Gesellschaft | 10.09.2010

Vivre l’aventure à  100 pour cent

Text von Annie Chemla
Les 72 heures du groupe "Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres" Youth de Genève ont commencé. Ils souhaient rendre les jeunes LGBT visibles.
Les gens réagissent à  l'initiative des jeunes. Le groupe LGBT avant son action. Alors, faisons-nous visible! Le but, c'est un simple rencontre entre des êtres humaines. Images: Annie Chemla

Voici à  peine trois heures que j’ai intégré le group “Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres” Youth (LGBT Youth) et pourtant il s’est déjà  passé tant de choses. Ayant, malheureusement, pas pu participer au premier jour de cette événement, je suis arrivée sans savoir, ni ce que j’allais faire, ni qui j’allais rencontrer.

 

J’ai décidé de participer aux 72 heures en tant que participante dans un groupe particulier, car je me suis dit que c’était un des meilleurs moyens pour vivre cette aventure à  100 pour cent.

 

Les idées fusaient

Une fois dans une des petites ruelles de Genève, je me suis mise à  la recherche de l’adresse que l’on m’avait donné. Au bout de cinq minutes je suis arrivée à  un petit local où régnait une atmosphère détendue et où les idées fusaient. Une vingtaine de jeunes étaient assis par terre. Ils étaient en train de chercher des solutions pour atteindre les différents objectifs fixés. Deux mots résonnaient à  travers la pièce: la visibilité et l’interaction.

 

Tout d’abord la visibilité. Le groupe LGBT Youth vise à  améliorer la présence des jeunes lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres en Suisse. Par ce fait, il souhait élaborer: Comment amener les jeunes à  réfléchir à  l’importance de la visibilité? Quels moyens peuvent être mis en Š«uvre pour rendre les jeunes LGBT visibles? Quels types de visibilité seraient souhaitables pour améliorer le quotidien des jeunes LGBT et des personnes LGBT en général?

 

Montrer l’existence

Pour atteindre ce but, un moyen utilisé sera celui de “l’InterActions”. En d’autres termes, aller à  la rencontre avec les passants dans la rue afin de montrer l’existence de ces jeunes LGBT, tout en essayant de faire tomber les stéréotypes et avoir au fond un simple échange entre êtres humains.

 

Pendant ces premières heures de participation, trois groupes se sont formés pour réaliser des différentes tâches. Des idées se sont concrétisées et le matériel nécessaire a été mis en place.

 

Une mobilisation nationale?

Je suis toujours un peu perdue dans toute cette action, mais dès demain les fruits de ces quelques heures pourrons se voir. En tout cas une chose est sûre : Même à  «seulement» 20 personnes il est possible de créer un événement et, espérons-le, une réflexion dans la société.

 

En me rendant compte de ceci je me demande à  quel point la situation des LGBT pourrait changer si cette mobilisation n’était pas seulement régionale, mais nationale.