrschen», merkt Cisternino an. «Einige Rollen beinhalten fast keinen Dialog, leben hingegen von der Mimik. Wir hatten einen solchen Fall mit einer jungen Flüchtlingsfrau.» Schliesslich habe sie das ganze Jahr aber solche Fortschritte gemacht, dass man ihre Figur sprechen machen konnte.

Dank ihrer Ausbildung im sozialen Bereich hat Cisterno gemerkt, dass die Integration von Minderheiten und das Zusammenfinden von Leuten verschiedener Herkunft weit besser über Kreativität passiert als über Regeln. Diese Einsicht wollte sie deshalb mit dem Projekt «Interperfekt» in die Tat umsetzen. Das Theater erlaubt ihr nun, das Publikum zu berühren und mit der Gesellschaft zu kommunizieren.

Und die Schauspieler*innen, welche den Kontakt aufrecht erhalten wollen, beweisen, dass die Integrations-Wagnis von Cisternino tatsächlich aufgegangen ist.

Übersetzt aus dem Französischen von Michael Scheurer. Hier findest du den Originaltext.

«Man weiss nie, wohin das Ganze führt»

Gerade an politischen Anlässen wie der Jugendsession ist das gegenseitige Verstehen aber sehr wichtig. Für eine einwandfreie Verständigung von Romand_e_s, Tessiner_innen und Deutschschweizer_innen sorgen im Bundeshaus die Simultandolmetscher_innen. Wir konnten einen von ihnen, Thomas Bernath, treffen und nach den Herausforderungen und Besonderheiten des Simultandolmetschens im Bundeshaus fragen.


Thomas Bernath arbeitet als Dolmetscher für die Parlamentsdienste. Er übersetzt vom Deutschen und Italienischen ins Französische. Als erste Sprache hat er Schweizerdeutsch gelernt, während der Schulzeit dann aber immer Französisch gesprochen. Er arbeitet auch für Privatkunden wie Banken oder Vereine, für das Europäische Patentamt in München und den zweisprachigen Fernsehsender ARTE.

“Die perfekte Adoptivfamilie gibt es nicht”

Frau Meierhofer, welche Rolle spielt der Verein PACH Pflege- und Adoptivkinder Schweiz im Adoptionsprozess?

Wir übernehmen verschiedene Aufgaben: Wir beraten leibliche Mütter und Väter bei einer allfälligen Adoptionsfreigabe, unterstützen und begleiten sie. Dabei ist es nicht unser Ziel, ein Kind an Adoptiveltern zu vermitteln, sondern, das Kind zu schützen und das Beste für sein Wohl zu unternehmen. So kann die Lösung auch sein, dass das Kind am Schluss mit gezielter Unterstützung bei den leiblichen Eltern bleibt oder (vorübergehend) in eine Pflegefamilie kommt. Als weitere Aufgabe klären wir die Eignung werdender Adoptiveltern ab und empfehlen den Behörden geeignete Personen. Zudem unterstützen wir adoptierte Kinder bei ihrer Herkunftssuche. Wir bringen vieles unter einen Hut. Und einige der Dienstleistungen erbringen ausschliesslich wir, und keine andere Behörde oder Verein.

Wie viel Einfluss haben Sie auf die eigentliche Adoption?

Alle Mütter, die eine Adoption in Erwägung ziehen, kommen zu uns, und nicht wir zu ihnen. Wir fragen dann natürlich nach ihren Wünschen. Das zur Adoption freigegeben Kind erhält von der KESB (Kindes- und Erwachsenenschutzbehörde) einen Vormund, bis die Adoption rechtlich abgeschlossen ist. Die kantonale Zentralbehörde für Adoption entscheidet, zu welchen Eltern das Kind kommt. Unsere Aufgabe im ganzen Prozess der Familiensuche ist es, die Personen zu unterstützen und zu beraten. Wir sind um einen möglichst optimalen Ablauf für alle Beteiligten bemüht. Zentral ist, dass die Rollen und Zuständigkeiten klar geregelt sind und PACH keine Entscheidungen trifft.

Sie können aber Paare oder Einzelpersonen als geeignete Adoptiveltern vorschlagen. Auf welche Kriterien schauen sie bei der Auswahl der potentiellen Eltern?

Sie müssen grundsätzlich sicherstellen können, dass sie für das Kind sorgen und es ernähren können. Aus diesem finanziellen Aspekt sind die interessierten Personen zwangsläufig eher der Mittel- oder Oberschicht zugehörig. Des Weiteren werden ganz generelle Kriterien ihrer sozialen Kompetenzen geprüft: Sind sie empathisch, können sie ihr Verhalten reflektieren und Kritik annehmen? Die obligatorische Ausbildung der Adoptiveltern im Vorfeld der Adoption stellt einen wichtigen Entwicklungsprozess dar.
In verschiedenen Kursen geht es darum, die eigene Motivation zur Adoption zu hinterfragen: Wieso möchte ich das Kind adoptieren? Einfach, weil ich ein Kind möchte, oder weil ich jemandem etwas zu liebe tun möchte? Das ist ein Prozess: Die Art, wie künftige Adoptiveltern über Adoption denken, ist oftmals nicht mehr die gleiche, sobald sie den ganzen Prozess durchlaufen haben. Die Personen werden dann in unserem Vermittlungspool aufgenommen, so dass wir dann die passenden Paare vorschlagen können – diese Leistung zum Beispiel erbringt in der Deutschschweiz ausschliesslich PACH.

Das Bild der perfekten Familie mit Mutter, Vater und ein bis zwei Kinder ist in unserer Gesellschaft strak verankert – Was ist aus Ihrer Sicht die perfekte Adoptivfamilie?

Die gibt es nicht. Für mich gibt es zwei zentrale Fragen zu beantworten: Was für ein Kind ist es? Und was für Wünsche haben die leiblichen Eltern für ihr Kind? Wenn wir die Eltern kennen (nicht wie bei Babyklappenkinder), können wir deren Wünsche berücksichtigen. Zum Beispiel in welcher Familienkonstellation und mit welchen Werten ihr Kind aufwachsen soll.

Was halten Sie davon, dass die abgebenden Eltern so viel über die Adoptivfamilie ihres Kindes mitbestimmen dürfen?

Mitbestimmen dürfen sie ja nicht, aber sie können ihre Wünsche an eine künftige Adoptivfamilie anbringen. Wenn man ein Kind freigibt, geschieht das immer aus einer Not heraus. Man darf nicht vergessen, dass hinter der ganzen Situation auch immer viel Leid und die intensive Zeit von neun Monaten Schwangerschaft steckt. Dazu kommt, dass die Adoptionsfreigabe frühestens sechs Wochen nach der Geburt gegeben werden kann. Dazu müssen beide Elternteile ihre Zustimmung geben. Danach bleibt ihnen nochmals sechs Wochen Zeit, in der sie den Entscheid widerrufen können.
Das ist eine lange Zeit. Umso mehr ist es sehr wichtig, dass wir die Mütter und Eltern anhören und auf ihre Wünsche eingehen. Wir merken auch oft später bei der Herkunftssuche, dass adoptierte Erwachsene sich fragen: »Weshalb hat meine Mutter mich weggegeben?«, »Was war das Problem?«. Deswegen ist es wichtig, die Gründe der Eltern für eine Adoptionsfreigabe zu kennen.

Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Treten viele Eltern in den ersten noch möglichen Wochen von ihrem Entscheid zurück, ihr Kind zur Adoption freizugeben?

Das gibt es selten, kommt aber vor. Wahrscheinlicher ist es, dass die Mütter während der Schwangerschaft oder bei der Geburt merken: Ich kann mein Kind nicht weggeben.

Das ist bei einem emotionalen Prozess wie der Geburt gut nachvollziehbar. Wann bleiben sie dennoch bei ihrem Entscheid?

Ein eindrückliches Beispiel finde ich die Geschichte einer stark psychisch kranken Frau, die sich entschieden hat, ihr Kind zu Adoption freizugeben, weil sie merkte, dass sie nicht einmal für sich selbst gut sorgen kann. Die Entscheidung, das Kind zur Adoption freizugeben, war sehr schwierig und traurig, weil sie im Grunde das Kind gerne behalten hätte.

Wieso gibt es immer weniger zur Adoption freigegeben Kinder in der Schweiz?

Zum einen haben alleinerziehende Frauen einen besseren Status als früher. Zum anderen wurde die externe Kinderbetreuung in Form von Kitas, Tagesfamilien oder Pflegeeltern ausgebaut. So können werdende Mütter oder auch Paare in der Erziehung sinnvoll unterstützt werden. Ein Kind gibt man ja nicht einfach leichtfertig zur Adoption frei.

Es ist gesetzlich geregelt, dass es bei der Adoption darum geht, einem Kind eine gute Umgebung zu ermöglichen, und nicht den eigenen Kinderwunsch zu stillen. Die aktuelle Einstellung der Gesellschaft sieht jedoch etwas anders aus. Wie erleben sie das?

Wir erleben den Prozess der Adoption oft als Wellenweg: Am Anfang kommen die Eltern mit dem Kinderwunsch zu uns. In unseren Kursen versuchen wir, die Motivation vom Ich-zentrierten Kinderwunsch mehr auf das Wohl des Kindes zu lenken. Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Auf welche Herausforderungen bereiten Sie Adoptiveltern vor?

Auf die Adoptiveltern kommt so einiges zu; so müssen sie etwa damit rechnen, dass das Kind später nach seiner Herkunft sucht. Es ist ein Fakt, dass das Kind andere biologische Wurzeln hat, und auch ganz natürlich, dass es sich irgendwann für diese zu interessieren beginnt. Deshalb ist es wichtig, dass ein adoptiertes Kind dem Alter entsprechend möglichst früh über seine Adoption Bescheid weiss – dies stellt natürlich eine Herausforderung für Adoptiveltern.
Es ist uns wichtig, den werdenden Eltern klar zu machen, dass die leiblichen Eltern für das Kind eine Bedeutung haben können – auch wenn rechtlich gesehen das Kind nach der Adoption zu den Adoptiveltern »gehört«.

Wie gehen sie mit Eltern um, deren Adoptionswunsch unerfüllt bleibt?

Wir sind von Anfang an transparent. Die Paare wissen, dass sie nur jeweils für drei Jahre eine Eignungsbescheinung erhalten, und wir klären sie auch darüber auf, wie die aktuelle Situation bezüglich der zur Adoption freigegebenen Kinder aussieht. Im Moment haben wir 89 Paare im Vermittlungspool und ungefähr 15 zur Adoption freigegebene Kinder pro Jahr. Da kann man sich die Wahrscheinlichkeit eines erfüllten Adoptionswunsches selbst ausrechnen. Einige Personen wenden sich dann auch an Vermittlungsstellen, die Adoptionen aus dem Ausland organisieren.

Spüren Sie einen Druck auf Adoptiveltern »perfekte Eltern« sein zu müssen?

Zum Teil schon, aber ich glaube, dass während des Aufnahmeverfahrens viele Möglichkeiten bestehen, sich mit Erziehung auseinanderzusetzen. Wichtig ist es, sich selbst reflektieren zu können. Interessant sind auch die Paarprozesse, die während dieser Zeit ablaufen. So tauchen häufig Fragen auf wie »Vielleicht möchte ich nicht dasselbe wie mein Partner?«, oder »Wie gehen wir nun als Paar damit um?«. Es ist wichtig, dass die Eltern vom Gedanken wegkommen, »perfekt« sein zu müssen. Das ist niemand. Aber es geht darum, in verschieden Situationen möglichst adäquat reagieren zu können.

Am ersten Januar 2018 tritt das revidierte Adoptionsrecht* in Kraft, was halten Sie von der Revision?

Wir sind der Meinung, dass das Gesetz eine gute Anpassung an die heutige Gesellschaft ist. Das Gesetz ist unseres Erachtens gelungen. Die offene Adoption bedarf allerdings noch einiger Detailklärungen – wir plädieren hier für eine langfristige Begleitung des Familiensystems durch Fachpersonen.

Sollte die Adoption auch für homosexuelle Paare geöffnet werden?

Wir von PACH sind gegenüber der Öffnung für gleichgeschlechtliche Paare sehr offen. Wir setzen uns für Vielfalt von Familien ein und für gleiche Rechte für alle. Unserer Ansicht nach ist es das Wichtigste, dass das Kind gut betreut ist, sich wohl und geborgen fühlt. Das ist keine Frage des Geschlechts der Eltern.


Revision des Adoptionsrecht – Worum geht es?

Ab dem 1. Januar 2018 wird die Stiefkindadoption nicht mehr nur Ehepaaren, sondern auch Paaren in einer eingetragenen Partnerschaft oder einer faktischen Lebensgemeinschaft offenstehen. Zudem wird das Mindestalter adoptionswilliger Personen von 35 auf 28 Jahren gesenkt. Als dritte Änderung wird das Adoptionsgeheimnis für leibliche Eltern, die Informationen über ihr zur Adoption freigegebenes Kind erhalten möchten, gelockert.

Category Archives: Schweiz

Alles beginnt mit einem Kinderwunsch

Immer wieder wird über das Adoptionsrecht gesprochen und über Veränderungen debattiert. Aber wie verlief eine Adoption vor knapp einem halben Jahrhundert Jahren? Desirée und ihr mittlerweile verstorbener Mann haben vor 47 Jahren ein Kind adoptiert. Desirée erzählt.

Erzähl mir von eurer Entscheidung, ein Kind zu adoptieren.

Es stand schon früh fest, dass ich und mein Partner keine eigenen Kinder bekommen konnten. Wir wollten aber unbedingt ein Kind. So war für uns klar, dass wir ein Kind adoptieren möchten.

Was geschah bis zum ersten Treffen?

Zuerst haben wir uns beim entsprechenden Amt in Zürich angemeldet. Nach etwa zwei Jahren haben wir durch Zufall erfahren, dass unser Antrag beiseitegelegt wurde, da mein Mann katholisch und ich reformiert war. Das sah man im Jahr 1970 nicht gerne. Da es seinerzeit so war, dass auf ein Kind fünf Ehepaare fallen, dauerte die Adoption in unserem Fall viel länger. Das Amt hat unsere Akte schliesslich doch wieder hervorgeholt und dann hiess es plötzlich, dass wir unser Kind besuchen gehen können.

Was waren die Schritte bis zur Adoption?

Nach dem Treffen konnten wir entscheiden, ob wir Cyril adoptieren möchten. Wir fanden es gut. Wir haben Cyril so aufgenommen, als wäre er unser leiblicher Sohn. Es ist eigenartig, wir hatten beide keine Probleme damit. Damals war er bei Pflegeeltern untergebracht. Wir haben Cyril mit zwei Monaten kennengelernt. Wir, also vor allem ich, haben ihn jeden Tag besucht, gewickelt, gefüttert und so weiter, damit wir uns kennenlernen konnten. Als künftige Eltern wurden wir auf Herz und Nieren geprüft, ob wir fähig sind, ein Kind zu erziehen. Mein Mann und ich mussten viele schriftliche Fragen beantworten, und wir wurden ständig kontrolliert, bis die Adoption zustande gekommen ist. Nach etwa vier Monaten konnten wir unseren Sohn zu uns nach Hause holen. Es lief von Anfang an sehr gut, aber wir hatten zwischendurch auch harte Zeiten.

Sollten die Eltern bei einer Adoption ein gewisses Alter haben?

Wir waren damals seit fünf Jahren verheiratet. Ich war 32 Jahre alt und mein Mann 39 Jahre alt. Ein gewisses Alter ist sicher eine gute Voraussetzung. Aber meiner Meinung nach kann man auch mit 30 Jahren ein Kind adoptieren. Diese Adoption hatte uns nicht nur einen Sohn gebracht, sondern auch eine grosse Erfahrung.

Tinkjunior dankt Desirée für das Gespräch.


Adoption- noch ein Trend?

Grafik: Linda Tellenbach. Quelle: BfS

Die Adoptionsanfrage geht stark zurück zum Vergleich von den letzten Jahren- Schweizer adoptieren immer weniger.

Voraussetzungen für eine Adoption in der Schweiz:

  • Adoptionsinteressierte müssen mindestens 28 Jahre alt sein sowie 16 Jahre älter als das zu adoptierende Kind.
  • Ehegatten können nur gemeinschaftlich adoptieren.
  • Sie müssen seit mindestens drei Jahren einen gemeinsamen Haushalt führen. Geschwistern ist die gemeinschaftliche Adoption nicht erlaubt.
  • Gleichgeschlechtlichen Paaren ist in der Schweiz nur die Stiefkindadoption erlaubt.

Taxe ou pas taxe?

Ce texte menace la SSR, financée en grande partie par la redevance, mais aussi, ne l’oublions pas, de nombreuses radios et télévisions régionales. Et ceci dans un contexte où la presse écrite est en difficulté, les rédactions doivent se serrer la ceinture et les journaux fusionnent. L’ATS risque de licencier 36 de ses employé-e-s. L’initiative menace la diversité déjà précaire du paysage médiatique suisse. Or, les médias jouent un rôle essentiel pour le fonctionnement de la démocratie.

Les arguments pour No Billag fusent dans tous les sens. Les 451 francs par ménage pourraient être dépensés ailleurs, favorisant ainsi l’économie. La suppression de la taxe améliorerait l’offre audiovisuelle en apportant plus de concurrence sur le marché. Le subventionnement favorise la position monopolistique de la SSR, induisant ainsi un manque d’incitation au renouvellement des programmes. Pour y voir un peu plus clair dans cette jungle d’arguments, il paraît judicieux de revenir à la base du débat; la redevance. Pourquoi payons-nous une taxe au juste?

La redevance dont s’acquitte chaque ménage et entreprise sert à subventionner la SSR et les radios et télévisions régionales. Si on coupe le financement de la SSR, elle devra fonctionner comme une entreprise privée. Or, le secteur privé privilégie ce qui est rentable. Les émissions destinées aux minorités linguistiques, comme les romanches, ou qui ne touche pas un grand public, seront très probablement déficitaires et par conséquent peu à peu supprimées. On assisterait alors à une diminution de la diversité des programmes.

Ce mécanisme concerne aussi les médias audiovisuels régionaux qui touchent également une part de l’argent public. Ceux-ci diffusent du contenu local, culturel et proche de la population. Sans aide étatique, seules les radios localisées dans les grands centres urbains pourraient survivre, car elles offrent une visibilité suffisante pour attirer assez de sponsors. Les autres seraient probablement condamnées, et priveraient les régions périphériques d’une source d’information. La redevance permet donc d’avoir accès à une offre diversifiée, et ceci également pour les minorités linguistiques ou culturelles.

Admettons que la SSR survive à l’initiative no Billag. Elle devrait alors combler son manque à gagner par un autre moyen que la l’aide étatique. Elle devrait pour ce faire se financer par la publicité. La qualité du visionnement, pour la télévision, et de l’écoute, pour la radio, sera amoindrie par plus d’interruptions publicitaires. La redevance est garante de la qualité de l’audiovisuel, en plus de sa diversité.

Finalement, le financement public des médias audiovisuels évite qu’ils se fassent avaler par les grands groupes, comme c’est le cas pour les journaux, dont un grand nombre appartient actuellement à Tamedia ou à Ringer. La détention d’un grand nombre de médias par une seule entreprise peut évidemment entraîner un biais dans l’information. L’argument selon lequel la concurrence induite par la suppression de la taxe profiterait à la diversité du paysage médiatique paraît bancal. En effet, la situation de la presse écrite nous montre un aperçu de ce qui pourrait se passer avec l’audiovisuel.

Pour les raisons mentionnées, il ne serait pas judicieux d’accepter l’initiative. Il est par contre souhaitable de réfléchir à des solutions pour pallier au mécontentement de la population par rapport au système actuel, qui, il est vrai, n’a pas évolué, alors que l’environnement médiatique et informatif a énormément changé ces dernières années. Les familles paient des taxes de plus en plus chères. Une réforme en douceur du système pourrait être imaginée, en réfléchissant à des solutions viables sur le long-terme, sans précipiter les choses. Il serait aussi possible d’imaginer un système de taxe proportionnel au revenu, pour décharger les ménages les moins nantis.

Il n’est pas absurde de repenser le système, mais le faire sans précipitation et sans mettre les médias en danger est primordial. Serions-nous gagnants en économisant 365 francs par année, si le résultat implique la disparition de la SSR et de notre radio régionale ?

Scambi tra gioventù elvetiche e burkinabé

Cosa può portare un evento come la Sessione federale dei Giovani al Burkina-Faso?
La Svizzera è un esempio di democrazia per un paese come il Burkina-Faso, per il quale questa nozione è ancora allo stato embrionale. Dopo 27 anni di dittatura, il popolo burkinabé desidera ora instaurare i valori della democrazia; ciò implica una sensibilizzazione della gioventù a quest’ultimi.

In che modo? Potete darci un esempio?
Vorremmo ricreare un parlamento dei giovani. Quest’ultimo è sparito in seguito all’insurrezione popolare del 2015, quando il presidente Campaoré, al potere da 27 anni, è stato scacciato dal Paese. Era simile alla vostra Sessione. Ora che vi sono state delle elezioni libere, il paese è stabile e vorremmo quindi farlo rinascere dalle sue ceneri. Dobbiamo trovare le parole giuste per convincere le autorità e seguire la Sessione federale dei giovani ci permetterà di rafforzare il nostro dossier. Abbiamo il sostegno del ministro della gioventù, che ci ha accompagnati nel nostro soggiorno in Svizzera.

Perché mettere un accento sulla gioventù in particolare?
Bisogna sapere che la stragrande maggioranza della popolazione burkinabé è costituita da giovani: il 75% ha meno di 25 anni! È proprio una specificità del Paese. Al momento, però, le nostre sfide sono in primo luogo la disoccupazione e la formazione. In effetti, i valori della cittadinanza non dicono un granché a una gioventù senza lavoro – o comunque non costituiscono la priorità in una realtà fatta per la maggior parte di sopravvivenza.

P. Nelly Marcelle Ouedraogo e Romaric Wendezoodo Sawodogo

Descriveteci questa gioventù burkinabé…
La gioventù è cambiata, è particolarmente dinamica e s’investe fortemente per progetti legati alla cittadinanza e alla civica: donazioni di sangue, giornate di salubrità, visite ai malati, concerti pedagogici, veglie cittadine. Nello stesso tempo è anche molto più rivendicativa. C’è molta frustrazione a causa dei problemi che abbiamo menzionato. Questo poiché, per 27 anni, è stata messa da parte. Ora scopre uno spazio nuovo di libertà… vuole tutto, e subito, e arriva a usare le maniere forti per far sentire la sua voce. È ora opportuno inquadrare questa nuova libertà cittadina.

Abbiamo parlato del fatto che il funzionamento della politica svizzera può essere un’ispirazione per una giovane democrazia come la vostra. E al contrario, cosa può portare il Burkina-Faso alla Svizzera?
La sua ricchezza e diversità culturale così come la sua storia. Nello stesso tempo il Burkina-Faso è un Paese molto giovane, sia per quanto riguarda l’età media della popolazione sia anche in termini di democrazia. Di conseguenza, possiamo esportare tanto nuovo ossigeno a una democrazia longeva e in un Paese confrontato al fenomeno dell’invecchiamento della popolazione.

Che immagine vi è della Svizzera in Burkina-Faso?
È il Paese delle ONG e delle banche!

Raccontateci un po’ gli scambi che avete avuto con i giovani svizzeri…
Abbiamo seguito i dibattiti nei due gruppi francofoni, e il tema che più ci ha colpito è quello dell’integrazione delle persone in situazione di handicap. In Svizzera si riflette su come migliorare le loro condizioni di lavoro, ad esempio, mentre in Burkina-Faso bisogna ancora integrarli e il manco d’infrastrutture è flagrante. Le problematiche sono ben diverse.

Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta

Qual è il prossimo appuntamento, una volta tornati in Burkina-Faso?
Gli ‘Etats généraux de la jeunesse’ che avranno luogo fra tre giorni a Ouagadougou. Si tratta di un incontro che riunisce più di mille giovani. “Quale governance per una contribuzione ottimale della gioventù al rinnovamento politico, economico e sociale in Burkina-Faso” è il tema di quest’edizione. I giovani presenteranno al presidente Kaboré diverse rivendicazioni provenienti dalle tredici regioni del Paese. Negli ultimi anni, queste sono sempre restate nel cassetto. Quest’anno ripercorreremo tutto ciò che abbiamo detto e chiesto nelle ultime edizioni, con la differenza che si tratta dei primi Stati generali organizzati sotto il governo Kaboré.

Nella foto principale, da sinistra a destra: P. Nelly Marcelle Ouedraogo, giornalista socials media per An’Faso e membra della Fondazione Voix angélique (FOVA) per l’accesso dei bambini all’educazione, Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta e Denise Ouedraogo, studentessa di lettere moderne e membra del movimento cittadino “Le Balai citoyen”.

Integration funktioniert nicht über Regeln

Das Stück war ein hübscher Erfolg. Das Publikum liess nicht auf sich warten und füllte den Theatersaal über drei Vorstellungen hinweg. Das war «Zeitwerk» am Theater Käfigturm.

Mehr noch aber als die Zahl der Zuschauer*innen oder die Darbietung der Schauspieler*innen war es die Idee von Graziella Cisternino, die das Projekt zum Erfolg geführt hatte. Cisterninos Ziel: Minoritäten, Migrant*innen, Personen mit einer Behinderung, aus unterschiedlichen Kulturen oder mit verschiedenen sexuellen Orientierungen mittels Theater zu unterstützen.

So hatten mehr als die Hälfte der Schauspieler*innen einen Migrationshintergrund oder sind Doppelbürger*innen. Auch ihr Alter und soziale Herkunft schien sehr unterschiedlich.

«Am Anfang war das eine grosse Herausforderung für mich, vor allem wegen der Sprache», erklärt Priscila, die vor einigen Jahren aus Spanien in die Schweiz gekommen ist und schon seit drei Jahren bei «Zeitwerk» mitwirkt. «Aber gerade das Theater hat mir geholfen, viel schneller Deutsch zu lernen.» Das Projekt sei super, weil alle in die Entscheidungen miteinbezogen würden, weil alles sehr offen und flexibel sei, so Priscila.

«Alles hat extrem gut funktioniert», freut sich Graziella. «Die Integration ist hier von selbst passiert.» Die Teilnehmer*innen hätten viele Aktivitäten gar ausserhalb der Proben organisiert und sich gelegentlich zu Anlässen wie einer Geburtstagsfeier getroffen. Eine junge syrische Migrantin habe vor zwei Wochen dank ihrer neuen Freunde das Raclette entdeckt.

Ein Jahr harte Arbeit, die letztes Wochenende schliesslich ihre Früchte trug. Am Anfang stand jedoch die Rekrutierung der Schauspieler*innen. Das war alles andere als einfach. Die Schwierigkeit: Unterschiedliche Profile von Personen zu finden. Denn einige Migrant*innen getrauten sich aus Schüchternheit nicht mitzumachen oder weil sie nicht genügend in ihre eigenen Deutschkenntnisse vertrauten. Doch die Offenheit der Schauspieler*innen hat sich schliesslich ausbezahlt.

«Es ist nicht notwendig, die Sprache zu beherrschen», merkt Cisternino an. «Einige Rollen beinhalten fast keinen Dialog, leben hingegen von der Mimik. Wir hatten einen solchen Fall mit einer jungen Flüchtlingsfrau.» Schliesslich habe sie das ganze Jahr aber solche Fortschritte gemacht, dass man ihre Figur sprechen machen konnte.

Dank ihrer Ausbildung im sozialen Bereich hat Cisterno gemerkt, dass die Integration von Minderheiten und das Zusammenfinden von Leuten verschiedener Herkunft weit besser über Kreativität passiert als über Regeln. Diese Einsicht wollte sie deshalb mit dem Projekt «Interperfekt» in die Tat umsetzen. Das Theater erlaubt ihr nun, das Publikum zu berühren und mit der Gesellschaft zu kommunizieren.

Und die Schauspieler*innen, welche den Kontakt aufrecht erhalten wollen, beweisen, dass die Integrations-Wagnis von Cisternino tatsächlich aufgegangen ist.

Übersetzt aus dem Französischen von Michael Scheurer. Hier findest du den Originaltext.

«Man weiss nie, wohin das Ganze führt»

Gerade an politischen Anlässen wie der Jugendsession ist das gegenseitige Verstehen aber sehr wichtig. Für eine einwandfreie Verständigung von Romand_e_s, Tessiner_innen und Deutschschweizer_innen sorgen im Bundeshaus die Simultandolmetscher_innen. Wir konnten einen von ihnen, Thomas Bernath, treffen und nach den Herausforderungen und Besonderheiten des Simultandolmetschens im Bundeshaus fragen.


Thomas Bernath arbeitet als Dolmetscher für die Parlamentsdienste. Er übersetzt vom Deutschen und Italienischen ins Französische. Als erste Sprache hat er Schweizerdeutsch gelernt, während der Schulzeit dann aber immer Französisch gesprochen. Er arbeitet auch für Privatkunden wie Banken oder Vereine, für das Europäische Patentamt in München und den zweisprachigen Fernsehsender ARTE.

“Die perfekte Adoptivfamilie gibt es nicht”

Frau Meierhofer, welche Rolle spielt der Verein PACH Pflege- und Adoptivkinder Schweiz im Adoptionsprozess?

Wir übernehmen verschiedene Aufgaben: Wir beraten leibliche Mütter und Väter bei einer allfälligen Adoptionsfreigabe, unterstützen und begleiten sie. Dabei ist es nicht unser Ziel, ein Kind an Adoptiveltern zu vermitteln, sondern, das Kind zu schützen und das Beste für sein Wohl zu unternehmen. So kann die Lösung auch sein, dass das Kind am Schluss mit gezielter Unterstützung bei den leiblichen Eltern bleibt oder (vorübergehend) in eine Pflegefamilie kommt. Als weitere Aufgabe klären wir die Eignung werdender Adoptiveltern ab und empfehlen den Behörden geeignete Personen. Zudem unterstützen wir adoptierte Kinder bei ihrer Herkunftssuche. Wir bringen vieles unter einen Hut. Und einige der Dienstleistungen erbringen ausschliesslich wir, und keine andere Behörde oder Verein.

Wie viel Einfluss haben Sie auf die eigentliche Adoption?

Alle Mütter, die eine Adoption in Erwägung ziehen, kommen zu uns, und nicht wir zu ihnen. Wir fragen dann natürlich nach ihren Wünschen. Das zur Adoption freigegeben Kind erhält von der KESB (Kindes- und Erwachsenenschutzbehörde) einen Vormund, bis die Adoption rechtlich abgeschlossen ist. Die kantonale Zentralbehörde für Adoption entscheidet, zu welchen Eltern das Kind kommt. Unsere Aufgabe im ganzen Prozess der Familiensuche ist es, die Personen zu unterstützen und zu beraten. Wir sind um einen möglichst optimalen Ablauf für alle Beteiligten bemüht. Zentral ist, dass die Rollen und Zuständigkeiten klar geregelt sind und PACH keine Entscheidungen trifft.

Sie können aber Paare oder Einzelpersonen als geeignete Adoptiveltern vorschlagen. Auf welche Kriterien schauen sie bei der Auswahl der potentiellen Eltern?

Sie müssen grundsätzlich sicherstellen können, dass sie für das Kind sorgen und es ernähren können. Aus diesem finanziellen Aspekt sind die interessierten Personen zwangsläufig eher der Mittel- oder Oberschicht zugehörig. Des Weiteren werden ganz generelle Kriterien ihrer sozialen Kompetenzen geprüft: Sind sie empathisch, können sie ihr Verhalten reflektieren und Kritik annehmen? Die obligatorische Ausbildung der Adoptiveltern im Vorfeld der Adoption stellt einen wichtigen Entwicklungsprozess dar.
In verschiedenen Kursen geht es darum, die eigene Motivation zur Adoption zu hinterfragen: Wieso möchte ich das Kind adoptieren? Einfach, weil ich ein Kind möchte, oder weil ich jemandem etwas zu liebe tun möchte? Das ist ein Prozess: Die Art, wie künftige Adoptiveltern über Adoption denken, ist oftmals nicht mehr die gleiche, sobald sie den ganzen Prozess durchlaufen haben. Die Personen werden dann in unserem Vermittlungspool aufgenommen, so dass wir dann die passenden Paare vorschlagen können – diese Leistung zum Beispiel erbringt in der Deutschschweiz ausschliesslich PACH.

Das Bild der perfekten Familie mit Mutter, Vater und ein bis zwei Kinder ist in unserer Gesellschaft strak verankert – Was ist aus Ihrer Sicht die perfekte Adoptivfamilie?

Die gibt es nicht. Für mich gibt es zwei zentrale Fragen zu beantworten: Was für ein Kind ist es? Und was für Wünsche haben die leiblichen Eltern für ihr Kind? Wenn wir die Eltern kennen (nicht wie bei Babyklappenkinder), können wir deren Wünsche berücksichtigen. Zum Beispiel in welcher Familienkonstellation und mit welchen Werten ihr Kind aufwachsen soll.

Was halten Sie davon, dass die abgebenden Eltern so viel über die Adoptivfamilie ihres Kindes mitbestimmen dürfen?

Mitbestimmen dürfen sie ja nicht, aber sie können ihre Wünsche an eine künftige Adoptivfamilie anbringen. Wenn man ein Kind freigibt, geschieht das immer aus einer Not heraus. Man darf nicht vergessen, dass hinter der ganzen Situation auch immer viel Leid und die intensive Zeit von neun Monaten Schwangerschaft steckt. Dazu kommt, dass die Adoptionsfreigabe frühestens sechs Wochen nach der Geburt gegeben werden kann. Dazu müssen beide Elternteile ihre Zustimmung geben. Danach bleibt ihnen nochmals sechs Wochen Zeit, in der sie den Entscheid widerrufen können.
Das ist eine lange Zeit. Umso mehr ist es sehr wichtig, dass wir die Mütter und Eltern anhören und auf ihre Wünsche eingehen. Wir merken auch oft später bei der Herkunftssuche, dass adoptierte Erwachsene sich fragen: »Weshalb hat meine Mutter mich weggegeben?«, »Was war das Problem?«. Deswegen ist es wichtig, die Gründe der Eltern für eine Adoptionsfreigabe zu kennen.

Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Treten viele Eltern in den ersten noch möglichen Wochen von ihrem Entscheid zurück, ihr Kind zur Adoption freizugeben?

Das gibt es selten, kommt aber vor. Wahrscheinlicher ist es, dass die Mütter während der Schwangerschaft oder bei der Geburt merken: Ich kann mein Kind nicht weggeben.

Das ist bei einem emotionalen Prozess wie der Geburt gut nachvollziehbar. Wann bleiben sie dennoch bei ihrem Entscheid?

Ein eindrückliches Beispiel finde ich die Geschichte einer stark psychisch kranken Frau, die sich entschieden hat, ihr Kind zu Adoption freizugeben, weil sie merkte, dass sie nicht einmal für sich selbst gut sorgen kann. Die Entscheidung, das Kind zur Adoption freizugeben, war sehr schwierig und traurig, weil sie im Grunde das Kind gerne behalten hätte.

Wieso gibt es immer weniger zur Adoption freigegeben Kinder in der Schweiz?

Zum einen haben alleinerziehende Frauen einen besseren Status als früher. Zum anderen wurde die externe Kinderbetreuung in Form von Kitas, Tagesfamilien oder Pflegeeltern ausgebaut. So können werdende Mütter oder auch Paare in der Erziehung sinnvoll unterstützt werden. Ein Kind gibt man ja nicht einfach leichtfertig zur Adoption frei.

Es ist gesetzlich geregelt, dass es bei der Adoption darum geht, einem Kind eine gute Umgebung zu ermöglichen, und nicht den eigenen Kinderwunsch zu stillen. Die aktuelle Einstellung der Gesellschaft sieht jedoch etwas anders aus. Wie erleben sie das?

Wir erleben den Prozess der Adoption oft als Wellenweg: Am Anfang kommen die Eltern mit dem Kinderwunsch zu uns. In unseren Kursen versuchen wir, die Motivation vom Ich-zentrierten Kinderwunsch mehr auf das Wohl des Kindes zu lenken. Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Auf welche Herausforderungen bereiten Sie Adoptiveltern vor?

Auf die Adoptiveltern kommt so einiges zu; so müssen sie etwa damit rechnen, dass das Kind später nach seiner Herkunft sucht. Es ist ein Fakt, dass das Kind andere biologische Wurzeln hat, und auch ganz natürlich, dass es sich irgendwann für diese zu interessieren beginnt. Deshalb ist es wichtig, dass ein adoptiertes Kind dem Alter entsprechend möglichst früh über seine Adoption Bescheid weiss – dies stellt natürlich eine Herausforderung für Adoptiveltern.
Es ist uns wichtig, den werdenden Eltern klar zu machen, dass die leiblichen Eltern für das Kind eine Bedeutung haben können – auch wenn rechtlich gesehen das Kind nach der Adoption zu den Adoptiveltern »gehört«.

Wie gehen sie mit Eltern um, deren Adoptionswunsch unerfüllt bleibt?

Wir sind von Anfang an transparent. Die Paare wissen, dass sie nur jeweils für drei Jahre eine Eignungsbescheinung erhalten, und wir klären sie auch darüber auf, wie die aktuelle Situation bezüglich der zur Adoption freigegebenen Kinder aussieht. Im Moment haben wir 89 Paare im Vermittlungspool und ungefähr 15 zur Adoption freigegebene Kinder pro Jahr. Da kann man sich die Wahrscheinlichkeit eines erfüllten Adoptionswunsches selbst ausrechnen. Einige Personen wenden sich dann auch an Vermittlungsstellen, die Adoptionen aus dem Ausland organisieren.

Spüren Sie einen Druck auf Adoptiveltern »perfekte Eltern« sein zu müssen?

Zum Teil schon, aber ich glaube, dass während des Aufnahmeverfahrens viele Möglichkeiten bestehen, sich mit Erziehung auseinanderzusetzen. Wichtig ist es, sich selbst reflektieren zu können. Interessant sind auch die Paarprozesse, die während dieser Zeit ablaufen. So tauchen häufig Fragen auf wie »Vielleicht möchte ich nicht dasselbe wie mein Partner?«, oder »Wie gehen wir nun als Paar damit um?«. Es ist wichtig, dass die Eltern vom Gedanken wegkommen, »perfekt« sein zu müssen. Das ist niemand. Aber es geht darum, in verschieden Situationen möglichst adäquat reagieren zu können.

Am ersten Januar 2018 tritt das revidierte Adoptionsrecht* in Kraft, was halten Sie von der Revision?

Wir sind der Meinung, dass das Gesetz eine gute Anpassung an die heutige Gesellschaft ist. Das Gesetz ist unseres Erachtens gelungen. Die offene Adoption bedarf allerdings noch einiger Detailklärungen – wir plädieren hier für eine langfristige Begleitung des Familiensystems durch Fachpersonen.

Sollte die Adoption auch für homosexuelle Paare geöffnet werden?

Wir von PACH sind gegenüber der Öffnung für gleichgeschlechtliche Paare sehr offen. Wir setzen uns für Vielfalt von Familien ein und für gleiche Rechte für alle. Unserer Ansicht nach ist es das Wichtigste, dass das Kind gut betreut ist, sich wohl und geborgen fühlt. Das ist keine Frage des Geschlechts der Eltern.


Revision des Adoptionsrecht – Worum geht es?

Ab dem 1. Januar 2018 wird die Stiefkindadoption nicht mehr nur Ehepaaren, sondern auch Paaren in einer eingetragenen Partnerschaft oder einer faktischen Lebensgemeinschaft offenstehen. Zudem wird das Mindestalter adoptionswilliger Personen von 35 auf 28 Jahren gesenkt. Als dritte Änderung wird das Adoptionsgeheimnis für leibliche Eltern, die Informationen über ihr zur Adoption freigegebenes Kind erhalten möchten, gelockert.

Category Archives: Schweiz

Alles beginnt mit einem Kinderwunsch

Immer wieder wird über das Adoptionsrecht gesprochen und über Veränderungen debattiert. Aber wie verlief eine Adoption vor knapp einem halben Jahrhundert Jahren? Desirée und ihr mittlerweile verstorbener Mann haben vor 47 Jahren ein Kind adoptiert. Desirée erzählt.

Erzähl mir von eurer Entscheidung, ein Kind zu adoptieren.

Es stand schon früh fest, dass ich und mein Partner keine eigenen Kinder bekommen konnten. Wir wollten aber unbedingt ein Kind. So war für uns klar, dass wir ein Kind adoptieren möchten.

Was geschah bis zum ersten Treffen?

Zuerst haben wir uns beim entsprechenden Amt in Zürich angemeldet. Nach etwa zwei Jahren haben wir durch Zufall erfahren, dass unser Antrag beiseitegelegt wurde, da mein Mann katholisch und ich reformiert war. Das sah man im Jahr 1970 nicht gerne. Da es seinerzeit so war, dass auf ein Kind fünf Ehepaare fallen, dauerte die Adoption in unserem Fall viel länger. Das Amt hat unsere Akte schliesslich doch wieder hervorgeholt und dann hiess es plötzlich, dass wir unser Kind besuchen gehen können.

Was waren die Schritte bis zur Adoption?

Nach dem Treffen konnten wir entscheiden, ob wir Cyril adoptieren möchten. Wir fanden es gut. Wir haben Cyril so aufgenommen, als wäre er unser leiblicher Sohn. Es ist eigenartig, wir hatten beide keine Probleme damit. Damals war er bei Pflegeeltern untergebracht. Wir haben Cyril mit zwei Monaten kennengelernt. Wir, also vor allem ich, haben ihn jeden Tag besucht, gewickelt, gefüttert und so weiter, damit wir uns kennenlernen konnten. Als künftige Eltern wurden wir auf Herz und Nieren geprüft, ob wir fähig sind, ein Kind zu erziehen. Mein Mann und ich mussten viele schriftliche Fragen beantworten, und wir wurden ständig kontrolliert, bis die Adoption zustande gekommen ist. Nach etwa vier Monaten konnten wir unseren Sohn zu uns nach Hause holen. Es lief von Anfang an sehr gut, aber wir hatten zwischendurch auch harte Zeiten.

Sollten die Eltern bei einer Adoption ein gewisses Alter haben?

Wir waren damals seit fünf Jahren verheiratet. Ich war 32 Jahre alt und mein Mann 39 Jahre alt. Ein gewisses Alter ist sicher eine gute Voraussetzung. Aber meiner Meinung nach kann man auch mit 30 Jahren ein Kind adoptieren. Diese Adoption hatte uns nicht nur einen Sohn gebracht, sondern auch eine grosse Erfahrung.

Tinkjunior dankt Desirée für das Gespräch.


Adoption- noch ein Trend?

Grafik: Linda Tellenbach. Quelle: BfS

Die Adoptionsanfrage geht stark zurück zum Vergleich von den letzten Jahren- Schweizer adoptieren immer weniger.

Voraussetzungen für eine Adoption in der Schweiz:

  • Adoptionsinteressierte müssen mindestens 28 Jahre alt sein sowie 16 Jahre älter als das zu adoptierende Kind.
  • Ehegatten können nur gemeinschaftlich adoptieren.
  • Sie müssen seit mindestens drei Jahren einen gemeinsamen Haushalt führen. Geschwistern ist die gemeinschaftliche Adoption nicht erlaubt.
  • Gleichgeschlechtlichen Paaren ist in der Schweiz nur die Stiefkindadoption erlaubt.

Taxe ou pas taxe?

Ce texte menace la SSR, financée en grande partie par la redevance, mais aussi, ne l’oublions pas, de nombreuses radios et télévisions régionales. Et ceci dans un contexte où la presse écrite est en difficulté, les rédactions doivent se serrer la ceinture et les journaux fusionnent. L’ATS risque de licencier 36 de ses employé-e-s. L’initiative menace la diversité déjà précaire du paysage médiatique suisse. Or, les médias jouent un rôle essentiel pour le fonctionnement de la démocratie.

Les arguments pour No Billag fusent dans tous les sens. Les 451 francs par ménage pourraient être dépensés ailleurs, favorisant ainsi l’économie. La suppression de la taxe améliorerait l’offre audiovisuelle en apportant plus de concurrence sur le marché. Le subventionnement favorise la position monopolistique de la SSR, induisant ainsi un manque d’incitation au renouvellement des programmes. Pour y voir un peu plus clair dans cette jungle d’arguments, il paraît judicieux de revenir à la base du débat; la redevance. Pourquoi payons-nous une taxe au juste?

La redevance dont s’acquitte chaque ménage et entreprise sert à subventionner la SSR et les radios et télévisions régionales. Si on coupe le financement de la SSR, elle devra fonctionner comme une entreprise privée. Or, le secteur privé privilégie ce qui est rentable. Les émissions destinées aux minorités linguistiques, comme les romanches, ou qui ne touche pas un grand public, seront très probablement déficitaires et par conséquent peu à peu supprimées. On assisterait alors à une diminution de la diversité des programmes.

Ce mécanisme concerne aussi les médias audiovisuels régionaux qui touchent également une part de l’argent public. Ceux-ci diffusent du contenu local, culturel et proche de la population. Sans aide étatique, seules les radios localisées dans les grands centres urbains pourraient survivre, car elles offrent une visibilité suffisante pour attirer assez de sponsors. Les autres seraient probablement condamnées, et priveraient les régions périphériques d’une source d’information. La redevance permet donc d’avoir accès à une offre diversifiée, et ceci également pour les minorités linguistiques ou culturelles.

Admettons que la SSR survive à l’initiative no Billag. Elle devrait alors combler son manque à gagner par un autre moyen que la l’aide étatique. Elle devrait pour ce faire se financer par la publicité. La qualité du visionnement, pour la télévision, et de l’écoute, pour la radio, sera amoindrie par plus d’interruptions publicitaires. La redevance est garante de la qualité de l’audiovisuel, en plus de sa diversité.

Finalement, le financement public des médias audiovisuels évite qu’ils se fassent avaler par les grands groupes, comme c’est le cas pour les journaux, dont un grand nombre appartient actuellement à Tamedia ou à Ringer. La détention d’un grand nombre de médias par une seule entreprise peut évidemment entraîner un biais dans l’information. L’argument selon lequel la concurrence induite par la suppression de la taxe profiterait à la diversité du paysage médiatique paraît bancal. En effet, la situation de la presse écrite nous montre un aperçu de ce qui pourrait se passer avec l’audiovisuel.

Pour les raisons mentionnées, il ne serait pas judicieux d’accepter l’initiative. Il est par contre souhaitable de réfléchir à des solutions pour pallier au mécontentement de la population par rapport au système actuel, qui, il est vrai, n’a pas évolué, alors que l’environnement médiatique et informatif a énormément changé ces dernières années. Les familles paient des taxes de plus en plus chères. Une réforme en douceur du système pourrait être imaginée, en réfléchissant à des solutions viables sur le long-terme, sans précipiter les choses. Il serait aussi possible d’imaginer un système de taxe proportionnel au revenu, pour décharger les ménages les moins nantis.

Il n’est pas absurde de repenser le système, mais le faire sans précipitation et sans mettre les médias en danger est primordial. Serions-nous gagnants en économisant 365 francs par année, si le résultat implique la disparition de la SSR et de notre radio régionale ?

Scambi tra gioventù elvetiche e burkinabé

Cosa può portare un evento come la Sessione federale dei Giovani al Burkina-Faso?
La Svizzera è un esempio di democrazia per un paese come il Burkina-Faso, per il quale questa nozione è ancora allo stato embrionale. Dopo 27 anni di dittatura, il popolo burkinabé desidera ora instaurare i valori della democrazia; ciò implica una sensibilizzazione della gioventù a quest’ultimi.

In che modo? Potete darci un esempio?
Vorremmo ricreare un parlamento dei giovani. Quest’ultimo è sparito in seguito all’insurrezione popolare del 2015, quando il presidente Campaoré, al potere da 27 anni, è stato scacciato dal Paese. Era simile alla vostra Sessione. Ora che vi sono state delle elezioni libere, il paese è stabile e vorremmo quindi farlo rinascere dalle sue ceneri. Dobbiamo trovare le parole giuste per convincere le autorità e seguire la Sessione federale dei giovani ci permetterà di rafforzare il nostro dossier. Abbiamo il sostegno del ministro della gioventù, che ci ha accompagnati nel nostro soggiorno in Svizzera.

Perché mettere un accento sulla gioventù in particolare?
Bisogna sapere che la stragrande maggioranza della popolazione burkinabé è costituita da giovani: il 75% ha meno di 25 anni! È proprio una specificità del Paese. Al momento, però, le nostre sfide sono in primo luogo la disoccupazione e la formazione. In effetti, i valori della cittadinanza non dicono un granché a una gioventù senza lavoro – o comunque non costituiscono la priorità in una realtà fatta per la maggior parte di sopravvivenza.

P. Nelly Marcelle Ouedraogo e Romaric Wendezoodo Sawodogo

Descriveteci questa gioventù burkinabé…
La gioventù è cambiata, è particolarmente dinamica e s’investe fortemente per progetti legati alla cittadinanza e alla civica: donazioni di sangue, giornate di salubrità, visite ai malati, concerti pedagogici, veglie cittadine. Nello stesso tempo è anche molto più rivendicativa. C’è molta frustrazione a causa dei problemi che abbiamo menzionato. Questo poiché, per 27 anni, è stata messa da parte. Ora scopre uno spazio nuovo di libertà… vuole tutto, e subito, e arriva a usare le maniere forti per far sentire la sua voce. È ora opportuno inquadrare questa nuova libertà cittadina.

Abbiamo parlato del fatto che il funzionamento della politica svizzera può essere un’ispirazione per una giovane democrazia come la vostra. E al contrario, cosa può portare il Burkina-Faso alla Svizzera?
La sua ricchezza e diversità culturale così come la sua storia. Nello stesso tempo il Burkina-Faso è un Paese molto giovane, sia per quanto riguarda l’età media della popolazione sia anche in termini di democrazia. Di conseguenza, possiamo esportare tanto nuovo ossigeno a una democrazia longeva e in un Paese confrontato al fenomeno dell’invecchiamento della popolazione.

Che immagine vi è della Svizzera in Burkina-Faso?
È il Paese delle ONG e delle banche!

Raccontateci un po’ gli scambi che avete avuto con i giovani svizzeri…
Abbiamo seguito i dibattiti nei due gruppi francofoni, e il tema che più ci ha colpito è quello dell’integrazione delle persone in situazione di handicap. In Svizzera si riflette su come migliorare le loro condizioni di lavoro, ad esempio, mentre in Burkina-Faso bisogna ancora integrarli e il manco d’infrastrutture è flagrante. Le problematiche sono ben diverse.

Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta

Qual è il prossimo appuntamento, una volta tornati in Burkina-Faso?
Gli ‘Etats généraux de la jeunesse’ che avranno luogo fra tre giorni a Ouagadougou. Si tratta di un incontro che riunisce più di mille giovani. “Quale governance per una contribuzione ottimale della gioventù al rinnovamento politico, economico e sociale in Burkina-Faso” è il tema di quest’edizione. I giovani presenteranno al presidente Kaboré diverse rivendicazioni provenienti dalle tredici regioni del Paese. Negli ultimi anni, queste sono sempre restate nel cassetto. Quest’anno ripercorreremo tutto ciò che abbiamo detto e chiesto nelle ultime edizioni, con la differenza che si tratta dei primi Stati generali organizzati sotto il governo Kaboré.

Nella foto principale, da sinistra a destra: P. Nelly Marcelle Ouedraogo, giornalista socials media per An’Faso e membra della Fondazione Voix angélique (FOVA) per l’accesso dei bambini all’educazione, Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta e Denise Ouedraogo, studentessa di lettere moderne e membra del movimento cittadino “Le Balai citoyen”.

Integration funktioniert nicht über Regeln

Das Stück war ein hübscher Erfolg. Das Publikum liess nicht auf sich warten und füllte den Theatersaal über drei Vorstellungen hinweg. Das war «Zeitwerk» am Theater Käfigturm.

Mehr noch aber als die Zahl der Zuschauer*innen oder die Darbietung der Schauspieler*innen war es die Idee von Graziella Cisternino, die das Projekt zum Erfolg geführt hatte. Cisterninos Ziel: Minoritäten, Migrant*innen, Personen mit einer Behinderung, aus unterschiedlichen Kulturen oder mit verschiedenen sexuellen Orientierungen mittels Theater zu unterstützen.

So hatten mehr als die Hälfte der Schauspieler*innen einen Migrationshintergrund oder sind Doppelbürger*innen. Auch ihr Alter und soziale Herkunft schien sehr unterschiedlich.

«Am Anfang war das eine grosse Herausforderung für mich, vor allem wegen der Sprache», erklärt Priscila, die vor einigen Jahren aus Spanien in die Schweiz gekommen ist und schon seit drei Jahren bei «Zeitwerk» mitwirkt. «Aber gerade das Theater hat mir geholfen, viel schneller Deutsch zu lernen.» Das Projekt sei super, weil alle in die Entscheidungen miteinbezogen würden, weil alles sehr offen und flexibel sei, so Priscila.

«Alles hat extrem gut funktioniert», freut sich Graziella. «Die Integration ist hier von selbst passiert.» Die Teilnehmer*innen hätten viele Aktivitäten gar ausserhalb der Proben organisiert und sich gelegentlich zu Anlässen wie einer Geburtstagsfeier getroffen. Eine junge syrische Migrantin habe vor zwei Wochen dank ihrer neuen Freunde das Raclette entdeckt.

Ein Jahr harte Arbeit, die letztes Wochenende schliesslich ihre Früchte trug. Am Anfang stand jedoch die Rekrutierung der Schauspieler*innen. Das war alles andere als einfach. Die Schwierigkeit: Unterschiedliche Profile von Personen zu finden. Denn einige Migrant*innen getrauten sich aus Schüchternheit nicht mitzumachen oder weil sie nicht genügend in ihre eigenen Deutschkenntnisse vertrauten. Doch die Offenheit der Schauspieler*innen hat sich schliesslich ausbezahlt.

«Es ist nicht notwendig, die Sprache zu beherrschen», merkt Cisternino an. «Einige Rollen beinhalten fast keinen Dialog, leben hingegen von der Mimik. Wir hatten einen solchen Fall mit einer jungen Flüchtlingsfrau.» Schliesslich habe sie das ganze Jahr aber solche Fortschritte gemacht, dass man ihre Figur sprechen machen konnte.

Dank ihrer Ausbildung im sozialen Bereich hat Cisterno gemerkt, dass die Integration von Minderheiten und das Zusammenfinden von Leuten verschiedener Herkunft weit besser über Kreativität passiert als über Regeln. Diese Einsicht wollte sie deshalb mit dem Projekt «Interperfekt» in die Tat umsetzen. Das Theater erlaubt ihr nun, das Publikum zu berühren und mit der Gesellschaft zu kommunizieren.

Und die Schauspieler*innen, welche den Kontakt aufrecht erhalten wollen, beweisen, dass die Integrations-Wagnis von Cisternino tatsächlich aufgegangen ist.

Übersetzt aus dem Französischen von Michael Scheurer. Hier findest du den Originaltext.

«Man weiss nie, wohin das Ganze führt»

Gerade an politischen Anlässen wie der Jugendsession ist das gegenseitige Verstehen aber sehr wichtig. Für eine einwandfreie Verständigung von Romand_e_s, Tessiner_innen und Deutschschweizer_innen sorgen im Bundeshaus die Simultandolmetscher_innen. Wir konnten einen von ihnen, Thomas Bernath, treffen und nach den Herausforderungen und Besonderheiten des Simultandolmetschens im Bundeshaus fragen.


Thomas Bernath arbeitet als Dolmetscher für die Parlamentsdienste. Er übersetzt vom Deutschen und Italienischen ins Französische. Als erste Sprache hat er Schweizerdeutsch gelernt, während der Schulzeit dann aber immer Französisch gesprochen. Er arbeitet auch für Privatkunden wie Banken oder Vereine, für das Europäische Patentamt in München und den zweisprachigen Fernsehsender ARTE.

“Die perfekte Adoptivfamilie gibt es nicht”

Frau Meierhofer, welche Rolle spielt der Verein PACH Pflege- und Adoptivkinder Schweiz im Adoptionsprozess?

Wir übernehmen verschiedene Aufgaben: Wir beraten leibliche Mütter und Väter bei einer allfälligen Adoptionsfreigabe, unterstützen und begleiten sie. Dabei ist es nicht unser Ziel, ein Kind an Adoptiveltern zu vermitteln, sondern, das Kind zu schützen und das Beste für sein Wohl zu unternehmen. So kann die Lösung auch sein, dass das Kind am Schluss mit gezielter Unterstützung bei den leiblichen Eltern bleibt oder (vorübergehend) in eine Pflegefamilie kommt. Als weitere Aufgabe klären wir die Eignung werdender Adoptiveltern ab und empfehlen den Behörden geeignete Personen. Zudem unterstützen wir adoptierte Kinder bei ihrer Herkunftssuche. Wir bringen vieles unter einen Hut. Und einige der Dienstleistungen erbringen ausschliesslich wir, und keine andere Behörde oder Verein.

Wie viel Einfluss haben Sie auf die eigentliche Adoption?

Alle Mütter, die eine Adoption in Erwägung ziehen, kommen zu uns, und nicht wir zu ihnen. Wir fragen dann natürlich nach ihren Wünschen. Das zur Adoption freigegeben Kind erhält von der KESB (Kindes- und Erwachsenenschutzbehörde) einen Vormund, bis die Adoption rechtlich abgeschlossen ist. Die kantonale Zentralbehörde für Adoption entscheidet, zu welchen Eltern das Kind kommt. Unsere Aufgabe im ganzen Prozess der Familiensuche ist es, die Personen zu unterstützen und zu beraten. Wir sind um einen möglichst optimalen Ablauf für alle Beteiligten bemüht. Zentral ist, dass die Rollen und Zuständigkeiten klar geregelt sind und PACH keine Entscheidungen trifft.

Sie können aber Paare oder Einzelpersonen als geeignete Adoptiveltern vorschlagen. Auf welche Kriterien schauen sie bei der Auswahl der potentiellen Eltern?

Sie müssen grundsätzlich sicherstellen können, dass sie für das Kind sorgen und es ernähren können. Aus diesem finanziellen Aspekt sind die interessierten Personen zwangsläufig eher der Mittel- oder Oberschicht zugehörig. Des Weiteren werden ganz generelle Kriterien ihrer sozialen Kompetenzen geprüft: Sind sie empathisch, können sie ihr Verhalten reflektieren und Kritik annehmen? Die obligatorische Ausbildung der Adoptiveltern im Vorfeld der Adoption stellt einen wichtigen Entwicklungsprozess dar.
In verschiedenen Kursen geht es darum, die eigene Motivation zur Adoption zu hinterfragen: Wieso möchte ich das Kind adoptieren? Einfach, weil ich ein Kind möchte, oder weil ich jemandem etwas zu liebe tun möchte? Das ist ein Prozess: Die Art, wie künftige Adoptiveltern über Adoption denken, ist oftmals nicht mehr die gleiche, sobald sie den ganzen Prozess durchlaufen haben. Die Personen werden dann in unserem Vermittlungspool aufgenommen, so dass wir dann die passenden Paare vorschlagen können – diese Leistung zum Beispiel erbringt in der Deutschschweiz ausschliesslich PACH.

Das Bild der perfekten Familie mit Mutter, Vater und ein bis zwei Kinder ist in unserer Gesellschaft strak verankert – Was ist aus Ihrer Sicht die perfekte Adoptivfamilie?

Die gibt es nicht. Für mich gibt es zwei zentrale Fragen zu beantworten: Was für ein Kind ist es? Und was für Wünsche haben die leiblichen Eltern für ihr Kind? Wenn wir die Eltern kennen (nicht wie bei Babyklappenkinder), können wir deren Wünsche berücksichtigen. Zum Beispiel in welcher Familienkonstellation und mit welchen Werten ihr Kind aufwachsen soll.

Was halten Sie davon, dass die abgebenden Eltern so viel über die Adoptivfamilie ihres Kindes mitbestimmen dürfen?

Mitbestimmen dürfen sie ja nicht, aber sie können ihre Wünsche an eine künftige Adoptivfamilie anbringen. Wenn man ein Kind freigibt, geschieht das immer aus einer Not heraus. Man darf nicht vergessen, dass hinter der ganzen Situation auch immer viel Leid und die intensive Zeit von neun Monaten Schwangerschaft steckt. Dazu kommt, dass die Adoptionsfreigabe frühestens sechs Wochen nach der Geburt gegeben werden kann. Dazu müssen beide Elternteile ihre Zustimmung geben. Danach bleibt ihnen nochmals sechs Wochen Zeit, in der sie den Entscheid widerrufen können.
Das ist eine lange Zeit. Umso mehr ist es sehr wichtig, dass wir die Mütter und Eltern anhören und auf ihre Wünsche eingehen. Wir merken auch oft später bei der Herkunftssuche, dass adoptierte Erwachsene sich fragen: »Weshalb hat meine Mutter mich weggegeben?«, »Was war das Problem?«. Deswegen ist es wichtig, die Gründe der Eltern für eine Adoptionsfreigabe zu kennen.

Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Treten viele Eltern in den ersten noch möglichen Wochen von ihrem Entscheid zurück, ihr Kind zur Adoption freizugeben?

Das gibt es selten, kommt aber vor. Wahrscheinlicher ist es, dass die Mütter während der Schwangerschaft oder bei der Geburt merken: Ich kann mein Kind nicht weggeben.

Das ist bei einem emotionalen Prozess wie der Geburt gut nachvollziehbar. Wann bleiben sie dennoch bei ihrem Entscheid?

Ein eindrückliches Beispiel finde ich die Geschichte einer stark psychisch kranken Frau, die sich entschieden hat, ihr Kind zu Adoption freizugeben, weil sie merkte, dass sie nicht einmal für sich selbst gut sorgen kann. Die Entscheidung, das Kind zur Adoption freizugeben, war sehr schwierig und traurig, weil sie im Grunde das Kind gerne behalten hätte.

Wieso gibt es immer weniger zur Adoption freigegeben Kinder in der Schweiz?

Zum einen haben alleinerziehende Frauen einen besseren Status als früher. Zum anderen wurde die externe Kinderbetreuung in Form von Kitas, Tagesfamilien oder Pflegeeltern ausgebaut. So können werdende Mütter oder auch Paare in der Erziehung sinnvoll unterstützt werden. Ein Kind gibt man ja nicht einfach leichtfertig zur Adoption frei.

Es ist gesetzlich geregelt, dass es bei der Adoption darum geht, einem Kind eine gute Umgebung zu ermöglichen, und nicht den eigenen Kinderwunsch zu stillen. Die aktuelle Einstellung der Gesellschaft sieht jedoch etwas anders aus. Wie erleben sie das?

Wir erleben den Prozess der Adoption oft als Wellenweg: Am Anfang kommen die Eltern mit dem Kinderwunsch zu uns. In unseren Kursen versuchen wir, die Motivation vom Ich-zentrierten Kinderwunsch mehr auf das Wohl des Kindes zu lenken. Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Auf welche Herausforderungen bereiten Sie Adoptiveltern vor?

Auf die Adoptiveltern kommt so einiges zu; so müssen sie etwa damit rechnen, dass das Kind später nach seiner Herkunft sucht. Es ist ein Fakt, dass das Kind andere biologische Wurzeln hat, und auch ganz natürlich, dass es sich irgendwann für diese zu interessieren beginnt. Deshalb ist es wichtig, dass ein adoptiertes Kind dem Alter entsprechend möglichst früh über seine Adoption Bescheid weiss – dies stellt natürlich eine Herausforderung für Adoptiveltern.
Es ist uns wichtig, den werdenden Eltern klar zu machen, dass die leiblichen Eltern für das Kind eine Bedeutung haben können – auch wenn rechtlich gesehen das Kind nach der Adoption zu den Adoptiveltern »gehört«.

Wie gehen sie mit Eltern um, deren Adoptionswunsch unerfüllt bleibt?

Wir sind von Anfang an transparent. Die Paare wissen, dass sie nur jeweils für drei Jahre eine Eignungsbescheinung erhalten, und wir klären sie auch darüber auf, wie die aktuelle Situation bezüglich der zur Adoption freigegebenen Kinder aussieht. Im Moment haben wir 89 Paare im Vermittlungspool und ungefähr 15 zur Adoption freigegebene Kinder pro Jahr. Da kann man sich die Wahrscheinlichkeit eines erfüllten Adoptionswunsches selbst ausrechnen. Einige Personen wenden sich dann auch an Vermittlungsstellen, die Adoptionen aus dem Ausland organisieren.

Spüren Sie einen Druck auf Adoptiveltern »perfekte Eltern« sein zu müssen?

Zum Teil schon, aber ich glaube, dass während des Aufnahmeverfahrens viele Möglichkeiten bestehen, sich mit Erziehung auseinanderzusetzen. Wichtig ist es, sich selbst reflektieren zu können. Interessant sind auch die Paarprozesse, die während dieser Zeit ablaufen. So tauchen häufig Fragen auf wie »Vielleicht möchte ich nicht dasselbe wie mein Partner?«, oder »Wie gehen wir nun als Paar damit um?«. Es ist wichtig, dass die Eltern vom Gedanken wegkommen, »perfekt« sein zu müssen. Das ist niemand. Aber es geht darum, in verschieden Situationen möglichst adäquat reagieren zu können.

Am ersten Januar 2018 tritt das revidierte Adoptionsrecht* in Kraft, was halten Sie von der Revision?

Wir sind der Meinung, dass das Gesetz eine gute Anpassung an die heutige Gesellschaft ist. Das Gesetz ist unseres Erachtens gelungen. Die offene Adoption bedarf allerdings noch einiger Detailklärungen – wir plädieren hier für eine langfristige Begleitung des Familiensystems durch Fachpersonen.

Sollte die Adoption auch für homosexuelle Paare geöffnet werden?

Wir von PACH sind gegenüber der Öffnung für gleichgeschlechtliche Paare sehr offen. Wir setzen uns für Vielfalt von Familien ein und für gleiche Rechte für alle. Unserer Ansicht nach ist es das Wichtigste, dass das Kind gut betreut ist, sich wohl und geborgen fühlt. Das ist keine Frage des Geschlechts der Eltern.


Revision des Adoptionsrecht – Worum geht es?

Ab dem 1. Januar 2018 wird die Stiefkindadoption nicht mehr nur Ehepaaren, sondern auch Paaren in einer eingetragenen Partnerschaft oder einer faktischen Lebensgemeinschaft offenstehen. Zudem wird das Mindestalter adoptionswilliger Personen von 35 auf 28 Jahren gesenkt. Als dritte Änderung wird das Adoptionsgeheimnis für leibliche Eltern, die Informationen über ihr zur Adoption freigegebenes Kind erhalten möchten, gelockert.

Category Archives: Schweiz

Alles beginnt mit einem Kinderwunsch

Immer wieder wird über das Adoptionsrecht gesprochen und über Veränderungen debattiert. Aber wie verlief eine Adoption vor knapp einem halben Jahrhundert Jahren? Desirée und ihr mittlerweile verstorbener Mann haben vor 47 Jahren ein Kind adoptiert. Desirée erzählt.

Erzähl mir von eurer Entscheidung, ein Kind zu adoptieren.

Es stand schon früh fest, dass ich und mein Partner keine eigenen Kinder bekommen konnten. Wir wollten aber unbedingt ein Kind. So war für uns klar, dass wir ein Kind adoptieren möchten.

Was geschah bis zum ersten Treffen?

Zuerst haben wir uns beim entsprechenden Amt in Zürich angemeldet. Nach etwa zwei Jahren haben wir durch Zufall erfahren, dass unser Antrag beiseitegelegt wurde, da mein Mann katholisch und ich reformiert war. Das sah man im Jahr 1970 nicht gerne. Da es seinerzeit so war, dass auf ein Kind fünf Ehepaare fallen, dauerte die Adoption in unserem Fall viel länger. Das Amt hat unsere Akte schliesslich doch wieder hervorgeholt und dann hiess es plötzlich, dass wir unser Kind besuchen gehen können.

Was waren die Schritte bis zur Adoption?

Nach dem Treffen konnten wir entscheiden, ob wir Cyril adoptieren möchten. Wir fanden es gut. Wir haben Cyril so aufgenommen, als wäre er unser leiblicher Sohn. Es ist eigenartig, wir hatten beide keine Probleme damit. Damals war er bei Pflegeeltern untergebracht. Wir haben Cyril mit zwei Monaten kennengelernt. Wir, also vor allem ich, haben ihn jeden Tag besucht, gewickelt, gefüttert und so weiter, damit wir uns kennenlernen konnten. Als künftige Eltern wurden wir auf Herz und Nieren geprüft, ob wir fähig sind, ein Kind zu erziehen. Mein Mann und ich mussten viele schriftliche Fragen beantworten, und wir wurden ständig kontrolliert, bis die Adoption zustande gekommen ist. Nach etwa vier Monaten konnten wir unseren Sohn zu uns nach Hause holen. Es lief von Anfang an sehr gut, aber wir hatten zwischendurch auch harte Zeiten.

Sollten die Eltern bei einer Adoption ein gewisses Alter haben?

Wir waren damals seit fünf Jahren verheiratet. Ich war 32 Jahre alt und mein Mann 39 Jahre alt. Ein gewisses Alter ist sicher eine gute Voraussetzung. Aber meiner Meinung nach kann man auch mit 30 Jahren ein Kind adoptieren. Diese Adoption hatte uns nicht nur einen Sohn gebracht, sondern auch eine grosse Erfahrung.

Tinkjunior dankt Desirée für das Gespräch.


Adoption- noch ein Trend?

Grafik: Linda Tellenbach. Quelle: BfS

Die Adoptionsanfrage geht stark zurück zum Vergleich von den letzten Jahren- Schweizer adoptieren immer weniger.

Voraussetzungen für eine Adoption in der Schweiz:

  • Adoptionsinteressierte müssen mindestens 28 Jahre alt sein sowie 16 Jahre älter als das zu adoptierende Kind.
  • Ehegatten können nur gemeinschaftlich adoptieren.
  • Sie müssen seit mindestens drei Jahren einen gemeinsamen Haushalt führen. Geschwistern ist die gemeinschaftliche Adoption nicht erlaubt.
  • Gleichgeschlechtlichen Paaren ist in der Schweiz nur die Stiefkindadoption erlaubt.

Taxe ou pas taxe?

Ce texte menace la SSR, financée en grande partie par la redevance, mais aussi, ne l’oublions pas, de nombreuses radios et télévisions régionales. Et ceci dans un contexte où la presse écrite est en difficulté, les rédactions doivent se serrer la ceinture et les journaux fusionnent. L’ATS risque de licencier 36 de ses employé-e-s. L’initiative menace la diversité déjà précaire du paysage médiatique suisse. Or, les médias jouent un rôle essentiel pour le fonctionnement de la démocratie.

Les arguments pour No Billag fusent dans tous les sens. Les 451 francs par ménage pourraient être dépensés ailleurs, favorisant ainsi l’économie. La suppression de la taxe améliorerait l’offre audiovisuelle en apportant plus de concurrence sur le marché. Le subventionnement favorise la position monopolistique de la SSR, induisant ainsi un manque d’incitation au renouvellement des programmes. Pour y voir un peu plus clair dans cette jungle d’arguments, il paraît judicieux de revenir à la base du débat; la redevance. Pourquoi payons-nous une taxe au juste?

La redevance dont s’acquitte chaque ménage et entreprise sert à subventionner la SSR et les radios et télévisions régionales. Si on coupe le financement de la SSR, elle devra fonctionner comme une entreprise privée. Or, le secteur privé privilégie ce qui est rentable. Les émissions destinées aux minorités linguistiques, comme les romanches, ou qui ne touche pas un grand public, seront très probablement déficitaires et par conséquent peu à peu supprimées. On assisterait alors à une diminution de la diversité des programmes.

Ce mécanisme concerne aussi les médias audiovisuels régionaux qui touchent également une part de l’argent public. Ceux-ci diffusent du contenu local, culturel et proche de la population. Sans aide étatique, seules les radios localisées dans les grands centres urbains pourraient survivre, car elles offrent une visibilité suffisante pour attirer assez de sponsors. Les autres seraient probablement condamnées, et priveraient les régions périphériques d’une source d’information. La redevance permet donc d’avoir accès à une offre diversifiée, et ceci également pour les minorités linguistiques ou culturelles.

Admettons que la SSR survive à l’initiative no Billag. Elle devrait alors combler son manque à gagner par un autre moyen que la l’aide étatique. Elle devrait pour ce faire se financer par la publicité. La qualité du visionnement, pour la télévision, et de l’écoute, pour la radio, sera amoindrie par plus d’interruptions publicitaires. La redevance est garante de la qualité de l’audiovisuel, en plus de sa diversité.

Finalement, le financement public des médias audiovisuels évite qu’ils se fassent avaler par les grands groupes, comme c’est le cas pour les journaux, dont un grand nombre appartient actuellement à Tamedia ou à Ringer. La détention d’un grand nombre de médias par une seule entreprise peut évidemment entraîner un biais dans l’information. L’argument selon lequel la concurrence induite par la suppression de la taxe profiterait à la diversité du paysage médiatique paraît bancal. En effet, la situation de la presse écrite nous montre un aperçu de ce qui pourrait se passer avec l’audiovisuel.

Pour les raisons mentionnées, il ne serait pas judicieux d’accepter l’initiative. Il est par contre souhaitable de réfléchir à des solutions pour pallier au mécontentement de la population par rapport au système actuel, qui, il est vrai, n’a pas évolué, alors que l’environnement médiatique et informatif a énormément changé ces dernières années. Les familles paient des taxes de plus en plus chères. Une réforme en douceur du système pourrait être imaginée, en réfléchissant à des solutions viables sur le long-terme, sans précipiter les choses. Il serait aussi possible d’imaginer un système de taxe proportionnel au revenu, pour décharger les ménages les moins nantis.

Il n’est pas absurde de repenser le système, mais le faire sans précipitation et sans mettre les médias en danger est primordial. Serions-nous gagnants en économisant 365 francs par année, si le résultat implique la disparition de la SSR et de notre radio régionale ?

Scambi tra gioventù elvetiche e burkinabé

Cosa può portare un evento come la Sessione federale dei Giovani al Burkina-Faso?
La Svizzera è un esempio di democrazia per un paese come il Burkina-Faso, per il quale questa nozione è ancora allo stato embrionale. Dopo 27 anni di dittatura, il popolo burkinabé desidera ora instaurare i valori della democrazia; ciò implica una sensibilizzazione della gioventù a quest’ultimi.

In che modo? Potete darci un esempio?
Vorremmo ricreare un parlamento dei giovani. Quest’ultimo è sparito in seguito all’insurrezione popolare del 2015, quando il presidente Campaoré, al potere da 27 anni, è stato scacciato dal Paese. Era simile alla vostra Sessione. Ora che vi sono state delle elezioni libere, il paese è stabile e vorremmo quindi farlo rinascere dalle sue ceneri. Dobbiamo trovare le parole giuste per convincere le autorità e seguire la Sessione federale dei giovani ci permetterà di rafforzare il nostro dossier. Abbiamo il sostegno del ministro della gioventù, che ci ha accompagnati nel nostro soggiorno in Svizzera.

Perché mettere un accento sulla gioventù in particolare?
Bisogna sapere che la stragrande maggioranza della popolazione burkinabé è costituita da giovani: il 75% ha meno di 25 anni! È proprio una specificità del Paese. Al momento, però, le nostre sfide sono in primo luogo la disoccupazione e la formazione. In effetti, i valori della cittadinanza non dicono un granché a una gioventù senza lavoro – o comunque non costituiscono la priorità in una realtà fatta per la maggior parte di sopravvivenza.

P. Nelly Marcelle Ouedraogo e Romaric Wendezoodo Sawodogo

Descriveteci questa gioventù burkinabé…
La gioventù è cambiata, è particolarmente dinamica e s’investe fortemente per progetti legati alla cittadinanza e alla civica: donazioni di sangue, giornate di salubrità, visite ai malati, concerti pedagogici, veglie cittadine. Nello stesso tempo è anche molto più rivendicativa. C’è molta frustrazione a causa dei problemi che abbiamo menzionato. Questo poiché, per 27 anni, è stata messa da parte. Ora scopre uno spazio nuovo di libertà… vuole tutto, e subito, e arriva a usare le maniere forti per far sentire la sua voce. È ora opportuno inquadrare questa nuova libertà cittadina.

Abbiamo parlato del fatto che il funzionamento della politica svizzera può essere un’ispirazione per una giovane democrazia come la vostra. E al contrario, cosa può portare il Burkina-Faso alla Svizzera?
La sua ricchezza e diversità culturale così come la sua storia. Nello stesso tempo il Burkina-Faso è un Paese molto giovane, sia per quanto riguarda l’età media della popolazione sia anche in termini di democrazia. Di conseguenza, possiamo esportare tanto nuovo ossigeno a una democrazia longeva e in un Paese confrontato al fenomeno dell’invecchiamento della popolazione.

Che immagine vi è della Svizzera in Burkina-Faso?
È il Paese delle ONG e delle banche!

Raccontateci un po’ gli scambi che avete avuto con i giovani svizzeri…
Abbiamo seguito i dibattiti nei due gruppi francofoni, e il tema che più ci ha colpito è quello dell’integrazione delle persone in situazione di handicap. In Svizzera si riflette su come migliorare le loro condizioni di lavoro, ad esempio, mentre in Burkina-Faso bisogna ancora integrarli e il manco d’infrastrutture è flagrante. Le problematiche sono ben diverse.

Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta

Qual è il prossimo appuntamento, una volta tornati in Burkina-Faso?
Gli ‘Etats généraux de la jeunesse’ che avranno luogo fra tre giorni a Ouagadougou. Si tratta di un incontro che riunisce più di mille giovani. “Quale governance per una contribuzione ottimale della gioventù al rinnovamento politico, economico e sociale in Burkina-Faso” è il tema di quest’edizione. I giovani presenteranno al presidente Kaboré diverse rivendicazioni provenienti dalle tredici regioni del Paese. Negli ultimi anni, queste sono sempre restate nel cassetto. Quest’anno ripercorreremo tutto ciò che abbiamo detto e chiesto nelle ultime edizioni, con la differenza che si tratta dei primi Stati generali organizzati sotto il governo Kaboré.

Nella foto principale, da sinistra a destra: P. Nelly Marcelle Ouedraogo, giornalista socials media per An’Faso e membra della Fondazione Voix angélique (FOVA) per l’accesso dei bambini all’educazione, Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta e Denise Ouedraogo, studentessa di lettere moderne e membra del movimento cittadino “Le Balai citoyen”.

Integration funktioniert nicht über Regeln

Das Stück war ein hübscher Erfolg. Das Publikum liess nicht auf sich warten und füllte den Theatersaal über drei Vorstellungen hinweg. Das war «Zeitwerk» am Theater Käfigturm.

Mehr noch aber als die Zahl der Zuschauer*innen oder die Darbietung der Schauspieler*innen war es die Idee von Graziella Cisternino, die das Projekt zum Erfolg geführt hatte. Cisterninos Ziel: Minoritäten, Migrant*innen, Personen mit einer Behinderung, aus unterschiedlichen Kulturen oder mit verschiedenen sexuellen Orientierungen mittels Theater zu unterstützen.

So hatten mehr als die Hälfte der Schauspieler*innen einen Migrationshintergrund oder sind Doppelbürger*innen. Auch ihr Alter und soziale Herkunft schien sehr unterschiedlich.

«Am Anfang war das eine grosse Herausforderung für mich, vor allem wegen der Sprache», erklärt Priscila, die vor einigen Jahren aus Spanien in die Schweiz gekommen ist und schon seit drei Jahren bei «Zeitwerk» mitwirkt. «Aber gerade das Theater hat mir geholfen, viel schneller Deutsch zu lernen.» Das Projekt sei super, weil alle in die Entscheidungen miteinbezogen würden, weil alles sehr offen und flexibel sei, so Priscila.

«Alles hat extrem gut funktioniert», freut sich Graziella. «Die Integration ist hier von selbst passiert.» Die Teilnehmer*innen hätten viele Aktivitäten gar ausserhalb der Proben organisiert und sich gelegentlich zu Anlässen wie einer Geburtstagsfeier getroffen. Eine junge syrische Migrantin habe vor zwei Wochen dank ihrer neuen Freunde das Raclette entdeckt.

Ein Jahr harte Arbeit, die letztes Wochenende schliesslich ihre Früchte trug. Am Anfang stand jedoch die Rekrutierung der Schauspieler*innen. Das war alles andere als einfach. Die Schwierigkeit: Unterschiedliche Profile von Personen zu finden. Denn einige Migrant*innen getrauten sich aus Schüchternheit nicht mitzumachen oder weil sie nicht genügend in ihre eigenen Deutschkenntnisse vertrauten. Doch die Offenheit der Schauspieler*innen hat sich schliesslich ausbezahlt.

«Es ist nicht notwendig, die Sprache zu beherrschen», merkt Cisternino an. «Einige Rollen beinhalten fast keinen Dialog, leben hingegen von der Mimik. Wir hatten einen solchen Fall mit einer jungen Flüchtlingsfrau.» Schliesslich habe sie das ganze Jahr aber solche Fortschritte gemacht, dass man ihre Figur sprechen machen konnte.

Dank ihrer Ausbildung im sozialen Bereich hat Cisterno gemerkt, dass die Integration von Minderheiten und das Zusammenfinden von Leuten verschiedener Herkunft weit besser über Kreativität passiert als über Regeln. Diese Einsicht wollte sie deshalb mit dem Projekt «Interperfekt» in die Tat umsetzen. Das Theater erlaubt ihr nun, das Publikum zu berühren und mit der Gesellschaft zu kommunizieren.

Und die Schauspieler*innen, welche den Kontakt aufrecht erhalten wollen, beweisen, dass die Integrations-Wagnis von Cisternino tatsächlich aufgegangen ist.

Übersetzt aus dem Französischen von Michael Scheurer. Hier findest du den Originaltext.

«Man weiss nie, wohin das Ganze führt»

Gerade an politischen Anlässen wie der Jugendsession ist das gegenseitige Verstehen aber sehr wichtig. Für eine einwandfreie Verständigung von Romand_e_s, Tessiner_innen und Deutschschweizer_innen sorgen im Bundeshaus die Simultandolmetscher_innen. Wir konnten einen von ihnen, Thomas Bernath, treffen und nach den Herausforderungen und Besonderheiten des Simultandolmetschens im Bundeshaus fragen.


Thomas Bernath arbeitet als Dolmetscher für die Parlamentsdienste. Er übersetzt vom Deutschen und Italienischen ins Französische. Als erste Sprache hat er Schweizerdeutsch gelernt, während der Schulzeit dann aber immer Französisch gesprochen. Er arbeitet auch für Privatkunden wie Banken oder Vereine, für das Europäische Patentamt in München und den zweisprachigen Fernsehsender ARTE.

“Die perfekte Adoptivfamilie gibt es nicht”

Frau Meierhofer, welche Rolle spielt der Verein PACH Pflege- und Adoptivkinder Schweiz im Adoptionsprozess?

Wir übernehmen verschiedene Aufgaben: Wir beraten leibliche Mütter und Väter bei einer allfälligen Adoptionsfreigabe, unterstützen und begleiten sie. Dabei ist es nicht unser Ziel, ein Kind an Adoptiveltern zu vermitteln, sondern, das Kind zu schützen und das Beste für sein Wohl zu unternehmen. So kann die Lösung auch sein, dass das Kind am Schluss mit gezielter Unterstützung bei den leiblichen Eltern bleibt oder (vorübergehend) in eine Pflegefamilie kommt. Als weitere Aufgabe klären wir die Eignung werdender Adoptiveltern ab und empfehlen den Behörden geeignete Personen. Zudem unterstützen wir adoptierte Kinder bei ihrer Herkunftssuche. Wir bringen vieles unter einen Hut. Und einige der Dienstleistungen erbringen ausschliesslich wir, und keine andere Behörde oder Verein.

Wie viel Einfluss haben Sie auf die eigentliche Adoption?

Alle Mütter, die eine Adoption in Erwägung ziehen, kommen zu uns, und nicht wir zu ihnen. Wir fragen dann natürlich nach ihren Wünschen. Das zur Adoption freigegeben Kind erhält von der KESB (Kindes- und Erwachsenenschutzbehörde) einen Vormund, bis die Adoption rechtlich abgeschlossen ist. Die kantonale Zentralbehörde für Adoption entscheidet, zu welchen Eltern das Kind kommt. Unsere Aufgabe im ganzen Prozess der Familiensuche ist es, die Personen zu unterstützen und zu beraten. Wir sind um einen möglichst optimalen Ablauf für alle Beteiligten bemüht. Zentral ist, dass die Rollen und Zuständigkeiten klar geregelt sind und PACH keine Entscheidungen trifft.

Sie können aber Paare oder Einzelpersonen als geeignete Adoptiveltern vorschlagen. Auf welche Kriterien schauen sie bei der Auswahl der potentiellen Eltern?

Sie müssen grundsätzlich sicherstellen können, dass sie für das Kind sorgen und es ernähren können. Aus diesem finanziellen Aspekt sind die interessierten Personen zwangsläufig eher der Mittel- oder Oberschicht zugehörig. Des Weiteren werden ganz generelle Kriterien ihrer sozialen Kompetenzen geprüft: Sind sie empathisch, können sie ihr Verhalten reflektieren und Kritik annehmen? Die obligatorische Ausbildung der Adoptiveltern im Vorfeld der Adoption stellt einen wichtigen Entwicklungsprozess dar.
In verschiedenen Kursen geht es darum, die eigene Motivation zur Adoption zu hinterfragen: Wieso möchte ich das Kind adoptieren? Einfach, weil ich ein Kind möchte, oder weil ich jemandem etwas zu liebe tun möchte? Das ist ein Prozess: Die Art, wie künftige Adoptiveltern über Adoption denken, ist oftmals nicht mehr die gleiche, sobald sie den ganzen Prozess durchlaufen haben. Die Personen werden dann in unserem Vermittlungspool aufgenommen, so dass wir dann die passenden Paare vorschlagen können – diese Leistung zum Beispiel erbringt in der Deutschschweiz ausschliesslich PACH.

Das Bild der perfekten Familie mit Mutter, Vater und ein bis zwei Kinder ist in unserer Gesellschaft strak verankert – Was ist aus Ihrer Sicht die perfekte Adoptivfamilie?

Die gibt es nicht. Für mich gibt es zwei zentrale Fragen zu beantworten: Was für ein Kind ist es? Und was für Wünsche haben die leiblichen Eltern für ihr Kind? Wenn wir die Eltern kennen (nicht wie bei Babyklappenkinder), können wir deren Wünsche berücksichtigen. Zum Beispiel in welcher Familienkonstellation und mit welchen Werten ihr Kind aufwachsen soll.

Was halten Sie davon, dass die abgebenden Eltern so viel über die Adoptivfamilie ihres Kindes mitbestimmen dürfen?

Mitbestimmen dürfen sie ja nicht, aber sie können ihre Wünsche an eine künftige Adoptivfamilie anbringen. Wenn man ein Kind freigibt, geschieht das immer aus einer Not heraus. Man darf nicht vergessen, dass hinter der ganzen Situation auch immer viel Leid und die intensive Zeit von neun Monaten Schwangerschaft steckt. Dazu kommt, dass die Adoptionsfreigabe frühestens sechs Wochen nach der Geburt gegeben werden kann. Dazu müssen beide Elternteile ihre Zustimmung geben. Danach bleibt ihnen nochmals sechs Wochen Zeit, in der sie den Entscheid widerrufen können.
Das ist eine lange Zeit. Umso mehr ist es sehr wichtig, dass wir die Mütter und Eltern anhören und auf ihre Wünsche eingehen. Wir merken auch oft später bei der Herkunftssuche, dass adoptierte Erwachsene sich fragen: »Weshalb hat meine Mutter mich weggegeben?«, »Was war das Problem?«. Deswegen ist es wichtig, die Gründe der Eltern für eine Adoptionsfreigabe zu kennen.

Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Treten viele Eltern in den ersten noch möglichen Wochen von ihrem Entscheid zurück, ihr Kind zur Adoption freizugeben?

Das gibt es selten, kommt aber vor. Wahrscheinlicher ist es, dass die Mütter während der Schwangerschaft oder bei der Geburt merken: Ich kann mein Kind nicht weggeben.

Das ist bei einem emotionalen Prozess wie der Geburt gut nachvollziehbar. Wann bleiben sie dennoch bei ihrem Entscheid?

Ein eindrückliches Beispiel finde ich die Geschichte einer stark psychisch kranken Frau, die sich entschieden hat, ihr Kind zu Adoption freizugeben, weil sie merkte, dass sie nicht einmal für sich selbst gut sorgen kann. Die Entscheidung, das Kind zur Adoption freizugeben, war sehr schwierig und traurig, weil sie im Grunde das Kind gerne behalten hätte.

Wieso gibt es immer weniger zur Adoption freigegeben Kinder in der Schweiz?

Zum einen haben alleinerziehende Frauen einen besseren Status als früher. Zum anderen wurde die externe Kinderbetreuung in Form von Kitas, Tagesfamilien oder Pflegeeltern ausgebaut. So können werdende Mütter oder auch Paare in der Erziehung sinnvoll unterstützt werden. Ein Kind gibt man ja nicht einfach leichtfertig zur Adoption frei.

Es ist gesetzlich geregelt, dass es bei der Adoption darum geht, einem Kind eine gute Umgebung zu ermöglichen, und nicht den eigenen Kinderwunsch zu stillen. Die aktuelle Einstellung der Gesellschaft sieht jedoch etwas anders aus. Wie erleben sie das?

Wir erleben den Prozess der Adoption oft als Wellenweg: Am Anfang kommen die Eltern mit dem Kinderwunsch zu uns. In unseren Kursen versuchen wir, die Motivation vom Ich-zentrierten Kinderwunsch mehr auf das Wohl des Kindes zu lenken. Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Auf welche Herausforderungen bereiten Sie Adoptiveltern vor?

Auf die Adoptiveltern kommt so einiges zu; so müssen sie etwa damit rechnen, dass das Kind später nach seiner Herkunft sucht. Es ist ein Fakt, dass das Kind andere biologische Wurzeln hat, und auch ganz natürlich, dass es sich irgendwann für diese zu interessieren beginnt. Deshalb ist es wichtig, dass ein adoptiertes Kind dem Alter entsprechend möglichst früh über seine Adoption Bescheid weiss – dies stellt natürlich eine Herausforderung für Adoptiveltern.
Es ist uns wichtig, den werdenden Eltern klar zu machen, dass die leiblichen Eltern für das Kind eine Bedeutung haben können – auch wenn rechtlich gesehen das Kind nach der Adoption zu den Adoptiveltern »gehört«.

Wie gehen sie mit Eltern um, deren Adoptionswunsch unerfüllt bleibt?

Wir sind von Anfang an transparent. Die Paare wissen, dass sie nur jeweils für drei Jahre eine Eignungsbescheinung erhalten, und wir klären sie auch darüber auf, wie die aktuelle Situation bezüglich der zur Adoption freigegebenen Kinder aussieht. Im Moment haben wir 89 Paare im Vermittlungspool und ungefähr 15 zur Adoption freigegebene Kinder pro Jahr. Da kann man sich die Wahrscheinlichkeit eines erfüllten Adoptionswunsches selbst ausrechnen. Einige Personen wenden sich dann auch an Vermittlungsstellen, die Adoptionen aus dem Ausland organisieren.

Spüren Sie einen Druck auf Adoptiveltern »perfekte Eltern« sein zu müssen?

Zum Teil schon, aber ich glaube, dass während des Aufnahmeverfahrens viele Möglichkeiten bestehen, sich mit Erziehung auseinanderzusetzen. Wichtig ist es, sich selbst reflektieren zu können. Interessant sind auch die Paarprozesse, die während dieser Zeit ablaufen. So tauchen häufig Fragen auf wie »Vielleicht möchte ich nicht dasselbe wie mein Partner?«, oder »Wie gehen wir nun als Paar damit um?«. Es ist wichtig, dass die Eltern vom Gedanken wegkommen, »perfekt« sein zu müssen. Das ist niemand. Aber es geht darum, in verschieden Situationen möglichst adäquat reagieren zu können.

Am ersten Januar 2018 tritt das revidierte Adoptionsrecht* in Kraft, was halten Sie von der Revision?

Wir sind der Meinung, dass das Gesetz eine gute Anpassung an die heutige Gesellschaft ist. Das Gesetz ist unseres Erachtens gelungen. Die offene Adoption bedarf allerdings noch einiger Detailklärungen – wir plädieren hier für eine langfristige Begleitung des Familiensystems durch Fachpersonen.

Sollte die Adoption auch für homosexuelle Paare geöffnet werden?

Wir von PACH sind gegenüber der Öffnung für gleichgeschlechtliche Paare sehr offen. Wir setzen uns für Vielfalt von Familien ein und für gleiche Rechte für alle. Unserer Ansicht nach ist es das Wichtigste, dass das Kind gut betreut ist, sich wohl und geborgen fühlt. Das ist keine Frage des Geschlechts der Eltern.


Revision des Adoptionsrecht – Worum geht es?

Ab dem 1. Januar 2018 wird die Stiefkindadoption nicht mehr nur Ehepaaren, sondern auch Paaren in einer eingetragenen Partnerschaft oder einer faktischen Lebensgemeinschaft offenstehen. Zudem wird das Mindestalter adoptionswilliger Personen von 35 auf 28 Jahren gesenkt. Als dritte Änderung wird das Adoptionsgeheimnis für leibliche Eltern, die Informationen über ihr zur Adoption freigegebenes Kind erhalten möchten, gelockert.

Category Archives: Schweiz

Alles beginnt mit einem Kinderwunsch

Immer wieder wird über das Adoptionsrecht gesprochen und über Veränderungen debattiert. Aber wie verlief eine Adoption vor knapp einem halben Jahrhundert Jahren? Desirée und ihr mittlerweile verstorbener Mann haben vor 47 Jahren ein Kind adoptiert. Desirée erzählt.

Erzähl mir von eurer Entscheidung, ein Kind zu adoptieren.

Es stand schon früh fest, dass ich und mein Partner keine eigenen Kinder bekommen konnten. Wir wollten aber unbedingt ein Kind. So war für uns klar, dass wir ein Kind adoptieren möchten.

Was geschah bis zum ersten Treffen?

Zuerst haben wir uns beim entsprechenden Amt in Zürich angemeldet. Nach etwa zwei Jahren haben wir durch Zufall erfahren, dass unser Antrag beiseitegelegt wurde, da mein Mann katholisch und ich reformiert war. Das sah man im Jahr 1970 nicht gerne. Da es seinerzeit so war, dass auf ein Kind fünf Ehepaare fallen, dauerte die Adoption in unserem Fall viel länger. Das Amt hat unsere Akte schliesslich doch wieder hervorgeholt und dann hiess es plötzlich, dass wir unser Kind besuchen gehen können.

Was waren die Schritte bis zur Adoption?

Nach dem Treffen konnten wir entscheiden, ob wir Cyril adoptieren möchten. Wir fanden es gut. Wir haben Cyril so aufgenommen, als wäre er unser leiblicher Sohn. Es ist eigenartig, wir hatten beide keine Probleme damit. Damals war er bei Pflegeeltern untergebracht. Wir haben Cyril mit zwei Monaten kennengelernt. Wir, also vor allem ich, haben ihn jeden Tag besucht, gewickelt, gefüttert und so weiter, damit wir uns kennenlernen konnten. Als künftige Eltern wurden wir auf Herz und Nieren geprüft, ob wir fähig sind, ein Kind zu erziehen. Mein Mann und ich mussten viele schriftliche Fragen beantworten, und wir wurden ständig kontrolliert, bis die Adoption zustande gekommen ist. Nach etwa vier Monaten konnten wir unseren Sohn zu uns nach Hause holen. Es lief von Anfang an sehr gut, aber wir hatten zwischendurch auch harte Zeiten.

Sollten die Eltern bei einer Adoption ein gewisses Alter haben?

Wir waren damals seit fünf Jahren verheiratet. Ich war 32 Jahre alt und mein Mann 39 Jahre alt. Ein gewisses Alter ist sicher eine gute Voraussetzung. Aber meiner Meinung nach kann man auch mit 30 Jahren ein Kind adoptieren. Diese Adoption hatte uns nicht nur einen Sohn gebracht, sondern auch eine grosse Erfahrung.

Tinkjunior dankt Desirée für das Gespräch.


Adoption- noch ein Trend?

Grafik: Linda Tellenbach. Quelle: BfS

Die Adoptionsanfrage geht stark zurück zum Vergleich von den letzten Jahren- Schweizer adoptieren immer weniger.

Voraussetzungen für eine Adoption in der Schweiz:

  • Adoptionsinteressierte müssen mindestens 28 Jahre alt sein sowie 16 Jahre älter als das zu adoptierende Kind.
  • Ehegatten können nur gemeinschaftlich adoptieren.
  • Sie müssen seit mindestens drei Jahren einen gemeinsamen Haushalt führen. Geschwistern ist die gemeinschaftliche Adoption nicht erlaubt.
  • Gleichgeschlechtlichen Paaren ist in der Schweiz nur die Stiefkindadoption erlaubt.

Taxe ou pas taxe?

Ce texte menace la SSR, financée en grande partie par la redevance, mais aussi, ne l’oublions pas, de nombreuses radios et télévisions régionales. Et ceci dans un contexte où la presse écrite est en difficulté, les rédactions doivent se serrer la ceinture et les journaux fusionnent. L’ATS risque de licencier 36 de ses employé-e-s. L’initiative menace la diversité déjà précaire du paysage médiatique suisse. Or, les médias jouent un rôle essentiel pour le fonctionnement de la démocratie.

Les arguments pour No Billag fusent dans tous les sens. Les 451 francs par ménage pourraient être dépensés ailleurs, favorisant ainsi l’économie. La suppression de la taxe améliorerait l’offre audiovisuelle en apportant plus de concurrence sur le marché. Le subventionnement favorise la position monopolistique de la SSR, induisant ainsi un manque d’incitation au renouvellement des programmes. Pour y voir un peu plus clair dans cette jungle d’arguments, il paraît judicieux de revenir à la base du débat; la redevance. Pourquoi payons-nous une taxe au juste?

La redevance dont s’acquitte chaque ménage et entreprise sert à subventionner la SSR et les radios et télévisions régionales. Si on coupe le financement de la SSR, elle devra fonctionner comme une entreprise privée. Or, le secteur privé privilégie ce qui est rentable. Les émissions destinées aux minorités linguistiques, comme les romanches, ou qui ne touche pas un grand public, seront très probablement déficitaires et par conséquent peu à peu supprimées. On assisterait alors à une diminution de la diversité des programmes.

Ce mécanisme concerne aussi les médias audiovisuels régionaux qui touchent également une part de l’argent public. Ceux-ci diffusent du contenu local, culturel et proche de la population. Sans aide étatique, seules les radios localisées dans les grands centres urbains pourraient survivre, car elles offrent une visibilité suffisante pour attirer assez de sponsors. Les autres seraient probablement condamnées, et priveraient les régions périphériques d’une source d’information. La redevance permet donc d’avoir accès à une offre diversifiée, et ceci également pour les minorités linguistiques ou culturelles.

Admettons que la SSR survive à l’initiative no Billag. Elle devrait alors combler son manque à gagner par un autre moyen que la l’aide étatique. Elle devrait pour ce faire se financer par la publicité. La qualité du visionnement, pour la télévision, et de l’écoute, pour la radio, sera amoindrie par plus d’interruptions publicitaires. La redevance est garante de la qualité de l’audiovisuel, en plus de sa diversité.

Finalement, le financement public des médias audiovisuels évite qu’ils se fassent avaler par les grands groupes, comme c’est le cas pour les journaux, dont un grand nombre appartient actuellement à Tamedia ou à Ringer. La détention d’un grand nombre de médias par une seule entreprise peut évidemment entraîner un biais dans l’information. L’argument selon lequel la concurrence induite par la suppression de la taxe profiterait à la diversité du paysage médiatique paraît bancal. En effet, la situation de la presse écrite nous montre un aperçu de ce qui pourrait se passer avec l’audiovisuel.

Pour les raisons mentionnées, il ne serait pas judicieux d’accepter l’initiative. Il est par contre souhaitable de réfléchir à des solutions pour pallier au mécontentement de la population par rapport au système actuel, qui, il est vrai, n’a pas évolué, alors que l’environnement médiatique et informatif a énormément changé ces dernières années. Les familles paient des taxes de plus en plus chères. Une réforme en douceur du système pourrait être imaginée, en réfléchissant à des solutions viables sur le long-terme, sans précipiter les choses. Il serait aussi possible d’imaginer un système de taxe proportionnel au revenu, pour décharger les ménages les moins nantis.

Il n’est pas absurde de repenser le système, mais le faire sans précipitation et sans mettre les médias en danger est primordial. Serions-nous gagnants en économisant 365 francs par année, si le résultat implique la disparition de la SSR et de notre radio régionale ?

Scambi tra gioventù elvetiche e burkinabé

Cosa può portare un evento come la Sessione federale dei Giovani al Burkina-Faso?
La Svizzera è un esempio di democrazia per un paese come il Burkina-Faso, per il quale questa nozione è ancora allo stato embrionale. Dopo 27 anni di dittatura, il popolo burkinabé desidera ora instaurare i valori della democrazia; ciò implica una sensibilizzazione della gioventù a quest’ultimi.

In che modo? Potete darci un esempio?
Vorremmo ricreare un parlamento dei giovani. Quest’ultimo è sparito in seguito all’insurrezione popolare del 2015, quando il presidente Campaoré, al potere da 27 anni, è stato scacciato dal Paese. Era simile alla vostra Sessione. Ora che vi sono state delle elezioni libere, il paese è stabile e vorremmo quindi farlo rinascere dalle sue ceneri. Dobbiamo trovare le parole giuste per convincere le autorità e seguire la Sessione federale dei giovani ci permetterà di rafforzare il nostro dossier. Abbiamo il sostegno del ministro della gioventù, che ci ha accompagnati nel nostro soggiorno in Svizzera.

Perché mettere un accento sulla gioventù in particolare?
Bisogna sapere che la stragrande maggioranza della popolazione burkinabé è costituita da giovani: il 75% ha meno di 25 anni! È proprio una specificità del Paese. Al momento, però, le nostre sfide sono in primo luogo la disoccupazione e la formazione. In effetti, i valori della cittadinanza non dicono un granché a una gioventù senza lavoro – o comunque non costituiscono la priorità in una realtà fatta per la maggior parte di sopravvivenza.

P. Nelly Marcelle Ouedraogo e Romaric Wendezoodo Sawodogo

Descriveteci questa gioventù burkinabé…
La gioventù è cambiata, è particolarmente dinamica e s’investe fortemente per progetti legati alla cittadinanza e alla civica: donazioni di sangue, giornate di salubrità, visite ai malati, concerti pedagogici, veglie cittadine. Nello stesso tempo è anche molto più rivendicativa. C’è molta frustrazione a causa dei problemi che abbiamo menzionato. Questo poiché, per 27 anni, è stata messa da parte. Ora scopre uno spazio nuovo di libertà… vuole tutto, e subito, e arriva a usare le maniere forti per far sentire la sua voce. È ora opportuno inquadrare questa nuova libertà cittadina.

Abbiamo parlato del fatto che il funzionamento della politica svizzera può essere un’ispirazione per una giovane democrazia come la vostra. E al contrario, cosa può portare il Burkina-Faso alla Svizzera?
La sua ricchezza e diversità culturale così come la sua storia. Nello stesso tempo il Burkina-Faso è un Paese molto giovane, sia per quanto riguarda l’età media della popolazione sia anche in termini di democrazia. Di conseguenza, possiamo esportare tanto nuovo ossigeno a una democrazia longeva e in un Paese confrontato al fenomeno dell’invecchiamento della popolazione.

Che immagine vi è della Svizzera in Burkina-Faso?
È il Paese delle ONG e delle banche!

Raccontateci un po’ gli scambi che avete avuto con i giovani svizzeri…
Abbiamo seguito i dibattiti nei due gruppi francofoni, e il tema che più ci ha colpito è quello dell’integrazione delle persone in situazione di handicap. In Svizzera si riflette su come migliorare le loro condizioni di lavoro, ad esempio, mentre in Burkina-Faso bisogna ancora integrarli e il manco d’infrastrutture è flagrante. Le problematiche sono ben diverse.

Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta

Qual è il prossimo appuntamento, una volta tornati in Burkina-Faso?
Gli ‘Etats généraux de la jeunesse’ che avranno luogo fra tre giorni a Ouagadougou. Si tratta di un incontro che riunisce più di mille giovani. “Quale governance per una contribuzione ottimale della gioventù al rinnovamento politico, economico e sociale in Burkina-Faso” è il tema di quest’edizione. I giovani presenteranno al presidente Kaboré diverse rivendicazioni provenienti dalle tredici regioni del Paese. Negli ultimi anni, queste sono sempre restate nel cassetto. Quest’anno ripercorreremo tutto ciò che abbiamo detto e chiesto nelle ultime edizioni, con la differenza che si tratta dei primi Stati generali organizzati sotto il governo Kaboré.

Nella foto principale, da sinistra a destra: P. Nelly Marcelle Ouedraogo, giornalista socials media per An’Faso e membra della Fondazione Voix angélique (FOVA) per l’accesso dei bambini all’educazione, Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta e Denise Ouedraogo, studentessa di lettere moderne e membra del movimento cittadino “Le Balai citoyen”.

Integration funktioniert nicht über Regeln

Das Stück war ein hübscher Erfolg. Das Publikum liess nicht auf sich warten und füllte den Theatersaal über drei Vorstellungen hinweg. Das war «Zeitwerk» am Theater Käfigturm.

Mehr noch aber als die Zahl der Zuschauer*innen oder die Darbietung der Schauspieler*innen war es die Idee von Graziella Cisternino, die das Projekt zum Erfolg geführt hatte. Cisterninos Ziel: Minoritäten, Migrant*innen, Personen mit einer Behinderung, aus unterschiedlichen Kulturen oder mit verschiedenen sexuellen Orientierungen mittels Theater zu unterstützen.

So hatten mehr als die Hälfte der Schauspieler*innen einen Migrationshintergrund oder sind Doppelbürger*innen. Auch ihr Alter und soziale Herkunft schien sehr unterschiedlich.

«Am Anfang war das eine grosse Herausforderung für mich, vor allem wegen der Sprache», erklärt Priscila, die vor einigen Jahren aus Spanien in die Schweiz gekommen ist und schon seit drei Jahren bei «Zeitwerk» mitwirkt. «Aber gerade das Theater hat mir geholfen, viel schneller Deutsch zu lernen.» Das Projekt sei super, weil alle in die Entscheidungen miteinbezogen würden, weil alles sehr offen und flexibel sei, so Priscila.

«Alles hat extrem gut funktioniert», freut sich Graziella. «Die Integration ist hier von selbst passiert.» Die Teilnehmer*innen hätten viele Aktivitäten gar ausserhalb der Proben organisiert und sich gelegentlich zu Anlässen wie einer Geburtstagsfeier getroffen. Eine junge syrische Migrantin habe vor zwei Wochen dank ihrer neuen Freunde das Raclette entdeckt.

Ein Jahr harte Arbeit, die letztes Wochenende schliesslich ihre Früchte trug. Am Anfang stand jedoch die Rekrutierung der Schauspieler*innen. Das war alles andere als einfach. Die Schwierigkeit: Unterschiedliche Profile von Personen zu finden. Denn einige Migrant*innen getrauten sich aus Schüchternheit nicht mitzumachen oder weil sie nicht genügend in ihre eigenen Deutschkenntnisse vertrauten. Doch die Offenheit der Schauspieler*innen hat sich schliesslich ausbezahlt.

«Es ist nicht notwendig, die Sprache zu beherrschen», merkt Cisternino an. «Einige Rollen beinhalten fast keinen Dialog, leben hingegen von der Mimik. Wir hatten einen solchen Fall mit einer jungen Flüchtlingsfrau.» Schliesslich habe sie das ganze Jahr aber solche Fortschritte gemacht, dass man ihre Figur sprechen machen konnte.

Dank ihrer Ausbildung im sozialen Bereich hat Cisterno gemerkt, dass die Integration von Minderheiten und das Zusammenfinden von Leuten verschiedener Herkunft weit besser über Kreativität passiert als über Regeln. Diese Einsicht wollte sie deshalb mit dem Projekt «Interperfekt» in die Tat umsetzen. Das Theater erlaubt ihr nun, das Publikum zu berühren und mit der Gesellschaft zu kommunizieren.

Und die Schauspieler*innen, welche den Kontakt aufrecht erhalten wollen, beweisen, dass die Integrations-Wagnis von Cisternino tatsächlich aufgegangen ist.

Übersetzt aus dem Französischen von Michael Scheurer. Hier findest du den Originaltext.

«Man weiss nie, wohin das Ganze führt»

Gerade an politischen Anlässen wie der Jugendsession ist das gegenseitige Verstehen aber sehr wichtig. Für eine einwandfreie Verständigung von Romand_e_s, Tessiner_innen und Deutschschweizer_innen sorgen im Bundeshaus die Simultandolmetscher_innen. Wir konnten einen von ihnen, Thomas Bernath, treffen und nach den Herausforderungen und Besonderheiten des Simultandolmetschens im Bundeshaus fragen.


Thomas Bernath arbeitet als Dolmetscher für die Parlamentsdienste. Er übersetzt vom Deutschen und Italienischen ins Französische. Als erste Sprache hat er Schweizerdeutsch gelernt, während der Schulzeit dann aber immer Französisch gesprochen. Er arbeitet auch für Privatkunden wie Banken oder Vereine, für das Europäische Patentamt in München und den zweisprachigen Fernsehsender ARTE.

“Die perfekte Adoptivfamilie gibt es nicht”

Frau Meierhofer, welche Rolle spielt der Verein PACH Pflege- und Adoptivkinder Schweiz im Adoptionsprozess?

Wir übernehmen verschiedene Aufgaben: Wir beraten leibliche Mütter und Väter bei einer allfälligen Adoptionsfreigabe, unterstützen und begleiten sie. Dabei ist es nicht unser Ziel, ein Kind an Adoptiveltern zu vermitteln, sondern, das Kind zu schützen und das Beste für sein Wohl zu unternehmen. So kann die Lösung auch sein, dass das Kind am Schluss mit gezielter Unterstützung bei den leiblichen Eltern bleibt oder (vorübergehend) in eine Pflegefamilie kommt. Als weitere Aufgabe klären wir die Eignung werdender Adoptiveltern ab und empfehlen den Behörden geeignete Personen. Zudem unterstützen wir adoptierte Kinder bei ihrer Herkunftssuche. Wir bringen vieles unter einen Hut. Und einige der Dienstleistungen erbringen ausschliesslich wir, und keine andere Behörde oder Verein.

Wie viel Einfluss haben Sie auf die eigentliche Adoption?

Alle Mütter, die eine Adoption in Erwägung ziehen, kommen zu uns, und nicht wir zu ihnen. Wir fragen dann natürlich nach ihren Wünschen. Das zur Adoption freigegeben Kind erhält von der KESB (Kindes- und Erwachsenenschutzbehörde) einen Vormund, bis die Adoption rechtlich abgeschlossen ist. Die kantonale Zentralbehörde für Adoption entscheidet, zu welchen Eltern das Kind kommt. Unsere Aufgabe im ganzen Prozess der Familiensuche ist es, die Personen zu unterstützen und zu beraten. Wir sind um einen möglichst optimalen Ablauf für alle Beteiligten bemüht. Zentral ist, dass die Rollen und Zuständigkeiten klar geregelt sind und PACH keine Entscheidungen trifft.

Sie können aber Paare oder Einzelpersonen als geeignete Adoptiveltern vorschlagen. Auf welche Kriterien schauen sie bei der Auswahl der potentiellen Eltern?

Sie müssen grundsätzlich sicherstellen können, dass sie für das Kind sorgen und es ernähren können. Aus diesem finanziellen Aspekt sind die interessierten Personen zwangsläufig eher der Mittel- oder Oberschicht zugehörig. Des Weiteren werden ganz generelle Kriterien ihrer sozialen Kompetenzen geprüft: Sind sie empathisch, können sie ihr Verhalten reflektieren und Kritik annehmen? Die obligatorische Ausbildung der Adoptiveltern im Vorfeld der Adoption stellt einen wichtigen Entwicklungsprozess dar.
In verschiedenen Kursen geht es darum, die eigene Motivation zur Adoption zu hinterfragen: Wieso möchte ich das Kind adoptieren? Einfach, weil ich ein Kind möchte, oder weil ich jemandem etwas zu liebe tun möchte? Das ist ein Prozess: Die Art, wie künftige Adoptiveltern über Adoption denken, ist oftmals nicht mehr die gleiche, sobald sie den ganzen Prozess durchlaufen haben. Die Personen werden dann in unserem Vermittlungspool aufgenommen, so dass wir dann die passenden Paare vorschlagen können – diese Leistung zum Beispiel erbringt in der Deutschschweiz ausschliesslich PACH.

Das Bild der perfekten Familie mit Mutter, Vater und ein bis zwei Kinder ist in unserer Gesellschaft strak verankert – Was ist aus Ihrer Sicht die perfekte Adoptivfamilie?

Die gibt es nicht. Für mich gibt es zwei zentrale Fragen zu beantworten: Was für ein Kind ist es? Und was für Wünsche haben die leiblichen Eltern für ihr Kind? Wenn wir die Eltern kennen (nicht wie bei Babyklappenkinder), können wir deren Wünsche berücksichtigen. Zum Beispiel in welcher Familienkonstellation und mit welchen Werten ihr Kind aufwachsen soll.

Was halten Sie davon, dass die abgebenden Eltern so viel über die Adoptivfamilie ihres Kindes mitbestimmen dürfen?

Mitbestimmen dürfen sie ja nicht, aber sie können ihre Wünsche an eine künftige Adoptivfamilie anbringen. Wenn man ein Kind freigibt, geschieht das immer aus einer Not heraus. Man darf nicht vergessen, dass hinter der ganzen Situation auch immer viel Leid und die intensive Zeit von neun Monaten Schwangerschaft steckt. Dazu kommt, dass die Adoptionsfreigabe frühestens sechs Wochen nach der Geburt gegeben werden kann. Dazu müssen beide Elternteile ihre Zustimmung geben. Danach bleibt ihnen nochmals sechs Wochen Zeit, in der sie den Entscheid widerrufen können.
Das ist eine lange Zeit. Umso mehr ist es sehr wichtig, dass wir die Mütter und Eltern anhören und auf ihre Wünsche eingehen. Wir merken auch oft später bei der Herkunftssuche, dass adoptierte Erwachsene sich fragen: »Weshalb hat meine Mutter mich weggegeben?«, »Was war das Problem?«. Deswegen ist es wichtig, die Gründe der Eltern für eine Adoptionsfreigabe zu kennen.

Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Treten viele Eltern in den ersten noch möglichen Wochen von ihrem Entscheid zurück, ihr Kind zur Adoption freizugeben?

Das gibt es selten, kommt aber vor. Wahrscheinlicher ist es, dass die Mütter während der Schwangerschaft oder bei der Geburt merken: Ich kann mein Kind nicht weggeben.

Das ist bei einem emotionalen Prozess wie der Geburt gut nachvollziehbar. Wann bleiben sie dennoch bei ihrem Entscheid?

Ein eindrückliches Beispiel finde ich die Geschichte einer stark psychisch kranken Frau, die sich entschieden hat, ihr Kind zu Adoption freizugeben, weil sie merkte, dass sie nicht einmal für sich selbst gut sorgen kann. Die Entscheidung, das Kind zur Adoption freizugeben, war sehr schwierig und traurig, weil sie im Grunde das Kind gerne behalten hätte.

Wieso gibt es immer weniger zur Adoption freigegeben Kinder in der Schweiz?

Zum einen haben alleinerziehende Frauen einen besseren Status als früher. Zum anderen wurde die externe Kinderbetreuung in Form von Kitas, Tagesfamilien oder Pflegeeltern ausgebaut. So können werdende Mütter oder auch Paare in der Erziehung sinnvoll unterstützt werden. Ein Kind gibt man ja nicht einfach leichtfertig zur Adoption frei.

Es ist gesetzlich geregelt, dass es bei der Adoption darum geht, einem Kind eine gute Umgebung zu ermöglichen, und nicht den eigenen Kinderwunsch zu stillen. Die aktuelle Einstellung der Gesellschaft sieht jedoch etwas anders aus. Wie erleben sie das?

Wir erleben den Prozess der Adoption oft als Wellenweg: Am Anfang kommen die Eltern mit dem Kinderwunsch zu uns. In unseren Kursen versuchen wir, die Motivation vom Ich-zentrierten Kinderwunsch mehr auf das Wohl des Kindes zu lenken. Wir suchen Eltern für ein Kind, nicht ein Kind für Adoptiveltern.

Auf welche Herausforderungen bereiten Sie Adoptiveltern vor?

Auf die Adoptiveltern kommt so einiges zu; so müssen sie etwa damit rechnen, dass das Kind später nach seiner Herkunft sucht. Es ist ein Fakt, dass das Kind andere biologische Wurzeln hat, und auch ganz natürlich, dass es sich irgendwann für diese zu interessieren beginnt. Deshalb ist es wichtig, dass ein adoptiertes Kind dem Alter entsprechend möglichst früh über seine Adoption Bescheid weiss – dies stellt natürlich eine Herausforderung für Adoptiveltern.
Es ist uns wichtig, den werdenden Eltern klar zu machen, dass die leiblichen Eltern für das Kind eine Bedeutung haben können – auch wenn rechtlich gesehen das Kind nach der Adoption zu den Adoptiveltern »gehört«.

Wie gehen sie mit Eltern um, deren Adoptionswunsch unerfüllt bleibt?

Wir sind von Anfang an transparent. Die Paare wissen, dass sie nur jeweils für drei Jahre eine Eignungsbescheinung erhalten, und wir klären sie auch darüber auf, wie die aktuelle Situation bezüglich der zur Adoption freigegebenen Kinder aussieht. Im Moment haben wir 89 Paare im Vermittlungspool und ungefähr 15 zur Adoption freigegebene Kinder pro Jahr. Da kann man sich die Wahrscheinlichkeit eines erfüllten Adoptionswunsches selbst ausrechnen. Einige Personen wenden sich dann auch an Vermittlungsstellen, die Adoptionen aus dem Ausland organisieren.

Spüren Sie einen Druck auf Adoptiveltern »perfekte Eltern« sein zu müssen?

Zum Teil schon, aber ich glaube, dass während des Aufnahmeverfahrens viele Möglichkeiten bestehen, sich mit Erziehung auseinanderzusetzen. Wichtig ist es, sich selbst reflektieren zu können. Interessant sind auch die Paarprozesse, die während dieser Zeit ablaufen. So tauchen häufig Fragen auf wie »Vielleicht möchte ich nicht dasselbe wie mein Partner?«, oder »Wie gehen wir nun als Paar damit um?«. Es ist wichtig, dass die Eltern vom Gedanken wegkommen, »perfekt« sein zu müssen. Das ist niemand. Aber es geht darum, in verschieden Situationen möglichst adäquat reagieren zu können.

Am ersten Januar 2018 tritt das revidierte Adoptionsrecht* in Kraft, was halten Sie von der Revision?

Wir sind der Meinung, dass das Gesetz eine gute Anpassung an die heutige Gesellschaft ist. Das Gesetz ist unseres Erachtens gelungen. Die offene Adoption bedarf allerdings noch einiger Detailklärungen – wir plädieren hier für eine langfristige Begleitung des Familiensystems durch Fachpersonen.

Sollte die Adoption auch für homosexuelle Paare geöffnet werden?

Wir von PACH sind gegenüber der Öffnung für gleichgeschlechtliche Paare sehr offen. Wir setzen uns für Vielfalt von Familien ein und für gleiche Rechte für alle. Unserer Ansicht nach ist es das Wichtigste, dass das Kind gut betreut ist, sich wohl und geborgen fühlt. Das ist keine Frage des Geschlechts der Eltern.


Revision des Adoptionsrecht – Worum geht es?

Ab dem 1. Januar 2018 wird die Stiefkindadoption nicht mehr nur Ehepaaren, sondern auch Paaren in einer eingetragenen Partnerschaft oder einer faktischen Lebensgemeinschaft offenstehen. Zudem wird das Mindestalter adoptionswilliger Personen von 35 auf 28 Jahren gesenkt. Als dritte Änderung wird das Adoptionsgeheimnis für leibliche Eltern, die Informationen über ihr zur Adoption freigegebenes Kind erhalten möchten, gelockert.

Category Archives: Schweiz

Alles beginnt mit einem Kinderwunsch

Immer wieder wird über das Adoptionsrecht gesprochen und über Veränderungen debattiert. Aber wie verlief eine Adoption vor knapp einem halben Jahrhundert Jahren? Desirée und ihr mittlerweile verstorbener Mann haben vor 47 Jahren ein Kind adoptiert. Desirée erzählt.

Erzähl mir von eurer Entscheidung, ein Kind zu adoptieren.

Es stand schon früh fest, dass ich und mein Partner keine eigenen Kinder bekommen konnten. Wir wollten aber unbedingt ein Kind. So war für uns klar, dass wir ein Kind adoptieren möchten.

Was geschah bis zum ersten Treffen?

Zuerst haben wir uns beim entsprechenden Amt in Zürich angemeldet. Nach etwa zwei Jahren haben wir durch Zufall erfahren, dass unser Antrag beiseitegelegt wurde, da mein Mann katholisch und ich reformiert war. Das sah man im Jahr 1970 nicht gerne. Da es seinerzeit so war, dass auf ein Kind fünf Ehepaare fallen, dauerte die Adoption in unserem Fall viel länger. Das Amt hat unsere Akte schliesslich doch wieder hervorgeholt und dann hiess es plötzlich, dass wir unser Kind besuchen gehen können.

Was waren die Schritte bis zur Adoption?

Nach dem Treffen konnten wir entscheiden, ob wir Cyril adoptieren möchten. Wir fanden es gut. Wir haben Cyril so aufgenommen, als wäre er unser leiblicher Sohn. Es ist eigenartig, wir hatten beide keine Probleme damit. Damals war er bei Pflegeeltern untergebracht. Wir haben Cyril mit zwei Monaten kennengelernt. Wir, also vor allem ich, haben ihn jeden Tag besucht, gewickelt, gefüttert und so weiter, damit wir uns kennenlernen konnten. Als künftige Eltern wurden wir auf Herz und Nieren geprüft, ob wir fähig sind, ein Kind zu erziehen. Mein Mann und ich mussten viele schriftliche Fragen beantworten, und wir wurden ständig kontrolliert, bis die Adoption zustande gekommen ist. Nach etwa vier Monaten konnten wir unseren Sohn zu uns nach Hause holen. Es lief von Anfang an sehr gut, aber wir hatten zwischendurch auch harte Zeiten.

Sollten die Eltern bei einer Adoption ein gewisses Alter haben?

Wir waren damals seit fünf Jahren verheiratet. Ich war 32 Jahre alt und mein Mann 39 Jahre alt. Ein gewisses Alter ist sicher eine gute Voraussetzung. Aber meiner Meinung nach kann man auch mit 30 Jahren ein Kind adoptieren. Diese Adoption hatte uns nicht nur einen Sohn gebracht, sondern auch eine grosse Erfahrung.

Tinkjunior dankt Desirée für das Gespräch.


Adoption- noch ein Trend?

Grafik: Linda Tellenbach. Quelle: BfS

Die Adoptionsanfrage geht stark zurück zum Vergleich von den letzten Jahren- Schweizer adoptieren immer weniger.

Voraussetzungen für eine Adoption in der Schweiz:

  • Adoptionsinteressierte müssen mindestens 28 Jahre alt sein sowie 16 Jahre älter als das zu adoptierende Kind.
  • Ehegatten können nur gemeinschaftlich adoptieren.
  • Sie müssen seit mindestens drei Jahren einen gemeinsamen Haushalt führen. Geschwistern ist die gemeinschaftliche Adoption nicht erlaubt.
  • Gleichgeschlechtlichen Paaren ist in der Schweiz nur die Stiefkindadoption erlaubt.

Taxe ou pas taxe?

Ce texte menace la SSR, financée en grande partie par la redevance, mais aussi, ne l’oublions pas, de nombreuses radios et télévisions régionales. Et ceci dans un contexte où la presse écrite est en difficulté, les rédactions doivent se serrer la ceinture et les journaux fusionnent. L’ATS risque de licencier 36 de ses employé-e-s. L’initiative menace la diversité déjà précaire du paysage médiatique suisse. Or, les médias jouent un rôle essentiel pour le fonctionnement de la démocratie.

Les arguments pour No Billag fusent dans tous les sens. Les 451 francs par ménage pourraient être dépensés ailleurs, favorisant ainsi l’économie. La suppression de la taxe améliorerait l’offre audiovisuelle en apportant plus de concurrence sur le marché. Le subventionnement favorise la position monopolistique de la SSR, induisant ainsi un manque d’incitation au renouvellement des programmes. Pour y voir un peu plus clair dans cette jungle d’arguments, il paraît judicieux de revenir à la base du débat; la redevance. Pourquoi payons-nous une taxe au juste?

La redevance dont s’acquitte chaque ménage et entreprise sert à subventionner la SSR et les radios et télévisions régionales. Si on coupe le financement de la SSR, elle devra fonctionner comme une entreprise privée. Or, le secteur privé privilégie ce qui est rentable. Les émissions destinées aux minorités linguistiques, comme les romanches, ou qui ne touche pas un grand public, seront très probablement déficitaires et par conséquent peu à peu supprimées. On assisterait alors à une diminution de la diversité des programmes.

Ce mécanisme concerne aussi les médias audiovisuels régionaux qui touchent également une part de l’argent public. Ceux-ci diffusent du contenu local, culturel et proche de la population. Sans aide étatique, seules les radios localisées dans les grands centres urbains pourraient survivre, car elles offrent une visibilité suffisante pour attirer assez de sponsors. Les autres seraient probablement condamnées, et priveraient les régions périphériques d’une source d’information. La redevance permet donc d’avoir accès à une offre diversifiée, et ceci également pour les minorités linguistiques ou culturelles.

Admettons que la SSR survive à l’initiative no Billag. Elle devrait alors combler son manque à gagner par un autre moyen que la l’aide étatique. Elle devrait pour ce faire se financer par la publicité. La qualité du visionnement, pour la télévision, et de l’écoute, pour la radio, sera amoindrie par plus d’interruptions publicitaires. La redevance est garante de la qualité de l’audiovisuel, en plus de sa diversité.

Finalement, le financement public des médias audiovisuels évite qu’ils se fassent avaler par les grands groupes, comme c’est le cas pour les journaux, dont un grand nombre appartient actuellement à Tamedia ou à Ringer. La détention d’un grand nombre de médias par une seule entreprise peut évidemment entraîner un biais dans l’information. L’argument selon lequel la concurrence induite par la suppression de la taxe profiterait à la diversité du paysage médiatique paraît bancal. En effet, la situation de la presse écrite nous montre un aperçu de ce qui pourrait se passer avec l’audiovisuel.

Pour les raisons mentionnées, il ne serait pas judicieux d’accepter l’initiative. Il est par contre souhaitable de réfléchir à des solutions pour pallier au mécontentement de la population par rapport au système actuel, qui, il est vrai, n’a pas évolué, alors que l’environnement médiatique et informatif a énormément changé ces dernières années. Les familles paient des taxes de plus en plus chères. Une réforme en douceur du système pourrait être imaginée, en réfléchissant à des solutions viables sur le long-terme, sans précipiter les choses. Il serait aussi possible d’imaginer un système de taxe proportionnel au revenu, pour décharger les ménages les moins nantis.

Il n’est pas absurde de repenser le système, mais le faire sans précipitation et sans mettre les médias en danger est primordial. Serions-nous gagnants en économisant 365 francs par année, si le résultat implique la disparition de la SSR et de notre radio régionale ?

Scambi tra gioventù elvetiche e burkinabé

Cosa può portare un evento come la Sessione federale dei Giovani al Burkina-Faso?
La Svizzera è un esempio di democrazia per un paese come il Burkina-Faso, per il quale questa nozione è ancora allo stato embrionale. Dopo 27 anni di dittatura, il popolo burkinabé desidera ora instaurare i valori della democrazia; ciò implica una sensibilizzazione della gioventù a quest’ultimi.

In che modo? Potete darci un esempio?
Vorremmo ricreare un parlamento dei giovani. Quest’ultimo è sparito in seguito all’insurrezione popolare del 2015, quando il presidente Campaoré, al potere da 27 anni, è stato scacciato dal Paese. Era simile alla vostra Sessione. Ora che vi sono state delle elezioni libere, il paese è stabile e vorremmo quindi farlo rinascere dalle sue ceneri. Dobbiamo trovare le parole giuste per convincere le autorità e seguire la Sessione federale dei giovani ci permetterà di rafforzare il nostro dossier. Abbiamo il sostegno del ministro della gioventù, che ci ha accompagnati nel nostro soggiorno in Svizzera.

Perché mettere un accento sulla gioventù in particolare?
Bisogna sapere che la stragrande maggioranza della popolazione burkinabé è costituita da giovani: il 75% ha meno di 25 anni! È proprio una specificità del Paese. Al momento, però, le nostre sfide sono in primo luogo la disoccupazione e la formazione. In effetti, i valori della cittadinanza non dicono un granché a una gioventù senza lavoro – o comunque non costituiscono la priorità in una realtà fatta per la maggior parte di sopravvivenza.

P. Nelly Marcelle Ouedraogo e Romaric Wendezoodo Sawodogo

Descriveteci questa gioventù burkinabé…
La gioventù è cambiata, è particolarmente dinamica e s’investe fortemente per progetti legati alla cittadinanza e alla civica: donazioni di sangue, giornate di salubrità, visite ai malati, concerti pedagogici, veglie cittadine. Nello stesso tempo è anche molto più rivendicativa. C’è molta frustrazione a causa dei problemi che abbiamo menzionato. Questo poiché, per 27 anni, è stata messa da parte. Ora scopre uno spazio nuovo di libertà… vuole tutto, e subito, e arriva a usare le maniere forti per far sentire la sua voce. È ora opportuno inquadrare questa nuova libertà cittadina.

Abbiamo parlato del fatto che il funzionamento della politica svizzera può essere un’ispirazione per una giovane democrazia come la vostra. E al contrario, cosa può portare il Burkina-Faso alla Svizzera?
La sua ricchezza e diversità culturale così come la sua storia. Nello stesso tempo il Burkina-Faso è un Paese molto giovane, sia per quanto riguarda l’età media della popolazione sia anche in termini di democrazia. Di conseguenza, possiamo esportare tanto nuovo ossigeno a una democrazia longeva e in un Paese confrontato al fenomeno dell’invecchiamento della popolazione.

Che immagine vi è della Svizzera in Burkina-Faso?
È il Paese delle ONG e delle banche!

Raccontateci un po’ gli scambi che avete avuto con i giovani svizzeri…
Abbiamo seguito i dibattiti nei due gruppi francofoni, e il tema che più ci ha colpito è quello dell’integrazione delle persone in situazione di handicap. In Svizzera si riflette su come migliorare le loro condizioni di lavoro, ad esempio, mentre in Burkina-Faso bisogna ancora integrarli e il manco d’infrastrutture è flagrante. Le problematiche sono ben diverse.

Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta

Qual è il prossimo appuntamento, una volta tornati in Burkina-Faso?
Gli ‘Etats généraux de la jeunesse’ che avranno luogo fra tre giorni a Ouagadougou. Si tratta di un incontro che riunisce più di mille giovani. “Quale governance per una contribuzione ottimale della gioventù al rinnovamento politico, economico e sociale in Burkina-Faso” è il tema di quest’edizione. I giovani presenteranno al presidente Kaboré diverse rivendicazioni provenienti dalle tredici regioni del Paese. Negli ultimi anni, queste sono sempre restate nel cassetto. Quest’anno ripercorreremo tutto ciò che abbiamo detto e chiesto nelle ultime edizioni, con la differenza che si tratta dei primi Stati generali organizzati sotto il governo Kaboré.

Nella foto principale, da sinistra a destra: P. Nelly Marcelle Ouedraogo, giornalista socials media per An’Faso e membra della Fondazione Voix angélique (FOVA) per l’accesso dei bambini all’educazione, Romaric Wendzoodo Sawodogo, attivo nel mondo associativo e a capo di una ditta e Denise Ouedraogo, studentessa di lettere moderne e membra del movimento cittadino “Le Balai citoyen”.

Integration funktioniert nicht über Regeln

Das Stück war ein hübscher Erfolg. Das Publikum liess nicht auf sich warten und füllte den Theatersaal über drei Vorstellungen hinweg. Das war «Zeitwerk» am Theater Käfigturm.

Mehr noch aber als die Zahl der Zuschauer*innen oder die Darbietung der Schauspieler*innen war es die Idee von Graziella Cisternino, die das Projekt zum Erfolg geführt hatte. Cisterninos Ziel: Minoritäten, Migrant*innen, Personen mit einer Behinderung, aus unterschiedlichen Kulturen oder mit verschiedenen sexuellen Orientierungen mittels Theater zu unterstützen.

So hatten mehr als die Hälfte der Schauspieler*innen einen Migrationshintergrund oder sind Doppelbürger*innen. Auch ihr Alter und soziale Herkunft schien sehr unterschiedlich.

«Am Anfang war das eine grosse Herausforderung für mich, vor allem wegen der Sprache», erklärt Priscila, die vor einigen Jahren aus Spanien in die Schweiz gekommen ist und schon seit drei Jahren bei «Zeitwerk» mitwirkt. «Aber gerade das Theater hat mir geholfen, viel schneller Deutsch zu lernen.» Das Projekt sei super, weil alle in die Entscheidungen miteinbezogen würden, weil alles sehr offen und flexibel sei, so Priscila.

«Alles hat extrem gut funktioniert», freut sich Graziella. «Die Integration ist hier von selbst passiert.» Die Teilnehmer*innen hätten viele Aktivitäten gar ausserhalb der Proben organisiert und sich gelegentlich zu Anlässen wie einer Geburtstagsfeier getroffen. Eine junge syrische Migrantin habe vor zwei Wochen dank ihrer neuen Freunde das Raclette entdeckt.

Ein Jahr harte Arbeit, die letztes Wochenende schliesslich ihre Früchte trug. Am Anfang stand jedoch die Rekrutierung der Schauspieler*innen. Das war alles andere als einfach. Die Schwierigkeit: Unterschiedliche Profile von Personen zu finden. Denn einige Migrant*innen getrauten sich aus Schüchternheit nicht mitzumachen oder weil sie nicht genügend in ihre eigenen Deutschkenntnisse vertrauten. Doch die Offenheit der Schauspieler*innen hat sich schliesslich ausbezahlt.

«Es ist nicht notwendig, die Sprache zu beherrschen», merkt Cisternino an. «Einige Rollen beinhalten fast keinen Dialog, leben hingegen von der Mimik. Wir hatten einen solchen Fall mit einer jungen Flüchtlingsfrau.» Schliesslich habe sie das ganze Jahr aber solche Fortschritte gemacht, dass man ihre Figur sprechen machen konnte.

Dank ihrer Ausbildung im sozialen Bereich hat Cisterno gemerkt, dass die Integration von Minderheiten und das Zusammenfinden von Leuten verschiedener Herkunft weit besser über Kreativität passiert als über Regeln. Diese Einsicht wollte sie deshalb mit dem Projekt «Interperfekt» in die Tat umsetzen. Das Theater erlaubt ihr nun, das Publikum zu berühren und mit der Gesellschaft zu kommunizieren.

Und die Schauspieler*innen, welche den Kontakt aufrecht erhalten wollen, beweisen, dass die Integrations-Wagnis von Cisternino tatsächlich aufgegangen ist.

Übersetzt aus dem Französischen von Michael Scheurer. Hier findest du den Originaltext.