Gesellschaft | 16.05.2012

Des hommes et des Sonnenblumen

Bientôt (on l'espère), des tournesols sortiront de terre un peu partout dans Genève. Ces pousses seront le résultat de la « Guérilla tournesol », qui s'est déroulée la semaine passée. Une cinquantaine de jeunes ont semé des graines dans les espaces verts délaissés par la municipalité, mit dem Ziel, ein bisschen Farbe in die Stadt zu bringen. Das bilingue Reporter-Team mit Juliette Ivanez und Eva Hirschi hat ebenfalls Sonnenblumenkerne gepflanzt.
Robert Stielmann a lancé le projet de guerilla gardening à  Genève. Les Tink-reporters se sont prêtées au jeu de la guérilla tournesol. Vive le journalisme de terrain! Avec l'équipe d'euforia, la bonne humeur toujours au rendez-vous.
Bild: Eva Hirschi

Falls im Juli und August an auffallenden Orten in Genf auf einmal Sonnenblumen zu sehen sein werden, dann ist das nicht etwa eine Klimaveränderung, sondern das Ergebnis des Guerilla Gardening Events vom 1. Mai. Die “Guerilla-Gärtner” sind junge, engagierte Menschen, die die Nase voll haben von einer grauen, leblosen Stadt. Im Rahmen eines Projektes in Zusammenarbeit mit der Nonprofit-Organisation euforia haben letzte Woche rund fünfzig Jugendliche in der ganzen Stadt Sonnenblumenkerne gepflanzt.

 

Ein Garten in der Milchtüte

Robert Stielmann est l’initiateur du projet à  Genève. “Cet évènement a commencé en 2007 à  Bruxelles, mais c’est le premier projet du genre à  Genève. Je me suis lancé avec le but de montrer que ça existe, et de rassembler du monde pour des projets futurs qui sont plus impactants que simplement planter des graines de tournesol”, explique le jeune étudiant en gestion de la nature. Il nous révèle déjà  ses futurs projets : “J’ai plein d’idées, par exemple accrocher des petits jardins dans des briques de lait, ou des plantes grimpantes sur des boîtes de conserve à  tous les poteaux de la ville.”

 

Mit einem Säckchen Sonnenblumenkernen und einer Flasche Wasser bewaffnet, verteilen sich die Jugendlichen in der Stadt und pflanzen die symbolischen Blumen wo immer sie ein Stück verlassener Erde entdecken. Neben Privatbanken, an Häuserecken oder auch mal mitten auf dem Platz des Plainpalais – kein Ort ist von den Sonnenblumen-Guerillos in Sicherheit. Die Jugendlichen ziehen auch die Aufmerksamkeit von Passanten auf sich. “Was macht ihr denn?”, will ein älterer Herr auf dem Fahrrad wissen. “Wir pflanzen Sonnenblumen”, so die einfache Antwort. Der Herr nickt und meint: “Na wieso nicht – Viel Erfolg!”, und fährt weiter.

 

Encore plus de fleurs !

La “guerilla gardening” (en français “guérilla jardinière”) n’est pas née de la dernière pluie ; la première utilisation du terme remonterait à  1973. Le 1er mai avait d’ailleurs été déclaré “Journée internationale dela guérilla tournesol”, pour la sixième année consécutive. Et si le mouvement a fait le tour du monde, il était grand temps qu’il s’implante en Suisse. Avant Genève, la guerilla gardening avait déjà  fait mouche à  Zürich où elle a même séduit les autorités locales : les habitants peuvent dès maintenant retirer gratuitement des graines au Service des espaces verts de la ville, et les planter où bon leur semble. Prochains rendez-vous avec euforia et les guerriers tournesols, le samedi 12 mai à  Zürich.

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