Gesellschaft | 09.04.2018

Swiss Youth for Climate à la conquête du Tessin

Le vendredi 30 mars, la première « Climate Beer Ticino » a été organisée. Ce fut un succès, signe d'un grand intérêt pour le canton concernant les questions liées au changement climatique
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  • Laissez-nous nous informer sur l'impact des activités industrielles.

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La Swiss Youth for Climate (SYC) est active depuis deux ans pour informer et initier les jeunes au débat politique sur le changement climatique. Cette association est déclarée comme apolitique et sans buts lucratifs. Les représentants de la jeunesse suisse aux Nations Unies (Youth Reps) ont été le noyau originel de cette idée. L’association agit comme un pont entre le local, le national et l’international. Le mois dernier, cinq jeunes du Tessin ont décidé d’ouvrir une section pour le canton. Pour l’occasion, le comité a invité les jeunes à un apéritif intitulé « Climate Beer Ticino », qui a été un grand succès.

LA FIN DE KYOTO II, UN NOUVEAU DÉPART

« SYC a été fondée en 2015 pour deux raisons », explique Benedikt Knüssel, responsable de la communication du comité national. « D’une part, l’une de nos fondatrices, Océane Dayer, était la représentante officielle de la Suisse aux Nations Unies cette année-là et participait à la Conférence de Paris. D’autres part, nous savions que cela devait être le point décisif pour discuter d’un nouvel accord sur le climat, puisque l’ancien Kyoto II avait expiré;, nous voulions donc participer dès le début. Au niveau national », pousruit Benedikt, « nous avons actuellement 130 membres. En ce qui concerne les réactions du grand public, je peux dire qu’à Zurich, où je vis, nos événements attirent entre 20 et 50 personnes ».

« NOUS VOULONS DÉCLENCHER LE DÉBAT ENTRE LES JEUNES TESSINOIS! »

Elle a connu Swiss Youth for Climate à travers le groupe régional présent à Lausanne et s’intéresse principalement aux questions politiques. Martina Rapp étudie les sciences de l’environnement à l’université en troisième année de Bachelor. Durant un mois, elle a créé la section Tessin avec quatres amis. « Nous avons décidé de faire quelque chose au Tessin concernant l’information et les débats entre jeunes sur les questions environnementales que nous ne posions pas », explique Martina. « Au départ il y avait l’idée d’entrer dans la section de Lausanne, puis nous avons décidé d’agir dans notre région. Nous aimerions avoir des personnes de tous les horizons qui participeront, pas seulement scientifique », souligne-t-elle. « Déjà au sein de notre comité nous avons des intérêts différents : je suis plus passionnée par les enjeux politiques, d’autres le sont concernant des sujets purement scientifiques. Tout le monde peut faire la différence. » C’est précisément pour cette raison que même les événements organisés s’adressent à un public hétérogène: «Il n’y a pas que des conférences, à Lausanne, par exemple, un spectacle théâtral lié au climat a été organisé».

« Dans tous les contextes, nous pouvons parler de changement climatique, parce que c’est quelque chose qui nous concerne tous ».

AUX COP POUR CHANGER LE MONDE

L’un des objectifs de l’association est de participer à la Conférence des Parties (COP) en tant que représentant de la société civile. Martina explique : « les délégués des pays intéressés par les questions environnementales discutent lors d’une conférence annuelle des limites à fixer et des objectifs atteints. Les COP sont devenues cruciales en particulier à la suite de la Conférence de Paris (COP21, N.d.A.). Personnellement, je n’y ai pas encore participé, mais je participerai à la prochaine édition intersession, où les objectifs atteints seront discutés. Je serai donc présent à Bonn en mai en tant qu’observateur ». Nous avons également recueilli le témoignage de Benedikt Knüsel, qui a participé à la COP22 à Marrakech, au Maroc. Une édition assez mémorable : « La chose intéressante à propos de ce rendez-vous est qu’il était en même temps que les élections américaines. L’arrivée de Donald Trump à la tête du gouvernement des États-Unis a été la grande ombre jetée sur la COP22, car elle a vraiment changé le cours des négociations. Cependant, » ajoute Benedikt, « c’était une expérience merveilleuse parce que vous pouvez vraiment essayer de faire la différence. Généralement, SYC participe en tant que membre de la société civile à ces événements et nous avons donc un rôle d’observateur. Mais mon impression générale est que vous pouvez vraiment avoir un débat avec les membres des délégations officielles et essayer d’influencer l’ordre du jour. Ce qui inspire beaucoup » souligne Benedikt «c’est la présence de nombreux jeunes du monde entier venus défendre le même objectif . »

Benedikt dit qu’il est difficile de répondre s’il existe une opinion typiquement suisse sur ces questions, en comparaison à d’autres pays, en particulier non européens. « Généralement, la délégation doit suivre la ligne imposée par le gouvernement. Notre pays est certainement l’un de ceux qui se concentre le plus sur la transparence. Le contrôle des institutions est certainement un bel exemple de travail suisse », conclut Benedikt.

Un rendez-vous attendu au Tessin pour les prochains mois sera la Climate Beer et nous prévoyons d’organiser un grand événement d’ici juin. Cependant, nous ne pouvons pas communiquer plus sur ces événements. « Cela dépendra du nombre de nouveaux membres que nous aurons recrutés », nous dit Martina. « Après quoi tout projet intéressant peut être organisé. Si ce n’est pas le mois de juin, ce sera le mois de septembre. »

Page Facebook de la Swiss Youth for Climate

Pour plus d’informations, veuillez contacter regio.ticino@syfc.ch

Article traduit par Marie Thiébaud